samedi 13 septembre 2014

Pétronille Amélie Nothomb ***** 9/10

challenge rl jeunesse

Pétronille   Amélie NOTHOMB

    
Août 2014
Format : 200 mm x 130 mm
180 pages
EAN13 : 9782226258311
Prix : 16.50 €
Albin Michel

Quatrième de couverture

« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »



Presse

« Un récit au rythme haletant. Un roman fascinant sur l'amitié entre deux femmes. » Lire


« Avec cette diable de Pétronille, Amélie Nothomb offre à ses lecteurs un personnage fascinant. Une cuvée des plus pétillantes, légère en bouche mais piquante à souhait, de celles qu'on aime à savourer à grandes lampées. Jusqu'à l'ivresse ? » Lire


« Une histoire d'amitié où le réel et l'imaginaire se mêlent avec élégance, un sens aigu de l'auto  dérision. On rit beaucoup tout au long de ce trépidant roman. » L'Express

Mon avis


Un grand cru que la publication 2014 d'Amélie Nothomb.
Pétillant comme le champagne qu'elle aime tant et dont elle fait l'éloge.  Ce n'est pas la première fois, dans "Le fait du prince" il prenait déjà une place primordiale.

Amélie nous fait ici l'éloge de l'ivresse "L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part".  
Elle aimerait trouver une compagne de beuverie, une convigne. Elle la rencontrera à Paris lors d'une séance de dédicaces en librairie.

Nous sommes en 1997 à la sortie d' "Hygiène de l'assassin", elle rencontrera Pétronille Fanto, un petit bout de femme de 22 ans à l'allure d'un garçon manqué de 15 ans.  Elles fêteront leur rencontre au Roederer.

Avec cet écrivain en devenir exigeant, en marge, spécialiste de la littérature élisabéthaine naîtra  une belle histoire d'amitié qui nous emmènera de Paris à un palace Londonien, en passant par un pavillon de banlieue à Bobigny et une station de ski à "Acariaz".

Un passage absolument époustouflant, à ne manquer sous aucun prétexte la rencontre interview menée par Amélie de Vivienne Westwood.

Un livre drôle, avec beaucoup d'auto dérision.  Une plume fluide et agréable comme seule Amélie en a le secret qui vous emmène dans son monde surréaliste.  Un vocabulaire et de multiples références littéraires apportent comme toujours un niveau d'écriture intéressant.

Un roman qui nous parle de l'ivresse, de champagne, rien que de grands crus... Il nous parle aussi d'amitié, de deux univers opposés qui se rencontrent. Un livre qui rend hommage aux libraires, aux lecteurs mais aussi au monde de l'édition et de la galère pour un auteur pour se faire remarquer et publier.

Un bon millésime.


Ma note  : 9/10


Les jolies phrases

Boire en voulant éviter l'ivresse est aussi déshonorant que d'écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.

Pétronille avait cet air de garçon des rues qui devait être aussi l'aspect de ces auteurs immenses, tous morts avant trente ans dans des rixes idiotes de sortie de taverne.

En mondanités, le champagne est presque meilleur.  Plus le contexte est hostile, plus il fait figure d'oasis c'est le résultat qu'on ne peut obtenir en buvant chez soi.

Si les vins rehaussent la nourriture, l'inverse n'est jamais vrai.

Il me semblait avoir touché le fond.  Même si le penser porte malheur.  Le réel s'empresse toujours de vous montrer à quel point vous manquez d'imagination.

Me farcir l'assyriologie entière me resterait sur l'estomac, quand picorer quelques caractères cunéiformes en guise d'apéritif, de runes en entrée, la pierre de Rosette en plat de résistance et des mains négatives préhistoriques en dessert exalte mes papilles.

Ce qui n'a jamais été fait n'est ni légal, ni illégal, tranchai-je d'un air définitif.

Que mon nom accélère les démarches, c'est dans l'ordre des choses.  Que tous les éditeurs refusent un texte aussi beau et périlleux, c'est une honte.

Ne vous donnez pas tant de mal pour cette Fanto.  Vous savez bien que dans le monde des lettres, les prolétaires n'ont aucune chance.

C'est le plus beau métier du monde.  On ne peut pas espérer qu'il soit facile.
Il a l'air facile quand on te regarde.  J'ai toujours rêvé d'être écrivain, mais c'est de t'avoir vue qui m'a persuadée d'essayer pour de vrai.

jeudi 11 septembre 2014

Ils ont rejoint ma gargantuesque pile à lire (rentrée littéraire 2)

Je me suis fait plaisir vous allez le voir, et pas un peu....

Tout d'abord une découverte ebook, un premier roman D'Olympe Vainsaï , c'est avec plaisir que je partagerai avec vous cette découverte

  Les caractères mobiles   Olympe Vainsaï



7,99 €
Disponible sur iPhone, iPad, iPod touch et sur Mac.
Catégorie : Roman et littérature
Sortie : 6 févr. 2014
Éditeur : Bookly Editions
Pages : 155
Langue : Français


Description


Une campagne de publicité pour une grande marque de cosmétique est piratée. De la directrice marketing du groupe à la responsable commerciale, leurs conjoints, leurs familles, ce torpillage qui aurait pu n'être qu'une mauvaise blague, affecte six vies interconnectées.

Trois femmes : ambitieuses. Peuvent-elles réellement concilier carriérisme et maternité ? Trois hommes : idéalistes. Peuvent-ils défendre leurs idéaux écologiques, patriotiques ou humanistes tout en conservant l'estime de leurs compagnes ?

Six vies, et toute notre fragilité dans ce monde mobile et connecté, mobile et trop rapide.
Soyez mobiles et allez vite, avant que les Chinois ne nous rattrapent, avant que les abeilles ne disparaissent... avant que votre conjoint ne vous quitte.


                                                              ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Rentrée littéraire oblige....


En partenariat avec Luce Wilquin , un premier roman également

Mon Lapin                       Mathilde Alet



Sméraldine
14 x 20,5 cm, 128 pages
ISBN 978-2-88253-490-3
EUR 12.-
Parution 22/08/2014


Quatrième de couverture

Ma ville natale, c’est l’appartement de Papy Louis.
Rien n’a vraiment changé, dans la ville d’enfance de Gabrielle. Ni les balançoires violettes du Jardin des Plantes ni le parfum Chèvrefeuille de sa mère ni les questions qu’elle n’ose poser qu’à sa grande sœur Clara. Un soleil tapageur à la sortie de la messe, un rassemblement autour d’un buffet campagnard, un enterrement est une fête de famille comme les autres. On cause peu et on ne s’enlace pas. Gabrielle préfère parler dans sa tête. Là, la route vers le cimetière ressemble à un départ en vacances, et l’ancien employé de son grand-père, à James Dean. Là, surgissent des moments de vie passée aux airs de rien : un Noël, un croche-pied, un repas à la pizzeria, une photographie en noir et blanc, comme s’ils avaient quelque chose d’important à raconter ensemble ce jour-là.
Rien n’a vraiment changé, sauf qu’aujourd’hui on enterre Papy Louis. Et un enterrement, c’est un jour idéal pour apprendre à crier. Ou pour tomber amoureuse.


                                                     ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Un livre qui me semble incontournable pour cette rentrée :

L'amour et les forêts                   Eric Reinhardt




Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21-08-2014
368 pages
140 x 205 mm
Genre : Romans et récits
ISBN : 9782070143979
Prix 21.90

Quatrième de couverture

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.


                                                                   ♦♦♦♦♦♦♦♦♦

J'avais adoré Peste et choléra , j'ai hâte de découvrir

Viva                    Patrick Deville


Viva - Patrick Deville

Seuil
Date de parution 21/08/2014
Fiction et Cie
224 pages
17.50 € TTC


Quatrième de couverture

En brefs chapitres qui fourmillent d’anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l’extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930.

Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l’univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l’avait pas requis.

On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l’énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C’est tellement mieux que de renoncer à ses rêves.



                                                          ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

J'ai aussi craqué pour le dernier roman d'Emmanuel Carrère. Il vient de recevoir le prix littéraire du Monde 2014

Le royaume                       Emmanuel Carrère



P.O.L. Editions
septembre 2014
640 pages
23,9 €
ISBN : 978-2-8180-2118-7

Résumé de l'éditeur

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.
Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.
Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.
Respect, amitié qu’Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu’il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuisL’Adversaire, l’engagement de l’auteur dans ce qu’il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu’il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd’hui, il n’est plus croyant, il garde la volonté d’interroger cette croyance, d’enquêter sur ce qu’il fut, ne s’épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d’autocensure qu’on lui connaît.
Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu’a Emmanuel Carrère d’écrire cette histoire. D’abord l’abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s’appuyant sur la fluidité d’une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d’aucun ressort ni d’aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d’une vidéo porno, l’évocation de la crise mystique qu’a connu l’auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick…).
Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total.


                                                                      ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Et ma rentrée ne serait pas complète sans le nouveau Murakami

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage                      Haruki Murakami




Traduit par Hélène MORITA
Septembre 2014
Littérature étrangère
Belfond
23 € 
384 pages

Quatrième de couverture

Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.

À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L'un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.

Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n'en a pas cherché.

Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort.

Il est devenu architecte, il dessine des gares.

Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l'intrigue mais elle le sent hors d'atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.

Vivre sans amour n'est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Après la trilogie 1Q84, une oeuvre nostalgique et grave qui fait écho aux premiers titres du maître, La Ballade de l'impossible notamment.


                                                  ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Et pour terminer, ayant participé à un festival de bd j'ai succombé à la tentation de cette série qui me faisait de l'oeil depuis un moment

MURENA

Delaby et Dufaux 

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Murena


Terminé pour aujourd'hui , j'ai de quoi ....

vendredi 5 septembre 2014

Ils ont rejoint ma PAL Rentrée littéraire Première

Difficile de résister pour l'instant et j'ai encore quelques titres en tête, voici les premiers petits nouveaux dans ma PAL


Bien entendu Le dernier Amélie Nothomb et Pétronille

Pétronille

Déjà lu et digéré, un verre de champagne à la main....  mon papier arrive très vite

                                                                    ♣♣♣♣♣

J'ai apprécié le magnifique "Les singuliers" critique ici et j'ai eu l'envie de découvrir un autre livre 
d'Anne Percin  (il a été adapté en téléfilm et sera diffusé prochainement)



Août, 2014
11 x 17,6 
192 pages
ISBN 978-2-330-03422-1
prix indicatif : 7, 00€
Babel n° 1264

Résumé

Deux sœurs se retrouvent une fin d’été en Haute-Saône, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés. Depuis longtemps, la benjamine se tient loin de ce village, et chaque coin de rue ou visage croisé fait surgir en elle des souvenirs précis et douloureux... Une histoire d’innocence et de cruauté, belle et implacable comme les crève-cœurs de l’enfance.

                                                              ♣♣♣♣♣

Du belge : troisième roman de Caroline DE MULDER

Après Ego Tanguo (Prix rossel 2010), Nous les bêtes traquées (2012),   voici


livre

Août, 2014
11,5 x 21,7 
288 pages
ISBN 978-2-330-03594-5
prix indicatif : 20, 00€ 

Quatrième de couverture

Graceland, 16 août 1977, Elvis Presley disparaît et laisse derrière lui des millions d’adorateurs éperdus. Crépuscule du Roi du Rock. Jusqu’à la fin, la longue fréquentation du désastre ne lui avait pas fait perdre toute sa candeur.
Dix-sept ans plus tard, Yvonne entre au service de John White, un vieil Américain au physique fragile. Elle va passer vingt ans à ses côtés, tissant une relation de dépendance avec cet homme dont elle ne sait rien et qu’elle s’efforce de sauver d’une fin misérable. La vie de White et celle d’Elvis s’entrelacent, dessinant des créatures identiques dans leur difformité et leur isolement. Entre les deux, il est possible qu’un lien existe – à moins qu’ils ne se soient croisés que dans ce roman…
Portrait impitoyable et tendre en miroir d’une fiction,Bye Bye Elvis est un roman mélancolique et venimeux, rythmé par une métrique impeccable

                                                         ♣♣♣♣♣


Vraisemblablement incontournable, je me suis laissée tenter par le nouveau 

Grégoire DELACOURT

On ne voyait que le bonheur


Titre : On ne voyait que le bonheur
Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution : 08/2014
Code EAN/ISBN : 9782709647465
Hachette : 2622250
Prix public : 19.00 €
Format : 130 mm x 205 mm
360 pages

Quatrième de couverture

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.
Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
Combien valurent les nôtres ? »
À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité.Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.


                                                            ♣♣♣♣♣


Du 29 au 31 août se déroulait à Namur L'intime Festival , un festival autour du livre donc quelques "craquages supplémentaires"

Florence SEYVOS

Le Garçon incassable


Collection Littérature française
Parution 02 mai 2013
Livre 140 × 205 mm
176 pages
EAN : 9782879297859
16,00 €
Editions de L'Olivier

Pour info il vient de sortir en poche chez POINTS

Résumé

Lorsque la narratrice arrive à Hollywood pour y effectuer une recherche biographique sur Buster Keaton, elle ne sait pas encore que son enquête va bifurquer dans une direction très personnelle, réveillant le souvenir d’Henri, ce frère « différent » qui l’a accompagnée pendant toute son enfance. Quel rapport entre ce garçon dont le développement mental s’est interrompu, et le génie comique qui deviendra l’un des inventeurs du cinéma ? Henri semble perpétuellement ailleurs. Encombré d’un corps dont il ne sait que faire, il doit subir la rééducation musculaire quotidienne que lui impose son père, et qui ressemble à une suite ininterrompue de tortures. Joseph Frank Keaton Jr, dit « Buster », naît un siècle plus tôt dans une famille de saltimbanques dont il devient bientôt la vedette, lorsque son père découvre qu’il semble insensible à la douleur. En effet, Keaton père a inventé un numéro de music-hall dans lequel son fils est soumis à une série de chocs extrêmement violents tout en gardant un visage impassible. De cette enfance maltraitée naîtra, des années plus tard, une œuvre cinématographique où le burlesque se mêle à une poésie d’une infinie subtilité.


                                                            ♣♣♣♣♣



Pour terminer deux auteurs belges de la rentrée littéraire

Un premier roman pour une auteur Namuroise de souche : Hedwige JEANMART



272 pages, 140 x 205 mm
Parution le 28/08/2014
Genre : Romans et récits
Autres littératures européennes
Pays : Belgique
ISBN : 9782070145447
Prix 18.50

Quatrième de couverture

«Et si on allait à Blanès? C'était mon idée. Je l'avais lancée le samedi 10 mars vers onze heures du matin, après mes deux cafés, consciente de ce que je disais et aussi du fait que je le disais pou lui faire plaisir, sans soupçonner une seconde que cette phrase innocente serait celle qui me ferait chuter tout au fond du gouffre où je suis. Pourtant des phrases, j'en ai dit. J'ai trop dit je t'aime alors que je savais que cela le fatiguait, j'ai dit des choses intelligentes aussi, puis des conneries comme tout le monde. Mais je n'aurai pas survécu à cette phrase-là. Samuel a répondu pourquoi pas? Ça te dirait? J'ai dit oui ça me dirait, on n'est jamais allés à Blanès, ce n'est pas si loin, une heure en voiture depuis Barcelone, à peine plus. On s'est mis d'accord, on irait le lendemain. Le soir, on s'est couchés en chien de fusil dans des draps blancs comme un linceul, j'ai respiré son odeur du soir, un peu âcre, et senti la chaleur de sa cuisse sur laquelle j'avais posé la main. Je me suis endormie heureuse sûrement, sans doute, pourquoi pas? Je ne savais plus bien à présent, et le matin du dimanche 11 mars, en fin de matinée, nous avons pris chacun un livre et nous sommes partis pour Blanès.»



                                                                          ♣♣♣♣♣


Et enfin, un petit tour au Nord de notre pays, une lacune à combler

Tom Lanoye



Auteur : Lanoye, Tom
date de parution : 28 août 2014
Roman traduit du néerlandais (Flandre) par Alain van Crugten.
13 x 20 cm.
400 p. 
24 €.
Collection : Littérature étrangère.
ISBN : 978-2-7291-2114-3

Quatrième de couverture


Un mariage blanc avec une noire…

Maarten Seebregs, un homosexuel dans la cinquantaine, malade, fauché et sans travail, ne peut oublier Gaëtan, l’amour de sa vie, mort quelque temps auparavant. Cynique, mais avec le sourire, il vivote de ses derniers centimes, sans aucun horizon. C’est alors qu’un inconnu lui fait une proposition avantageuse : épouser sa fiancée africaine, car après deux mariages avec des étrangères, l’homme est tenu à l’œil par la Police des Étrangers. Aussitôt que la jeune femme aura acquis la nationalité belge, Maarten pourra divorcer et garder l’argent. L’homme ne pose qu’une condition : « Tu te maries avec elle, tu vis avec elle. Mais si tu la touches, je te massacre. » Maarten finit par accepter et le roman nous raconte la cohabitation bizarre entre lui et la jeune Africaine désinvolte. Rien ne les rapproche et pourtant une sorte d’affection vraie finit par les lier. Pendant tout le déroulement du roman, les images nostalgiques et douloureuses du passé avec Gaëtan ne cessent de hanter le héros, formant un contrepoint intéressant avec la situation de comédie que vivent les nouveaux mariés. Il y a aussi un regard cruel et sarcastique sur notre civilisation, notre culture dont le visage transparaît dans la visite des contrôleurs sociaux au domicile du futur marié. Comme toujours, Tom Lanoye nous présente des personnages inoubliables, empêtrés dans un destin tragi-comique. Le héros est tantôt pathétique, tantôt plein d’humour, tantôt monstrueux de cynisme, tantôt sentimental. Face à lui, la jeune mariée est une figure très bien dessinée de jeune femme moderne, apparemment frivole et dissimulatrice, mais qui se révèle plus fine et profonde qu’il ne le croyait. À nouveau, il choisit la Belgique comme lieu où se déroule l’action – Ostende, puis Anvers – la Belgique, nombril d’une Europe malodorante.


                                                                         ♣♣♣♣♣


J'allais oublier deux livres jeunesse ont également rejoint ma PAL Ils furent dévorés par mon fils qui a beaucoup aimé. Il en redemande; le troisième tome sortira en mars 2015 patience, patience...

Frank Andriat



Les aventures de Bob Tarlouze – Tome 1 – Arrête ton baratin !  
Fiche technique
160 pages
avril 2013
ISBN 978-2-9601213-7-7
20x13 cm
10 euros
Ker Editions

Résumé

Bob a hérité d'un nom de famille qu'il porte en souriant.
Il aime la panthère rose, Najmah, sa nounou afghane, le boudin-compote et les enquêtes policières.
Il a résolu sa première énigme à quinze ans, au collège, quand Baratin, son prof d'anglais, a été retrouvé égorgé dans sa classe, le corps tourné vers La Mecque.
Bob est intelligent, gentil et plein d'humour. D'amour pour son prochain aussi, même quand celui-ci se moque de lui.
Bob vit des aventures rocambolesques et il ne perd presque jamais son calme.
Bob n'est pas et ne sera jamais celui qu'on croit.





184 pages
mars 2014
ISBN 978-2-87586-035-4
20x13 cm
Ker Editions
10 euros

Résumé

Lorsque Madame Flamme, la flamboyante professeur de français, découvre une salle de théâtre abandonnée dans les sous-sols du lycée, son sang ne fait qu'un tour.

Le restaurer, y faire jouer ses élèves : son rêve, sa mission.

Mais les plans de la belle contrarient beaucoup de monde. Quels sombres secrets, quelles machinations dissimule cette salle mystérieuse ?

Une nouvelle affaire pour Bob Tarlouze



                                                                         ♣♣♣♣♣

suite au prochain numéro (rapide à mon avis car ce ne sont pas les envies qui me manquent)

mardi 2 septembre 2014

A l'abri des regards Anne-Frédérique Rochat ♥

challenge rl jeunesse


A l'abri des regards
    
         Anne-Frédérique ROCHAT



Sméraldine
14 x 20,5 cm, 320 pages
ISBN 978-2-88253-491-0
EUR 22.-
Parution 22/08/2014


Quatrième de couverture

Mardi 5 janvier. Les fêtes de fin d’année sont passées. Anaïs, mère de deux petites filles, est épuisée, elle ne parvient plus à faire semblant, à s’arranger pour faire croire aux autres, ainsi qu’à elle-même, que tout va bien, que sa vie lui convient. Elle décide de quitter son foyer pour quelque temps, afin de prendre un peu de recul, et se ressourcer. Quand on se perd, on devient égoïste, on ne pense plus qu’à soi, à sa survie : se retrouver, se retrouver en vie. Elle loue une chambre aux murs rouges chez Basile, un sexagénaire passionné par la taxidermie ; au fil des jours, des liens très forts vont se nouer entre eux.

Neuf mois dans l’intimité d’êtres bousculés par la vie
Quatre voix pour raconter une existence blessée
La petite musique d’Anne-Frédérique Rochat


L'auteur



Anne-Frédérique Rochat est née le 29 mars 1977 à Vevey, elle a grandi à Clarens sur Montreux. En juin 2000, elle obtient un diplôme de comédienne au Conservatoire d'Art Dramatique de Lausanne, depuis elle joue régulièrement en Suisse romande. Elle a commencé par écrire des pièces de théâtre, puis a eu envie de s'essayer à un autre genre qu'elle aime et admire particulièrement, le roman. Aujourd'hui, elle continue de jouer et d'écrire. Elle vit à Lausanne.

Romans

Les trois parutions chez Luce Wilquin

Août 2014: À l'abri des regards
Août 2013: Le sous-bois
Avril 2012: Accident de personne

Mon avis

Une belle découverte.  Anne-Frédérique Rochat est auteur, comédienne Suisse.  Elle nous livre ici son troisième roman.

Un roman touchant, émouvant qui nous est présenté à quatre voix.

Le 5 janvier 2010, Anaïs Bild fête ses trente-six ans.  Elle est mariée à Paul et maman de deux filles : Maëlis l'aînée huit ans avec qui tout s'est toujours bien passé, Hilda quatre ans qui lui donne du fil à retordre depuis sa naissance.  

Au matin de son anniversaire, cette femme qui pourrait tout avoir pour être heureuse, prend location d'une chambre chez Basile notre second protagoniste.  Elle a besoin de recul, elle étouffe.  Elle a des problèmes liés à la nourriture, elle ne parvient plus à manger du solide, encore moins avec une fourchette.  C'est bizarre ces tocs alimentaires...  Y aurait-il un lien avec le fait qu'elle n'a pas connu sa mère Gilda, morte d'une hémorragie à sa naissance ?
Chaque fois qu'elle veut en parler à Rémi, son père, il fuit le sujet et se fâche.

Elle s'installe donc chez Basile qui a lui perdu sa femme Brigitte en couche. Basile loue la chambre de sa fille de vingt-huit ans qui a quitté le nid récemment.  Anaïs lui plait de suite, bizarre, ce point commun.... Basile n'a jamais refait sa vie depuis, il est attentionné voir passionné pour Anaïs qui ne le laisse pas du tout indifférent.

Maëlis a huit ans, elle est amoureuse d' Eudes, un garçon de sa classe. Depuis le départ de sa maman elle a changé, mûri.  Elle raconte la découverte de son corps, le sexe, les garçons, enfin pardon Eudes et sa notion d'amour et du mariage.

Lors d'une visite chez Anaïs, Basile apprend un secret de famille, et c'est cette quatrième voix qui nous le racontera.

Je ne veux en dire plus, un récit très fluide, dynamique; une écriture qui vous emporte.  La vie n'est pas simple mais la souffrance permet d'avancer.

Un très beau récit plein de fraîcheur. J'ai vraiment passé un bon moment.

Un petit coup de coeur.

Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases
Quand je ne suis pas auprès d'elles, elles me manquent terriblement, je me sens inutile et vide.  Mais lorsqu'elles sont là, je suis épuisée, débordée, et j'ai le sentiment de ne jamais être à la hauteur. A la hauteur de qui ? de quoi ? De leur bonheur.

Oui, c'est vrai après tout, avec les intimes on peut se permettre d'interminables silences sans pour autant être mal à l'aise, c'est le signe qu'on est bien, qu'on ne triche pas qu'on est là, qu'on est là.

Je pense à ma vie d'avant. Et je me dis que parfois il faudrait pouvoir revenir en arrière, recommencer le film à un moment donné.  Après avoir repris des forces, ou s'être délesté d'un poids. Revenir en arrière, recommencer. Pour mieux comprendre, mieux profiter.

Si j'étais un mystère, je ne voudrais pas être un secret.

Trifouiller dans une vieille plaie est douloureux et il y a des risques d'infection.

De plus, j'ai souvent pensé que les non-dits étaient des tumeurs malignes qui faisaient leur travail destructeur en silence.

lundi 1 septembre 2014

A la rencontre des éditions Zellige

Les éditions Zellige




C’est en lisant le magnifique « Le géranium de monsieur Jean » de Michel Torrekens, que j’ai découvert la maison d’éditions Zellige.  Trouvant son projet original et de qualité j’ai eu l’envie de vous en parler.


Fin 2000, Roger Tavernier est directeur adjoint de Vivendi International Publishing.  Il reçoit un colis de Solange Lafontant (libraire à Port-au-Prince) contenant deux livres de Marie Vieux-Chauvet, publiés en son temps chez Gallimard et Plon, mais épuisés de longue date;  Il les lit et sous le choc se dit qu’il doit fonder sa propre maison d’éditions et rééditer ces chefs d’œuvres. 

C’est comme cela que tout a commencé.  Mais se lancer dans l ‘édition n’est pas facile et est aléatoire.  C’est un réel challenge de se faire diffuser correctement et de faire parler de ses ouvrages dans les médias.  Cependant, il se lance corps et âmes dans ce fabuleux défi.

Sa maison sera internationale, axée sur la francophonie pour bénéficier de marchés complémentaires à la France.
La particularité de Zellige consiste à pratiquer des prix adaptés à chaque marché local pour permettre l’accès à la culture à un maximum de personnes.  Avec une marge faible – les prix de vente sont deux à trois fois moins cher au Maghreb qu’en France -  on peut ainsi multiplier les ventes par dix et permettre à chacun – auteur, libraire-éditeur – de percevoir plus.

La maison se crée officiellement en mars 2001 sous le premier nom de EMINA SOLEIL.  Elle est principalement axée sur le Maghreb.  Elle deviendra ZELLIGE en 2006. En effet, pour avoir un écho international, il convenait de trouver un nom signifiant quelque chose pour tous.  Zellige signifie de petits morceaux de brique émaillée décorant les intérieurs dans le monde arabo-musulman, devenant azulejos en espagnol et mosaïques en français.  Ceci à un sens tant au niveau du monde arabe et de la francophonie.
C’est finalement en 2004 qu’il publiera les livres de Marie Vieux-Chauvet.  Ce fut un succès fulgurant en Haïti.
La maison se tournera ensuite vers le Québec puis la Belgique.  En 2009, moment important, tournant dans la maison d’éditions.  L’organisation et la participation de salons du livre dont le célèbre « Maghreb du livre »  à l’Hôtel de Ville de Paris permettra grâce à plus de cinq mille visiteurs en un week-end de donner de la visibilité à une vingtaine de maison d’éditions d’Algérie, Maroc et Tunisie.

Se différencier par trois territoires est pour Zellige la volonté d’explorer des champs littéraires, culturels, historiques et sociologiques dans chacune des zones qui détermine les trois collections.


-        VENTS DU NORD qui publiera des auteurs belges d’hier ou d’aujourd’hui
-        AYITI pour la littérature haïtienne
-        IDRISI pour le Maghreb et Machrek , la littérature du Maroc au Liban

Je terminerai par une citation de Roger Tavernier qui démontre une fois de plus la passion nécessaire dans ce beau métier d’éditeur et que la richesse ne se trouve pas là ou l’on pense.


« Le métier du livre est prenant, avec parfois des désillusions et n’est certainement pas celui qu’il faut choisir pour faire fortune.  Ses richesses, ce sont les rencontres avec les écrivains, les libraires et les lecteurs. »


cliquez ici pour découvrir Zellige