samedi 29 août 2026

La petite grange rouge - Kim Crumrine

 La petite grange rouge  -  Kim Crumrine





















Ecole des Loisirs
Pastel
Parution : 26/08/26
Pages : 34
ISBN : 9782211351843
Prix : 13 €
Lectorat : 2/4 ans

Présentation de l'éditeur

Pour les animaux de la ferme, il est l'heure d'aller dormir dans la petite grange rouge. Une souris rentre en premier. Puis deux chats, trois chiens, quatre poules, cinq cochons, six chèvres, sept moutons… Vont-ils tous rentrer dans la petite grange rouge ? Bien sûr ! Et huit alpagas ? Évidemment ! Mais… Comment est-ce possible ?

Kim Crumrine

Kim Crumrine est une autrice et illustratrice qui vit aux Etats-Unis dans le New-Jersey, dans un endroit où les tortues traversent son allée pour rejoindre la rivière derrière sa Maison. Elle aime dessiner, lire et adore Le magicien d'Oz.

Mon avis

La petite grange rouge sera-t-elle assez grande pour accueillir les animaux de la ferme pour la nuit ?

On va apprendre à compter en s'amusant, en apprenant à nommer les animaux et en découvrant les couleurs.   Une petite souris, deux chats, etc, huit alpagas...jusqu'à dix vaches.

Elle est petite la grange rouge mais vous réserve des surprises !!!

Jolie chute pour les petits à partir de deux ans.





jeudi 27 août 2026

Le nénuphar - Alexandrine Descotes

 Le nénuphar - Alexandrine Descotes















Le bruit du monde
Parution : 20/08/2026
Pages : 208
ISBN: 9782386011115
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

Dix années passées à apprivoiser le silence d'un père et à recomposer l'histoire d'une famille liée à celle de la médecine. Une ode au courage et une histoire hors du commun.

" J'écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté. J'écris parce que je suis fière de mon père. "

En 2007, à l'âge de dix-huit ans, Alexandrine Descotes se demande pour la première fois pourquoi elle, son frère et sa sœur sont nés triplés par fécondation in vitro. En quête de réponses, elle se tourne vers ses grands-parents paternels. Colette, sa grand-mère, entrouvre alors la porte d'un secret familial longtemps tu.

À la fin des années 1950, à Lyon, la vie d'un jeune couple bascule : le corps de leur nouveau-né ne ressemble à aucun autre. Les médecins parlent d'un cas exceptionnel, " aussi rare que de gagner le gros lot à la Loterie nationale ". Face à leur impuissance, Colette et Gérard refusent de céder à la fatalité : ils mettront tout en œuvre pour que leur fils puisse vivre dignement. Ce que cela supposera de force et de courage, la narratrice va le découvrir, et nous avec elle. En chemin : des épreuves, des rencontres, et surtout, de l'amour.

Le Nénuphar est une enquête familiale subtile qui traverse les silences et les époques, une histoire hors du commun.


Alexandrine Descotes


Née triplée en 1988, Alexandrine Descotes a grandi à Grenoble avant de poursuivre ses études entre Lyon, Londres et Madrid. Elle vit aujourd'hui entre Paris et New York. Elle a passé dix ans à enquêter sur un silence, qui mêle son histoire familiale à celle de la médecine. Le Nénuphar est son premier livre.







Mon avis

Attention pépite ♥, un roman qui une fois commencé, ne se lâche plus.

En 2007, Alexandrine a 18 ans et pour la première fois, elle se demande pourquoi elle, son frère et sa sœur sont nés triplés par fécondation in vitro.  Commence alors dix ans d'enquête, dix ans pour lever le voile sur un secret familial, dix ans pour l'écriture de ce magnifique premier roman.

C'est un tourbillon d'émotions qui nous raconte une enquête familiale, dévoile un scandale sanitaire avec une jolie plume très poétique, pudique.  Un témoignage d'amour pour son père dont elle nous raconte l'histoire avec un objectif : "écraser la honte et faire jaillir la fierté".

Trois femmes fortes, trois voix pour nous guider.

L'histoire commence en 1957 avec ses grands-parents, Colette met au monde Jean-Luc, un enfant différent atteint d'une malformation grave. Colette veut sauver son fils, le porter à bout de bras à travers le monde, lui offrir une vie joyeuse et normale.

Anne, sa mère,  qui quoi qu'il en soit va décider que son amour pour Jean-Luc est le plus fort et tout faire pour le vivre.

Alexandrine qui par amour pour son père raconte son histoire pour que la honte change de camps car elle est fière de son père.

Un roman touchant, qui fait mouche en plein cœur et procure de belles émotions que je ne suis pas prête d'oublier.

Immense coup de ♥


Les jolies phrases

Elle ne s'était jamais émerveillée de l'extraordinaire machine qui constitue cet ensemble d'organes, de muscles, de sang, de peau, ni rendu compte à quel point le simple fait de marcher, de voir ou de respirer est une chance qui n'est pas donnée à tous.

Quel est le pire, entre le poids du silence et celui du jugement? 

C'est absurde, quand on est endeuillé, de continuer à vivre. De laver la salade et les fraise, d'avoir une conversation, de se préoccuper des courses du lendemain. C'est absurde, et pourtant, il le faut bien.

Que peut la littérature face à la perte de ceux qu'on aime ? 

J'aimerais lui dire que l'espoir n'est pas perdu. Que parfois, derrière le fracas des drames, se cachent des histoires magnifiques. 

Peut-être faut-il des femmes pour dire ce que taisent les hommes.


J'écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté. J'écris parce que je suis fière de mon père.


Elle tombe amoureuse comme on chute dans la crevasse d'un glacier, lorsque cède un pont de neige suspendu au-dessus du vide : d'un seul mouvement, sans possibilité de se retenir aux parois bleutées ni de ralentir la chute.


lundi 24 août 2026

Post mortem - Pierre Alary/Dr Philippe Boxho

 Post mortem   -   Pierre Alary/Dr Philippe Boxho
















Kennes
Parution : 26/08/26
Scénario : Philippe Boxho
Dessin : Pierre Alary
Pages : 112
Ean : 9782931300633
Prix : 22 €

Présentation de l'éditeur



Aux côtés de Philippe Boxho, Pierre Alary plonge dans le quotidien fascinant et parfois insoutenable de la médecine légale.

Pour accompagner le lecteur, il imagine un petit être malicieux, inspiré du concept de la coccinelle de Gotlib : une caricature de lui-même, visible uniquement par Philippe Boxho et bien sûr par le lecteur mais invisible pour tous les autres. Ce « double » miniature pose toutes les questions que l’on n’ose jamais formuler : comment vit-on avec la mort ? Qu’est-ce qu’un corps révèle vraiment ? Entre humour, précision scientifique, et philosophie la BD dévoile les coulisses d’un métier où chaque détail compte.


Philippe Boxho

Philippe Boxho est médecin légiste depuis 30 ans, professeur de médecine légale, directeur de l’Institut de médecine légale de l’Université de Liège, membre de l’académie royale de médecine de Belgique, membre du conseil national de l’ordre des Médecins. Il est aujourd’hui aussi l’auteur de livres qui ont permis à un très large public de découvrir le monde fascinant de la médecine légale dans sa réalité la plus crue, bien loin de l’image véhiculée par la fiction.











Pierre Alary

Pierre Alary est né le 1er mai 1970. En 1991, il intègre la prestigieuse école graphique des Gobelins à Paris. Il y reçoit un enseignement principalement tourné vers l'animation et sitôt son diplôme en poche, il est embauché aux studios Disney de Montreuil. Il y passera dix ans comme animateur sur « Tarzan », « Kuzco », « le Livre de la Jungle 2 », et divers courts-métrages avant de se consacrer essentiellement à la bande dessinée. Sa première série « Griffin Dark » sort aux Éditions Vents d'Ouest sur un scénario de Crisse. Puis, en 2001, paraît le premier tome de la série « Les Échaudeurs des Ténèbres », chez Soleil. L'aventure BD continue avec ce nouvel album « Belladone » scénarisée par Ange.

Source : Fnac



Mon avis

Difficile d'ignorer le nom de Philippe Boxho, médecin légiste belge d'origine liégeoise.  C'est un petit phénomène avec plus de 1.700.000 lecteurs francophones, des livres traduits dans plus de 20 pays et ses millions de vue sur les réseaux sociaux. 

Cette bd est un objet original, ce n'est pas une adaptation des livres précédents, détrompez-vous, c'est plus que cela.  

Il s'agit vraiment pour moi d'apporter une autre facette au personnage et à son métier.  C'est sous le regard de Pierre Alary que se construit l'ouvrage, grâce à un petit personnage caricatural, un "double" du dessinateur mais peut-être aussi de nous lecteurs qui nous nous posons des questions et venons dans le quotidien du travail de médecin légiste avec un regard candide.

Ce petit personnage va suivre l'homme au quotidien dans son travail, le dessin précis nous permet de visualiser avec justesse et beaucoup d'humanité le travail de légiste. Cela permet de comprendre ce qu'une autopsie  révèle, l'appui de cette expertise à la justice, de prouver que parfois la cause de la mort n'est pas ce que l'on croit voir.

Avec minutie, précision, sans louper le moindre détail, l'autopsie permettra d'y voir plus clair et d'aider à élucider certaines situations.  C'est aussi l'occasion de tirer la sonnette d'alarme et de se rendre compte de l'utilité de ce métier et le manque de moyens dans le domaine de la justice.  Environ 70 homicides passent chaque année au travers des mailles du filet.

Une découverte intéressante du métier, pour le revaloriser, susciter des vocations, être le lien entre le droit et la médecine.

Ce qui est intéressant aussi dans ce récit est de se rendre compte que lorsque la mort vous frappe de près, même si on la côtoie au jour le jour, que l'on pense la maîtriser, la comprendre, la mettre à distance dans votre quotidien, il n'est pas facile de l'accepter en réalité.

Magnifique album avec beaucoup d'humilité, de sensibilité et d'humanité.


Les jolies phrases

Comprendre une scène de crime, c'est souvent comme un puzzle - il faut remettre les pièces dans le bon sens, trouver celles qui manquent et essayer que ça tienne debout.

Oui, c'est délicat, mais on doit oublier que ces corps vivaient encore il y a quelques heures.  Ils avaient des enfants, des proches, des joies, des peines.. Des crédits aussi...
On doit les traiter comme des objets.  Sinon, on ne tiendrait pas, et ce métier très important serait tout simplement impraticable. 

samedi 22 août 2026

L'adolescence du perroquet - Amélie Nothomb

 L'adolescence du perroquet -  Amélie Nothomb




















Albin Michel
Parution : 19/08/26
Pages : 160
Isbn : 9782226513045
Prix : 18.90 €

Présentation de l'éditeur 


« L’amour n’est pas un dû. »

Mon avis

Ce n'est pas la première fois qu'Amélie Nothomb nous convie dans le monde aviaire, souvenez-vous de "Psychopompe" où elle nous parlait de sa passion pour le vol des oiseaux, ce n'est sans doute pas pour rien non plus que l'on retrouve l'hirondelle dans l'un de ses titres.  Ici c'est un gris du Gabon du nom de Jo qui va nous accompagner.  Un oiseau très intelligent qui écoute, reproduit des sons et parle.

Alban est un jeune homme, orphelin depuis ses 17ans avec des moyens de survivre jusqu'à ses 25 ans. Il a instauré une certaine routine, un job de chroniqueur radio, des souvenirs du Louvre enfant, il est resté amateur d'art.  Juste avant le confinement il tombe sur une annonce dans son immeuble, "Perroquet nouveau né à donner", une impulsion et le voici père et mère de Jo, un gris du Gabon, un oiseau très intelligent qui écoute et qui parle.

Il s'investit d'une nouvelle mission, il sera un adulte nourricier et veillera sue lui le temps qu'il faudra ! Oui sans compter que ce bipède a une durée de vie aussi voire même plus longue qu'un adulte ! Soit !  Alban va s'émerveiller de voir grandir, jour après jour "son enfant " , il va le nourrir, le chérir, l'éduquer sans compter.  

Ce qu'il avait sous-estimé peut-être est que ce magnifique oiseau ne supporte pas la solitude, s'il s'absente au delà de 36h , celui-ci devient dépressif et il devient alors capable du pire !  Ou est-ce la crise d'adolescence qui dure longtemps, très longtemps.  

Toujours est-il qu'après l'émerveillement du langage, de l'apprentissage des sons et des échanges merveilleux entre eux, Jo va se rebeller et l'enfer va commencer.

Amélie comme chaque fois, nous surprend, elle va nous donner une autre façon de voir le monde, au départ de Jo, le Gabon gris qui va prendre le dessus, imposer sa loi à l'humain.

Une belle histoire d'amour,  de relation,  un amour qui ne s'impose pas, qui n'est pas un dû car l'amour cela ne se commande pas.

Un livre qui se digère, je l'ai terminé perplexe, l'ai laissé infuser pour en comprendre tout son sens.

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

Un oiseau qui parle ?  D'abord un oiseau qui écoute.  Contrairement aux humains, il parle parce qu'il écoute. 

Être inspiré, ce n'est pas marcher sur les traces de quelqu'un.  C'est être catapulté par un levier dont on ne connaissait pas l'existence. 

Le pire demeurait sa violence.  Il m'aimait, je le croyais du moins.  Est-on jamais sûr de l'amour de son enfant ?  Est-on jamais sûr de l'amour de qui que ce soit ?  

L'amour des amoureux peut ne pas être éternel.  L'amour parental l'est. 

Votre enfant vous aime jusqu'au moment où il ne vous aime plus.

L'amour n'est pas un dû.

Il n'existe pas d'allié plus puissant que le silence. 

Toute personne qui vit une grande souffrance espère découvrir un lieu qui l'exonère de sa douleur. 

Quand on est trop heureux, on n'a pas besoin de sommeil. 


Du même auteur j'ai lu et chroniqué



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vendredi 21 août 2026

Spectres - Thomas Gunzig *****

 Spectres  - Thomas Gunzig





















Au diable Vauvert
Parution : 20/08/26
Pages : 396
Isbn : 979-1030707359
Prix : 23 €

Présentation de l'éditeur



« Ce que l’on voyait du Plan dimensionnel secondaire, c’était un paysage. Un paysage étrange et calme. Un ciel d’un noir parfait, immaculé, sans étoiles ni corps célestes. Le sol semblait constitué de structures rectangulaires s’accumulant les unes sur les autres comme l’auraient fait des feuilles mortes en automne. Jusqu’à l’horizon, ou ce qui faisait office d’horizon, il n’y avait rien d’autre qu’un relief légèrement vallonné évoquant la houle sur un océan calme. »

Lorsqu’une physicienne découvre l’accès à une dimension parallèle, il faut peu de temps au capitalisme pour s’en emparer. On y construit des bases. On fore. On détruit. L’objectif ? Exploiter ce qui fut pendant longtemps le plus grand mystère de l’être humain.

« Je voulais un roman sur la folie, l’avidité, l’amour au milieu du désespoir, la magie dont est capable la science, la curiosité sans limite, la nature du hasard et la relativité générale. Et surtout, je voulais que tout cela devienne une aventure qui m’emporte avec, à l’intérieur, des personnages qui seraient comme des amis. » Thomas Gunzig

Thomas Gunzig


Né et résident à Bruxelles, Thomas Gunzig est lauréat des plus grands prix littéraires belges et traduit jusqu’en Chine. Il enseigne à l’Université de Bruxelles.

Nouvelliste exceptionnel, il a reçu le Prix des Éditeurs pour Le Plus Petit Zoo du monde, le prix Victor Rossel dès son premier roman Mort d’un parfait bilingue, les prix de la RTBF et de la SCAM, le prix spécial du Jury, le prix de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique, le prestigieux prix Triennal du Roman pour Manuel de survie à l’usage des incapables et le prix Filigranes pour La Vie sauvage.

Scénariste, il a signé le Tout Nouveau Testament, récompensé par le Magritte du meilleur scénario et nominé aux Césars et Golden Globes.

Vendu à plus de 13.000 exemplaires, son dernier roman au Diable vauvert, Rocky, dernier rivage était sélectionné au Prix roman des étudiants de France Culture et les droits d’adaptation audiovisuelle ont été cédés à Jaco Van Dormael.

source : au diable vauvert

Mon avis

Est-ce une dystopie, une réflexion sur la nature humaine et ses dérives, de la science fiction ?  Peut-être un peu de tout cela mais je peux vous dire que c'est fort, puissant, empreint d'amour et que c'est un livre qui pendant sa lecture et au-delà va vivre en vous et susciter beaucoup de réflexion et questionnement.  Pour moi, ce sont les signes d'un grand livre, un chef-d'œuvre, qui survivra et se fera sa place dans le genre.

Ce n'est absolument pas mon registre de lecture au départ et pourtant j'ai vraiment pris énormément de plaisir à sa lecture.  Un peu ardu parfois car je n'ai pas vraiment l'esprit scientifique, je pense ne pas avoir tout compris de la la gravitation quantique à boucle et autres développements physiques plus ardus, mais quelle importance, ce n'est pas le plus important et cela vaut la peine de lire ces passages pour s'imprégner du contexte de l'histoire.

Léa depuis ses six ans veut tout savoir sur le monde qui l'entoure, elle deviendra une grande scientifique, celle qui découvrira le plan dimensionnel secondaire et qui permettra l'accès à cette dimension parallèle.  Malheureusement comme toute découverte, il ne faudra pas attendre longtemps pour que le capitalisme s'en mêle, loin d'avoir une vision altruiste, le patron de Zenith Dynamics y verra une opportunité de s'enrichir et de faire ce que l'homme a toujours su faire : découvrir, maîtriser, exploiter et détruire...

Une réflexion passionnante sur la nature profonde de l'homme, sur notre monde pollué, abîmé, la destruction de la nature et l'exploitation outrancière de notre planète.

La plume est passionnante, le récit va crescendo, c'est très documenté et puis il y a surtout le plus important, une forme de poésie et de l'amour.  L'amour qui sauve l'humanité.  

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, la quatrième de couverture est explicite, laissez vous porter par cet imaginaire de chez nous - oui si vous ne le savez pas, Thomas est belge  -  un récit qui parle de notre monde d'aujourd'hui et de ses grands enjeux.


Coup de ♥

Les jolies phrases

Bien entendu, il y avait toujours des humains qui travaillaient avec Nora* (*I.A.) Des gens pour la contrôler, pour la superviser.  Mais dans le fond, tout le monde savait que "la couche humaine" placée au-dessus de la "couche numérique" n'était pas vraiment nécessaire, elle n'était là que pour ménager l'amour-propre de ceux qui dépendaient de la machine, elle n'était là que pour garder l'illusion de garder le contrôle. 

Le langage est ce qui nous permet de percevoir et de comprendre le monde parce qu'il articule la conscience et la connaissance.

Avant de penser aux problèmes, il faut penser à la manière de parler du problème. 

Ouvrir des portes fermées, c'est ce que font les scientifiques depuis la nuit des temps... Si nous nous mettions à croire qu'il y a des interdits, nous serions des religieux... Les religieux nous haïssent et ils nous tuent.  Tu comprends, le danger vient de ceux qui ne veulent pas ouvrir les portes, pas de ceux qui les ouvrent...

Tout ce qu'on apprend depuis un an est étrange.  J'imagine que c'est comme ça chaque fois que la science fait un nouveau pas.  Quand cela se produit, les humains doivent reconfigurer leurs esprits pour accepter les changements.  

Nous sommes des destructeurs, c'est notre nature profonde, c'est tout ce qu'on sait faire !

Le réel était toujours plus simple qu'on le croyait.

Mon argent me sert à essayer de changer le monde, pas à accumuler des choses. 

Être cinglé dans un  monde de cinglés, c'est peut-être la seule chose à faire. 

Un souvenir, ce n'est pas rien, c'est quelque chose de vivant. 

C'est ce que nous sommes dans le fond, des idées qui ne veulent pas mourir. 

L'univers a besoin de la vie, de la mort et surtout de la mémoire des choses. 

Le pire malheur des humains est de se croire éternel. 

On a bousillé notre monde en croyant qu'il était à nous, qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait.  Et puis on n'a rien trouvé de mieux qu'essayer d'en bousiller un autre.  Rien ne nous appartient.  Nous sommes juste des locataires.  Des locataires particulièrement peu soigneux !

- Comment c'est d'être mère ?  je n'ai pas d'enfants, c'est un mystère pour moi.
-Pour moi aussi, c'est un mystère. Les gens vous disent que c'est de l'amour, que c'est du bonheur.  Mais c'est faux. Ça n'a rien à voir avec l'amour.  C'est plus fort que ça.  La première fois que vous voyez un enfant, vous passez au second plan.  Votre vie n'est plus une priorité. 

Un souvenir est une créature vivante, délicate et sensible.  Un souvenir n'est pas que l'empreinte d'un événement court ou long, c'est un être qui habite l'univers au-delà du temps, qui se cache et parfois revient, qui change de forme, qui se déguise mais qui ne cesse jamais de s'adresser à vous. 

Du même auteur j'ai lu

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