dimanche 9 décembre 2018

Réelle - Guillaume Sire

Réelle   -  Guillaume Sire


Réelle

Editions de l'Observatoire
Parution : 22/08/2018
Pages : 320
Code ISBN: 979-10-329-0243-1
Prix :  20 €

Présentation de l'éditeur


Enviée, choisie, désirée : Johanna veut être aimée. La jeune fille ne croit plus aux contes de fée, et pourtant… Pourtant elle en est persuadée : le destin dans son cas n’a pas dit son dernier mot.

Les années 1990 passent, ses parents s’occupent d’elle quand ils ne regardent pas la télé, son frère la houspille, elle danse dans un sous-sol sur les tubes à la mode, après le lycée elle enchaîne les petits boulots, et pourtant…

Un jour enfin, on lui propose de participer à un nouveau genre d’émission. C’est le début d’une étrange aventure et d’une histoire d’amour intense et fragile. Naissent d’autres rêves, plus précis, et d’autres désillusions, plus définitives.

L’histoire de Johanna est la preuve romanesque qu’il n’y a rien de plus singulier dans ce monde qu’une fille comme les autres.

L'auteur nous en parle





Mon avis

C'est une chronique sociale à laquelle nous invite Guillaume Sire par l'intermédiaire de la famille Tapiro issue de la classe moyenne.  

Didier, le père travaille dans une concession automobile, il aime Johnny.
Sylvie, la mère travaille elle dans une société import-export.

En dehors du travail, c'est devant la boîte noire, la télé qu'ils occupent leurs loisirs.  

Il y a aussi Kevin, le petit frère et Johanna, 13 ans au début du récit.

Pour Johanna, en dehors des cours de danse qu'elle délaissera pour les sorties au club avec sa copine Jennifer, son aînée de quatre ans, l'envie de plaire est grande.  Elle rêve de devenir célèbre et postule à "Graines de star", elle y chantera la chanson de son idole Ophélie Winter... oui mais , elle n'est pas prise , elle est déçue.  Déconvenue double car adolescente, elle rêve du grand amour et est prête à tout pour plaire à Antoine Dupré, un fils de la haute, contraste des classes sociales.

Les années passent, Johanna enchaîne les petits boulots, sa seule liberté sera de s'offrir un studio mais à quel prix !

Le destin n'aura pas dit son dernier mot car un jour, elle est contactée pour une nouvelle émission, la prod a retrouvé une photo donnée pour le casting de "Graines de star" et veut absolument la rencontrer.  La télé réalité débarque et "Big Brother" entendez "Le loft" arrive en France.  Un nouveau concept qui lui donnera la gloire et la célébrité, lui assure le producteur.  Johanna a 22 ans et veut croire en ses rêves...


Fable des temps modernes sur la télé qui occupe nos vies dans les années nonante, la génération télé, télé-réalité.  

Ce roman est clairement inspiré de Loanna -  même consonance que Johanna - il nous parle habilement des rouages de la télé réalité, il en démonte la mécanique, la cruauté.

La suite m 'a fait penser à "Cyril Hanouna", la télé poubelle (cela n'engage que moi) la connerie, la puissance d'un animateur sur ses chroniqueurs prêt à tout, au ridicule, à l'humiliation pour avoir un semblant de notoriété, de célébrité.

C'est captivant, rempli d'humour, de cynisme.  Un livre aux allures légères qui fait prendre conscience de la force de la petite boîte dans nos vies, enfin dans celle d'une génération qui vit sa vie par procuration  - (tiens tiens une chanson , les enfoirés, un spectacle la gloire, ceux qui ont lu le roman comprendront)  - dans l'inertie devant leur écran.

C'est lucide, acide, bien écrit.  Une belle satire sociale.  J'ai apprécié les nombreuses références musicales aux années 90.

A lire !

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

Il y a deux types de retraités, avait-elle expliqué à Johanna, ceux qui sont propriétaires et ceux qui paient un loyer.  Les premiers voyagent, les seconds regardent la télé.

Tu commences à comprendre que, dans la vie, les accidents sont inévitables, du coup tu en veux moins au platane pour la voiture qui selon toi n'était pas préparée.

Mamie prétendait que la vie était nécessairement parsemée d'accidents, et que la seule façon d'être heureux consistait à réparer chaque fois.

Malgré sa volonté de ne rien espérer (et parce que l'espoir est un mécanisme qui n'a rien à voir avec la volonté), elle était pleine d'espérance : Paris, la télévision, Ophélie Winter, les Etats-Unis, Johnny, Leonardo DiCaprio... et l'argent, beaucoup d'argent.

Mamie était une reine antique, une amazone, Wonder Woman, de ces femmes dont on ne dit qu'elles sont l'avenir du monde, et qui, paraît-il, sauvent le pays chaque fois que les hommes, ces abrutis, partent à la guerre pour le détruire, Mamie la courageuse, Mamie la solitaire, Mamie l'encyclopédie vivante, la sorcière inca, l'ingénieuse, la charitable, la clairvoyante Mamie. 

:::parce que  "la vie", selon lui, était semblable à l'océan ou à la montagne : on peut en profiter et l'abîmer, mais à la fin il y a une avalanche ; à la fin il y aura un raz de marée.




samedi 8 décembre 2018

Pourquoi il ne faut pas libérer Marc Dutroux ! - Alessandra d'Angelo

Pourquoi il ne faut pas libérer Marc Dutroux !    
Un psychopathe n'est pas amendable

Alessandra d'Angelo



Now future
Parution : octobre 2018
Pages : 142
ISBN : 978-2-930940-23-6
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur


En 2004, Marc Dutroux est condamné à la prison à perpétuité. Il est reconnu coupable de l’enlèvement de Laetitia Delhez et Sabine Dardenne, ainsi que de la séquestration, du viol et de l’assassinat d’An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Mélissa Russo. Depuis le printemps 2017, Bruno Dayez, son nouveau conseil, planche sur un plan de reclassement. Il estime que le détenu le plus célèbre du pays « mérite un autre destin que de finir ses jours en isolement ». Sa thèse : « Le temps passant, les gens s’améliorent. »

Pourtant, devant la cour d’assises d’Arlon, psychiatres et psychologues avaient exclu toute forme de rédemption. La psychopathie ne se traite pas. L’imprévisibilité réactionnelle est un élément inhérent l’illogisme d’un être humain atteint dans les méandres de son esprit. Vouloir protéger la société civile d’un tel individu, est-ce faire preuve de précaution légitime ? L’auteure démontre qu’accepter cette limite psychiatrique au principe de réinsertion post-carcérale est une prise de position responsable.

Mon avis

Un titre provocateur ? Une réponse à Maître Dayez avant tout.

Un sujet difficile.

Avec du recul Alessandra d'Angelo nous fait revivre cette sombre période dans la vie de notre pays.

12/08/1996 interpellation de Marc Dutroux et on retrouve saines et sauves ses deux dernières proies : Sabine Dardenne et Laetitia Delhez.  Les autres n'auront pas cette chance, ce sont les corps torturés, amaigris que l'on retrouvera dans l'une des propriétés de Dutroux, ceux de An Marchal, Eeftje Lambrechts et les petites Julie Lejeune et Mélissa Rousseau, ce 420 jours après leur disparition.

Émoi et colère dans la dignité avec la marche blanche qui rassemblera 300 000 personnes pour dénoncer les dysfonctionnements et carences de notre système judiciaire.

Cela engendrera les commissions parlementaires, des réformes importantes comme la fusion de la police et de la gendarmerie, un parquet fédéral, un tribunal d'application des peines, la naissance de Child Focus.

Un procès retentissant condamnera le monstre à la réclusion à perpétuité.

Est-ce la solution ?  N'y aurait-il pas lieu d'appliquer la libération anticipée et d'envisager une réinsertion ?

Question délicate soulevée par l'auteure mais aussi par Maître Dayez, défenseur de Dutroux l'été dernier.

La question que se pose Alessandra d'Angelo et ce qu'elle démontre avec brio dans cet essai est surtout qu'à chaque règle, il existe des exceptions et Marc Dutroux est une exception de taille car lui, c'est démontré est un psychopathe et un psychopathe cela ne guérit jamais.


Dutroux est froid, égocentrique, sans émotion, sans compassion, il est tourné vers lui et seulement lui, donc cela risque d'être difficile pour une réinsertion.  Les psychopathes ne représentent pas la majorité bien heureusement de la population carcérale.

L'enfermement n'est-il pas le moyen le plus sûr d'éviter une récidive et de protéger notre société ?
C'est une question que je me pose et vous pose .

De par cette enquête, l'auteure nous parle du système carcéral, de ses défaillances.  Enfermer n'est certes pas toujours la solution. L'enfermement, l'isolement sont une torture blanche, il désocialise encore plus mais l'état ne s'en donne pas les moyens.  Le nombre de professionnels de la santé mentale fait cruellement défaut dans le monde carcéral, plutôt que de priver de liberté, il faut souvent des soins, un encadrement, une éducation.

"Ouvrir une école c'est fermer une prison"

Notre État fait-il les bons choix ?  Ne devons-nous pas explorer d'autres pistes lorsque c'est possible?  Le sujet taraude l'auteure qui a déjà abordé le sujet dans un précédent excellent ouvrage "Prison case départ"

Voilà de belles réflexions pour aller de l'avant, pour préparer un changement, préparer une réinsertion, donner un sens à la peine.

A lire et à méditer;


Ma note : 9/10

Les jolies phrases

On ne naît pas psychopathe, on le devient.

La prison est un trou noir et la solution psychiatrique,unique est de l'ordre du mythe.  Une seule certitude, un être humain confirmé durablement dangereux potentiellement ne peut rejoindre ses semblables.

Même les auteurs des actes les plus répréhensibles conservent leur humanité fondamentale et portent
en eux la capacité de s'amender. Si on leur dénie ce droit à l'espoir, à quoi bon la prison.



Du même auteur j'ai lu

Il suffit de cliquer sur la couverture pour avoir accès à l'article

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mardi 4 décembre 2018

La vrai vie - Adeline Dieudonné ♥♥♥♥

La vrai vie     -   Adeline Dieudonné



L'iconoclaste
Parution : août 2018
Pages : 270
ISBN : 978-2-3788-023-9
Prix 17 €

Présentation de l'éditeur

Un roman initiatique drôle et acide. Le manuel de survie d'une guerrière en milieu hostile. La fureur de vivre.


Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs.

Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

LA POÉTIQUE DU CAUCHEMAR

La Vraie Vie est un roman initiatique détonant où le réel vacille. De la plume drôle, acide et sans concession d’Adeline Dieudonné jaillissent des fulgurances. Elle campe des personnages sauvages, entiers. Un univers à la fois sombre et sensuel dont on ne sort pas indemne.

L'auteure 




Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka, en 2017. La Vraie Vie est son premier roman.


Prix Fnac 2018

Prix première plume  'Furet du Nord'

Prix Renaudot des lycéens 2018


Prix Rossel 2018

Elle nous en parle 






extrait de la Grande Librairie 6/9/2018

Mon avis

"Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n'arrive pas dans la vraie vie."

Quelle claque ! C'est un livre dont on se souvient c'est certain !

Beaucoup d'encre a déjà coulé sur ce premier roman.  Extraordinaire ! Magistral !
On est captivé par la construction, l'écriture, on veut savoir ce qui va arriver même si à la lecture on passe par toutes les émotions possibles et imaginables.

La narratrice dont on ignore le prénom a 10 ans au début du récit.  Elle vit dans une cité grise, Le Démo, en banlieue juste à côté du 'Bois des petits pendus", charmant n'est-ce pas ?  Juste à côté comme terrain de jeux, il y a un cimetière de voitures où elle trompe le temps en compagnie de son petit frère Gilles, 6 ans.

Ils sont inséparables, elle adore ses éclats de rire et son sourire.  Ils sont heureux à leur façon dans leur réalité surtout lorsqu'en fin de journée ils entendent la sonnerie du marchand de glace qui leur apporte un peu de joie en fin de journée.

Parce que leur réalité c'est un pavillon quatre chambres, celle des parents, la sienne, celle de Gilles et celle des cadavres...  Le décor est planté, cela fait froid dans le dos, les cadavres : daguets, sangliers, cerfs, tête d'antilope, une défense d'éléphant et surtout celui de la hyène, qui toute empaillée semble toujours vivante à les observer.

Il faut dire que le père est chasseur, viandard, porté sur l'alcool.  Et quand il boit, il pleure en écoutant Claude François ou il s'en prend violemment à sa femme, la mère - une amibe- nous dit la narratrice, soumise, insipide, inexistante, préférant ses chèvres à ses enfants.

Pour sortir de cette vie, un tour à la casse, une visite chez Mona qui raconte des histoires, une petite glace avec la complicité de son frère.  Seulement voilà, un jour un accident, un drame survient .

Terminé la magie du glacier, sa petite musique enfermera Gilles dans un mutisme, il perd son sourire, devient cruel et sadique, on dirait que la hyène l'a envahi, qu'elle occupe son corps et son esprit.

La narratrice est résolue à sortir son frère des griffes de la hyène et de son père car il se rapproche de lui et sa cruauté déteint.  Elle est résolue à sauver son frère à tout prix, à imaginer une machine à remonter le temps pour que tout soit comme avant.

Passionnée de sciences, d'une admiration sans borne pour Marie Curie, elle va étudier sans relâche avec l'aide d'un professeur, il y a aussi Champion et Plume qui lui donnent le courage de devenir une guerrière.

Roman d'initiation, conte des temps modernes, la narratrice passera rapidement de l'enfance à l'ado voir l'adulescence.  Elle est bien résolue à ne pas devenir une proie, au contraire elle se battra comme une lionne.

C'est parfois glauque, cruel, noir mais c'est passionnant.  De ces yeux d'ado (on la suivra six étés) , elle nous dépeint la noirceur sociale avec des mots justes, pas un de trop, pas un trop peu.  Poésie macabre, cruauté, violence, amour se côtoient.  Ce récit est fulgurant, l'écriture est maîtrisée oscillant entre douceur et violence.  C'est original, addictif, un récit d'ambiance, d'atmosphère.

La frontière entre la réalité et le monde onirique est mince.  La lecture est parfois éprouvante, dérangeante, on se demande si on vit un rêve ou un cauchemar.  Un récit sur la résilience, la rage de vivre la vraie vie.

Pour toutes ces raisons c'est un coup de ♥

Curieuse de voir ce que Julie ma binôme en a pensé, son avis se trouve ici  (il arrive bientôt)

Les jolies phrases

Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n'arrive pas dans la vraie vie.

A partir de ce moment là, ma vie ne m'est plus apparue que comme une branche ratée de la réalité, un brouillon destiné à être réécrit, et tout m'a semblé plus supportable.

Comme un abcès qui avait pris le temps de mûrir, l'horreur éclatait  et se déversait sur ses joues.  J'ai  compris  que c'était bon signe, que quelque chose se remettait à circuler en lui, que la machine repartait.

Que la vie est une grande soupe dans un mixer au milieu de laquelle il faut essayer de ne pas finir déchiqueté par les lames qui vous attirent vers le fond.

Il n'a pas arrêté de pleuvoir cet été-là.  On aurait dit que le ciel était en deuil.  De longues journées et de longues nuits mouillées, avec ce bruit de fond incessant, ce crépitement si triste qu'on aurait pu croire que la nature elle-même commençait à envisager le suicide.

Chez le professeur Pavlovic, je ne m'asseyais jamais.  Je faisais des allers-retours dans la salle à manger, comme un athlète avant une compétition.  Comme si le savoir avait besoin de mouvement pour aller se déposer au bon endroit.  Mon corps était tout impliqué dans le processus d'apprentissage; Plus je grandissais, plus je prenais conscience de son existence et de sa complexité.

Il disait : "Le voyage dans le temps, c'est comme l'immortalité, c'est un fantasme compréhensible, mais il faut apprendre à accepter l'inacceptable.






dimanche 2 décembre 2018

Il a rejoint mon Himalaya à lire

Il a rejoint mon Himalaya à lire

Une seule entrée cette semaine et c'est un livre que j'ai vraiment envie de découvrir au plus vite.  C'est le second roman de notre compatriote Jean-Louis Aerts.

J'ai hâte de retrouver sa plume et de retrouver Marylou, l'héroïne de "Un siècle de mensonge".
Mon billet se trouve ici , c'était un de mes coups de coeur lors du prix des lecteurs de Club en 2016.

Il est d'ailleurs sélectionné pour l'édition de cette année.  Prix Club 2018, si vous voulez faire partie des membres du jury , toutes les infos sont ici


Suis un peu chauvine j'assume parfaitement.

Voici enfin les infos sur le roman :

Un demi-siècle de mensonges     Jean-Louis Aerts



















180 ° éditions
Parution : le 30 novembre 2018
Pages : 350
ISBN : 9782931008003
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur

1940 : Emilie a 14 ans quand la Seconde Guerre mondiale vient bouleverser ses rêves adolescente.
1961 : Jeanne a 18 ans lorsque sa vie vole en éclats.
2006 : Marylou a 40 ans au moment où deux drames font basculer son existence et lui rappellent son douloureux passé.

Quel lien unit ces trois femmes ? Qui donc a intérêt à déterrer les vieux démons ? L’inspecteur Gleizner mène l’enquête et tente de démêler l’écheveau de mensonges qui entoure les mystérieux incidents dont est victime Marylou. Le lecteur est forcé de plonger de nouveau dans le passé pour comprendre le présent. Un récit croisé émouvant qui prend racine au début de la Seconde Guerre mondiale. L’auteur nous (re)prend par la main et nous guide avec curiosité à travers les méandres de la vie. Passionnant de bout en bout, ce roman revisite quelques événements marquants de l’histoire de Belgique. Jean-Louis Aerts conclut avec ce nouveau roman la fantastique saga commencée avec Un siècle de mensonges.


Du même auteur j'ai lu et adoré

Mon billet en cliquant sur la couverture

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Bilan de lecture de novembre

Bilan de lecture de novembre

Décembre déjà, on attaque le dernier mois de l'année.

En novembre j'ai réussi mon challenge de Goodreads, je m'étais fixée un objectif de 100 livres pour l'année, il a été atteint en novembre.

9 lectures en novembre et deux en cours, c'est mon bilan mensuel.

Voici le détail :


Pour #MRL18 #Rakuten  j'ai découvert le dernier opus de Maylis de Kerangal


J'ai dévoré ce premier tome de la série d'Alexis Aubenque



J'ai savouré cette bd d'un de mes auteurs préférés :




Enfin j'ai pu me faire ma propre idée ,  c'était notre LC avec Julie




Dans un autre registre, bien intéressant et interpellant



Alors là , c'est une pépite.  C'est juste splendide à découvrir de toute urgence


Du belge, un gros coup de coeur , la joie de retrouver la plume de Lorenzo Cecchi



Une lecture jeunesse avec le fiston, j'ai pris énormément de plaisir à la lecture




Nouveau partenariat avec les éditions de l'Observatoire que je remercie, l'univers de la télé réalité... tout un programme.  Je vous le conseille vivement.


En cours de lecture en fin de mois :

Je savoure et prends vraiment le temps avec les jolis mots d'Alain Cadéo


Un premier roman belge en découverte




Comme toujours, en cliquant sur la couverture, vous avez directement accès à mon billet s'il a déjà été publié.



mardi 27 novembre 2018

Lydie - Zidrou et Jordi Lafebre ♥♥♥♥♥

Lydie              -  Jordi Lafebre   ♥♥♥♥♥

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Dargaud
Un autre regard
Première parution  :  20/01/2012
Scénario : Zidrou
Dessins : Jordi Lafebvre
Pages : 56
EAN : 9782505015161
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur

Avez-vous déjà entendu parler de "l'impasse du bébé à moustache" ? Ne cherchez pas ce bout de rue sur un plan, vous perdriez votre temps ! Seuls Zidrou et Jordi Lafebre peuvent vous y conduire ! Les habitants de l'impasse, les "moustachus", partagent les joies et les peines du quotidien sous le regard d'une statuette de madone à l'enfant Jésus. Alors quand Camille, jeune femme simple d'esprit, perd sa petite Lydie tout juste née, tous les habitants la soutiennent. Ils sont solidaires à nouveau lorsque Camille leur annonce le retour miraculeux de sa petite fille. Mieux vaut un joli mensonge qu'une vilaine vérité, pensent-ils tous. Seulement qu'arrive-t-il quand la vérité reprend ses droits ?

Réédition à tirage limité, dans un nouvel habillage luxueux, avec une couverture inédite et un cahier de huit pages supplémentaire.

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Mon avis

Immense coup de coeur.  Du Zidrou comme j'aime.

La foudre ne frappe pas toujours au même endroit dit-on.. , ce n'est malheureusement pas le cas dans la famille de Camille.   Caille est un peu simple d'esprit, sa maman a perdu la vie en la mettant au monde et l'histoire malheureusement se répète.  Elle accouche mais sa fille "Lydie" meurt en venant au monde.   Elle ne veut pas l'admettre et dit que Lydie est revenue, elle est vivante.. 

Comme il est plus facile de faire le bien que le mal, les habitants du quartier des moustaches vont tous faire comme si Lydie était avec eux, ils s'intéresse à la petite, la voit grandir.

Beaucoup de tendresse et d'amour dans ce très bel album de Zidrou et Jordi Lafebvre, le complice de la série "Les Beaux étés".   C'est du Zidrou comme ceux que j'aime.  

A lire de toute urgence

♥♥♥♥♥


dimanche 25 novembre 2018

Le petit bon usage de la langue française - Grevisse

Le petit bon usage de la langue française   Grevisse

Cédrick Fairon et Anne-Catherine Simon



Editions DeBoeck
Parution : novembre 2018
Pages : 576
ISBN : 9782807316966
Prix : 29 €


Présentation de l'éditeur

Version courte de son illustre grand frère, Le petit Bon usage est une grammaire facile d'accès qui propose de très nombreux exemples puisés dans la littérature classique et contemporaine.


Grammaire complète et accessible, le Petit Bon Usage vous fera entrer dans la langue française grâce à ses nombreuses citations tirées d’œuvres d’écrivains, de poètes et de chanteurs classiques ou contemporains.

Avec :

– les règles principales et les variantes les plus courantes

– des milliers de citations littéraires en exemples

– un index des notions

– un index des auteurs cités

(Re)découvrez la grammaire française grâce à Victor Hugo ou Amélie Nothomb, Albert Camus, Bernard Weber ou Marc Lévy, avec des incursions chez Brassens, Stromae ou Goscinny et bien d’autres…

Auteurs

Maurice Grevisse


Maurice Grevisse naît le 7 octobre 1895 à Rulles (Belgique), d'un père forgeron et d'une mère couturière. En obtenant son diplôme d'instituteur, il s'écarte de la voie professionnelle paternelle. Il devient alors successivement régent littéraire, professeur et, enfin, accède en 1925 au titre de docteur en philosophie et lettres à l'Université de Liège. Ayant accepté de refondre une grammaire scolaire existante, il rédige une œuvre originale, Le Bon Usage, qui paraît en 1936 et deviendra le centre de toute une vie. Les plus grands grammairiens et écrivains de l'époque, dont André Gide, vont saluer ce travail minutieux. Il publie également une série de manuels reconnus pour l'enseignement secondaire. Plusieurs distinctions viendront ponctuer une carrière admirable, comme le prix De Keyn de l'Académie royale de Belgique en 1939 et la médaille d'or de l'Académie française en 1946. Maurice Grevisse disparaît le 4 juillet 1980 après avoir confié les rênes du Bon Usage à son gendre, André Goosse.


Cédrick Fairon


Titulaire d’un doctorat en linguistique informatique (Université Paris VII Diderot), agrégé en lettres, Cédrick Fairon est professeur à l'Université catholique de Louvain où il enseigne la linguistique et l’ingénierie linguistique. Il est actuellement Directeur du CENTAL, un laboratoire de recherche en traitement automatique du langage, qui analyse notamment les textes littéraires.


Anne-Catherine Simon
   


Titulaire d’un doctorat (Université catholique de Louvain) et d’un DEA (Université de Genève) en linguistique, agrégée en lettres, Anne-Catherine Simon est professeur à l’Université catholique de Louvain où elle enseigne la grammaire aux étudiants en Lettres. Ses recherches portent essentiellement sur le français oral, incluant des styles aussi variés que la chronique radiophonique ou le slam.

Mon avis

Une grammaire me direz-vous ?  Oui une grammaire et pas n'importe laquelle, le Grevisse la référence de mon enfance.

Pourquoi vous en parler ?

Car elle a été entièrement revisitée par deux passionnés de lecture, modernisée et au goût du jour.  Elle comporte des citations de plus de 300 auteurs, chanteurs, poètes contemporains ou classiques.

Une façon originale au départ d'une citation de revoir une règle grammaticale.  

De Patrick Bruel pour la chanson  Merci à qui, à quoi ?   (Qui a le droit ? 1991) en passant par Flaubert Mais qui donc la rendait si malheureuse ? (Madame Bovary 1856) l'occasion de revoir les pronoms interrogatifs par exemple.

Pour parler de l'absence du sujet : 

- notre compatriote Alain Berenboom "Hong Kong Blues" 2016   Je me contente d'envoyer à Kathryne un bref message : "Passeport récupéré. Caution inutile.Vais acheter le ticket de retour 
ou - Suis sortie de la pharmacie en chantant tout bas : Ô mon amour, à toi toujours. C'est bête, je sais.  Albert Cohen "Belle du Seigneur" 1968


- une maquette en 2 couleurs pour repérer les points importants
- le tableau des conjugaisons
- le rappel des règles de la nouvelle orthographe
- la féminisation des noms de métiers, fonctions, grades
- un index grammatical complet
- un index des auteurs cités


Un chouette outil à avoir sous la main pour vérifier les règles de grammaire ou tout simplement un chouette bouquin à ouvrir n'importe où pour savourer quelques citations et revoir de façon ludique l'usage de la langue.

Une revisite ludique, intéressante et pratique.





samedi 24 novembre 2018

Paul, je m'appelle Paul - Lorenzo Cecchi ♥♥♥♥♥

Paul, je m'appelle Paul     -   Lorenzo Cecchi  ♥♥♥♥♥



Lilys éditions
Parution : 05 septembre 2018
Pages : 201
ISBN-13: 978-2930848570
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

« Je m’appelle Paul », ce sont les seuls mots que prononce l’enfant res- capé d’une tragédie dans laquelle ses parents et ses sœurs ont péri. Le monoxyde de carbone a tué.

Adopté aussitôt par «tante Armelle», sœur de sa mère, qu’il ne connais- sait pas. Il sera élevé, rue Varin, près de la gare des Guillemins à Liège, une rue éclairée aux néons de la prostitution. Ensuite viendra l’appren- tissage à la boucherie où Léa, sa patronne, nouera avec lui une relation sentimentale qui durera toute sa vie.

Oui, ce Paul est inspiré d’un homme politique qui a réellement existé dans la Belgique des années 60-70.
Si la ressemblance est grande, elle n’est que prétexte à écrire une biogra- phie complètement fantasmée du personnage, sans grand rapport avec l’original.

Présentation de l'auteur




Lorenzo Cecchi est né à Charleroi en 1952. Agrégé en sociologie il a été animateur de maison de jeunes, promoteur des spectacles au National, administrateur de sociétés, ou encore commissaire d’exposition avant de terminer sa carrière en tant que commercial dans une société de protection incendie. Pendant dix ans, il a également enseigné la philosophie de l’art à l’académie des Beaux-arts de Mons.


Son premier roman, « Nature morte aux papillons » au Castor Astral (2012) a été sélectionné pour le Prix Première de la RTBF, le prix Alain-Fournier, ainsi


que les prix Saga Café et des lecteurs du magazine « Notre Temps ». Il a publié chez ONLIT éditions «Faux Témoignages» et «Petite fleur de Java», respectivement en 2014 et 2015. En 2016 sont parus «Un verger sous les étoiles» aux éditions du CEP et Contes espagnols, un recueil de nouvelles illustrées par le peintre Jean-Marie Molle, au Cactus Inébranlable Editions. Sans oublier le recueil de nouvelles « Le Blues social Club », également au Cactus Inébranlable Editions.

Il nous en parle





Mon avis

Lorenzo Cecchi est un auteur de chez nous.  J'avais eu la chance de le rencontrer lors d'une soirée organisée par la librairie Antigone à Gembloux  à l'occasion de la sortie de son livre "Petite fleur de Java" en 2015.  Il dort d'ailleurs encore dans ma PAL (Shame on me).

J'avais aimé le personnage, touchant au franc parler, vrai.  J'ai apprécié son recueil de nouvelles "Contes espagnols".  Et j'avais vraiment envie de retrouver son écriture dans un roman.
Ce fut un enchantement.

Dès les premières pages, il m'a donné envie de savoir qui était vraiment Paul.

Construit comme un polar, créant le suspens même si le récit n'en est pas un mais bien l'histoire d'une vie, une confession construite avec beaucoup de psychologie, un peu comme l'écriture de Simenon.

Jean-Luc Jeandrain est journaliste, critique d'art.  Il est contacté par un certain André Aubert qui lui propose un rendez-vous.  Il n'en a plus pour longtemps, six mois tout au plus, il est peintre et aimerait que Jean-Luc voit son travail.  Qu'il écrive un article ou pas, ce sera rémunéré 6000 €.

L'argent ne coulant pas à flot , il est intrigué et se rend au rendez-vous.

Qu'elle ne fut pas sa stupeur lorsque l'homme barbu et chevelu lui apprendra qu'il est son frère !  Et en le détaillant bien il se rendra compte qu'il s'agit de Paul Van Derbrug, VDB .  VDB oui vous avez deviné, l'ancien  premier ministre, celui qui avait été enlevé en 1989 contre une rançon.

Une figure emblématique, charismatique du paysage politique belge.  Un accent fort, une chanson de Brussels Sound Revolution en 2002.....

Lorenzo Cecchi s'est inspiré du personnage, de ses origines; une famille de boucher, il deviendra industriel de la viande, son ascension politique, son enlèvement.  C'est le point de départ.

Il a librement inventé une biographie.  Seul survivant d'une famille qui a péri du monoxyde de carbone, élevé par une tante dans un bordel des rues de Liège.  Son parcours d'apprenti-boucher, d'industriel, la politique. Une seule femme : Léa, mère, soeur, amante, égérie... et le rapport avec ce frère Jean-Luc.

Si vous voulez le connaître, lisez ce roman.  Pour ma part je n'ai pu le lâcher avant de l'avoir terminé.

Lorenzo Cecchi a l'art d'habiter ses personnages, de les rendre humains, vivants, empreints de sentiments.

C'est l'histoire d'un homme qui au seuil de sa vie dresse le bilan de ce qu'il a été ou aurait pu être.

L'écriture est belle, naturelle, sincère, authentique.  Elle est franche sans faux semblant.  Introspective parfois avec une certaine tension.  C'est vraiment un coup de coeur, un excellent moment.


Lisez-le et venez me dire ce que vous en avez pensé.

Ma note : ♥


Souvenir 

La conférence de presse de Paul Vanden Boeynants (JT15-02-1989)






Les jolies phrases

Francine c'est mon nom de scène, Mercedes un pseudo, comme en usent les artistes, car satisfaire l'homme est un art, sûr que c'est de l'art, monsieur Arsène qu'elle gueule en pointant son doigt sur la
maigre poitrine du poitrinaire.  "Mercedes", ça évoque l'Amérique du Sud, la fièvre des tropiques qu'elle explique, les tangos de Carlos Gardel et aussi Tino Rossi  - qu'elle adore, mais seulement quand il chante des tangos -.

Il est né au Congo, comme le Congo de "Tintin au Congo", un pays immense où l'on va en colonies pour s'amuser.  C'est toujours Mercedes qui précise : ils sont en vacances tout le temps, les coloniaux, avec leurs doigts de pieds en éventail dans les transats.

C'était pour que je me souvienne que je sache que j'étais encore vivant que je devais retenir mon nom et le communiquer à qui me le demandait.  Sans nom, tu es là sans être là, comme Pedigree, l'apatride. Il n'existe pas Pedigree, pas même pour l'assistance publique.

La langue de la politique, son vocabulaire, que les médisants qualifient de langue de bois, fut assimilée en deux temps trois mouvements.  J'y ajoutai des touches du parler populaire agrémenté d'adages qui passaient pour l'expression du bon sens et très vite, malgré mon étiquette libérale, je renvoyai l'image d'un homme proche des petites gens; je comprenais leur langage puisque je parlais moi-même, et, par extension, même si cela n'avait rien de logique, entendais leurs préoccupations.

Répondre à une question sans y répondre tout en convainquant mon interlocuteur que j'y avais bel et bien répondu devint pour moi un jeu d'enfant.

L'idée m'a souvent traversé l'esprit que depuis l'au-delà, les mots veillent et éclairent le chemin de ceux à qui ils manquent.

L'homme bon est une rareté.

Du même auteur j'ai lu

Mon billet en cliquant sur la couverture

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vendredi 23 novembre 2018

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

(les petits derniers)

Voici les derniers arrivages dans ma pal , on commence par un ouvrage utile mais aussi ludique:

Le petit bon usage de la langue française   Grevisse

Cédric Fairon et Anne-Catherine Simon



Editions DeBoeck
Parution : novembre 2018
Pages : 576
ISBN : 9782807316966
Prix : 29 €

Présentation de l'éditeur

Version courte de son illustre grand frère, Le petit Bon usage est une grammaire facile d'accès qui propose de très nombreux exemples puisés dans la littérature classique et contemporaine.


Grammaire complète et accessible, le Petit Bon Usage vous fera entrer dans la langue française grâce à ses nombreuses citations tirées d’œuvres d’écrivains, de poètes et de chanteurs classiques ou contemporains.

Avec :

– les règles principales et les variantes les plus courantes

– des milliers de citations littéraires en exemples

– un index des notions

– un index des auteurs cités

(Re)découvrez la grammaire française grâce à Victor Hugo ou Amélie Nothomb, Albert Camus, Bernard Weber ou Marc Lévy, avec des incursions chez Brassens, Stromae ou Goscinny et bien d’autres…

Dans un autre registre, un roman graphique voici enfin le tome 4 

L'arabe du futur 4   -  Riad SATTOUF



Allary éditions
Parution : 27 septembre 2018
Pages : 288
EAN : 978-2-37073-125-8
Prix : 25.90 €

Présentation de l'éditeur


Ce quatrième tome du succès mondial L’ Arabe du futur couvre les années 1987-1992.

Âgé de neuf ans au début de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquée qu’il est tiraillé entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrée en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…

Dans le premier tome (1978-1984), le petit Riad était ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye de Kadhafi, la Bretagne de ses grands-parents et la Syrie de Hafez Al-Assad.
Le deuxième tome (1984-1985) racontait sa première année d’école en Syrie.
Le troisième tome (1985-1987) était celui de sa circoncision.
Ce quatrième tome, exceptionnel par son format (288 pages) et par ce qu’il révèle (le coup d’État de son père), est le point d’orgue de la série.
La série L’Arabe du futur est traduite dans 22 langues.


En voici un que j'ai envie de lire depuis sa sortie :

Khalil   -  Yasmina Khadra

Khalil

Julliard
Parution : 16/08/2018
Pages : 264
EAN : 9782260024224
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

Voici un auteur dont j'adore la plume, souvenez-vous de "Zoé" et de "Chaque seconde est un murmure"  heureuse de le retrouver dans un domaine un peu diffèrent 

Des Mots de Contrebande, (Aux inconnus qui comme moi ...)

Alain Cadéo

L’image contient peut-être : fleur

La Trace éditions
Parution : 12/11/2018
Pages : 144
ISBN979-1-09-751511-9
Prix :  16 €

Présentation de l'éditeur


Ces petits mots, ces intentions, ces billets, sont destinés à celles et à ceux qui, ne se connaissant pas, font partie de la même famille éparpillée : les affamés d’azur.

Nous, mendiants de la lumière, tendant la main pour des piécettes de partage, menue monnaie de notre joie, ce que nous cherchons c’est de pouvoir, sans aigreur ni amertume, poursuivre notre quête, nous rassembler autour des « mots de la tribu ».

Là, dans la caverne aux mille reflets de nos têtes, devant un bon brasier de phrases crépitantes, compagnons retrouvés nous tenant chaud, en n nous ne serons plus seuls…

Merci à Lilys éditions, un auteur de chez nous à découvrir:

Le temps des coquelicots  -  Pierre-Marie Dumont Saint-Martin

letempsdescoquelicots.pdf (1 page) 2018-09-18 21-43-55

Lilys éditions
Parution : 03/11/2018
Pages : 436
ISBN : 9782930848617
Prix : 24 €

Présentation de l'éditeur

Il y a cent ans, se terminait celle que l’on nommera la Grande Guerre. Celle où des millions d’hommes et de femmes ont perdu la vie. La Première Guerre qui restera marquée dans les livres d’Histoire comme un des événements marquants du xxe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu’alors. Elle a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions que toute autre guerre antérieure. Plus de soixante millions de soldats y ont pris part.


Âgé de dix-sept ans, Gérard Vandervelde achève son parcours d’étudiant au Conservatoire de Liège au moment où l’Europe sombre dans la guerre. Confronté dès les premiers jours du conflit aux atrocités commises par les troupes allemandes qui envahissent la Belgique, il va être emporté dans la tourmente des combats et sur les chemins de l’exil tout en essayant désespérément de sauver ceux qu’il aime. Mais cette guerre est un raz-de-marée où la survie relève du miracle.

Tout semble perdu dans l’abîme de souffrance où l’humanité est précipitée par la décision d’une poignée de criminels agissant dans l’ombre des chancelleries. Comme des millions de jeunes gens, il vit la souffrance des combats, déchiré entre sa conscience et un terrible désir de venger les massacres perpétrés sous ses yeux.

L’amour, l’amitié et la musique sont les seules étoiles qui continuent à luire dans un ciel de tempête traversé d’éclairs. Un roman qui ne manquera pas de séduire les passionnés de musique, d’aviation et d’Histoire, ainsi que les amoureux du monde équestre.

Deux nouveaux sur ma liseuse grâce à Net galley  , merci à Stock , repéré depuis la rentrée, primé je vais découvrir :

Avec toutes mes sympathies     -    Olivia de Lamberterie

Avec toutes mes sympathies

Editions Stock - La Bleue
Parution : 22/08/2018
Pages : 256
EAN : 9782234085800
Prix : 18.50 €

Présentation de l'éditeur

"Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas me taire.
Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.
Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants."

O. L.

Un tout grand merci à Super 8 éditions

Population : 48    -  Adam Sternbergh

Population : 48

Editions super 8
Parution : 11/10/2018
Pages : 432
EAN : 9782370561114
Prix : 22 €

Présentation de l'éditeur

Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi.

Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d’identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l’optique d’un nouveau départ.
En échange de l’amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l’extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu’à aujourd’hui. Errol Colfax, en effet, s’est suicidé… avec une arme qu’il n’aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l’enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l’essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s’abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura…
Férocement drôle, comiquement féroce, Population : 48 – le troisième roman d’Adam Sternbergh – est aussi un redoutable page-turner où, quelque part entre Tarantino et La Quatrième Dimension, aucun personnage n’est vraiment ce qu’il paraît être.

Et voilà c'est tout pour aujourd'hui.

jeudi 22 novembre 2018

Kivu - Van Hamme ♥♥♥♥♥

Kivu    -    Simon et Van Hamme    ♥♥♥♥♥

Kivu

Le Lombard
Collection signé
Scénario : Van Hamme
Dessins : Simon
Parution : 14 septembre 2018
Pages : 72
ISBN : 9782803672660
Prix : 14.99 €

Présentation de l'éditeur

Ingénieur fraîchement diplômé, François travaille pour un puissant consortium industriel. Il se voit confier la négociation d'un important contrat au Congo. Sur place il découvre le règne du cynisme et de la corruption, dans des proportions qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Son destin bascule définitivement quand sa route croise celle de Violette, une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle.


Prix Nobel de la Paix 2018  Dr Denis Mukwege et Nadia Murad


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Jean Van Hamme nous en parle





Mon avis

Le 2 octobre 2018 était décerné le Prix Nobel de la Paix au Dr Denis Mukwegé et à Nadia Murad, l'occasion de découvrir ce dernier album de Jean Van Hamme.

Cette bd nous apprend énormément de choses sur le Kivu, région du Congo qui a la particularité depuis des siècles de posséder en son sous-sol de grandes richesses dont tout le monde veut
s'emparer depuis la nuit des temps en malmenant, sacrifiant le peuple extrêmement pauvre qui l'occupe.

Ce sont de véritables expéditions meurtrières qui sont menées par l'INTERHAMWE - "ceux qui combattent ensemble" - des groupes armés menés par des auto proclamés militaires qui pour de l'argent car la corruption est à tous les niveaux incendient des villages, assassinent violemment vieillards et bébés.  Ils sèment la terreur en violant des fillettes et des femmes devant leurs proches, capturent le reste de la population pour l'exploitation des mines.

Ainsi vidés de ses habitants, le sol et le sous-sol peuvent être exploités par les multinationales à la recherche de Coltan.  Ce minerai de couleur noire dont on extrait le tantale nécessaire à nos téléphones portables et tablettes....

Un jeune ingénieur François Daens sera envoyé au Kivu par sa boîte en mission.  Sur sa route il croisera Violette Kizongo renversée par sa voiture.  Il la prendra en charge pour la soigner mais aussi pour partir à la recherche de son frère Jérémie, enlevé sans doute pour travailler dans les mines.

Les enfants s'étaient enfuis d'un village incendié, ils avaient tué un militaire, le chef de l'expédition.

François rencontrera le docteur Cadière et le docteur Denis Mukwege et son hôpital Panzi, celui qui répare les femmes.

Un très bel album, dur comme l'est la réalité là-bas.  Un texte dense.  On apprend beaucoup de choses et prend conscience de ce qui se passe là-bas.  Le travail du dr Mukwege est mis en avant.

Un album indispensable à mettre dans un maximum de mains.  A partager abondamment car ce n'est qu'en étant correctement informé que l'on prend pleinement conscience et que l'on pourra peut-être faire évoluer les choses.

Pour que la corruption reine là-bas cesse enfin.  Lisez et partagez on peut faire bouger les choses.

Immense coup de coeur

Les jolies phrases

Vous vous habituerez.  Il y a sur terre des millions de gens qui s'habituent à l'abjection quand ils y trouvent leur intérêt.

Les curés nous promettaient l'enfer si nous commettions des péchés.  Mais le KIVU vit l'enfer tous les jours et nous n'avons commis aucun péché.

Vous savez, Mobutu n'était qu'un petit sergent de la force publique.  Quand il a pris le pouvoir, il est devenu Maréchal.  Ici, on a le grade qu'on se donne.