jeudi 19 mars 2026

Trace - Geneviève Damas

 Trace  -  Geneviève Damas






























Grasset
Parution : 21/01/26
Pages : 208
Isbn : 9782246841227
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur

Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d’argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours.
Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d’endurance. Rejoignant son club d’athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d’autre qu’à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle.
Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ?
D’une addiction à l’autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d’Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.


Geneviève Damas


  

   Après une licence en droit, Geneviève Damas suit une formation de comédienne à l'IAD puis se tourne vers différents métiers du théâtre où elle est comédienne, metteuse en scène, adaptatrice puis autrice dramatique. Pour mettre en œuvre son projet artistique, elle crée en 1998 à Bruxelles la compagnie Albertine qu’elle anime depuis lors.

Autrice d’une vingtaine de pièces de théâtre, elle en a publié sept aux éditions Lansman.

En 2004, son texte dramatique, Molly à vélo, reçoit le Prix du théâtre/meilleur auteur 2004, ainsi que le Coup de cœur des lycéens de Loire-Atlantique 2006 et STIB, publié en 2007, le Prix du Parlement de la Communauté française. Elle est également l’autrice de cinq romans et d’un recueil de nouvelles. En 2011, son premier roman Si tu passes la rivière (Luce Wilquin) reçoit le Prix Victor Rossel 2011, le Prix des cinq continents de la francophonie 2012, la Plume d’Or du premier roman en 2012, ainsi que le Prix du roman de la ville de Seynod en 2013.

Jacky publié en 2021 est son troisième roman aux Éditions Gallimard.


Source : Bela

Mon avis

Farkass a 15 ans, elle a échoué avec sa mère dans les Tours, dans une cité délaissée suite à la séparation de ses parents.  Son père avait des dettes de jeu, aujourd'hui encore, sa mère fait des ménages à l'hôpital et chez des particuliers pour rembourser.  C'est la raison pour laquelle elles ont échoué ici.

Farkass a changé d'école, elle est en décrochage scolaire et pour subvenir aux besoins de sa mère vend de la coke après les cours.  C'est elle qui nous raconte à la première personne son histoire, une manière d'immerger dans ce monde, avec son langage, ses codes, ses dangers.

Un jour, Farkass est présente au cours de sport de Couturier, il la repère pour son endurance à la course.  Elle a du talent, il lui propose de l'entraîner mais cela demande rigueur, discipline.  Farkass découvre enfin un exutoire, un lâcher prise, un moment où elle se sent bien et oublie le reste.  C'est qu'elle aime cela la course, l'effort, la fierté d'y arriver, la réussite, la confiance que cela procure, l'endurance et l'oubli le temps d'un instant. 

Le souci c'est que c'est difficile à concilier avec la bande, elle, la nana de 15 ans qui a su se faire une place dans ce monde masculin, l'incompatibilité de ses horaires, cet argent facile, non sans risque mais nécessaire à leur subsistance.  Elle va en parler au boss qui va aménager ses horaires et lui proposer des missions spéciales pour qu'elle puisse s'entraîner.

Farkass est face à un dilemme, tendre la perche de Couturier et peut-être accéder à une carrière athlétique, grandir ou rester dans le milieu.  Fera-t-elle les bons choix ?

La plume de Geneviève Damas est fluide, elle colle aux personnages, proche de l'oralité avec un vocabulaire jeune, actuel, authentique et crédible.  On est dans la tête de Farkass qui essaie de s'en sortir, de faire au mieux.  On s'attache à elle qui est déchirée entre l'espoir de s'en sortir et la réalité.  

Une façon de comprendre un fait de société, le pouvoir du milieu de la drogue, les guerres de gangs, la violence, la jeunesse précaire démunie face à de l'argent facile ne voyant malheureusement pas beaucoup d'autres alternatives.

Un livre coup de poing que je vous conseille vivement.

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Si l'école aidait tout le monde, cela se saurait.

Soudain le mouvement a ouvert une porte dans ma tête et je suis partie dans un endroit où personne ne pouvait m'atteindre.  

Quand tu aimes quelqu'un, tu te bats. 

Dans les Tours, c'est simple.  Tout le monde est dans la merde, personne ne fait le malin. 

Il te faut un rêve. Sinon, tu vendras toute ta vie. Et forcément, tu finiras par tomber.

L'honnêteté paie trop mal.

Il faut passer par le pire pour aller mieux.

La course, c'est comme la vie ; il faut en garder un peu pour chaque jour.

Dans la vie, on a un certain nombre de chances.  Ne les gâche pas. 

Tout en haut, les ministres, les responsables ne croient pas à l'égalité.  Ils veulent que les riches restent riches et que les pauvres leur servent de larbins.  Voilà pourquoi il faut trouver les moyens de s'en sortir.  On n'a qu'une vie.  

Les animaux mettent beaucoup plus de temps de sortir de la souffrance parce qu'ils n'ont pas les mots. 


De la même autrice j'ai lu 

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article




 

  



mercredi 18 mars 2026

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

 Ils ont rejoint mon Himalaya à lire 





Réceptions diverses et variées cette quinzaine, on commence par un livre jeunesse :


La Princesse qui pue qui pète mène l'enquête au château

Marie Tibi/Thierry Manes



















Casterman Jeunesse
Parution : 11 mars 26
Pages : 32
Texte : Marie Tibi
Dessin : Thierry Manes
Isbn : 9782203303621
Prix : 12.90 €
Lectorat : 3 à 6 ans

Présentation de l'éditeur

Notre princesse malicieuse devient détective !

Dans la salle du trône règne une ambiance morose. La reine Guillemette est en pleurs. Le roi Clotaire, les larmes aux yeux, tente de la consoler.
Le chat favori de la reine a disparu et une demande de rançon arrive quelques minutes après.

Castille, accompagnée de son ami Armand et de sa cousine Cunégonde, décide de mener l'enquête. Qui peut en vouloir à sa royale Maman ?

Une histoire pleine d'indices, de suspense et... de petits prouts, quand même !

Merci aux éditions Amaneunsis pour l'envoi du dernier roman de Boris Marme, souvenez-vous, c'est lui qui avait écrit "Appelez-moi César"


L'oublié  -  Boris Marme













Amanuensis
Parution : 15/03/26
Pages : 450
Isbn : 9782387160300
Prix : 25 €

Présentation de l'éditeur

Paris, 1872. Dans une capitale encore marquée par les ruines de la guerre, un jeune chroniqueur découvre au Palais de l'Industrie un tableau troublant : un soldat mourant dans la neige, entre l'agonie et le sursaut. À ses côtés, un couple. L'homme se crispe, disant qu'on lui a volé sa vie. C'est Théodore Larran, sergent grièvement atteint à Saint-Privat, que sa future épouse, Marie-Thérèse, a tiré des morts. Leur histoire entre alors en collision avec l'art. De cette scène naît une enquête intime : deux frères, le peintre et le soldat, et, entre eux, la lutte sourde entre vérité vécue et vérité peinte. De Paris à Bayonne, des salles du Salon aux chambres où l'on veille les malades, le narrateur remonte le fil, années après années, à l'orée d'un autre fracas de l'Histoire. Des salons de la jeune République aux campagnes du Sud-Ouest, Boris Marme compose un roman sur l'art et la filiation, sur ce que l'on efface et ce qui demeure.

Il y a un titre qui m'intrigue et que j'ai vraiment envie de découvrir, c'est celui de Marion Fayolle

Petit fruit - Marion Fayolle



















Gallimard
La Blanche
Parution : 8 janvier 2026
Pages : 128
Isbn : 9782073111159
Prix : 16 €

Présentation de l'éditeur

«Novembre, décembre, janvier, elle calcule sur ses doigts en même temps qu'elle marche. Si elle tombait enceinte ce mois-ci, ça serait pour juillet. Elle préférerait un bébé de printemps mais c'est raté. Et puis, non, c'est la saison des fruits, ça tomberait mal pour les cueillettes. Un bébé d'hiver, ce serait idéal, ils auraient plus de temps pour l'accueillir. Janvier, décembre, novembre, elle rembobine les saisons.» Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s'immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler. Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d'enfant avec une délicatesse qui n'élude pas le chagrin. Elle écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles. Elle invente un monde où l'on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage.

La joie de retrouver la plume de Carole Fives

Appel manqué   -   Carole Fives




















Gallimard
L'arbalète
Parution : 02/01/2026
Pages : 128
Isbn : 9782073129819
Prix : 17 €

Présentation de l'éditeur

« Vous avez eu la pilule, l'IVG, on vous a tout apporté sur un plateau doré et vous venez encore vous plaindre ! On a fait notre part, c'était à vous de saisir le relais qu'on vous tendait à bout de bras. bandes d'ingrates ! Qu'est-ce que vous avez fichu pendant tout ce temps ? Travaillé, travaillé, mais enfin, ça ne vous empêchait pas de vous battre pour vos droits. Après le boulot, après avoir couché le gosse et terminé ton ménage, après avoir appelé ta vieille mère, il te restait encore un peu de temps pour militer, non ? Au lieu d'aller chez le psy ... Ah, t'en auras perdu du temps et de l'argent avec ça, mais c'est pas chez les psys qu'on fait la révolution ma fille. »

Après le succès d'Une femme au téléphone, Appel manqué signe le grand retour de Charlène, soixante-treize ans, plus déjantée que jamais. Quand la solitude lui pèse, elle bombarde sa fille de messages téléphoniques, qui sont autant de reproches, d'appels à l'aide et de révélations. Qu'ont à transmettre les « boomeuses » ? MeToo peut-il rapprocher les générations ? Portrait d'une mère qui appuie toujours là où ça fait mal, ce roman drôle et mordant interroge aussi le rapport au féminisme à tous les âges.

Des livres de Belgique aussi, voici une maison d'éditions  - Bozon2x - qui vient avec des propositions originales . Comme je suis curieuse, j'ai envie de découvrir avec vous, ce titre sera en librairie dès le 9 avril.

La mouche qui boite  -  Patrick Boutin



















Bozon2x
Parution : 09/04/26
Pages : 135
Auteur : Patrick Boutin
Dessinateur : P'tit Marc
Isbn : 9782931067338
Prix : 16 €

Présentation de l'éditeur

Unis dans un esprit loufoque et caustique, un auteur français et un dessinateur belge nous invitent à suivre les pérégrinations d'une mouche boiteuse au travers d'un immeuble. Passant d'étage en étage, sa périlleuse ascension nous entraîne dans l'absurde quotidienneté d'êtres aussi faibles et isolés que farfelus : la Femme-caoutchouc, l’Homme-éventail ou le magicien du cirque Trampolino... Autant de figures en miroir de notre humanité. Et si la malformation, la maladie ou la tare sont ici le lot de tout un chacun, elles sont surtout le ciment qui scelle les destinées.

Noëlle Michel nous revient aux éditions Le bruit du monde

Que rien ne fane   -  Noëlle Michel



















Le bruit du monde
Parution : 09/04/26
Pages : 144
Isbn : 9782386010958
Prix : 18 €


Présentation de l'éditeur

Un roman pétillant et audacieux. L'héroïne octogénaire nous prouve qu'il n'est jamais trop tard pour s'affranchir, aimer et vivre pleinement.

Là, dans ma caboche, je suis toujours cette gamine, ce feu follet qui danse à l'abri des regards, sous le revêtement policé, le vernis de civilisation, sauvageonne éprise de liberté, prête à se donner en un quart de seconde à un inconnu, parce que son sourire, parce que son regard, parce que quelque chose de suave dans sa voix, frissons sur la peau, il n'en faut pas plus, croyez-moi, il n'en faut pas plus, c'est déjà énorme.

Oh, quoi ! Vous voulez connaître mon âge exact ? Ben voilà, je vous le dis : 82 ans. Vous la saisissez, maintenant, l'origine de ma fichue culpabilité ? "

À 82 ans, l'héroïne de Que rien ne fane s'enflamme d'une passion soudaine et inattendue pour un célèbre rocker et revendique haut et fort son droit à une existence pleine, riche et vibrante, malgré, ou peut-être grâce à, son âge.

Un hommage à la vieillesse, une ode à la liberté, au désir, au pouvoir de la musique, et à l'audace de vieillir avec fougue. Un roman qui décoiffe, fait rire et donne envie d'écouter du rock à plein volume !


On termine par une autre plume belge, celle d'Alain Lallemand, joie de retrouver ce titre publié en 2014 chez Luce Wilquin 


Ma plus belle déclaration de guerre   -   Alain Lallemand





Weyrich
Plumes de Coq
Parution : 10 mars 2026
Pages : 376
Isbn : 9782390770121
Prix : 22.50 €

Présentation de l'éditeur

Alors que pleuvent les premières bombes d’un nouveau conflit qu’il lui faudra soigner, le médecin urgentiste belge Éric Labaye déclare sa propre guerre : il veut divorcer, retrouver un peu de liberté pour mieux s’engager face aux guerres qui se multiplient. Il n’est pas peu fier de son fils Victor, qu’il veut voir grandir, mais il nourrit un projet humanitaire inouï : négocier avec le chef des talibans afghans Mollah Omar l’ouverture d’une maternité à l’occidentale en plein coeur de la zone insurgée. Le médecin se lance à l’aventure : il gagne la terre natale de Mollah Omar, noue un contact avec les insurgés, défie les chefs de guerre, trafiquants de drogue, troupes régulières et forces spéciales, ainsi que les agents occultes de renseignement. Inépuisable, Roch essuie son lot de défaites lorsque l’une d’elles le submerge : son fils Victor a disparu...

Manga  réédition du livre 5 

Au temps de Botchan   -  Jiro Taniguchi/Natsuo Sekikawa



























Casterman
Parution : 18/03/26
Scénario : Natsuo Sekikawa
Dessin : Jirô Taniguchi
Lettrage : Vincent Lefrançois
Traduit (japonais) par : Émilie Nogaro
Pages : 328
Isbn : 9782203218086
Prix : 22 €


Présentation de l'éditeur


Dernier tome de la grande fresque littéraire et historique de Taniguchi dans sa version d’origine, inédite en français.


An 43 de l’ère Meiji (1910). Sôseki, géant de la littérature, est sorti de clinique mais se plaint toujours de vives douleurs. Sur le conseil de son médecin, il quitte Tokyo pour partir en convalescence aux sources chaudes de Shuzenji, dans la presqu’île d’Izu. Sous une pluie annoncia­trice de l’automne qui va bientôt se muer en déluge, Sôseki erre entre ce monde et l’au-delà. Il retrouve une ultime fois les étoiles filantes de cette ère née avec lui et qui ne lui survivra que peu de temps : le poète Takuboku, le romancier Ôgai, la danseuse allemande Elise Weigert, l’écrivain Futabatei et le militant anarchiste Kôtoku.

C'est déjà le troisième tome de cette série

Lune de miel  : Midi entre quatre planches   -  B. Vives


















Casterman
Parution : 01/04/26
Pages : 48
ISBN : 9782203290471
Prix : 14.50 €


Présentation de l'éditeur


Le nouveau western... à Bruxelles !


Quentin accompagne Sophie à Bruxelles, où elle doit donner une conférence sur les surréalistes. Et c’est effectivement dans une ville irréelle qu’ils vont débarquer ! Paralysée par les travaux et noyée dans un brouillard qui ne se lève pas, Bruxelles se pare d’un air de Far West, où collectionneurs de BD aigris et gangs en tout genre s’affrontent dans de véritables réglement de comptes !

Une destination a priori moins exotique que d’habitude pour notre couple d’aventuriers, mais qui se révèle tout aussi dépaysante que des destinations lointaines...





Entre les cordes - Rakajoo



























Casterman
Parution : 25/03/26
Pages : 168
ISBN : 9782203239692
Prix : 26 €


Présentation de l'éditeur


Boxeurs et malfaiteurs à Aubervilliers !


« Certains événements nous transforment et d’autres nous façonnent.
Mais la mémoire, elle, immuable, resurgit parfois, telle une plaie béante
qui déchire le présent pour raviver les cendres du passé. »

Ancien membre de l’équipe de France de MMA et boxeur
d’élite nationale, Rakajoo, désormais figure montante
de la peinture contemporaine, signe un thriller social haletant,
à la croisée du réalisme urbain et de l’énergie du comics.


On termine avec du belge

Au titre d'une enfance heureuse  -  Manuel Verlange

















Le lion z'ailé
Collection : L'authentique
Parution : 05/03/26
Pages : 304
Prix : 25 €

Présentation de l'éditeur



Deux jeunes filles. Dix-sept ans. Des amies jumelles.

De la musique au bord d'une piscine, une soirée arrosée, la douceur voluptueuse du jour qui tombe avec la délicatesse soyeuse d'une robe.

Comment annoncer à une mère stricte qu’on est enceinte ?

Quatre frères et sœurs, tous dans les clous, et elle crucifiée avant l'aube, incapable de se rappeler cette folle soirée.

Deux amies. Deux familles aux antipodes.

Bruxelles. Miami. Des secrets soigneusement enfouis.

À l’heure des choix, Marie-Élisabeth devra trancher à vif.

Un choix impossible. Un choix intime.

Un choix cruel, déchirant, et une question : que devient un enfant conçu au bord d’une piscine, au rythme d’une musique d’été ?

C’est lui qui vous raconte cette histoire.

Je vais enfin découvrir l'écriture de Daphné Tamage , après "Le retour de Saturne"  voic :

Le chant des contraires - Daphné Tamage


















Stock
La bleue
Parution : 18 mars 2026
Isbn : 9782234105645
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur

« J’ai perdu la foi et mes clés le même jour. J’ai vite retrouvé mes clés. Dans la serrure. Mais pas du bon côté. »
Voilà Apolline enfermée, le soir du Nouvel An, dans son minuscule studio parisien. Le concierge est parti en vacances, son père pêche le saumon en Alaska et ses voisins ignorent ses cris de détresse. La jeune romancière doit pourtant se rendre à ce réveillon : son avenir en dépend.
À mesure que l’heure du rendez-vous approche, qu’une pluie de mésanges charbonnières s’abat sur la ville et que les raisons d’espérer se font rares, Apolline remonte le fil de sa journée pour tenter de comprendre comment elle en est arrivée là.




Belles lectures.

La lecture cela se partage, n'hésitez pas à commenter et à partager vos envies lectures, vos découvertes en commentaire sur le blog ou sur les publications des réseaux sociaux. 

dimanche 15 mars 2026

Lady Nazca - Nicolas Delestret

 Lady Nazca -  Nicolas Delestret















Grand Angle
Parution : 07/01/26
Pages: 112
Isbn : 978 2 8189 9921 9
Prix : 19.90 €


Présentation de l'éditeur


“Dans le désert de Nazca , elle va trouver bien plus que le secret des lignes millénaires : elle va se trouver elle-même.”
Pérou, 1935. Maria, jeune expatriée allemande, mène une vie paisible à Lima avec Amy, sa compagne. Elle ne se doute pas qu’en suivant l’archéologue américain Paul Kosok, sa vie va basculer. Dans le désert, elle découvre d’immenses figures tracées dans le sol : les lignes de Nazca. Convaincue qu’il s’agit d’un trésor unique, la jeune femme se lance dans une incroyable aventure scientifique, humaine et spirituelle. Entre découvertes, obstacles et choix personnels, elle devra faire face à de nombreux défis… et apprendre à suivre sa propre voie.


Nicolas Delestret

Nicolas Delestret est née le 20 janvier 1977 dans le Nord de la France. Il fait ses études aux beaux-arts de Tournai. Ce sont les bancs de l’atelier de narration d’Antonio Cossu qui l’accueillent. Le destin lui fait croiser la route de Jean David Morvan avec qui il adapte L’Homme qui rit de Victor Hugo (Ed. Delcourt). Nicolas se lance aussi dans l’aventure scénaristique et signe avec son ami Rod une histoire de cow-boy Les enquête d’Andrew Barrymore parue aux éditions Dargaud. Fin 2011, il collabore au collectif « Vivre libre ou mourir » pour les éditions du Lombard avec le scénariste JC Terrien. À partir de 2012 s’en suivent différentes participations à des projets hors-bd entre autre pour des dessins animés et des jeux vidéos. il travaille notamment sur les décors de Aux Trésors de Kérubim série sur France 3 et le long métrage Dofus : le film. Il signe son retour à la BD en 2017 avec Adieu, monde cruel sur un scénario écrit pas Stéphane Massard et Jean Rousselot pour les Bamboo édition. En 2020 il scénarise et illustre le roman graphique La Maison aux souvenirs chez Grand Angle et poursuit sa collaboration avec l’éditeur en 2023 avec le one-shot Le Dernier quai. Il revient en 2026 avec le biopic sur la vie de Maria Reich Lady Nazca.

Source : Grand Angle


L'avis de mon mari



Cette bande dessinée nous raconte l’histoire vraie de Maria Reiche, une jeune femme allemande née en 1903 à Dresde ayant étudié l’astronomie, les mathématiques et la géographie. Suite au décès de son père et ne s’entendant pas avec sa mère, elle part au début des années 30 au Pérou. Là elle va rencontrer Amy qui va devenir sa compagne. Elle rencontre un historien américain Paul Kosok qui étudie les systèmes d’irrigation au Pérou.

Maria en traversant le désert a remarqué des lignes et va commencer à les cartographier. Certains la disent folle ou sorcière et elle va aussi devoir s’opposer au mafiosi de la région qui veut implanter des champs de coton menaçant ainsi de détruire les découvertes de Maria. Ces lignes deviennent une réelle obsession pour elle ; Amy ne voulant pas s’installer dans le désert quitte Maria.

Maria sacrifie donc beaucoup pour continuer inlassablement ses recherches et démontrer que ces lignes ou géoglyphes de Nazca sont un trésor archéologique de grande importance.

Elle mourra au Pérou en 1998.

Très beaux dessins reflétant à la fois les couleurs du Pérou, la dureté du désert et les périodes de souffrance de Maria .

La BD est inspirée du film de Damien Dorsaz sorti en décembre 2025 en France mais encore inédit en Belgique.

Un très beau voyage mettant en lumière une personnalité méconnue du 20ème siècle.

Ma note : 9/10




vendredi 13 mars 2026

Lequel de nous portera l'autre ? Violaine Lison ♥♥♥♥♥

 Lequel de nous portera l'autre ?   Violaine Lison  ♥♥♥♥♥





















Esperluète éditions
Parution : octobre 2025
Pages : 208
Isbn 9782359842029
Prix : 22 €


Présentation de l'éditeur


Ce n’est pas Léonce qui surgit dans ma vie un jour de mars 2014. Pas encore lui. Mais un autre. Qu’il connaît. Ça, je ne le sais pas encore. Je ne sais rien de toute façon. Cet après-midi-là. Rien de Léonce. Rien de l’autre. Rien de cette incroyable rencontre qui m’attend.


Quand Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l’écriture de ce jeune homme mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale.

Malgré l’horreur des tranchées, Léonce reste à la fois proche de la nature – décrivant comme personne les paysages, l’Yser, les oiseaux… – et de ses idéaux d’amitié. Le récit de la « guerre de Léonce » se déploie sous les yeux de Violaine. Pourtant, très vite elle sent que « quelque chose » ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S’agit-il d’un faux, d’une retranscription ? Une forme d’enquête historique et littéraire commence…

Au fil de ses recherches, l’autrice retrouve les carnets originaux et comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul, un ami très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l’absurdité de la guerre, du désespoir, de l’envie de mourir, mais aussi d’une amitié amoureuse pour Herman, troisième personnage de cette histoire.

Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l’amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête.

Lequel de nous portera l’autre ? est un récit polyphonique, où les voix de Léonce et de Violaine s’entremêlent, se répondent et se questionnent. Cent ans les séparent, pourtant le texte de Léonce Delaunoy résonne avec une modernité frappante. Et c’est tout l’art de Violaine Lison que de nous ancrer dans le réel tout en laissant une place à l’inattendu des mots. Il en naît une rencontre rare et précieuse.

L’enquête menée par Violaine Lison lui a permis de récolter de nombreux objets : carnets, boutons, lettres, mouchoir, éphémérides... Témoins de la vie de Léonce, ces objets ont été photographiés et intégrés au texte.


Violaine LISON


Violaine Lison vit à Tournai. Elle a étudié la philologie romane à Namur puis à Louvain-La-Neuve. Enseignante, elle aime transmettre à ses élèves sa passion des lettres et de l’art. Avec eux, elle écrit des poèmes et des pièces de théâtre qu’elle met en scène (Hors-la-vie est paru aux Editions Lansman en 2015).

La forêt, la mémoire, la trace, l’inattendu sont ses compagnons de marche. Avec eux, elle se crée et se creuse une langue où habiter.

Aux éditions Esperluète, Lequel de nous portera l'autre ? (2025) est son troisième titre, après Vous étiez ma maison (2022, avec des dessins de Manon Gignoux) et Ce soir, on dort dans les arbres (2021, avec des dessins de Valérie Rouillier).

Source : Esperluète éditions

crédit photo : Ornella Somma












Mon avis

C'est une petite merveille que je vous propose de découvrir, un livre magnifique qui nous fait connaître la courte vie de Léonce Delaunoy, jeune séminariste, brancardier durant la Première Guerre Mondiale. 

Léonce a vingt ans lorsqu'il est réquisitionné comme brancardier.  Il va vivre l'horreur, l'enfer, la peur, côtoyer la mort, vivre la solitude sans armes pour finalement être emporté par un éclat d'obus quelques jours avant la fin de la guerre, le 15/10/1918.

Ce qui est touchant et incroyable c'est la manière dont Léonce est arrivé à nous pour y trouver une place dans nos cœurs, car croyez-moi après la lecture il restera gravé au plus profond de vous.

Violaine Lison reçoit en 2014 des carnets de guerre de la part du petit-neveu de Paul Nackart.  Elle en commence la lecture, la retranscription (un travail de longue haleine) , elle est frappée par la beauté de l'écriture poétique, la sensibilité de l'auteur pour la nature, une véritable plume d'écrivain .

 " Trouver la beauté dans l'immonde. Dire l'immonde avec beauté " 


Violaine se rend compte d'éléments qui clochent et que Paul Nackart n'est que le copiste des carnets de Léonce Delaunoy. Elle enquête auprès de sa famille, se rend à Ostiches et recevra les carnets originaux de Léonce et toute une série d'objets se trouvant en photo à la fin du livre.

Très vite elle se rend compte que des passages n'ont pas été retranscrits. Pourquoi ? Par pudeur ? Pour cacher sa colère contre les autorités? Ou parce que trop intime parlant d'une amitié amoureuse ?

Et puis, il y a un grand mouchoir militaire plié en seize avec un nom et une adresse, un certain Herman habitant au Havre.

Patiemment avec tous ces éléments, Violaine va tisser des liens, entremêler sa plume à celle de Léonce pour le faire revivre plus d'un siècle après sa mort et lui donner une nouvelle vie de papier.   Ce livre est juste sublime, lisez-le, il est en lice pour le prix des librairies indépendantes.

Une petite merveille, un immense coup de cœur .

Les jolies phrases

Consciemment ou non la vie du soldat est une vie d'oubli.

Trouver la beauté dans l'immonde.
Dire l'immonde avec beauté. 

Rester humain dans un monde qui ne l'était plus.  Rester humain sous les ordres de supérieurs insensés. Oser le cri.

C'est ton amour de la nature qui t'a permis de tenir.  De survivre.  Contre vents et tranchées.  Vivre cette guerre au jour le jour. À ciel ouvert. Avec les grives, les lièvres et les liserons.  Chaque matin, une abeille. Chaque soir, le chant d'un merle. 

Ce savoir n'est pas qu'encyclopédique.  Il est celui de l'ami, qui sait que nommer, c'est respecter et rencontrer.  Il tend un regard fraternel vers ses voisins de feuilles et de plumes, alors qu'autour de lui, les humains s'entretuent. 

Comme les hommes, les oiseaux ont leur part d'ombre.  Dans les carnets de Léonce, les corbeaux partagent le pays avec les merles, les bouvreuils, les linottes.  La nuit côtoie le jour.  

Les corbeaux de Léonce sont les mêmes que ceux de Van Gogh.  Ces corbeaux qui pèsent au-dessus d'un champ de blé, dans le dernier tableau du peintre, quelques jours avant son suicide.  Corbeaux de la mort qui rôde.  Même vol lourd et sombre.  Même magma funeste.

Mois du Sacré Cœur. Les champs sont rouges de coquelicots. C'est du sang partout en nappes immenses. Quand le soleil y tombe avec le vert du soir, on dirait une immense cuve de sang que de grandes mains secouent.

On nous tond et tondus, on nous enverra à la mort. Il est beau de mourir pour son pays mais on ne peut pas être beau pour mourir.

Quatre ans à ressasser la mort.  À imaginer le moment de la funeste rencontre. Entre peur et résignation.  Entre effroi et provocation.  Quatre ans de sursis. Sans échéance précise.







jeudi 12 mars 2026

Les guerres invisibles Tome 2 - Marina Lisa Komiya

 Les guerres invisibles  -  Marina Lisa Komiya




















Casterman
Parution : 21 janvier 2026
Traduit par Anaïs Koechlin
Pages : 336
Isbn : 9782203296572
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur


Le deuxième et dernier tome de cette quête de liberté à quatre voix contre les conventions.


Yoriko, Haru, Arthur et Scott ont quitté un Japon vaincu, en ruines et occupé, pour gagner les États-Unis. Confrontés à une réalité nouvelle mais non moins âpre, quel avenir sauront-ils imaginer et bâtir ?
Drame intime et flamboyant, Les Guerres invisibles, ce sont celles que mènent quatre personnes discriminées pour leur nationalité, leur orientation sexuelle, leurs origines ou leur identité.
Du Japon aux États-Unis, elles se rencontrent, s’aiment, se perdent et s’attendent dans les replis de l’histoire.
Un second tome en miroir du premier : le récit emmène les personnages en Amérique et se découvrira en sens de lecture occidental.


Mon avis

Ayant lu les deux tomes d'affilée, j'ai été un peu perturbée en découvrant un sens de lecture à l'européenne !   Mais oui, bien sûr c'est logique, c'est vraiment le reflet miroir de la société car nous avons traversé l'océan et nos 4 protagonistes sont installés su le sol américain.

Ils sont toujours à la recherche de leur identité, car pour devenir américain et obtenir la nationalité ce n'est pas si simple. Il y a toujours ce problème d'identité et d'acceptation qui existe.  Rien n'a changé pour eux surtout, le poids de la langue, de la communauté japonaise qui aimerait perpétuer le poids des traditions.  La liberté tant recherchée n'est pas si facile à vivre pleinement.

L'autrice démontre bien cette difficulté d'appartenance, cette quête d'identité tant difficile à atteindre étant toujours un étranger quelque part, difficulté de trouver une vraie place et de définir la place des générations futures.

De plus le racisme est présent partout, surtout pour Nao qui rejette son prénom pour s'intégrer, même s'il est américain, il est toujours l'asiatique pour ses copains.

Les guerres invisibles portent bien son titre.  J'ai pris plaisir à sa lecture en prenant conscience des difficultés d'intégration, du poids des traditions, les barrières à faire tomber.

Je vous le recommande vivement.


Ma note : 9.5/10