vendredi 21 août 2026

Spectres - Thomas Gunzig *****

 Spectres  - Thomas Gunzig





















Au diable Vauvert
Parution : 20/08/26
Pages : 396
Isbn : 979-1030707359
Prix : 23 €

Présentation de l'éditeur



« Ce que l’on voyait du Plan dimensionnel secondaire, c’était un paysage. Un paysage étrange et calme. Un ciel d’un noir parfait, immaculé, sans étoiles ni corps célestes. Le sol semblait constitué de structures rectangulaires s’accumulant les unes sur les autres comme l’auraient fait des feuilles mortes en automne. Jusqu’à l’horizon, ou ce qui faisait office d’horizon, il n’y avait rien d’autre qu’un relief légèrement vallonné évoquant la houle sur un océan calme. »

Lorsqu’une physicienne découvre l’accès à une dimension parallèle, il faut peu de temps au capitalisme pour s’en emparer. On y construit des bases. On fore. On détruit. L’objectif ? Exploiter ce qui fut pendant longtemps le plus grand mystère de l’être humain.

« Je voulais un roman sur la folie, l’avidité, l’amour au milieu du désespoir, la magie dont est capable la science, la curiosité sans limite, la nature du hasard et la relativité générale. Et surtout, je voulais que tout cela devienne une aventure qui m’emporte avec, à l’intérieur, des personnages qui seraient comme des amis. » Thomas Gunzig

Thomas Gunzig


Né et résident à Bruxelles, Thomas Gunzig est lauréat des plus grands prix littéraires belges et traduit jusqu’en Chine. Il enseigne à l’Université de Bruxelles.

Nouvelliste exceptionnel, il a reçu le Prix des Éditeurs pour Le Plus Petit Zoo du monde, le prix Victor Rossel dès son premier roman Mort d’un parfait bilingue, les prix de la RTBF et de la SCAM, le prix spécial du Jury, le prix de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique, le prestigieux prix Triennal du Roman pour Manuel de survie à l’usage des incapables et le prix Filigranes pour La Vie sauvage.

Scénariste, il a signé le Tout Nouveau Testament, récompensé par le Magritte du meilleur scénario et nominé aux Césars et Golden Globes.

Vendu à plus de 13.000 exemplaires, son dernier roman au Diable vauvert, Rocky, dernier rivage était sélectionné au Prix roman des étudiants de France Culture et les droits d’adaptation audiovisuelle ont été cédés à Jaco Van Dormael.

source : au diable vauvert

Mon avis

Est-ce une dystopie, une réflexion sur la nature humaine et ses dérives, de la science fiction ?  Peut-être un peu de tout cela mais je peux vous dire que c'est fort, puissant, empreint d'amour et que c'est un livre qui pendant sa lecture et au-delà va vivre en vous et susciter beaucoup de réflexion et questionnement.  Pour moi, ce sont les signes d'un grand livre, un chef-d'œuvre, qui survivra et se fera sa place dans le genre.

Ce n'est absolument pas mon registre de lecture au départ et pourtant j'ai vraiment pris énormément de plaisir à sa lecture.  Un peu ardu parfois car je n'ai pas vraiment l'esprit scientifique, je pense ne pas avoir tout compris de la la gravitation quantique à boucle et autres développements physiques plus ardus, mais quelle importance, ce n'est pas le plus important et cela vaut la peine de lire ces passages pour s'imprégner du contexte de l'histoire.

Léa depuis ses six ans veut tout savoir sur le monde qui l'entoure, elle deviendra une grande scientifique, celle qui découvrira le plan dimensionnel secondaire et qui permettra l'accès à cette dimension parallèle.  Malheureusement comme toute découverte, il ne faudra pas attendre longtemps pour que le capitalisme s'en mêle, loin d'avoir une vision altruiste, le patron de Zenith Dynamics y verra une opportunité de s'enrichir et de faire ce que l'homme a toujours su faire : découvrir, maîtriser, exploiter et détruire...

Une réflexion passionnante sur la nature profonde de l'homme, sur notre monde pollué, abîmé, la destruction de la nature et l'exploitation outrancière de notre planète.

La plume est passionnante, le récit va crescendo, c'est très documenté et puis il y a surtout le plus important, une forme de poésie et de l'amour.  L'amour qui sauve l'humanité.  

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, la quatrième de couverture est explicite, laissez vous porter par cet imaginaire de chez nous - oui si vous ne le savez pas, Thomas est belge  -  un récit qui parle de notre monde d'aujourd'hui et de ses grands enjeux.


Coup de ♥

Les jolies phrases

Bien entendu, il y avait toujours des humains qui travaillaient avec Nora* (*I.A.) Des gens pour la contrôler, pour la superviser.  Mais dans le fond, tout le monde savait que "la couche humaine" placée au-dessus de la "couche numérique" n'était pas vraiment nécessaire, elle n'était là que pour ménager l'amour-propre de ceux qui dépendaient de la machine, elle n'était là que pour garder l'illusion de garder le contrôle. 

Le langage est ce qui nous permet de percevoir et de comprendre le monde parce qu'il articule la conscience et la connaissance.

Avant de penser aux problèmes, il faut penser à la manière de parler du problème. 

Ouvrir des portes fermées, c'est ce que font les scientifiques depuis la nuit des temps... Si nous nous mettions à croire qu'il y a des interdits, nous serions des religieux... Les religieux nous haïssent et ils nous tuent.  Tu comprends, le danger vient de ceux qui ne veulent pas ouvrir les portes, pas de ceux qui les ouvrent...

Tout ce qu'on apprend depuis un an est étrange.  J'imagine que c'est comme ça chaque fois que la science fait un nouveau pas.  Quand cela se produit, les humains doivent reconfigurer leurs esprits pour accepter les changements.  

Nous sommes des destructeurs, c'est notre nature profonde, c'est tout ce qu'on sait faire !

Le réel était toujours plus simple qu'on le croyait.

Mon argent me sert à essayer de changer le monde, pas à accumuler des choses. 

Être cinglé dans un  monde de cinglés, c'est peut-être la seule chose à faire. 

Un souvenir, ce n'est pas rien, c'est quelque chose de vivant. 

C'est ce que nous sommes dans le fond, des idées qui ne veulent pas mourir. 

L'univers a besoin de la vie, de la mort et surtout de la mémoire des choses. 

Le pire malheur des humains est de se croire éternel. 

On a bousillé notre monde en croyant qu'il était à nous, qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait.  Et puis on n'a rien trouvé de mieux qu'essayer d'en bousiller un autre.  Rien ne nous appartient.  Nous sommes juste des locataires.  Des locataires particulièrement peu soigneux !

- Comment c'est d'être mère ?  je n'ai pas d'enfants, c'est un mystère pour moi.
-Pour moi aussi, c'est un mystère. Les gens vous disent que c'est de l'amour, que c'est du bonheur.  Mais c'est faux. Ça n'a rien à voir avec l'amour.  C'est plus fort que ça.  La première fois que vous voyez un enfant, vous passez au second plan.  Votre vie n'est plus une priorité. 

Un souvenir est une créature vivante, délicate et sensible.  Un souvenir n'est pas que l'empreinte d'un événement court ou long, c'est un être qui habite l'univers au-delà du temps, qui se cache et parfois revient, qui change de forme, qui se déguise mais qui ne cesse jamais de s'adresser à vous. 

Du même auteur j'ai lu

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mardi 18 août 2026

Je suis né dans la tempête - Jérôme Colin

Je suis né dans la tempête  -  Jérôme Colin





















Allary
Parution : 20 août 2026
Pages : 288
Isbn : 9782370736208
Prix : 20.90 €

Présentation de l'éditeur

« Quand le soleil commence à décliner, nous allons derrière la maison étendre les draps sur la corde. En fin de journée, la lumière bascule et la campagne entière se couvre d’un voile d’or. Tout semble plus doux, plus lent. Presque pardonné. Je me dis : voilà ce qu’il faudrait. Recouvrir en permanence le monde de cette lumière qui berce le sud de l’Italie pendant quelques minutes sur le coup de dix-neuf heures. »
Valério est né le 9 janvier 2007, le même jour que l’iPhone. Il aimerait vivre sa vie d’adolescent mais autour de lui, tout accélère. Sa mère court entre les petits boulots, son père tutoie la mort au volant de son Alfa, son meilleur ami et le quartier de son enfance se métamorphosent.

Comment habiter humainement un monde devenu trop rapide ?

Au cœur de la tempête, Valério cherchera une zone de repli. Un endroit, ne serait-ce qu’un petit endroit, où la vitesse n’entre pas. 

Jérôme Colin

Jérôme Colin est journaliste à la RTBF où il anime « Entrez sans frapper » et « Hep Taxi ». Il est l’auteur de Éviter les péages (Allary Éditions, 2015) et Le Champ de bataille (Allary Éditions, 2018), adapté au théâtre et en cours d’adaptation au cinéma. Pour écrire Les Dragons, il a fait une immersion de 4 mois dans un centre de soin psychiatrique pour adolescents âgés entre 12 et 18 ans.


 

©Crédit Photo : Laetizia Bazzoni





Mon avis


Valério est né le 9 janvier 2007, le jour de la création de l'Iphone.

"L'un allait changer le monde, l'autre en payer le prix."

Il habite avec sa mère, Lucia Rigatti - qui à 19 ans a fait ses études d'infirmière en Belgique, originaire du Sud de l'Italie, des Pouilles pour fuir la pauvreté de son pays.  Elle rencontrera le père de Valério et deviendra caissière pour subvenir à leurs besoins.  Son père, fou de bagnole et de vitesse, y laissera sa peau.  

Valério grandit dans les corons, vue sur le terril dans un village qui se meurt, qui change.  En parallèle à sa vie que l'on suit sur 16 ans, c'est aussi l'évolution des technologies, de la création de l'Iphone en passant par la création et l'usage des réseaux sociaux, de la place de plus en plus grande qu'ils prennent dans nos vies.  De la vitesse, de la notion de performance, de cadence, de l'accélération, de l'évolution de notre monde.

L'être humain n'est pas fait pour aller vite. Il est fait pour durer.

Comment habiter humainement un monde devenu aussi rapide ?

L'homme au départ est fait pour la lenteur , tout a changé à sa sédentarisation,  lorsqu'il a commencé à cultiver la terre et créer du stock, au fil du temps les inventions faites pour nous faciliter la vie, nous faire gagner du temps nous poussent à toujours vouloir faire tout plus vite ....et les évolutions technologiques n'échappent pas à la règle :  la vitesse pour combler la peur du vide ?  Ces outils d'aide dont on ne sait plus se passer, créent une addiction, mènent à la manipulation, au pouvoir, à un manque de communication, sommet de l'absurde et manque de liens réels et d'humain.

"Comment sortir d'un enfermement sans murs" 

Le plus gros paradoxe est que malgré les progrès et les inventions censés nous faire gagner du temps, nous sommes de plus en plus pressés, de plus en plus épuisés.

C'est un vrai miroir de notre époque que nous propose Jérôme Colin.  C'est super bien mené, une écriture rythmée, épurée, précise, sensible d'une grande justesse.  On se questionne, on raisonne, on réfléchit.  Surtout ne pas manquer la fin du récit, à lire, à méditer sur notre époque, l'addiction des écrans, la place de l'IA mais aussi sur la façon d'aider nos jeunes en souffrance et de penser à retrouver de la lenteur et la beauté du monde.

Un gros coup de cœur à lire par tous.tes


Les jolies phrases


C'est chacun pour soi ! Dans la vie les autres ne seront pas là pour vous aider. 

La vitesse aujourd'hui, c'est la disparition du délai.

Comment sortir d'un enferment sans murs ? 

Vous êtes seulement des êtres humains normaux dans un monde anormal. 

L'être humain n'est pas fait pour aller vite. Il est fait pour durer.

Comment habiter humainement un monde devenu aussi rapide.

Si j'étais le diable, je les éteindrais lentement avec leur consentement.

Parfois, les gens ne savent pas ce qu'ils font en ayant des enfants.  Parce que ça crée des emmerdes ces choses-là.  Et des vies encore plus chargées qu'avant.  


Je suis né dans la tempête, au milieu de janvier. Sur un siège arrière. D'une mère débordée et d'un père qui aimait trop sa voiture. Entre un aboiement et un coup de vent. Ce jour-là, il y a eu l'iPhone et moi. L'un allait changer le monde. L'autre en payer le prix.

Je crois qu'on ne quitte jamais vraiment l'endroit où on est né.  On a beau repeindre la façade, dire que la rue est belle et que la pluie ce n'est pas si terrible finalement, je crois que ça l'est.  

Tu sais, Pulcino, ce n'est pas la nuit qui invente les monstres, c'est nous qui faisons ça. 

La vitesse, c'est pas juste aller plus vite que les autres, c'est arriver avant eux.  Tu comprends ça ?  Le premier, il ne voit jamais la poussière. 

Ce soir-là, j'apprends deux vérités empoisonnées : Qu'il n'y a rien de meilleur que d'accélérer. Et que, pour survivre, il faut aller toujours plus vite afin que les choses qu'on a laissées derrière soi ne nous rattrapent jamais. 

Quant tu appuies sur "achat en un clic", il y a quelqu'un qui ferme sa caisse.  Tu participes à ta façon à l'effacement du monde autour de toi. 

Pulcino, ce n'est pas une trahison de rester en vie.  C'est juste ce qu'il nous reste à faire.  Ceux qui meurent s'en vont.  Et apprendre à vivre sans eux est le travail de ceux qui restent.  On ne peut pas s'arrêter après la mort.  Sinon, elle gagne deux fois. 

Vous voulez mon avis ?  À quoi sert l'école ?  À préparer chaque génération à habiter le monde, à s'y épanouir et à le transmettre un peu meilleur à la génération d'après.  Autrement dit : l'école sert à construire un avenir désirable. 

La grande question n'est plus : comment l'école peut encore suivre la vitesse du monde ? Mais plutôt : comment transmettre un savoir stable dans un monde instable ? 

Apprendre à habiter l'imprévisible et à penser dans l'incertain. 

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, les parents et l'école doivent préparer les enfants à habiter un monde qui n'existe pas encore. 

Avant, nous regardions un épisode de notre série préférée par semaine.  Aujourd'hui, nous la binge watchons en une nuit.  En 1950, un médecin généraliste passait environ vingt-deux minutes avec son patient.  Aujourd'hui, cette moyenne est tombée à neuf.  En soixante ans, le temps entre la mort et l'enterrement a diminué de moitié.  En famille, le temps de repas moyen a chuté de une heure trente-huit en 1975 à trente-huit minutes aujourd'hui.  En 1995, une polémique médiatique durait huit jours.  Aujourd'hui, un buzz mondial se forme et s'éteint en moins de vingt-quatre heures.  Il existe des recettes de cuisine à faire en cinq minutes.  Des séances de relaxation express.  Des stages de méditation accélérée.  Des techniques de micro sieste.  Nous voulons ralentir mais nous voulons le faire vite.  Il existe même des applis proposant d'entamer un deuil en vingt-quatre heures.  On nous promet enfin d'avoir des abdominaux en quatre minutes par jour.  J'ai essayé, ça ne marche pas. 

Nous voilà pris dans un immense domino où le plus rapide mange le plus lent.  On ne peut plus y échapper. La vitesse est devenue la structure de notre monde : de l'économie, de l'information, de l'éducation. Et donc, la structure même du mal-être contemporain. 

L'essentiel, n'était pas de bien faire mais d'aller plus vite que les autres, quitte à dérégler, casser, déstabiliser. 

L'accélération, c'est tant de choses à la fois :  un changement, une sensation, une émotion, un frisson.  Mais surtout, c'est une promesse.  Une raison d'espérer.  L'accélération nous promet que quelque chose va arriver.  Que ce monde qui ne nous rend pas heureux, ou pire nous fait souffrir, va bouger.  Et que devant, forcément ça ira mieux. 

Nous aimons fantasmer sur ce qui va se produire. Nous prenons plus de plaisir dans l'anticipation d'une récompense que dans la récompense elle-même.  C'est comme ça.  Notre cerveau adore les promesses.  et ce que notre cerveau adore, il le réclame.  Alors, nous lui offrons l'accélération.  Encore.  Et encore. 

Nous sommes faits de chair, de mémoire, de fatigue et de silence.  Nos émotions ne sont pas instantanées.  Le deuil, l'amour, la tristesse, la révolte exigent du temps pour se vivre et se comprendre. Notre quête de sens ne se résout pas à la vitesse du clic.  


Du même auteur j'ai lu

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lundi 17 août 2026

Café littéraire du 10 septembre 2026 - Arnaud Nihoul

 Café littéraire du 10 septembre 2026  -  Arnaud Nihoul


















On redémarre une nouvelle saison de café littéraire, l'occasion de découvrir des auteurs de mon pays, la sixième déjà et c'est Arnaud Nihoul qui l'inaugurera. 


Arnaud Nihoul


À côté de son métier d’architecte, Arnaud Nihoul consacre tout son temps à l’écriture. 

Né à Liège, Arnaud Nihoul a obtenu de nombreux prix pour ses nouvelles et romans (Prix Saga Café du premier roman, SABAM Awards for literature). Son œuvre explore la part d’ombre derrière les apparences : des drames familiaux aux intrigues policières, il excelle à sonder les failles humaines avec un regard cinématographique. Après quelque quinze nouvelles très remarquées et trois romans plusieurs fois primés :
- Caitlin
- Claymore
- Le témoin silencieux   (sélection finale prix des lycéens 2024) qui nous entraînait  au cœur de Manhattan dans les arcanes du monde de l’art.

 - La villa Aigue-Marine en 2025, et nous revient avec "Le Club des assassins"


Nous parlerons de deux de ses romans :


Le club des assassins  -   Arnaud Nihoul


Suite au vol de la Joconde, l’île Saint-Louis, au cœur de Paris, est verrouillée par un blocus militaire. Le voleur s’est réfugié sur cette île d’habitude si tranquille. Pas question qu’il puisse s’échapper.
Pris dans ce siège oppressant, Abel Saint-Yves et Morgane Calissier enquêtent sur la mort d’un distingué magistrat à la retraite. Et si le suicide de Ludovic Hauterive, dans une bibliothèque fermée à clé, n’en était pas un ? Les membres d’un club de passionnés de littérature policière qui se trouvaient avec lui au moment fatidique ont-ils la réponse ?
Arnaud Nihoul signe un thriller littéraire élégant où art, culture et mystère s’entrelacent.


Suite au vol de la Joconde, l’île Saint-Louis, au cœur de Paris, est verrouillée par un blocus militaire. Le voleur s’est réfugié sur cette île d’habitude si tranquille. Pas question qu’il puisse s’échapper.
Pris dans ce siège oppressant, Abel Saint-Yves et Morgane Calissier enquêtent sur la mort d’un distingué magistrat à la retraite. Et si le suicide de Ludovic Hauterive, dans une bibliothèque fermée à clé, n’en était pas un ? Les membres d’un club de passionnés de littérature policière qui se trouvaient avec lui au moment fatidique ont-ils la réponse ?
Arnaud Nihoul signe un thriller littéraire élégant où art, culture et mystère s’entrelacent.


 Le témoin silencieux - Arnaud Nihoul ♥♥♥♥♥


New York. Elena Tramonte, une célèbre galeriste, disparaît et le peintre qu’elle représentait est retrouvé assassiné le jour du vernissage. Trois mois plus tard, Lawrence Mason, le compagnon d’Elena, homme d’affaires et grand collectionneur, meurt à son tour d’une crise cardiaque dans son appartement de Central Park.

Dans son testament, celui-ci lègue à la fille d’Elena, Kerry, jeune photographe, trois magnifiques tableaux figurant sa mère. Peu à peu, Kerry va noter un lien singulier entre ces portraits et trois peintures d’Edward Hopper retrouvées à Cape Cod cinquante ans après la mort du peintre.

Y a-t-il un rapport entre Hopper et la disparition d’Elena ? Avec l’aide de Julian Taylor, expert en art, Kerry démontera l’incroyable machination dans laquelle sa mère a été piégée.


En cliquant sur la couverture retrouvez ma chronique







En pratique


Rendez-vous le jeudi 10 septembre 2026 à 19h.

C'est gratuit mais il faut absolument s'inscrire en envoyant un petit mail à l'adresse suivante : bibliocareme@wavre.be ou en téléphonant au 010 23 04 15 pour la bonne organisation de la soirée.


Adresse du jour :


Bibliothèque Maurice Carême
Rue de l'Ermitage 65
1300 Wavre


Parking gratuit à proximité (à l'arrière de La Sucrerie)


La librairie Claudine sera présente si vous souhaitez acquérir un des livres pour la séance de dédicaces.


On terminera autour d'un verre en toute convivialité.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux j'espère !




dimanche 16 août 2026

Comanche trail - Christian Rossi

 Comanche trail - Christian Rossi




















Casterman
Parution : 20/05/26
Pages : 128
ISBN : 9782203284135
Prix : 30 €

Présentation de l'éditeur


Christian Rossi continue de se réinventer dans un nouveau western.


Après une longue période de bannissement, le guerrier apache Woan peut enfin prendre la route pour retrouver les siens. Mais la malédiction qui pèse sur lui s’est-elle vraiment dissipée ? Rongé par le doute, il fait la rencontre de l’infortunée Petal. Épouse d’un chef comanche, elle a subi une mutilation aussi atroce qu’injuste qui motive la vengeance de ses frères. Embarqué à leurs côtés pour laver l’honneur de la jeune femme, Woan va découvrir la puissance des sentiments et les mystères de la magie...

Christian Rossi

Photo Marion Ains

Né en 1954, Christian Rossi va très tôt découvrir sa vocation : devenir dessinateur de bandes dessinées. Durant ses études à l’école Estienne formant aux métiers du livre, il fréquente Joseph Gillain et, engrangeant les conseils de ce professionnel passionné, démarche les rédactions. Les éditions Fleurus, puis les éditions Twin Cam lui donnent sa chance. Il continue son parcours chez Bayard. Son premier album paraît en 1981 chez Dargaud puis chez Glénat où il entame une série western, son rêve depuis la lecture de Blueberry. Une rencontre heureuse avec le scénariste Serge Le Tendre en 1984 l’emmène sur d’autres pistes. Leurs travaux sortent chez Albin Michel, puis chez Casterman. Après un triptyque chez Delcourt avec Makyo, il reprend la série Jim Cutlass avec Jean-Michel Charlier puis avec Jean Giraud (son influence la plus forte) qu’il rencontre en 1988. Puis arrive la série W.E.S.T., avec Dorison et Nury. En parallèle, il se frotte au traité humoristique avec Enrique Abuli, puis avec Mathieu Sapin. En 2018, déjà chez Casterman, Le Coeur des Amazones lui offre la possibilité d’explorer de nouvelles techniques et de travailler avec la scénariste Géraldine Bindi. En 2023, Golden West est son œuvre la plus personnelle et la plus inspirée.

Source : Casterman


L'avis de mon mari

Une lecture assez inhabituelle me concernant, une BD nous racontant un épisode de confrontation entre comanches et apaches en 1865 à la fin de la guerre de Sécession.

Les Tuniques Bleues sont de plus en plus présents et représentent une menace pour les populations indiennes.

Woan un jeune adulte apache fut exclu de son clan enfant et entend  bien retourner dans celui-ci.

Petal, jeune femme apache mariée à Quanah, chef de la tribu comanche est accusée à tort d’infidélité et battue par les squaws.

Sa famille apache rencontre Quanah et décide d’enlever Petal. Là une course poursuite démarre entre les comanches et les apaches, Quanah voulant récupérer Petal. 

Sur sa route, Woan va croiser le chemin des apaches et les aider dans leur combat.

Superbe BD grand format qui nous plonge dans cette confrontation. On s’y perd parfois un peu sur l’identité des protagonistes car l’action est très rapide. C’est aussi une BD très violente, peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais le pari est gagné : nous plonger dans cet environnement de l’Amérique du Nord où les populations indiennes sont en déclin, cette confrontation entre ces deux tribus n’y contribue-t-elle pas d'ailleurs? 


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mercredi 12 août 2026

Lune de miel Tome 3 : Midi entre quatre planches - B. Vives

 Lune de miel  : Midi entre quatre planches   -  B. Vives






















Casterman
Parution : 01/04/26
Pages : 48
ISBN : 9782203290471
Prix : 14.50 €


Présentation de l'éditeur


Le nouveau western... à Bruxelles !


Quentin accompagne Sophie à Bruxelles, où elle doit donner une conférence sur les surréalistes. Et c’est effectivement dans une ville irréelle qu’ils vont débarquer ! Paralysée par les travaux et noyée dans un brouillard qui ne se lève pas, Bruxelles se pare d’un air de Far West, où collectionneurs de BD aigris et gangs en tout genre s’affrontent dans de véritables règlement de comptes !

Une destination a priori moins exotique que d’habitude pour notre couple d’aventuriers, mais qui se révèle tout aussi dépaysante que des destinations lointaines...

L'avis de mon mari



Nous retrouvons le couple Sophie et Quentin pour une troisième et nouvelle aventure.

Celle-ci démarre dans un train pour Bruxelles, Sophie devant y donner une conférence. Arrivés à destination, Sophie et Quentin se rendent compte que rien ne fonctionne dans la ville. Que s’est-il passé? 

Et soudainement ils se retrouvent…au Far West (Bruxellois !) version 2026.

Là ils vont être opposés au bandit local Kurt Yonk . Ils reçoivent l’appui du shérif d’Ixelles ( !) et rencontrent aussi un ado dont le père a été tué par Kurt Yonk et qui ne cherche que vengeance.

Autant dire que tout cela est assez tiré par les cheveux. On pourrait y voir une sorte de parodie du Bruxelles actuel où règne depuis des mois dans certains quartiers des règlements de comptes entre bandes liées à la drogue.

Original en effet mais totalement absurde.

Je recommande uniquement aux fans des deux premiers tomes qui risquent cependant d’être assez désarçonnés par ce récit fantaisiste.

Pour ces raisons ; sa note : 5/10


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