mercredi 26 février 2020

L'amant - Kan Takahama ♥♥♥♥♥

L'amant  -  Kan Takahama ♥♥♥♥♥



Rue de Sèvres
Parution : 22 janvier 2020
Pages : 152
ISBN : 9782369819080
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

Faire d’un récit intime, une musique universelle


La narratrice, c’est l’auteure elle- même. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve, et ses deux frères. Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain. Sur le bac qui traverse le fleuve séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d’un riche Chinois. Ils tombent éperdument amoureux et s’engagent dans une relation régit par l’amour et l’argent qui durera un an et demi. Ils se voient régulièrement et ce premier amour fort mais ambigu impose à la jeune fille de faire face à la honte, la peur, la jalousie, et de parvenir à trouver sa place au sein d’une famille où il est difficile de s’affirmer.

Mon avis

Lorsque la maison d'éditions Rue de Sèvres a proposé a Kan Takahama  l'adaptation de "L'amant" de Marguerite Duras, la mangaka a immédiatement accepté.  Surprise car c'est le roman qu'elle avait envie d'adapter.

Ce roman est sans doute pour beaucoup d'adolescent.e.s aimant la lecture, un roman particulier, l'histoire d'un premier amour.  Un roman qui évoque l'adolescence de Marguerite Duras.

Marguerite a quinze ans et demi, elle vit à Saigon avec sa mère et ses deux frères.  La maman est directrice d'école de Sadac, elles sont pauvres, avec des dettes à régler.  Le frère aîné de Marguerite, Pierre, est joueur et violent.

Marguerite est pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques alors qu'elle ne rêve que d'une chose; devenir écrivain.

Un jour en traversant le fleuve sur le bac, elle rencontre un chinois beaucoup plus âgé qu'elle, il est très riche, a étudié à Paris dit-il.  Chaque jour, il la conduit à l'école.  Ils tombent amoureux, une passion naît.  Un amour qui ne sera pas accepté mais que Marguerite veut vivre à tout prix.

C'est un roman d'initiation, un amour compliqué, différence d'âge, de milieu, de race, de culture.
L'amour est fort mais vaincra-t-il tous ces obstacles?  Une séparation inévitable, le reour en France.

Je n'ai à présent qu'une seule envie, relire le roman original.

Le dessin est magnifique, entre le manga et la bande dessinée.  Les traits sont splendides, les couleurs pastel subliment le dessin, les paysages.  C'est fin, délicat, tout en pudeur.  On ressent les émotions.  Je trouve cet album sublime.

C'est un gros coup de coeur. ♥♥♥♥♥

Une jolie phrase

Il n'a pas la force d'aimer au delà de la peur.  Il pleure souvent.  C'est un homme qui fait l'amour pour lutter contre la peur.




lundi 24 février 2020

M, le bord de l'abîme - Bernard Minier

M  Le bord de l'abîme   -  Bernard Minier



XO Editions
Parution : 21 mars 2019
Pages : 570
ISBN : 9782374481210
Prix : 21.90 €

Présentation de l'éditeur

Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?

Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

VERTIGINEUX ET FASCINANT

Le roman d’un monde en construction, le nôtre, où la puissance de la technologie et de l’intelligence artificielle autorise les scénarios les plus noirs. Bienvenue à Hong Kong. Dans la fabrique la plus secrète du monde. Chez M… Au bord de l’abîme…

L'auteur


L'auteur



Bernard Minier par lui-même :

1960 : Fiat lux.
1967/68 : lecture à haute voix de Robinson Crusoé par une maîtresse remplaçante en fin d’année scolaire et révélation immédiate : « je veux écrire ».
Mai 1968 : pas de barricades à Montréjeau, Haute-Garonne.
1969 : invente un jeu pour cours de récréation baptisé le Rampeur : succès immédiat.
1970 : lecture de Bob Morane, Tintin, la Marque Jaune, Edgar Rice Burroughs, Jules Verne, Lucky Luke, Pim Pam Poum. Premières BD, premiers textes.
1974 : San Antonio, le Grand Meaulnes, H.G. Wells.
1976 : Isaac Asimov, Philippe Druillet, Moebius, Philip K. Dick, Conan Doyle, Charlie Hebdo. Assassine ma première victime (de papier).
1979/1980 : premier concert rock ; ACDC à Muret, banlieue de Toulouse, avec Bon Scott.
1981 : tel Diogène dans son tonneau, observe avec circonspection la liesse populaire, ayant lu Camus, Pasolini et quelques autres. Lis William Styron, Grass, Thomas Bernhard.
1982 : déjà des dizaines de textes tapés à la machine dans mes cartons, pars pour l’Espagne façon Kerouac : sex, drug & San Miguel. N’en suis jamais tout à fait revenu. Lis Camilo José Cela, Sabato, Ortega y Gasset, Neruda, Cervantes.
1984 : débarque à Paris. Lis John Le Carré, Ellroy et Lieberman. Entre dans les Douanes.
2011 : parution de Glacé. Une autre vie commence…
2016 : Invité à Oxford, jacket and black tie de rigueur pour le dîner de gala : débarque en jean, pars à la recherche d’un costume en compagnie de mon éditrice anglaise.
2017 : Tournage de la série Glacé dans les Pyrénées.
2018 : Qualifié de « Il più grande giallista europeo » par Il Fatto Quotidiano : j’aime beaucoup la presse italienne.
Qualifié de « nuevo rey del thriller » par El País : j’aime beaucoup la presse espagnole.
2019 : Parution de M, le bord de l’abîme

02/04/20 : Martin Servaz


C'est la première fois que je lis la plume de Bernard Minier, quelle claque ! Je ne suis pas déçue, que du contraire.

Bienvenue dans le monde de l'intelligence artificielle, des nouvelles technologies.  Direction Hong Kong chez Ming, le géant des smartphones chinois, une entreprise à la pointe du Big Data.

Moïra Chevalier est française, elle débarque à Hong Kong pour travailler chez eux, sur le projet de Deus.  L'objectif est de créer un chatbot capable de dialoguer et d'anticiper les désirs de ses utilisateurs.  Un peu comme "Google home" ou "Siri" me direz-vous ?  Non, le projet ici est bien plus ambitieux, on veut créer une empathie avec l'utilisateur, apporter des émotions au logiciel, donner à Deus une sensibilité pour qu'il devienne l'outil incontournable, indispensable pour chaque utilisateur, qu'il devienne le plus humain de tous les assistants virtuels.  Sacré challenge !

C'est bien un thriller contemporain que nous propose Bernard Minier, pas question de science fiction ou d'anticipation, non, toutes les technologies dont il nous parle existent ou sont développées aujourd'hui.

C'est passionnant, inquiétant, sujet à de multiples réflexions.  

Hong Kong est un personnage à part entière du roman, la ville est magnifiquement décrite. 

A cela vient s'ajouter des meurtres abominables, un tueur en série sévirait en ville avec une particularité, chaque victime a un lien avec Ming.  D'entrée de jeu Moïra est suivie et observée par des flics, un climat de peur et de terreur est palpable.  L'enquête peu à peu se met en place en infiltrant le milieu des triades aussi.  

Je ne vous en dirai pas plus, c'est un pavé de 570 pages  que j'ai pris le temps de lire, il est super bien documenté, utilise un vocabulaire pointu et exige des temps de réflexion sur des thèmes comme la nature humaine bien entendu mais aussi les évolutions et progrès technologiques, le bien fondé de leur utilisation, la manipulation, les travers de l'homme.

Une lecture passionnante, addictive qui ne vous laissera pas indifférent.  J'ai beaucoup aimé.

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

En aidant Deus à devenir plus humain, plus empathique, l'objectif était clair : le rendre indispensable, incontournable dans la vie de ses utilisateurs.  Comme une drogue...

L'enfance, on n'en guérit jamais.

...c'était un endroit où chacun était sous le regard des autres.  A l'image du monde lui-même désormais.  Car c'était ça, le monde connecté, non ?

Ce que vous voyez là est mon jardin de bonzaïs sur la péninsule de Sai Kung, dit-il. (...) Certains ont plus de cent ans.  Mais ce qui est intéressant là-dedans, c'est qu'historiquement les premières personnes à partiquer l'art du bonzaï essayaient de reproduire les formes prises par les arbres sous l'action des éléments : elles reproduisaient en somme un aspect du monde naturel par des procédés artificiels.  N'est-ce pas ce que nous essayons de faire ?

La vie ne peut-elle pas se résumer à la somme de ses désirs et aux stratégies que nous déployons pour les satisfaire - ou au contraire pour les faire taire ?

Selon un physicien de Harvard, deux requêtes effectuées sur Internet équivalaient à la dépense énergétique d'une bouilloire. au total, les 1 200 milliards de requêtes annuelles sur Google dégageaient chaque année 8 400 tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Une quantité qui serait sans doute multipliée dans les années à venir.

Les chinois, qu'ils soient de Hong Kong ou d'ailleurs, ont cette qualité précieuse : ils regardent devant eux, jamais derrière.

Dans la culture occidentale, vous parlez tout le temps de liberté.  Seulement, pour beaucoup d'entre vous, cette liberté n'est pas la liberté de choisir parmi les multiples possibilités qu'offre l'existence, mais la simple soumission à des passions et des pulsions.  Être une personne qui n'agit pas dans le seul but égoïste de satisfaire ses intérêts mais, au contraire, qui est capable de les oublier pour servir la communauté, voilà l'idéal chinois.

Les optimistes pensent que le monde qui vient sera un monde meilleur grâce à la technologie.  Un monde sans guerres, sans meurtres, sans viols, sans faim, sans pauvreté, sans exploitation, sans injustices.  Un monde où ce ne seront plus les humains, leurs cerveaux reptiliens, leurs instincts animaux, leurs ego infantiles, qui prendront les décisions, mais des applications et des inventions plus sages qu'eux.  Mais ce qui s'exprime de plus en plus sur Internet au fil des ans, c'est de la jalousie, la colère, l'étroitesse d'esprit, la violence, le chaos et le sectarisme.  Autour de quelques îlots de réflexion et de sagesse, un océan de haine et d'intolérance.  Cette maudite invention détruit un par un tous les fondements de nos civilisations.  Le ciment de nos sociétés.  C'est pourquoi, nous autres les Chinois, à la différence de vous, nous avons remis le couvercle sur la boîte de Pandore du Web et limité la liberté de nos internautes.  Mais vous, Occidentaux, avec votre folie de l'égalitarisme et de la libération de la parole, vous serez balayé, emporté par cette vague de liberté qui ne débouchera que sur le chaos...

La justice n'est qu'un simulacre. S'il y a des lieux dans ce monde d'où l'équité et l'honnêteté sont absentes, c'est bien les tribunaux...



samedi 22 février 2020

Voyage aux îles de la Désolation - Emmanuel Lepage

Voyage aux îles de la Désolation  -   Emmanuel Lepage



Futuropolis
Parution : 10 mars 2011
Pages : 160
ISBN-13 : 978-2754804240
Prix : 26 €

Présentation de l'éditeur

Tout à la fois récit de voyage et reportage dessiné, la bande dessinée d'Emmanuel Lepage donne vie à la beauté hostile des terres de l'Antarctique, ce monde du bout du monde.
Pour la mer afin de la comprendre et de savoir la dessiner , pour les Terres australes qui sont comme la promesse d'un temps qui n'est plus , en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d'empire, égarés dans l'immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d'humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d'habitation et de travail. Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n'avait jamais pris la mer. Il a été servi! Cap au Sud!

L'auteur

Emmanuel Lepage - Babelio



Voyageur, bourlingueur, un peu moins maintenant qu’il est père, Emmanuel Lepage voyage parce que c’est un homme curieux.Curieux des autres, curieux de l’autre. Ce qui l’intéresse d’abord, ce sont les gens, les personnes, la vie.

Étrange paradoxe : sa notoriété de dessinateur repose, en grande partie, sur ces grands paysages, sublimes et lyriques, qui caractérisent ses plus grands succès : La terre sans mal, Muchacho.

Son regard, cependant, se porte ailleurs, sous la peau de ses personnages, vie intérieure qu’il fouille avec l’acuité, la sensibilité et le talent d’un dessinateur généreux, perpétuellement en recherche de sa vérité graphique. Oh, les filles ! en est le fruit le plus récent : son dessin, vibrant à l’unisson du cœur battant de Chloé, Leila et Agnès, est, sans aucun doute, l’un des plus justes de la bande dessinée actuelle

Source : Futuropolis

Mon avis

Cela fait longtemps que cet album se trouve dans ma bibliothèque, acheté après la lecture du sublime "Un printemps à Tchernobyl" que je vous recommande vivement.

Emmanuel Lepage est contacté par son frère François (photographe) pour lui signaler qu'une place se libère sur le navire de ravitaillement "Marion Daufresne" en partance pour une rotation australe.  Il a une heure pour décider s'il veut en être ou non.  Trente minutes plus tard, le voilà se préparant à se rendre dans ces territoires du bout du monde auxquels il rêvait plus jeune ; Tromelin, Crozet, Kerguelen, Amsterdam, St Paul, les îles de la Désolation.  En route pour un voyage en Antarctique  française avec le personnel de la TAAF (Terres australes et Antarctiques Françaises), des scientifiques, pour une mission de ravitaillement qui durera un mois dans des conditions difficiles.

C'est un voyage magnifique qu'il nous propose dans cet album de 160 pages en crayonné noir et blanc mais aussi de magnifiques portraits des différents protagonistes de la mission, une mise en avant de métiers difficiles, des conditions du voyage.

Des planches plus historiques dans les tons marrons nous racontant par exemple l'histoire des esclaves abandonnés sur l'île de Tromelin suite à un naufrage de négrier, celle de la conserverie de langoustes aux îles St Paul au 19ème, l'histoire de l'explorateur Yves Joseph de Kerguelen parti à la conquête du continent austral.

En couleur, les magnifiques vues des îles, de la mer avec des détails sur la faune des îles, les falaises, le large, les éléments.  Il met en valeur le travail et les missions difficiles des scientifiques, marins, dockers.

Un roman graphique rempli de références littéraires, Herman Melville, Tintin, Jules Verne ...mais aussi il nous sensibilise aux influences des actes des hommes : introduction de lapins, chats, pucerons... et du réchauffement climatique.

Un travail magnifique, des dessins à vous couper le souffle.

Ma note : 8.5/10


Les jolies phrases

Ce qui est étrange avec le voyage, c'est qu'on ne comprend qu'après - et encore pas toujours - ce qu'on est allé chercher.

Le dessin inspire la bienveillance.  C'est un sésame incroyable qui déverrouille les hiérarchies, les classes et les âges.  Dessiner c'est ma façon d'être au monde.

La vie semble plus pleine quand on est riche de toutes ces rencontres.




Du même auteur j'ai lu et adoré

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article




vendredi 21 février 2020

Bilan complet du Belgestagram challenge

Bilan complet du Belgestagram 
cover photo, L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, texte

C'est le 21 janvier qu'à commencé ce challenge proposé par @cappuccino.and.the.books, voici le bilan complet

Lecture 1

























Terminée le 28/01 je joue et valide Ath (le pavé soit 560 pages ) 75 points, Liège (accent),25 points, Gand (complot, pouvoir) 50 points et Tournai (pour l'auteur frontalier) 25 points

560 Pages  soit 110 points

A la fin de la première lecture : 285 points

Lecture 2

















Terminée le 31/01  , je valide Charleroi (bd) 25 points, Ostende (la mer) 50 points

Nombres de pages : 160 pages  soit 30 points

105 points

Total après deux lectures : 285 + 105 = 395 points

Lecture 3 


















Terminé le 2 février

Je le joue dans la catégorie Anvers (dernier livre reçu) 25 points et comme c'est un livre d'adolescence, de premier amour, je joue aussi Bruges (pour la romance) 25 points, Louvain-la-Neuve (young adult) 25 points

Nombre de pages : 156 soit 30 points

105 points

Total après ces trois lectures :  285 + 105 + 105 = 500 points

Lecture 4





















Terminée ce 9 février

Je joue ainsi Binche (couverture orange) 50 points et à plus d'un titre la ville de Bruxelles car c'est là que se passe l'action de ce roman belge 100 points

Pages ; 400 soit 80 points

230 points

Total après 4 lectures : 285 + 105 + 105 + 230 = 730 points

Lecture 5



Terminée le 09 février 2020

Je vais jouer la catégorie Namur (chevalerie, conte, légende) 50 points

Pages 64

60 Points

Total après 5 lectures : 285 + 105 + 105 + 230 + 60 = 790 points

Lecture 6

Ma lecture en cours




Un roman coup de coeur d'un auteur belge qui parle de "soins palliatifs" de prime abord cela ne semble pas joyeux mais pourtant je le valide dans la catégorie Spa parce que je pense que c'est un livre qui fait du bien (25 points)

Pages : 246

75 points

Total après 6 lectures : 285 + 105 + 105 + 230 + 60 + 75 = 865 points


Lecture 7

Le Stakhanoviste

Je termine le challenge en validant Arlon (75 points) , sortir de sa zone de comfort, un essai plus exactement un témoignage qui nous parle du burn-out mais surtout comment en faire une renaissance.

Pages : 266

125 Points

Total après 7 lectures : 285 + 105 + 105 + 230 + 60 + 75 + 125 = 990 points


Pages lues : 1852

Je termine avec 150 pages de plus , peu de lecture cette semaine.  Pas si mal 2000 pages usr le mois, c'est étrange de compter le nombre de pages lues.

Je suis au milieu de ma Lecture 8

La Disparue de l'île Monsin



Merci @cappuccino.and.the.books pour ce joli challenge.  Mission accomplie, j'ai validé toutes les catégories.


lundi 17 février 2020

Le second disciple - Kenan Görgün

Le second disciple  -  Kenan Görgün

LE SECOND DISCIPLE de Kenan Görgün / EquinoX / Les Arènes ...

Equinox -  Les Arènes
Parution : 06/09/2019
Pages : 400
Isbn :  978271128846024
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur


Xavier Brulein, ancien militaire de retour du Moyen-Orient, est écroué après une rixe sanglante dans un bar.
En prison, il rencontre Abu Brahim, prédicateur islamiste, l’un des cerveaux du terrible « attentat de la Grand-Place ». Seul membre de son réseau capturé, Brahim est convaincu d’avoir été sacrifié.

Converti avant sa remise en liberté, Xavier devient Abu Kassem, adoptant l’un des noms du Prophète de l’islam. Il infiltre une cellule terroriste pour démasquer ceux qui ont trahi Brahim, devenant l’instrument de sa vengeance, un homme-machine que rien ne saurait faire dévier de sa mission : « En comparaison, le 11-septembre sera l’enfance de l’art. »

L'auteur

Kenan Görgün à Tulitu le 30/11/2016 - Je suis un lieu ...


Kenan Görgün est un écrivain belge d'origine turque, né à Gand en 1977.

Il fait ses études à Bruxelles dans une école francophone. À quinze ans n'ayant jamais lu, il commence à écrire. Un an plus tard, il découvre Stephen King puis Paul Auster.

Il suit les cours d'écriture du professeur écrivain Gustave Rongy. Il contribue d'abord à la revue "Marginales" avant de publier ses premiers poèmes et nouvelles.

Il est aussi un scénariste primé, membre de l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel.
Il a écrit des chansons pour le groupe de rock O.I.L. .


Livres

L’Enfer est à nous, Louvain-la-Neuve, Belgique, Quadrature, 2005
Mémoires d'un cendrier sale, Bruxelles, Maelstrom, Bookleg N°10, 2006
L’ogre, c’est mon enfant, Avin, Belgique, Luce Wilquin Luce Wilquin, 2006
Fosse commune, Paris, Fayard, 2007 -Finaliste du Prix Rossel 2007
Alcool de larmes, Luce Wilquin, 2008
Patriot act, Paris, First éditions, 2009
Anatolia Rhapsody, La Roque d’Anthéron, France, éditions Vents d’ailleurs, 2014
Rebellion Park, La Roque d’Anthéron, France, éditions Vents d’ailleurs, 2014
Delia on my mind, Maelström Editions, 2015


source Wikipédia

Une très belle interview que je viens de découvrir sur Arte





Mon avis

Kenan Görgün est un écrivain belge d'origine turque, il a grandi à Molenbeek, il nous propose un roman explosif, exigeant et interpellant.  

L'action se passe à Bruxelles qui est un personnage à part entière dans le roman.  Le prologue est magnifique, il nous décrit merveilleusement bien le canal de Bruxelles, la frontière entre le nord et le sud de la ville.

C'est un roman noir, très noir qui traite d'un sujet difficile ; le terrorisme, le radicalisme, les attentats, l'extrême droite et les failles humaines.

Comment un homme devient-il un guerrier ?
Comment une telle détermination à passer à l'acte peut-elle naître ?
Comment un fils musulman ou belge peut-il basculer et devenir un assassin ?

C'est une partie de ces questions qui sont abordées avec brio, comme si, l'auteur était entré dans la tête et la pensée du radicaliste.  Ce récit au vocabulaire riche est exigeant, il demande attention et suscite multiples réflexions mais est indispensable.  Quelle claque !

D'une part Xavier Brulein, belge d'origine, une enfance dans un quartier défavorisé, des parents peu présents.  Il sera très tôt livré à lui-même, victime d'un certain racisme, celui de ses origines sociales et de la pauvreté.  Peu ou pas d'éducation, livré à lui-même, un mal être naissant.

Les barrières disparaîtront le temps de l'armée, il s'engagera quatre années au Moyen Orient dans le conflit Irakien.  Peu après son retour, il agressera très violemment un homme pour une fille qu'il connaît à peine, très jeune il se retrouvera cinq années en prison.

Xavier Brulein y rencontrera Brahim Ben Lakdar, le responsable et cerveau d'un sanglant attentat à Bruxelles, à son contact il deviendra Abu Kassem. 

Lorsqu'il sort de prison, il a en tête une mission qui aura lieu dans 56 jours, c'est son but ultime.  Sans le savoir il est devenu l'outil de la vengenace d'Abu Brahim qui veut se venger de ses frères qui l'ont abandonné et dénoncé en prison.

Abu Brahim sortira lui aussi de prison avec un bracelet électronique pour vice de procédure ...  Il retrouvera la liberté , enfin peut-on parler de liberté car seule une heure de sortie est autorisée  par jour !  Sa mère Kadija est la seule à lui avoir rendu visite durant sa détention, elle a préparé son retour mais dévastée cherche à comprendre qui est son fils ?  Qu'a-t-elle raté ? Comment est-il devenu un assassin lui le bon fils musulman ?

Cette fiction est d'un réalisme surprenant, c'est comme si l'auteur était dans la tête des protagonistes, il nous décrit avec brio dans une écriture magistrale, dure, les différentes étapes qui poussent au changement.  Fragilités, doutes, méprise pour en arriver à la haine et à la détermination d'un projet horrible, inhumain.  Il met également en évidence l'absence de mots, de culture , le manque de discernement comme une des causes du radicalisme.

C'est puissant. A lire !

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Aucun guide ne peut te garantir d'être juste, de dire chaque fois la vérité, de ne pas succomber à ses instincts.  

Ce n'est pas toi qu'on libère de la prison, c'est la prison que l'on libère de toi.

La mixité, le vivre-ensemble, tout ça se retourne contre le monde qui en a gavé les gens à défaut de les avoir nourris pareil.

Vous avez accepté la privation, vous en avez fait une base philosophique et elle a cessé de ronger votre personnalité.  Xavier vous a permis de saisir une vérité qui vaudrait partout et toujours : le seul truc dont on n'allait jamais vous priver, c'est la privation.  Le manque deviendrait la force.

C'est confondre la came et l'effet - tu l'as expérimenté à la mosquée : ce n'est pas parce que tu croyais plus fort que tu as fréquenté plus souvent la mosquée, c'est parce que tu as fréquenté plus souvent la mosquée que tu t'es mis à croire plus fort.

Quand l'unité de l'être humain est si forte, tenter d'y porter atteinte, c'est comme la fission nucléaire de l'atome.  C'est le bruit et la fureur.

La méprise se répète, s'amplifie, s'aggrave, tragique.  La méprise est une maladie.  Elle infeste une ville après l'autre.  Elle dresse des peuples les uns contre les autres.  Elle tue et fait tuer.  Des âmes égarées croient servir Dieu.  Des âmes perdues confondent le Jugement dernier avec leurs erreurs de jugement.  Il n'y a plus d'antidote. Il n'y a plus de remède de cheval.  Un acte foudroyant qui ramènera l'Histoire à zéro.

Les êtres humains font ça : se donner du mal pour oublier ce qu'ils savent.  En fin de compte, le Prophète n'était qu'un être humain.  Lui aussi. 

Les gens n'enterrent jamais leurs différences en même temps que leurs morts. Ni leur désir plus ou moins avoué de battre le feu par le feu.  Ceux qui surmontent la haine sont des êtres exceptionnels.  Et les pertes exceptionnels ne courent pas les rues.

Est-ce que la haine c'est l'absence d'amour, ou autre chose encore ?  Et qu'est-ce qui est le plus grave ?  Qu'est-ce qui est le plus difficile à vivre, à endurer, qu'est-ce qui est, à la longue, le plus destructeur : la haine ou l'absence d'amour ?  Et quelqu'un qui hait peut-il encore réaliser qu'il vit non seulement dans la haine mais aussi dans l'absence d'amour ? 


Du même auteur j'ai lu

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article

gorgun-couv





samedi 15 février 2020

Les frémissements du silence - Dominique Zachary ♥♥♥♥♥

Les frémissements du silence  -  Dominique Zachary  ♥♥♥♥♥


Editions Kiwi
Parution : 6 février 2020
Pages : 246 
Isbn : 9782378830823
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

A priori, ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Déjà pour une question de rythme et de volume de voix. Alex Pergaux, chef d’entreprise, 58 ans, revêche et autocentré, parle vite, parle fort, ne vise que la rentabilité. Françoise, infirmière, 39 ans, peintre à ses heures, discrète et mystérieuse, parle lentement, d’une voix douce, ne vise que l’humanité.

Et pourtant leurs chemins vont se croiser. Alex voit ses plans bouleversés lorsqu’on le prévient que sa mère se meurt en soins palliatifs. Il découvre dans cet endroit des valeurs qui le bouleversent : aux frontières de la mort, les équipes soignantes rient et protègent leurs patients. Françoise l’observe et le déstabilise, au risque de faire vaciller Alex.

Il va d’abord devoir apprendre à parler moins fort, puis à parler moins, jusqu’à ne plus parler du tout. Il devra ensuite apprendre à écouter. À apprivoiser le silence. Et ça fait peur, le silence, surtout quand on n’y est pas habitué…

Une quête de soi bouleversante qui va réunir ces deux antipodes, du service des soins palliatifs en Lorraine jusqu’aux confins

L'auteur

Dominique ZACHARY



Dominique Zachary est auteur et journaliste professionnel en Belgique. Il travaille depuis plusieurs années à la rédaction du quotidien l’Avenir Luxembourg, au sud de la Belgique. Il y coordonne la couverture de l’actualité dans sa région et traite plus spécifiquement l’information judiciaire. Son travail de journaliste a été récompensé à deux reprises en Belgique.

En 1992, il a obtenu le Prix des médias pour une société harmonieuse, pour une série d’articles sur l’accueil des candidats réfugiés politiques. En 2010, il a été finaliste et nominé au prix de presse DexiaBelfius.

En parallèle à son métier de journaliste, Dominique Zachary est passionné par l’écriture, l’enquête, la recherche historique.

L’auteur a publié 6 ouvrages qui tous ont été couronnés de succès. Son 7ème livre, Les frémissements du silence, est son 2ème roman.

Source : Kiwi éditions

Mon avis

C'est le second roman de Dominique Zachary, un roman thérapeutique nous annonce-t-on sur la couverture, cela m'intrigue.

Alex Pergaux est le directeur d'une entreprise pharma.  Il y a trente ans, il a quitté sa Lorraine natale pour Paris afin de monter son projet, et depuis il s'y dévoue corps et âme.  Il a 58 ans, est marié depuis 35 ans et père de deux filles qui ont quitté le nid depuis un moment.  Ses filles, il les a vues grandir de loin, toujours préoccupé par son business. Son travail, sa réussite c'est toute sa vie et la réussite est au rendez-vous mais à quel prix!  Alex est autoritaire, imbu de sa personne, égoïste, inaccessible, on ne peut le déranger sous aucun prétexte car il est toujours en réunion ou doit prendre des décisions importantes pour l'entreprise.

Sa maman, Gisèle Pergaux, 84 ans l'a bien compris durant toutes ces années et se contente de le voir peu, elle habite à 375 kilomètres de là, à Monceau-lez-Tourelles.  Cependant, Gisèle est aujourd'hui en fin de vie, en unité de soins palliatifs dans les bonnes mains de Françoise Lucchioni, infirmière en chef du service.  Gisèle a toujours eu peur de déranger mais elle émet aujourd'hui le souhait de voir une dernière fois son fils unique.

Françoise, 39 ans dirige ce service depuis 8 ans, elle est proche des patients, de la famille, fine psychologue à l'écoute, un sens de l'empathie très élevé.  "Offrir. Donner. Aimer. Donner. Offrir."
Donner la main en silence, mettre du parfum à une patiente, un joli foulard autour du cou d'une autre, ce sont ses petits gestes au quotidien, de petits gestes qui accompagnent dans la dignité et donne un peu d'humanité en fin de vie.  Pour se ressourcer et déstresser, elle pratique le dessin, en particulier dessine des portraits le dimanche matin dans ce que tout le monde appelle le petit Montmartre au village.

Elle contacte donc Alex en lui demandant de venir, il ne prendra pas la chose au sérieux dans un premier temps et viendra finalement.  Son comportement choquant n'empêchera pas Françoise d'être pro, à l'écoute et empathique, mais lorsque quelques jours plus tard, Alex lui demandera de dessiner son portrait pour l'afficher dans son bureau, elle refusera.  Françoise sera la seule à "recadrer" Alex, à lui dire ses quatre vérités :  elle est désolée, Alex ne l'inspire pas, il faut qu'il change son âme, qu'il apprenne à écouter pour devenir humble et tolérant.  " Arrêtez de vous exprimer comme si vous aviez  un portefeuille à la place du coeur. Cultivez le silence, l'écoute."

Le choc est grand pour Alex d'autant plus qu'à la maison aussi c'est difficile, sa femme l'inscrit à une retraite de trois jours dans un monastère à trente kilomètres de Monceau, trois jours dans le silence pour apprendre à écouter et se découvrir peut-être.

Ce sera le point de départ du changement, de la remise en question , d'un voyage initiatique qui va changer sa vie à tout jamais.

Je ne vous en dis pas plus....  Un très joli roman, lu en peu de temps, un roman qui vous trotte dans un coin de la tête le jour, où l'envie de retrouver Alex et Françoise au plus vite est présente.  Je n'avais qu'une seule envie en rentrant du bureau, retouver au plus vite les personnages pour voir évoluer cette transformation de vie.

C'est bien écrit, c'est fluide tout en émotion.  La plume est douce, bienveillante.  On sourit car l'humour est bien présent, on s'émeut, on se remet en question, on réfléchit, tout ce que j'attends d'une bonne lecture.  Les personnages sont attachants, tout en émotion, poésie, tendresse. Psychologie, voyage et pédagogie au rendez-vous.

Introspection, questionnement sur le sens de nos vies ou la façon d'être à l'écoute de l'autre, de trouver la sérénité sont au programme.  On ne s'ennuie pas, non au contraire un roman qui fait du bien.   Changements, découverte et hommage aux personnes travaillant dans des unités de soins palliatifs, leur dévouement, leur don de soi, un voyage au Maroc avec des découvertes de culture et traditions sont également au programme.

Un roman, coup de coeur rempli d'humanité et de bienveillance qui aborde magnifiquement les failles de l'être humain.

Je vous le recommande vivement.

Ma note : ♥

Les jolies phrases

Ces premières heures au contact de la communauté religieuse lui avaient appris à prendre ses distances avec pas mal de contingences pour mieux vivre l'instant présent.

Apprends le silence et tu apprendras à entendre.

Le bruit de la nature est plus fin que n'importe quelle sonorité de l'homme.

Comment pouvait-on laisser tomber des êtres si fragilisés, à l'autre bout de l'échelle de la vie, eux qui nous ont donné le souffle et l'énergie pour partir d'un bon pas dans l'existence ?

Notre métier consiste à prendre soin de nos patients le mieux possible.  Mais qu'ils soient en fin de vie ou en soins aigus intensifs, l'objectif est toujours de les garder en vie, tout en maintenant jusqu'au bout une qualité de vie.  Le but est de les garder debout.

Arrête, Alex ! Tu parles pour ne rien dire ! C'est insupportable.  Tu débites des mots pour remplir le silence parce que le silence t'étouffe.  Il te fait peur.  Pourtant, c'est beau le silence.  Cela vit.  Cela remplit.  Ce n'est pas passif, le silence.  Je te demande une chose, Alex, si tu as encore un mini-espoir de sauver notre couple : A-PPRENDS-LE-SI-LEN-CE ! Cela t'aidera dans la vie, cela te permettra, je l'espère, de mieux entendre, d'entendre le monde, de m'entendre moi, mon ressenti.  De t'entendre toi aussi.  Oui, de plonger à l'intérieur de toi et d'y découvrir des choses te concernant, que tu ne soupçonnais même pas. 

Détrompez-vous, un simple regard échangé, un sourire, une main que vous tenez chaleureusement, sans pour autant parler, ce sont des actes d'une profonde humanité.

La vie est parfois faite de rendez-vous manqués, d'occasions loupées, mais si l'on ne peut revenir en arrière, il est par contre toujours possible d'aborder de nouvelles rives, d'entrevoir de nouveaux soleils.

Mon âme s'est souillée quand mes problèmes sont devenus tellement lourds qu'ils ont envahi tout l'espace de mon coeur en m'empêchant de m'intéresser aux problèmes des autres.



mardi 11 février 2020

Le secret Hemingway - Brigitte Kernel ♥♥♥♥♥

Le secret Hemingway  -  Brigitte Kernel  ♥♥♥♥♥


Le Secret Hemingway

Flammarion
Parution : 08/01/2020
Pages : 320
Isbn : 9782081471894
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

« Ils ont dit que j’avais tué ma mère.
Puis ils ont dit que j’avais tué mon père.
Enfin, ils ont dit que chez nous, les Hemingway, de génération en génération, tout le monde se tuait. »

Ce roman est une histoire vraie, celle de Gloria, née Gregory Hemingway (1931-2001).

L'auteure nous en parle





Mon avis

Ce roman est inspiré d'une histoire vraie, celle du fils cadet d'Ernest Hemingway et Pauline Pfeiffer.  Né en novembre 1931 dans un corps masculin, Gregory , emprisonné dans ce physique qui n'est pas le sien, deviendra femme en 1995 à l'âge de 64 ans et s'éteindra en Gloria en 2001.

C'est l'histoire d'une vie difficile.  Pauline et Ernest Heminguay espéraient une fille, c'est Grégory qui est né, ils l'appelaient Gigi et jusque l'âge de sept ans l'ont habillé en fille.  Cela a-t-il changé le cours des choses?

A l'âge de dix ans et demi, Grégory surprend son père avec l'une de ses maîtresses, il subtilise ses dessous et les essaie, c'est là que naît Gloria.  Son père, le célèbre "prodige de la littérature américaine" est choqué et lui dit "Tu ne seras jamais ça", c'est le rejet et à partir de ce moment Gigi devient Gig, Gloria nous raconte que "Ainsi devins-je sa honte, son secret bien gardé".

C'est en effet une autre facette du génie de la littérature américaine que nous présente avec beaucoup de tendresse et avec brio, Brigitte Kernel.

Grégory, Gloria deviendra avant sa déchéance un médecin, père de huit enfants, marié quatre fois avec trois femmes.

On retrouve Gloria en prison à Miami, arrêtée pour attentat à la pudeur dans un bar suite à la consommation de drogues et d'abus d'alcool.  C'est en prison qu'elle va nous raconter sa vie, son parcours, ses amours, ses zones d'ombres, son mal être, sa vie durant dans un corps qui n'était pas le sien.

Elle nous raconte son enfance, une mère morte jeune qui voulait une fille et qui ne l'a jamais vraiment aimée, sa mère dont on l'accuse de l'avoir tuée.  Gloria ne supportant pas l'injustice, se battra pour rétablir la vérité et prouver le contraire.

Un père célèbre, pour qui elle est la honte, un père qui l'adore pourtant mais en secret car il ne peut accepter l'état transgenre de Grégory, et plus tard sa honte encore plus grande lorsqu'il sera radié de l'ordre des médecins.

Ce roman, c'est aussi des histoires d'amour, la plus belle avec Ida qu'il épousa deux fois, l'amour pour ses enfants qui le poussa à attendre d'avoir 64 ans avant de prendre vraiment son corps de femme.

Et puis, il y a aussi la peur, l'insulte difficile à vivre pour Gloria suite surtout aux violences dont elle fut l'objet avec Douglas Robinson.

Un autre aspect traité avec délicatesse par l'auteur est la malédiction des Hemingway et les idées suicidaires de nombreux membres de la famille.

Il y a beaucoup d'autres choses magnifiques dans ce roman.  L'écriture est fluide, les mots doux, bien choisis.  Ce récit m'a emporté, j'ai appris beaucoup de choses.  Un petit bijou à lire sans modération.

C'est un coup de coeur pour moi. ♥♥♥

Les jolies phrases

Je suis une femme.  Je suis simplement née dans un corps d'homme.

La bête était en lui comme elle est en moi.  Une bête qui va à l'abattoir sans verser une larme.  Mais qui voudrait retenir encore un peu le temps avant l'heure de la mise à mort.

On peut tous tuer à un moment ou à un autre, c'est la faille en nous qui hurle à l'injustice, un cri depuis longtemps bridé.

Les mots sont plus violents que les coups.

Mais les insultes, c'est le pire, ça ne cicatrise pas.  C'est la terreur inscrite en vous, le tatouage odieux partout à l'extérieur et à  l'intérieur de soi.

Sous la carapace rugueuse de son père, son caractère d'ours, une subtile délicatesse.

Vous savez, ce n'est pas le nombre d'échardes que nous avons dans le coeur qui compte, c'est la profondeur des cicatrices mal refermées.

Avez-vous déjà observé un amateur d'arabica à la seconde où ses lèvres effleurent la mousse du nectar ? Son régal l'apaise et son apaisement le régale.

Allez savoir.  Les auteurs sont de telles éponges, des mousses imbibées de détails appartenant à la vraie vie.  Ces reliefs, ces rondeurs et ces senteurs qui font l'existence.  Ils sculptent leur oeuvre, refondent la réalité et la dépassent parfois, avides de trouvailles. "Un écrivain, jurait Ernest, doit dépasser la réalité pour la rendre plus vraie.  Le mensonge doit paraître plus véritable que le réel.

Quel est le pire enfermement ?  Ici, entre ces murs?  A la clinique des fous et des fragiles sous calmants ? Dans son corps d'homme autrefois ?  Ou cette enveloppe de femme aujourd'hui quand Ida ne veut plus me toucher ?

La célébrité a un prix car, toujours, elle devient agression, et impossible de la ranger dans un coin de sa poche. Comme le ver coupé en deux, elle survit à elle-même.

Je veux t'aider, Gloria, tu es si douce, rares sont les êtres bienveillants et purs comme toi.  Tu es née dans le mauvais corps, il faut que tu deviennes toi, sinon tu ne feras que survivre puis mourir à feu doux.

Il n'est pas facile d'être la progéniture d'un homme célèbre, son ombre vous couvre tout entier d'un voile, une sorte de toile de cinéma sur laquelle chacun projette son idée du grand homme, son fantasme éveillé.

dimanche 9 février 2020

Bilan de mi-parcours de Belgestagram

Bilan de Belgestagram à mi-parcours

cover photo, L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, texte

C'est le 21 janvier qu'à commencé ce challenge proposé par @cappuccino.and.the.books, il est peut-être temps à mi-parcours de dresser le petit bilan.

Lecture 1

























Terminée le 28/01 je joue et valide Ath (le pavé soit 560 pages ) 75 points, Liège (accent),25 points, Gand (complot, pouvoir) 50 points et Tournai (pour l'auteur frontalier) 25 points

560 Pages  soit 110 points

A la fin de la première lecture : 285 points

Lecture 2

















Terminée le 31/01  , je valide Charleroi (bd) 25 points, Ostende (la mer) 50 points

Nombres de pages : 160 pages  soit 30 points

105 points

Total après deux lectures : 285 + 105 = 395 points

Lecture 3 


















Terminé le 2 février

Je le joue dans la catégorie Anvers (dernier livre reçu) 25 points et comme c'est un livre d'adolescence, de premier amour, je joue aussi Bruges (pour la romance) 25 points, Louvain-la-Neuve (young adult) 25 points

Nombre de pages : 156 soit 30 points

105 points

Total après ces trois lectures :  285 + 105 + 105 = 500 points

Lecture 4






















Terminée ce 9 février

Je joue ainsi Binche (couverture orange) 50 points et à plus d'un titre la ville de Bruxelles car c'est là que se passe l'action de ce roman belge 100 points

Pages ; 400 soit 80 points

230 points

Total après 4 lectures : 285 + 105 + 105 + 230 = 730 points


Nous sommes à mi-parcours, il me reste 3 villes à conclure.


1. Anvers : le dernier livre acheté ou reçu. 25 points
2. Arlon : sortir de sa zone de comfort . 75 points
3. Ath : ville des géants, lire une brique de + de 500 pages. 75 points
4. Binche : une couverture orange 50 points
5. Bruges : une romance 25 points
6. Bruxelles : un auteur belge 100 points
7. Charleroi : une BD 25 points
8. Gand : roi, complot, pouvoir 50 points
9. Liège : connu pour son accent, un accent dans le titre 25 points
10. Louvain-La-Neuve : yong adult 25 points

11. Namur : chevalerie, conte, légendes 50 points
12. Ostende : mer, océan, piraterie 50 points
13. Spa : feel good, détente, bien-être, un livre doux 25 points
14. Tournai : auteur frontalier (Fr/NL/Lux/Allemagne) 25 points


Bon challenge.


samedi 8 février 2020

Détox - Jim et Antonin Gallo

Détox  -   Jim & Antonin Gallo

BD DETOX

Grand Angle
Parution : 27 mars 2019
Scénario : JIM
Dessin : Antonin GALLO, JIM
Couleur : Antonin GALLO
Pages:
ISBN 978-2-81896-676-1
Prix : 16.90€

Présentation de l'éditeur

Se retrouver face à face avec soi-même. La pire compagnie qui puisse exister…


Mathias vit à 200 à l’heure. Jusqu’à ce que son médecin lui conseille de mettre le pied sur le frein. Sans ça, Mathias risque gros. Il décide alors de suivre un stage un peu particulier. Pendant dix jours, pas d’ordinateur, pas de téléphone. La nature à perte de vue. Un séjour pour retrouver ce qu’il est vraiment au fond de lui. Mais avec quoi occupe-t-on son cerveau quand on n’a pas à checker ses mails toutes les dix minutes ? Y a-t-il une vie sans la 4G ? Sans l’urgence, sans le trop-plein de tout qui nous prouve qu’on existe ?

Mon avis

Mathias d'Ogrémont a tout, c'est un directeur d'entreprise hyperactif. Deux téléphones en poche, un pour la famille, un pour les affaires, il vit à du 200 à l'heure. Un check up lui dit de se calmer qu'il va vers l'AVC garanti, il n'en a que faire, il s'en fout et travaille comme un dingue jusqu'au jour où .. Victoria sa plus proche collaboratrice qui vit le même rythme effréné que lui meurt d'un AVC.


Tout se bouscule dans sa tête, des amis lui avaient parlé d'un stage de détox, il se moquait d'eux, oui mais c'était avant, le voilà abandonnant tout sans la moindre explication, en route pour ce stage de détox.


C'est à des lieues de son mode de vie, on le prive de tout, voiture, téléphone..., il est en pleine nature à boire du jus de romarin ...survivra-t-il à ce régime ?


Première partie d'un album prenant, un sujet qui nous parle dans ce monde de dingues.. j'attends la suite avec impatience.. Super graphisme, dans les tons gris et orangés. J'adore.

♥♥♥♥♥


Quelques jolies phrases


Libère l'esclave qui est en toi.

Vous n'aimez pas beaucoup les femmes, vous, hein ?
Moi je les aime trop! Trop les aimer, ça revient exactement au même.






mercredi 5 février 2020

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Deux week-end en vadrouille , conséquence directe : 5 chroniques à rédiger et une multitude d'entrées dans ma PAL.

Aucune description de photo disponible.


C'est parti je vous fais découvrir tout ça.

Et si on commençait par les auteurs belges !




Un grand merci à Armel Job pour son tout nouveau roman, lecture prévue ce mois-ci, je vous en parle bien vite.


La disparue de l'île Monsin   -  Armel Job

La Disparue de l'île Monsin

Robert Lafont
Parution : 06/02/20
Pages : 306
Isbn : 9782221246580
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur


Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l’eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps.

Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l’île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu’il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu’elle allait se jeter à l’eau. Le lendemain matin, elle s’est volatilisée.

Que s’est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l’hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ?

Chargé de l’enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l’occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l’âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.

Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu’à une question essentielle : qu’est-ce qui donne du sens à une vie ?

J'avais beaucoup apprécié le précédent, envie de relire Viktor Lazlo

Trafiquants de colères   -    Viktor Lazlo

Trafiquants de colères

Grasset
Parution : 29/01/20
Pages : 400
Isbn : 9782246823155
Prix : 22 €

Présentation de l'éditeur

Cette histoire se déroule entre 1945 et 2010, sur trois continents et trois générations.
Daniel Kaufman, survivant du camp de concentration de Majdanek, retrouve son fils ainsi que sa petite nièce, miraculeusement sauvée de la mort dans un pensionnat catholique.
Ensemble, ils rêvent d’un eldorado où leur identité ne sera plus remise en question et font route vers la Palestine.

Pierre Marie Isidore Gaudrèche, arrière-petit-fils de l’esclave affranchie Yamissi, a été abandonné par sa mère, la perfide Fleur. Confié d’abord à des paysans ardéchois, il va les quitter pour étudier à Paris où il rencontrera la femme qui aiguisera sa conscience politique et l’emmènera à Baltimore au moment où le Black Power prend son essor.

Daniel Kaufman, Pierre Gaudrèche et leurs familles vont cheminer vers un même idéal : un monde où les juifs ne sont pas stigmatisés et où les noirs ont acquis leurs droits civiques. Une société qui échappe au cynisme du capitalisme.

Les routes de ces deux lignées familiales vont se croiser, et leurs amours provoqueront un malentendu dont les héritiers feront les frais.

Ces destins individuels sont emportés dans la tourmente de la grande Histoire au moment de la naissance de l’état d’Israël et de l’avènement des libertés civiques pour les descendants d’esclaves aux U.S.A.

Une sortie de l'automne dernier , merci Sarah.

Madame S    -  Sylvie Lausberg


Slatkine & Cie
Parution : 24/10/2019
Pages : 240
Isbn : 9782889440870
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur


L’anecdote est célèbre : alors que le président Félix Faure agonise, sa « connaissance » s’est sauvée par l’escalier de service. Cette mort en épectase va changer le cours de l’affaire Dreyfus et bouleverser le destin de celle que l’on surnomme depuis la « pompe funèbre »… Intriguée par cette « putain de la République », une journaliste recluse décide d’enquêter.





Sylvie Lausberg livre un passionnant thriller historique sur les traces volontairement effacées de Marguerite Japy-Steinheil, personnalité troublante dont le traitement politique et médiatique dit long sur les secrets d’un État français toujours aux prises avec les mêmes démons : antisémitisme, antiféminisme, petits arrangements entre amis et journaux avides de scandales.

Encore un auteur que j'aime suivre :

La vie de famille  -  Patrick Roegiers

La vie de famille

Grasset
Parution : 15 janvier 2020
Pages : 192
Isbn : 9782246816195
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur


« Lorsque j’ai été mis à la porte de chez mes parents le jour de mes vingt ans, vendredi 22 septembre 1967, j’aurais dû comme Salvador Dali dans la même situation me raser le crâne et placer un oursin sur le dessus de ma tête, à l’instar de Guillaume Tell posant une pomme sur le front de son fils … »

Dans ce livre incisif et percutant, allègrement écrit, après avoir attendu longtemps, avec beaucoup d’amusement et une grande sincérité, Patrick Roegiers parle pour la première fois de lui-même, de ses parents, de sa famille, de son éducation, des fracas de son adolescence et des tumultes de son enfance. Sans nostalgie mais non sans émotion, il raconte son histoire comme il l’a vécue et, surtout, telle que la reconstitue et la ressent inconsciemment la mémoire. Le portrait de sa mère, Gorgone moderne, Médée vengeresse, chargée d’une lourde hérédité et agonisant sa progéniture, est plus que saisissant. Le souvenir n'est pas le pardon. Le passé n’est jamais mort. C’est un fantasme du présent.


Hâte également de retrouver la belle plume de Nathalie Skowronek

La carte des regrets  -  Nathalie SKOWRONEK

La carte des regrets

Grasset
Parution : 05 février 2020
Pages : 144
Isbn : 9782246821519
Prix : 16 €

Présentation de l'éditeur

Suicide, assassinat, mort accidentelle ? Les circonstances de la mort de Véronique Verbruggen sur un sentier des Cévennes n’auraient pas valu plus de quelques lignes dans la presse si la victime n’avait pas été une éditrice reconnue. Deux hommes s’interrogent et partagent un même chagrin : Daniel Meyer, son mari, ophtalmologue, et Titus Séguier, son amant, cinéaste qui jusqu’au bout aura attendu qu’elle vienne partager sa vie.

Pour Daniel, rien n’est jamais venu troubler les vingt ans de vie commune avec sa femme, qu’il aime indéfectiblement. Quant à Titus, dépossédé de son amour, il hésite entre se taire par respect des convenances ou élever à Véronique un « testament amoureux » cinématographique, en poursuivant le projet entamé avec elle avant sa disparition.

Il y a aussi Mina, la fille de Véronique, vingt et un ans, née d’un premier amour. Trop de sous-entendus, d’indices qui ne trouvent pas leur place dans le puzzle familial… Qui était cette mère dont les tourments se lisaient en filigrane ? Demander des éclaircissements à son beau-père serait si douloureux pour Daniel… Alors Mina remonte la trace de Titus Séguier. Elle découvre la complexité d’une mère écartelée, celle des sentiments, et comprend qu’on ne connait jamais tout à fait cet autre qui nous semblait si proche.

Derrière le vernis des apparences, le portrait bouleversant d’une femme qui ne pouvait pas choisir. Nathalie Skowronek dit avec une grande subtilité les différentes facettes de l’amour et comment si les époques changent, les écartèlements du cœur demeurent.

Un tout grand merci à Dominique Zachary et aux éditions Kiwi pour l'envoi de son nouveau roman

Les frémissements du silence  -  Dominique Zachary



Kiwi
Parution : 06 février 2020
Pages : 246
Isbn : 9782378830823
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur 


A priori, ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Déjà pour une question de rythme et de volume de voix. Alex Pergaux, chef d’entreprise, 58 ans, revêche et autocentré, parle vite, parle fort, ne vise que la rentabilité. Françoise, infirmière, 39 ans, peintre à ses heures, discrète et mystérieuse, parle lentement, d’une voix douce, ne vise que l’humanité.

Et pourtant leurs chemins vont se croiser. Alex voit ses plans bouleversés lorsqu’on le prévient que sa mère se meurt en soins palliatifs. Il découvre dans cet endroit des valeurs qui le bouleversent : aux frontières de la mort, les équipes soignantes rient et protègent leurs patients. Françoise l’observe et le déstabilise, au risque de faire vaciller Alex.



Il va d’abord devoir apprendre à parler moins fort, puis à parler moins, jusqu’à ne plus parler du tout. Il devra ensuite apprendre à écouter. À apprivoiser le silence. Et ça fait peur, le silence, surtout quand on n’y est pas habitué…

Une quête de soi bouleversante qui va réunir ces deux antipodes, du service des soins palliatifs en Lorraine jusqu’aux confins

On continue avec un peu de BD



Un double achat de mon mari

Spirou L'espoir malgré tout    "Première partie'"  Emile Bravo

Le Spirou d'Emile Bravo - tome 2 - SPIROU l'espoir malgré tout (Première partie)

Dupuis
Parution : 05/10/2018
Pages : 88
Isbn : 9791034731626
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur

Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s'est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l'arrivée imminente de la guerre, Fantasio s'est engagé dans l'armée belge. Dans la forteresse d'Ében-Émael, il est impatient d'en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l'armée allemande...
Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l'oeuvre "dégénérée", et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la "question juive" et la complexité de la situation internationale.

Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs.

L'espoir malgré tout seconde partie  -  Emile Bravo

Le Spirou d'Emile Bravo - tome 3 - SPIROU l'espoir malgré tout (Deuxième partie)

Dupuis
Parution : 04/10/2019
Pages : 88
Isbn : 9782800160986
Prix 16.50 €

Présentation de l'éditeur

Automne 1940. Spirou arrive à convaincre Fantasio de ne pas prendre le train pour partir travailler en Allemagne. Mais les temps sont durs et Spirou est menacé d'expulsion par le prêtre qui lui loue une chambrette. C'est alors qu'il a une brillante idée : avec Fantasio, il va monter un théâtre de marionnettes itinérant pour donner un peu de joie aux enfants qui n'ont rien d'autre à faire que de subir (ou jouer à) la guerre. Félix et Felka, le couple de peintres juifs allemands exilés à Bruxelles, les aident à réaliser les décors, et Fantasio, esprit débordant de créativité, écrit des contes pleins de violence et de gueuletons. Le spectacle plaît beaucoup à M. Henri, un mécène, qui les engage pour qu'ils aillent jouer un peu partout en Belgique. Et c'est ainsi que Spirou et Fantasio partent à vélo sillonner le pays avec leur théâtre itinérant. Mais Fantasio va tomber amoureux, et son comportement et ses secrets vont commencer à attirer de graves ennuis à Spirou...

Direction Grand Angle, tout d'abord une nouveauté de février

Ma fille, Mon enfant   -   David Ratte

BD MA FILLE, MON ENFANT

Grand Angle
Parution : 29/01/2020
Pages : 96
Isbn : 9782818969069
Prix : 18.90 €

Présentation de l'éditeur



Elle s’était opposée à son histoire d’amour. Pourra-t-elle renouer avec sa fille ?


Le jour où Chloé annonce à sa mère que son petit copain s’appelle Abdelaziz, la nouvelle passe mal. Car, bien qu’elle s’en défende, Catherine est raciste. Et que personne ne se berce d’illusions ! Elle désapprouve cette relation et ne se prive pas de le faire savoir. Les relations entre la mère et la fille se tendent, se détériorent, s’amenuisent, puis disparaissent. Quand un évènement tragique frappe Abdelaziz, Catherine veut soutenir sa fille. Mais le lien est rompu.


Une adaptation d'un roman de Pagnol, j'aime bien l'idée

Topaze   -   Serge Scotto-Eric Stoffel -Eric Hübsch




Bamboo -Grand Angle
Parution : 06/11/2019
Pages : 129
ISBN : 9782818976616
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur

Naïf et sincère, Topaze est professeur dans une pension dirigée par l'impitoyable Monsieur Muche, tyrannique avec ses subalternes autant qu'obséquieux avec les riches parents d'élèves. et uniquement sensible à l'idée de ne pas leur déplaire ! Or, c'est précisément la faute que commet Topaze en refusant de mettre une bonne note à un élève qui ne l'a pas méritée. Apprenant par mégarde que Topaze souhaite épouser sa fille, Muche, furieux, le licencie. Congédié, le professeur trouve une place de secrétaire auprès d'un homme politique à la moralité douteuse. Topaze se retrouve entraîné dans des affaires louches, bien loin des leçons de morale qu'il enseignait à ses élèves.

Je vous conseille de visiter l'expo Servais au Musée Piconrue de Bastogne, magnifique, elle m'a donné l'envie du somptueux catalogue et de cette édition complète de Lova

Lova   -  Servais

Couverture de Lova -INT- Intégrale


Dupuis
Aire Libre
Parution : décembre 2011
Pages : 164
Isbn : 9782800155173
Prix : 28.95€

Présentation de l'éditeur


Lova disparaît dans la forêt ardennaise. Huit ans plus tard, elle est retrouvée vivant parmi les loups. Nue, couverte de plaies, sauvage. Commence alors la délicate rééducation de l'enfant-loup. Grâce à Catherine, sa mère, les progrès se font spectaculaires mots retrouvés, bribes de souvenirs, sourires arrachés au néant. Mais, pour ne pas céder à l'appel de ses frères loups, Lova doit lutter de toutes ses forces : un combat terrible, émouvant, et à l'issue incertaine. Lova, un regard neuf et poignant sur le mythe de l'enfant-loup.

Jean-Claude Servais   Au-delà du trait

Jean-Claude Servais. Au-delà du trait

Musée Piconrue
Catalogue expo
Pages : 244
Isbn 9782930875057
Prix : 25 €



Au début des années 1980, le dessinateur Jean-Claude Servais s’impose dans le milieu de la bande dessinée avec La Tchalette, Tendre Violette, Isabelle… Après 40 ans de carrière et autant d’albums à succès, tant en Belgique qu’à l’étranger, il est considéré comme l’un des auteurs majeurs du 9e art. Il est également devenu un véritable symbole dans sa région.

Amoureux de l’Ardenne et de la Lorraine, entre Gaume et Pays d’Arlon, Jean-Claude Servais transporte ses lecteurs dans un univers où se côtoient réel et fantastique. Son coup de crayon sensible et précis illustre son attachement à la terre et à la vie paysanne, à la faune et à la flore, à la vie simple loin de la fièvre du monde civilisé, à l’imaginaire et aux mystères de la forêt et surtout à la femme, qu’il croque sous les traits d’héroïnes libres, rebelles et sensuelles…

À travers cette publication richement illustrée, le Piconrue – Musée de la Grande Ardenne dévoile l’univers singulier d’un raconteur d’histoires et relayeur de mémoire. Les contributions d’écrivains, historiens de l’art, anthropologues, chercheurs en traditions et en légendes ou collectionneurs proposent des regards neufs et diversifiés sur l’œuvre du dessinateur gaumais. Elles montrent que les récits et les images de Jean-Claude Servais sont une fenêtre ouverte sur le patrimoine culturel de toute une région.

Auteurs : Thierry Bellefroid, Dominique Billion, Luc Courtois, Sylvie Delviesmaison, Chris Paulis, Marc Lamboray, Albert Moxhet, Jean-Luc Duvivier de Fortemps, Benoît Glaude, Sébastien Lambot

Futuropolis nous propose de jolies choses dont

Dans le même bateau    -    Zelba




Futuropolis
Parution : 06/11/2019
Pages : 168
ISBN : 9782754828529
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur

En novembre 2019, L’Allemagne fêtera les trente ans de la chute du mur.

À cette époque, la jeune Wiebke Petersen, 16 ans, pratique avec sa soeur Brita l’aviron à haut niveau. Elle réside avec sa famille à l’ouest de l’Allemagne, et sa vie se résume alors au lycée, à son club d’aviron et… aux garçons, bien loin des premiers signes de révolte qui grondent à l’est du pays. Deux ans plus tard, fraichement championne d’Allemagne, elle est sélectionnée dans l’équipe nationale junior, la toute première de l’Allemagne réunie depuis 1949 !

Lors des entraînements au lac de Ratzeburg dans le nord de l’Allemagne qui, un an auparavant servait de frontière naturelle avec la RDA, elle rencontre ces « autres » allemands, à la fois si semblables et si différents. Elle va devoir alors vaincre les préjugés et réticences mutuels pour former une véritable équipe unie et défendre ce pays, encore lestée par le poids d’une histoire écrite avant sa naissance.

Et pour terminer le rayon bd, Zidrou et la suite et fin de "Les Mentors"

Les mentors 2. Zeydou   -   Zidrou et Porcel

Les mentorsSeydou

Bamboo - Grand Angle
Scénario : Zidrou
Dessin : Porcel
Parution : 08/01/2020
Pages : 46
Isbn : 978281896192
Prix : 14.50 €

Présentation de l'éditeur

La légende des Mentors s’apprête à renaître !Les mythologies du monde entier regorgent de héros conçus sans que leur mère n'ait connu, charnellement, l'homme. Adam, Gilgamesh, légion de demi-dieux de la mythologie grecque ou romaine, pour ne pas parler de la miraculeuse conception du plus célèbre, sans doute, d'entre tous, « Al-Masih » ! Et s'il y avait un fond de vérité dans toutes ces légendes ? Et si, certains de ces Mentors existaient encore ?

On continue ?

Dernière partie en images :




Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre.  
Gérard de Cortanze


Albin Michel
Parution : le 2 janvier 2020
Pages : 384
Isbn : 9782226439765
Prix : 21.90 €

Présentation de l'auteur

Emigrée à San Francisco à l’âge de 17 ans, Tina Modotti y devient très vite une actrice de théâtre et une vedette du cinéma muet. Éprise d’Edward Weston, le célèbre photographe américain, elle part vivre à México où elle intègre les milieux intellectuels d’avant-garde. Devenue à son tour photographe, elle voit son nouvel amant, le révolutionnaire cubain Julio Antonio Mella, assassiné sous ses yeux, ce qui décide de son engagement dans la lutte politique. Commence alors pour elle une vie d’errance : Berlin, Moscou, Paris, l’Espagne en guerre…

Photographe de génie, femme à la beauté ravageuse, celle que d’aucuns surnommèrent la « Mata Hari du Komintern » construit un des destins les plus exceptionnels de son siècle. Mais qui était-elle vraiment ? Après la princesse Belgiojoso, Frida Kahlo, Violette Morris, Gérard de Cortanze, prix Renaudot pour Assam, se penche, dans ce livre plein de bruit et de fureur, sur le parcours libre et intense d’une femme perpétuellement partagée entre l’art et la vie.

Un premier roman à découvrir chez Julliard

Quand on parle du diable   -   Joseph Denize

Quand on parle du diable

Julliard
Parution :  02/01/2020
Pages : 544
Isbn : 9782260054337
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur

Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s’éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s’emparer d’un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n’a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques.

Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d’aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l’effroyable attirance de l’humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l’image.

Oh que j'ai envie de prendre le temps de découvrir cette plume :

Crazy Brave  -   Joy Harjo

Joy Harjo Crazy Brave

Traduit de l’anglais
(États-Unis) par
Nelcya Delanoë et Joëlle Rostkowski
Parution : 22/01/2020
Pages : 176
Isbn : 978211306652
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur

Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu’un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l’Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu’elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.

Brave. Courageux. Oui, c’est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D’appliquer l’enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume.

Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d’une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n’étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d’amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l’étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

Un nouveau roman pour Florent Oiseau

Les magnolias  -   Florent Oiseau


Allary Editions
Parution : 02 janvier 2020
Pages : 224
Isbn : 9782370733061
Prix : 17.90 €

Présentation de l'éditeur

– Caramel
– Pompon
– Cachou…
Il y a des gens, dans la vie, dont l’unique préoccupation semble d’imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d’acteur au point mort – depuis qu’il en a joué un, dans un polar de l’été, sur TF1 –, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée – voluptés de camionnette – et le dimanche aux Magnolias – où sa grand-mère s’éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis mamie chuchote : « J’aimerais que tu m’aides à mourir. » Autant dire à vivre… La seconde d’après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys : il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée…

Dans la lignée de Je vais m’y mettre et de Paris-Venise, Florent Oiseau brosse un nouveau portrait de loser magnifique – une parenthèse en Renault Fuego où valsent sandwichs aux flageolets, secrets de famille et cuites à la vieille prune, pour l’amour d’une grand-mère.

Une tentation aux éditions de L'Observatoire que je remrcie vivement

Le silence d'Isra   -   Etaf Rum

Les éditions del'Observatoire
Parution : janvier 2020
Pages : 432
Isbn : 9791032907504
Prix : 22 €

Présentation de l'éditeur




Palestine, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vit son époux et sa nouvelle famille.

La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux États-Unis une vie meilleure mais déchante vite : les femmes sont cloitrées à la maison, avec les enfants ; les maris, peu loquaces, travaillent jour et nuit. Invisible aux yeux du monde, la jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Mais comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont la fougueuse Deya…


Brooklyn, 2008. Deya, 18 ans, est en âge d’être mariée. Elle vit avec ses sœurs et ses grands-parents, qui lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université et se souvient combien sa mère était malheureuse, recluse et seule. Alors qu’est révélé un secret bien gardé, Deya découvre que les femmes de sa famille sont plus rebelles que ce qu’elle croyait et y puise la force de changer enfin le cours de son destin.


Dans ce premier roman aux accents autobiographiques d’une force inouïe, Etaf Rum pose un regard toujours nuancé sur la force libératrice de la littérature pour les plus faibles et les opprimés et sur les conflits intérieurs des femmes d’aujourd’hui, prises en étau entre aspirations et traditions.

Et pour terminer j'avais envie de découvrir la plume de Lou Vernet

Surtout le pire   -    Lou Vernet

Surtout le pire

Editions du loir
Parution : 20 septembre 2019
Pages : 272
Isbn : 9791094543177
Prix : 9.90 €

Présentation de l'éditeur

Ce que l'aube promet au jour n'est souvent qu'un leurre. Anne Carrière le vérifie à chaque découverte macabre. Cette fois-ci, il s'agit d'une jeune femme, Sandra Link, 24 ans, retrouvée morte dans sa baignoire. Un banal suicide, à première vue, comme il en existe toutes les quarante secondes dans le monde. Une histoire vite retracée. Fugueuse depuis ses dix-huit ans, la jeune femme venait d'accoucher deux jours plus tôt dans un hôpital parisien d'où elle s'était enfuie aussitôt en abandonnant son enfant. Bien trop jeune et seule pour porter un si lourd fardeau. Ce n'est pas la première ni la dernière fois et pourtant la légiste ne s'y fait pas. Surtout que c'est le second cas en moins d'un mois. À croire que toutes les guerres et les catastrophes ne suffisent plus à la misère humaine. Il faut encore que soient ajoutés au nombre des victimes des nourrissons. Comme un besoin d'éradiquer tout espoir, toute rédemption.

Et voilà terminé pour aujourd'hui, c'est vertigineux.