lundi 10 juin 2019

AYA - Marie-Virginie Dru

Aya        -     Marie-Virginie Dru



Albin Michel
Parution : 24 avril 2019
Pages : 224
EAN13 : 9782226438430
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

Aya, c’est toute l’âme de l’Afrique, sa sensualité, sa magie et sa rudesse. Aya, c’est une fille de douze ans, pas encore une femme, belle comme un soleil, et qui ne rêve que d’épouser son petit amoureux, Ousmane. Main dans la main, ils se promènent sur les bancs de sable de Karabane avant de plonger dans l’eau, où ils croisent Moussa de retour de la pêche dans sa barque bleue.
Ce paradis, Aya ne l’abandonnerait pour rien au monde, s’il n’y avait ce terrible secret qui la fait grandir trop vite et qu’elle ne peut partager avec personne. Contrainte de fuir son île, elle va peut-être se libérer du poids qui lui coupe le souffle et se forger enfin un destin.
Une magnifique histoire de résilience que la plume sensuelle, poétique et envoûtante de Marie-Virginie Dru, grande amoureuse du continent africain, fait vibrer tel un chant initiatique.


La maison rose à Dakar

La Maison Rose, Saint-Louis | senegal-online.com

A la rencontre de Mona




Mon avis

Direction Karabane, une île au Sud-Ouest du Sénégal dans l'embouchure du fleuve Casamance, on y rencontre Aya, une fillette de 12 ans.  Aya cela veut dire jeudi, c'est le jour où elle est née.  On espérait un garçon alors on lui a donné le nom du jour car aucun nom n'était prévu pour une fille, pas vraiment un bon début !

Aya vit avec sa mère Aïssatou qui n'est plus la même depuis la mort de son mari et le départ de son fils Djibrill.   Aya fait de son mieux pour veiller sur sa mère, garder les chèvres, gagner un peu d'argent, elle n'est pas facile sa vie... sans compter qu'elle vit dans la crainte de son oncle Boubacar qui se veut son protecteur ...   Faut dire qu'il a pour habitude de déposer un sac de riz et d'emmener Aya dans sa voiture, d'en abuser et puis la jette comme un vieux sac et se barre. 

Heureusement il y a Ousmane, c'est son amoureux, son frère de coeur, sa promesse, sa vie qui lui permet de tout oublier.

Marie-Virginie Dru connaît bien et aime cette région d'Afrique, elle nous fait "vivre" le village, ses odeurs, ses traditions, ses croyances.  C'est une réelle immersion qu'elle nous propose.

Le jour de l'initiation approche, le Bakhut, Ousmane entrera bientôt dans la forêt sacrée pour récolter le secret des anciens, après il sera considéré comme un homme.

Aya avait croisé Camille une photographe venue de France, de passage sur l'île après un reportage à Dakar sur Mona et la maison rose.  Elle est revenue pour immortaliser la cérémonie d'initiation, cette rencontre créera un lien avec Aya.

Cependant Aya devra quitter l'île avec un terrible secret, qui comme Ousmane qui va devenir un homme, la fera grandir trop vite et devenir femme.

C'est un premier roman lumineux, qui nous parle de résilience.  Aya transformera son fardeau en joie et acceptation.  Son destin l'emmènera à la maison rose à Dakar, un lieu ouvert par une française, Mona qui fait don d'elle même pour l'épanouissement de jeunes filles mères abusées, abandonnées.

C'est une écriture poétique, sensible, soignée sans pathos.  Un récit qui nous invite à une immersion totale au coeur de l'Afrique.

Le destin d'une femme moderne, libre, partagée avec ses traditions et coutumes, des choix à porter.

D'autre part, de manière contemporaine, elle nous parle du sort des migrants à Paris, Porte de la Chapelle, ceux qui ont tout quitté pensant trouver un Eldorado, un monde meilleur.

Un joli premier roman dont les destins s'entrecroisent.  Une plume à suivre.

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Parler, c'est comme deux mains qui se tiennent, les paroles créent le lien.

Les choses vraies, il faut les dire tout haut, les parler, les chanter pour pas qu'elles fondent comme des bonbons dans la bouche.

Aya a pensé que c'était pratique les brouillons, ça devrait être pareil dans la vie.

Tant pis, a-t-elle murmuré, les fautes on peut les effacer mais les taches ça reste pour toujours, c'est comme ça.

J'ai rencontré des femmes voilées aux libertés souterraines, et des dévoilées bien plus enfermées.

Les vagues se serrent contre elle pour calmer ses blessures, le murmure de la mer apaise son âme.  Elle danse comme un dauphin, portée par les rouleaux, et remonte le temps pour se retrouver flottant dans le ventre de sa maman. Tout l'océan la submerge d'amour.

C'est dans cette maison remplie d'histoires tristes à crever que j'ai découvert, comment dire...  la joie.  Oui, la joie. Pas celle que je connaissais avant.  La vraie.  La joie de ces femmes quand elles retrouvent la confiance. La joie d'être de nouveau appelées par leur prénom, d'avoir une identité.  La joie d'apprendre à aimer leur enfant.

Nous on n'a rien, mais on a le sourire dans le coeur, vous, vous avez tout, mais vous ne le voyez pas...

L'homme est le remède de l'homme.

Je me demande encore aujourd'hui si la vie doit avoir un sens pour être vécue.  J'ai tellement de livres, ils m'ont appris qu'il n'y a pas de passion sans lutte.  Et c'est ça que je ne veux pas oublier, les conséquences sur les vies à venir, c'est à ça que je me cramponne.

Mona pose sa main sur mon épaule, et me dit qu'on a toutes en nous des flots de larmes qu'il faut sortir pour bien laver l'intérieur.

Je regarde les yeux bleus de Mona et je sais qu'elle partage nos chagrins, qu'elle les ressent, qu'elle prend nos blessures pour les cicatriser en les comprenant.  Elle écoute au-delà des mots, l'ombre des mots.  Et nous guérit.  Je le sens si fort.  Elle nous accompagne, nous sommes réunies, enfin entourées et comprises.

Elle ressentait la souffrance des exilés, ces hommes dont les rêves avaient coulé au fond de leurs poches et qui n'avaient plus la force de les poursuivre.




samedi 8 juin 2019

En mode découverte de la rentrée littéraire

En mode découverte de la rentrée littéraire

(Vis ma vie de blogueuse littéraire ♥♥)




C'était jeudi dernier dans un cadre magnifique, celui de l'auberge de Boendael, une journée sous le signe de la rentrée littéraire.

  

Une présentation destinée aux libraires et pour la toute première fois ouverte à 4 instagrameurs dont j'avais la chance de faire partie.

Un programme bien chargé car treize maisons d'éditions sont venues nous présenter leurs nouvelles parutions, les défendre avec passion et émotion. Au total un peu plus de 50 livres.

  

Quelques minutes pour nous faire voyager, rêver, nous donner envie.  Des auteurs confirmés, attendus comme Kaouther Adimi, Vincent Message, Patrick Deville, Luca de Fulvio, Jean-Paul Dubois, Joyce Carol Oates mais aussi des premiers romans, de nouvelles plumes.

Quelques auteurs belges au programme de cette rentrée : Myriam Leroy qui nous proposera "Les yeux rouges" le 14 août chez Seuil, Guillaume Sorensen qui nous proposera son premier roman chez l'Olivier avec "Le planisphère Libski" le 22 août , Sylvie Lousberg et Salvotore Minni  en octobre.




Autres auteurs présents, Sofia Aouine pour un premier roman "Rhapsodie des oubliés" chez La Martinière et le captivant  Alexis Ragougneau et son prometteur "Opus 77" chez Viviane Hamy.




Une rentrée qui fait envie, beaucoup de jolis textes en perspective.  ♥

Une journée riche en rencontres.  Un tout grand merci à Antony et Interforum pour cette belle invitation.  Un moment partagé avec les IG Livraison de mots, Cathdelamanu et Cunegonde de la haute.


Merci aux maisons d'éditions pour leur présentation :  Tripode, Le Seuil, Chandeigne, Metaillie, Olivier, Sous-sol, Philippe Rey, Le passage, Slatkine, De la Martinière, Castor Astral, Viviane Hamy et Agullo.

Voilà de quoi passer un bel été afin de vous en parler dès la rentrée.


jeudi 6 juin 2019

Pour l'amour de Lauren - Karine Lebert ♥♥

Pour l'amour de Lauren    -    Karin Lebert

Pour l'amour de Lauren : Les Amants de l'été T. 2

Presse de la cité
Terres de France
Parution : 17 janvier 2019
Pages : 416
ISBN : 978225816195-5
Prix : 20.50 €


Présentation de l'éditeur

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant
de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les
traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue.
Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau GI rencontré
à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane. Passé le choc de la découverte
du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions
de son pays natal ?
Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ?
Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ?…

Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui
vibrent à l’unisson. Pour l’amour d’une petite fille, Lauren…



C'est la suite de "Les amants de l'été 44"

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article.

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Mon avis

Une réussite ! A lire absolument !

Si vous n'avez pas lu le premier tome de cette saga familiale, ne lisez pas ce qui suit mais filez lire mon modeste avis sur "Les amants de l'été 44" en cliquant ici  car j'ai peur de vous dévoiler une partie de l'histoire.


A la fin du premier tome, Philippine était sur le point de quitter son pays et de partir avec d'autres rejoindre leurs amours de l'autre côté de l'Atlantique.

Gemma Harper, New-Yorkaise trentenaire est sur les traces de son passsé, sa maman Lauren avant de mourir lui avait parlé d'une photo d'enfant retrouvée dans la doublure d'un manteau.  C'est cette photo qui a permis à Gemma de remonter à l'histoire de Philippine, sa grand-mère, la fille des Lemonnier décédée très jeune à Barfleur.

Karine Lebert nous propose deux voix dans la narration, celle de Gemma en 2000 qui enquête pour retrouver ses origines et juste après la guerre avec celle de Philippine par le biais de sa correspondance.  Alternativement en France et aux États-unis.

Philippine est sur le bateau qui va l'emmener près d'Ethan, son mari G.I. qui avait débarqué sur les côtes normandes.  Elle quitte tout en compagnie d'autres war-brides , vers l'inconnu, dans l'espoir d'une vie meilleure.

Nous allons vivre la traversée, son arrivée aux States, découvrir New York et un autre monde.  Vivre son arrivée en Louisiane à la plantation Magnolia.  Éblouie au départ, Philippine va très vite déchanter et se rendre compte que la vie est dure dans cette plantation de coton du clan des Reed, un endroit qui a dû être magnifique au départ.

On y parle d'histoire, c'est très bien documenté, la guerre de sécession, l'esclavage, la guerre mondiale, les séquelles traumatiques des G.I. , la ségrégation et les réalités du Sud sont exposées.

A travers des portraits de femmes et la correspondance entre les war-brides, on apprend multitudes de choses.  Celles qui croyaient y trouver une vie meilleure sont rares, solitude, difficulté d'intégration, pauvreté, rudesse de la vie ou du climat sont les réalités.  Un soutien important et intéressant que cette correspondance échangée entre elles.

L'enquête de Gemma est passionnante, un récit magnifique.  Comme à chaque fois, Karine Lebert nous emporte.  Une plume fluide, captive mêlant romance, découverte d'une région et Histoire qui vous fera passer un moment agréable comme à chaque fois.

C'est réussi, je vous le recommande chaleureusement.  Comme déjà signalé c'est une suite, il y a de petits rappels qui permettent de comprendre mais le mieux est de commencer par le début et de lire le premier.


Ma note :  un coup de ♥

Les jolies phrases

Gabrielle se rendait compte que l'abandon dont elle avait été victime l'avait peut-être sauvée d'une vie médiocre, voire misérable, aux États-Unis.

Quatre ans, cela paraît peu pour des femmes des années 50, mais beaucoup pour celles de ma génération, rétorqua Gemma.

A présent que s'expatrier, épouser quelqu'un d'une nationalité, d'une culture différentes était devenu plus courant, Gemma voyait dans leur décision un acte d'un grand courage, précurseur de ce que deviendrait un monde aux distances abolies, aux civilisations métissées.

Me pardonner quoi ?  Je n'ai commis aucune faute, sinon de tomber amoureuse de la mauvaise personne.

Les souvenirs se perdent, ils sont trop souvent déformés par les générations qui se succèdent.

Du même auteur j'ai lu

Il suffit de cliquer sur la couverture pour lire mon billet.


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mardi 4 juin 2019

Pour lui - Peggy Silberling ♥♥♥♥♥

Pour lui - Peggy Silberling



Stock
Hors Collection
Parution : le 10 avril 2019
Pages : 288
Isbn : 9782234086159
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

« – Madame Silberling ?
Une policière balaie la petite salle du regard. Je lui fais signe et la rejoins.
– Suivez-moi, s’il vous plaît.
Elle m’emmène dans une pièce impersonnelle, sans fenêtre, avec une table, deux chaises, un ordinateur.
Je m’assieds en face d’elle. Après les questions d’usage concernant mon état civil, elle entre dans le vif du sujet :
– Contre qui désirez-vous porter plainte ?
Je me tais un instant. Combien de fois ai-je dû raconter mon histoire ? Une centaine ? Plus ? Et pour quel résultat ? Rien. Le vide intersidéral. J’espère aujourd’hui que cela servira à quelque chose.
Je lève les yeux et croise ceux de la policière. Elle m’observe avec l’expression bienveillante de celle qui est rompue à confesser les malheurs quotidiens de l’humanité.
Je me redresse, remets une mèche de cheveux derrière mon oreille, prends une profonde inspiration et, partagée entre la honte et désespoir, prononce ces mots qui m’arrachent les entrailles :
– Contre mon fils. »

Voici le récit poignant d’une mère forcée de porter plainte contre son fils, devenu violent, pour lui sauver la vie. Chronique d’une spirale infernale, entre drames intimes, drogue et solitude, Pour lui s’impose comme une merveilleuse ode à la vie et à l’amour.
Avec la collaboration d’Harold Cobert

L'auteure



Peggy Silberling est directrice artistique et mère de deux enfants. Elle vit à Paris avec son compagnon, l’écrivain et scénariste Harold Cobert, co-auteur de ce livre. Par son
témoignage, elle espère contribuer à libérer la parole des parents sur ce sujet ultrasensible et attirer l’attention sur les dysfonctionnements de notre système.

Mon avis

Une belle claque que ce témoignage !

Chapeau Madame Silberling pour ce témoignage qui je l'espère sera entendu et aidera des parents à libérer la parole, fera prendre conscience des dysfonctionnements de notre système.

Merci de parler de ce tabou, la violence d'un enfant envers ses parents. 

Quel courage, quel preuve d'amour énorme nécessaire pour nous confier votre histoire personnelle.

J'avoue, j'appréhendais, je craignais du voyeurisme, mais non, tout est nécessaire, juste pour comprendre votre parcours, le combat énorme que vous avez mené.

Il en faut une certaine dose de courage, une hargne pour toujours se relever alors que la vie ne vous a épargnée en rien. Une dose d'amour incommensurable.

Peggy nous livre sa vie, son enfance difficile dans une famille dysfonctionnelle ; un père "absent" absorbé par l'alcool, violent ; une mère indifférente, absolument détachée de ce qui peut arriver à sa fille, préférant la traiter de menteuse plutôt que de lui ouvrir son coeur et ses bras.

A 18 ans, Peggy est tout simplement jetée hors de chez elle.

Elle nous raconte son histoire petit à petit alternant avec celle de son fils Evan, un ado qui dévisse sous double influence; celle de substances et celle de Laetitia.  

La violence est le trait d'union des deux récits.

Habilement, Peggy Silberling nous livre de petits éléments qui se recoupent en répondant à son enfance.

Une femme qui s'est construite sur des bases et un passé compliqué, jamais rien ne lâche.  Elle veut aller de l'avant, toujours malgré toutes les embûches.  C'est bien écrit, on a envie de savoir ce qui les relie, comment on arrive à déposer plainte contre son fils.

Oui déposer plainte contre son fils par amour, en ultime recours dans le but de le sauver.

Un témoignage fort, puissant, qui remue.

Les thèmes abordés : le décrochage scolaire, l'addiction, la banalisation des drogues, la violence des enfants à l'encontre de leurs parents, le manque d'écoute de notre société.  J'ai aussi été interpellée par le dysfonctionnement de la justice, par les appels à l'aide réguliers d'une mère qui ne sait plus que faire, du manque de réponse des institutions, aide et justice familiales aux abonnés absents.   L'inertie de ces services car Peggy avait des revenus, elle ne vivait pas dans un HLM alors est-ce bien nécessaire de lui apporter de l'aide ?  Le manque de prise au sérieux et les appels à l'aide restant lettres mortes.

Ce qui marque, c'est le manque de moyens mis en oeuvre pour apporter une aide efficace.  En tant que mineur, chaque affaire est traitée dans son individualité, il a fallu déposer plainte pour recouper les différentes affaires, pour enquêter et agir !  Une aberration !  La justice aussi trop lente pour permettre aux jeunes de se reconstruire au plus vite ...

Malgré les blessures, les fêlures de jeunesse, la combativité de Peggy est incroyable.  Elle ne lâche rien, laisse tomber ses aspirations professionnelles pour sauver ses deux enfants.  Quel témoignage bouleversant, indispensable.

Merci Peggy Silberling de l'avoir partagé avec nous, merci à Harold Cobert de lui apporter le soutien et l'aide qu'elle mérite et d'avoir permis l'existence de ce témoignage.

J'espère du fond du coeur qu'aujourd'hui il a permis de reconstruire une famille et de retrouver la vie heureuse que vous avez amplement méritée.

Un coup de ♥

Les jolies phrases

Jamais d'homme marié ma chérie, tu finiras toujours par vieillir plus vite que sa femme.

J'ai mal au ventre, je pleure seule dans ce taxi qui change d'itinéraire pour me conduire vers ce à quoi ma vie ressemble de plus en plus : une prison.

Quelqu'un pourrait-il dire un jour à tous ces parents que leur devoir est d'être contre leurs enfants quand ils dévissent ? Que leur devoir est de faire en sorte qu'ils n'aient pas un avenir gondolé ? 

Longtemps, je me suis demandé qui, de ma mère ou de mon père, de celle qui laissait s'accomplir des actes inacceptables ou de celui qui les infligeait, de la victime ou du bourreau, avait été le pire des  deux.  Aujourd'hui, je sais.

Ai-je vraiment le choix ?  Entre porter plainte contre mon fils et déchirer à jamais la relation qui nous lie, ou laisser les choses empirer au risque qu'il finisse par tuer quelqu'un ou se suicider, j'ai l'impression d'être face à deux impasses.

Evan, très aimable, très poli, très précieux, sert le café et se comporte en fils modèle.  En bon fumeur, il enfume son monde.


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samedi 1 juin 2019

Bilan de lecture de mai et prévision de juin

Bilan de lecture de mai et prévision de juin

Temps fort du mois de mai grâce aux éditions Rouergue, le déjeuner rencontre avec Peter May , un de mes auteurs préférés.  Si vous ne le connaissez pas, foncez , je vous conseille de commencer avec "La trilogie écossaise".  Son dernier roman est toujours actuel car il nous parle de la Grande Bretagne et de l'Europe, une vieille histoire, des doutes depuis plus de 40 ans.

Je m'étais fait une PAL pour mai, je n'ai évidemment pas respecter mes objectifs mais  8 lectures tout de même et la moitié des prévisions de cette pile.




Voici le résultat :

Comme toujours cliquez sur la photo pour acceder à la chronique si elle a déjà été publiée.  Mise à jour mensuelle.


Dans la collection Le Louvre, une immersion en Afrique ♥

Un des mes auteurs favoris que j'ai eu la chance de rencontrer

C'est la suite de la saga familiale "les amants de l'été 44"  ,  un super moment de lecture





Un manga très intéressant



Un récit poignant, un sujet tabou, la violence des enfants à l'égard de leurs parents.  A lire !


Immersion au Sénégal, à la découverte de la maison rose.  Un roman initiatique magnifique.  Un premier roman.





Récit choc, bouleversant , un indispensable, Bravo Monsieur Delacourt.




J'ai terminé le mois en douceur avec une de mes auteures préférées .  Magnifique comme à chaque fois.  J'adore Aki Shimazaki.  Si vous ne la connaissez pas, découvrez la vite !





Voici mes prévisions de juin, ceux que j'ai vraiment envie de découvrir .



Ma lecture en cours, un essai pour changer :