samedi 14 février 2026

Le jour avant le bonheur - Didier Tronchet et Christian Durieux ♥♥♥

Le jour avant le bonheur -  Didier Tronchet et Christian Durieux




















Futuropolis
Parution : 20 août 25
Scénario : Didier Tronchet
Dessin : Christian Durieux
Pages : 80
Ean : 9782754841962
Prix : 17 €


Présentation de l'éditeur


Nous sommes à Naples, dans l’immédiat après-guerre. Un jeune orphelin, vit sous la protection du concierge, Don Gaetano. Il passe du temps avec lui, pour parler des années de guerre et de la libération de la ville par les Napolitains. Mais Don Gaetano possède un autre don : il lit dans les pensées des gens, et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par l’image d’une jeune fille entraperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d’une partie de football dans la cour de l’immeuble. Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l’aide de Don Gaetano...

Didier Tronchet adapte le roman d’Erri De Luca en une bande dessinée fluide et poétique, tandis que Christian Durieux recrée la cour de l’immeuble en un petit théâtre d’ombres et de lumières qui donne à cette fable une touche de merveilleux, avec un dessin élégant et mélancolique. 


Didier Tronchet

Didier Tronchet est né en 1958 à Béthune, et vit aujourd'hui à Lyon.

Il y a Didier, il y a Tronchet, et il y a Didier Tronchet. Trois personnes en une, oui, et ne questionnez pas, faussement ingénus : comme la sainte Trinité ?

Didier, Vasseur de son nom, est né dans le Nord-Pas-de-Calais. Didier est un enfant reclus dans sa chambre, à griffonner des bédés, à s’inventer des histoires de Tintin. Avec, déjà, la dérision comme blason, qui est au Nord-Pas-de-Calaisien ce que l’absurde est à l’Anglais et le surréalisme au Belge. Dérision, mâtinée de causticité, que l’École Supérieure de Journalisme à Lille et les premiers pas au Matin de Paris lui apprennent à greffer sur le réel, le vécu et le vrai.

Tronchet, sans prénom, pseudonyme un peu olé olé inspiré d’une rue de Paris, entre Opéra et Madeleine, se choisit une famille : les auteurs de la revue américaine Mad, Gotlib et ses parodies, Goossens et son non-sens. Ses frères de misère se nomment alors Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal. Sont-ce ses questionnements de père quadragénaire ? Quoi qu’il en soit, Tronchet se donne un prénom, le sien, tant qu’à faire, pour revendiquer la gravité, la tendresse, l’amour ou l’amitié dans des livres où éclate, traits vifs et libérés, « ce pathétique de l’ordinaire qui est peut-être le sens profond de son œuvre » (1). Témoin Là-Bas, adaptation de Bleu Figuier, un roman d’Anne Sibran, la femme de sa vie, ou encore La Gueule du loup, où virevolte, humour décapant et rythme endiablé, la ronde implacable des sentiments et des désirs.

(1) PASCAL ORY, in Lire, décembre 2003 - janvier 2004.

Son site : www.tronchet.com    SOURCE : Futuropolis


Christian Durieux

Christian Durieux est né en 1965 à Bruxelles et vit aujourd'hui près de Bordeaux.

La passion pour l’image, son goût pour les mots et les histoires ont amené Christian Durieux très tôt à la bande dessinée. Quelques planches publiées dans le magazine Tintin Reporter, une série de travaux d’illustration et de publicité lui servent d’apprentissage.

1989. Avel, textes de Jean Dufaux.

1999. Benito Mambo montre une autre facette de son œuvre, plus humoristique (collection Tohu-Bohu, Les Humanoïdes Associés).

2000. Christian Durieux entame Mobilis, scénario d’Andréas.

2001. Début de la série jeunesse Oscar, avec Denis Lapière.

2003. Columbia, récits de Jean-Luc Cornette avec qui il réalise Central Park en 2005.

2007. Le Pont, première publication chez Futuropolis.

2008. Les Gens honnêtes, en collaboration avec Jean-Pierre Gibrat.

2009. Deux livres paraissent simultanément aux éditions Futuropolis : L'un comme scénariste, La Maison d'éther, en collaboration avec Denis Larue (co-scénario et dessin), l'autre comme dessinateur, Appelle-moi Ferdinand, avec, au scénario Hervé Bourhis et Christophe Conty.

2011. Un enchantement, éditions Futuropolis, en coédition avec le Musée du Louvre.

2017. Geisha, le jeu du shamisen, scénario Christian Perrissin.

Source : Futuropolis

Mon avis

Nous sommes à Naples dans l'après-guerre. Erri est un orphelin, passionné de foot.  Il vit dans un réduit abandonné par sa mère adoptive et Gaetano, le concierge l'a pris sous son aile. 

Naples et ses grands immeubles, aux ruelles étroites, le soleil qui réverbère sur les vitres parvenant à se faufiler dans les cours étroites.  Les enfants jouent au foot et Gaetano va un jour récupérer un ballon sur la terrasse du 3ème étage.  Ce moment va changer sa vie.  Il grimpe par la gouttière, et là sur la terrasse, il aperçoit une petite fille, immobile, les mains sur le cœur qui la scrute.  Elle va le hanter, ne pas le quitter.  

Un jour, en voulant récupérer sa balle, il est arrivé dans une cache, une cave, un repère qui a ses secrets que Gaetano lui racontera. Il y découvrira une autre passion, celle de la littérature.

Gaetano aussi a ses secrets, il sera un peu le mentor de notre jeune garçon, que l'on retrouvera dix ans plus tard.  Il aide le concierge lorsque celui-ci est occupé. Un jour une dame demandera à voir l'appartement du troisième, il en est certain, il l'a déjà rencontrée.

Un magnifique récit initiatique proposé par Erri de Luca sublimé par cette adaptation de Didier Tronchet et le graphisme de Christian Durieux.

On ressent la chaleur, le jeu de la lumière dans les ruelles, l'ombre et la lumière mais aussi la mélancolie des personnages, les nuances de couleur faisant ressentir la chaleur, la moiteur. Quelle bonne idée de représenter Gaetano sous les traits d'Erri de Luca et sa bienveillance !

Ce roman graphique c'est l'enfance, la nostalgie, la découverte de l'amour et le passage de l'enfance à l'adolescence.  Ce qui s'apparente à une fable est en réalité une tragédie grecque.

A lire et relire tellement c'est beau, une réelle cohérence entre le texte et le graphisme.

Un excellent moment de lecture.

Ma note : *****


Les jolies phrases  

Quand ils deviennent un peuple, les gens sont impressionnants. 

Les enfants sont des explorateurs infatigables et veulent connaître les secrets..


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