mardi 18 août 2026

Je suis né dans la tempête - Jérôme Colin

Je suis né dans la tempête  -  Jérôme Colin





















Allary
Parution : 20 août 2026
Pages : 288
Isbn : 9782370736208
Prix : 20.90 €

Présentation de l'éditeur

« Quand le soleil commence à décliner, nous allons derrière la maison étendre les draps sur la corde. En fin de journée, la lumière bascule et la campagne entière se couvre d’un voile d’or. Tout semble plus doux, plus lent. Presque pardonné. Je me dis : voilà ce qu’il faudrait. Recouvrir en permanence le monde de cette lumière qui berce le sud de l’Italie pendant quelques minutes sur le coup de dix-neuf heures. »
Valério est né le 9 janvier 2007, le même jour que l’iPhone. Il aimerait vivre sa vie d’adolescent mais autour de lui, tout accélère. Sa mère court entre les petits boulots, son père tutoie la mort au volant de son Alfa, son meilleur ami et le quartier de son enfance se métamorphosent.

Comment habiter humainement un monde devenu trop rapide ?

Au cœur de la tempête, Valério cherchera une zone de repli. Un endroit, ne serait-ce qu’un petit endroit, où la vitesse n’entre pas. 

Jérôme Colin

Jérôme Colin est journaliste à la RTBF où il anime « Entrez sans frapper » et « Hep Taxi ». Il est l’auteur de Éviter les péages (Allary Éditions, 2015) et Le Champ de bataille (Allary Éditions, 2018), adapté au théâtre et en cours d’adaptation au cinéma. Pour écrire Les Dragons, il a fait une immersion de 4 mois dans un centre de soin psychiatrique pour adolescents âgés entre 12 et 18 ans.


 

©Crédit Photo : Laetizia Bazzoni





Mon avis


Valério est né le 9 janvier 2007, le jour de la création de l'Iphone.

"L'un allait changer le monde, l'autre en payer le prix."

Il habite avec sa mère, Lucia Rigatti - qui à 19 ans a fait ses études d'infirmière en Belgique, originaire du Sud de l'Italie, des Pouilles pour fuir la pauvreté de son pays.  Elle rencontrera le père de Valério et deviendra caissière pour subvenir à leurs besoins.  Son père, fou de bagnole et de vitesse, y laissera sa peau.  

Valério grandit dans les corons, vue sur le terril dans un village qui se meurt, qui change.  En parallèle à sa vie que l'on suit sur 16 ans, c'est aussi l'évolution des technologies, de la création de l'Iphone en passant par la création et l'usage des réseaux sociaux, de la place de plus en plus grande qu'ils prennent dans nos vies.  De la vitesse, de la notion de performance, de cadence, de l'accélération, de l'évolution de notre monde.

L'être humain n'est pas fait pour aller vite. Il est fait pour durer.

Comment habiter humainement un monde devenu aussi rapide ?

L'homme au départ est fait pour la lenteur , tout a changé à sa sédentarisation,  lorsqu'il a commencé à cultiver la terre et créer du stock, au fil du temps les inventions faites pour nous faciliter la vie, nous faire gagner du temps nous poussent à toujours vouloir faire tout plus vite ....et les évolutions technologiques n'échappent pas à la règle :  la vitesse pour combler la peur du vide ?  Ces outils d'aide dont on ne sait plus se passer, créent une addiction, mènent à la manipulation, au pouvoir, à un manque de communication, sommet de l'absurde et manque de liens réels et d'humain.

"Comment sortir d'un enfermement sans murs" 

Le plus gros paradoxe est que malgré les progrès et les inventions censés nous faire gagner du temps, nous sommes de plus en plus pressés, de plus en plus épuisés.

C'est un vrai miroir de notre époque que nous propose Jérôme Colin.  C'est super bien mené, une écriture rythmée, épurée, précise, sensible d'une grande justesse.  On se questionne, on raisonne, on réfléchit.  Surtout ne pas manquer la fin du récit, à lire, à méditer sur notre époque, l'addiction des écrans, la place de l'IA mais aussi sur la façon d'aider nos jeunes en souffrance et de penser à retrouver de la lenteur et la beauté du monde.

Un gros coup de cœur à lire par tous.tes


Les jolies phrases


C'est chacun pour soi ! Dans la vie les autres ne seront pas là pour vous aider. 

La vitesse aujourd'hui, c'est la disparition du délai.

Comment sortir d'un enferment sans murs ? 

Vous êtes seulement des êtres humains normaux dans un monde anormal. 

L'être humain n'est pas fait pour aller vite. Il est fait pour durer.

Comment habiter humainement un monde devenu aussi rapide.

Si j'étais le diable, je les éteindrais lentement avec leur consentement.

Parfois, les gens ne savent pas ce qu'ils font en ayant des enfants.  Parce que ça crée des emmerdes ces choses-là.  Et des vies encore plus chargées qu'avant.  


Je suis né dans la tempête, au milieu de janvier. Sur un siège arrière. D'une mère débordée et d'un père qui aimait trop sa voiture. Entre un aboiement et un coup de vent. Ce jour-là, il y a eu l'iPhone et moi. L'un allait changer le monde. L'autre en payer le prix.

Je crois qu'on ne quitte jamais vraiment l'endroit où on est né.  On a beau repeindre la façade, dire que la rue est belle et que la pluie ce n'est pas si terrible finalement, je crois que ça l'est.  

Tu sais, Pulcino, ce n'est pas la nuit qui invente les monstres, c'est nous qui faisons ça. 

La vitesse, c'est pas juste aller plus vite que les autres, c'est arriver avant eux.  Tu comprends ça ?  Le premier, il ne voit jamais la poussière. 

Ce soir-là, j'apprends deux vérités empoisonnées : Qu'il n'y a rien de meilleur que d'accélérer. Et que, pour survivre, il faut aller toujours plus vite afin que les choses qu'on a laissées derrière soi ne nous rattrapent jamais. 

Quant tu appuies sur "achat en un clic", il y a quelqu'un qui ferme sa caisse.  Tu participes à ta façon à l'effacement du monde autour de toi. 

Pulcino, ce n'est pas une trahison de rester en vie.  C'est juste ce qu'il nous reste à faire.  Ceux qui meurent s'en vont.  Et apprendre à vivre sans eux est le travail de ceux qui restent.  On ne peut pas s'arrêter après la mort.  Sinon, elle gagne deux fois. 

Vous voulez mon avis ?  À quoi sert l'école ?  À préparer chaque génération à habiter le monde, à s'y épanouir et à le transmettre un peu meilleur à la génération d'après.  Autrement dit : l'école sert à construire un avenir désirable. 

La grande question n'est plus : comment l'école peut encore suivre la vitesse du monde ? Mais plutôt : comment transmettre un savoir stable dans un monde instable ? 

Apprendre à habiter l'imprévisible et à penser dans l'incertain. 

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, les parents et l'école doivent préparer les enfants à habiter un monde qui n'existe pas encore. 

Avant, nous regardions un épisode de notre série préférée par semaine.  Aujourd'hui, nous la binge watchons en une nuit.  En 1950, un médecin généraliste passait environ vingt-deux minutes avec son patient.  Aujourd'hui, cette moyenne est tombée à neuf.  En soixante ans, le temps entre la mort et l'enterrement a diminué de moitié.  En famille, le temps de repas moyen a chuté de une heure trente-huit en 1975 à trente-huit minutes aujourd'hui.  En 1995, une polémique médiatique durait huit jours.  Aujourd'hui, un buzz mondial se forme et s'éteint en moins de vingt-quatre heures.  Il existe des recettes de cuisine à faire en cinq minutes.  Des séances de relaxation express.  Des stages de méditation accélérée.  Des techniques de micro sieste.  Nous voulons ralentir mais nous voulons le faire vite.  Il existe même des applis proposant d'entamer un deuil en vingt-quatre heures.  On nous promet enfin d'avoir des abdominaux en quatre minutes par jour.  J'ai essayé, ça ne marche pas. 

Nous voilà pris dans un immense domino où le plus rapide mange le plus lent.  On ne peut plus y échapper. La vitesse est devenue la structure de notre monde : de l'économie, de l'information, de l'éducation. Et donc, la structure même du mal-être contemporain. 

L'essentiel, n'était pas de bien faire mais d'aller plus vite que les autres, quitte à dérégler, casser, déstabiliser. 

L'accélération, c'est tant de choses à la fois :  un changement, une sensation, une émotion, un frisson.  Mais surtout, c'est une promesse.  Une raison d'espérer.  L'accélération nous promet que quelque chose va arriver.  Que ce monde qui ne nous rend pas heureux, ou pire nous fait souffrir, va bouger.  Et que devant, forcément ça ira mieux. 

Nous aimons fantasmer sur ce qui va se produire. Nous prenons plus de plaisir dans l'anticipation d'une récompense que dans la récompense elle-même.  C'est comme ça.  Notre cerveau adore les promesses.  et ce que notre cerveau adore, il le réclame.  Alors, nous lui offrons l'accélération.  Encore.  Et encore. 

Nous sommes faits de chair, de mémoire, de fatigue et de silence.  Nos émotions ne sont pas instantanées.  Le deuil, l'amour, la tristesse, la révolte exigent du temps pour se vivre et se comprendre. Notre quête de sens ne se résout pas à la vitesse du clic.  


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lundi 17 août 2026

Café littéraire du 10 septembre 2026 - Arnaud Nihoul

 Café littéraire du 10 septembre 2026  -  Arnaud Nihoul


















On redémarre une nouvelle saison de café littéraire, l'occasion de découvrir des auteurs de mon pays, la sixième déjà et c'est Arnaud Nihoul qui l'inaugurera. 


Arnaud Nihoul


À côté de son métier d’architecte, Arnaud Nihoul consacre tout son temps à l’écriture. 

Né à Liège, Arnaud Nihoul a obtenu de nombreux prix pour ses nouvelles et romans (Prix Saga Café du premier roman, SABAM Awards for literature). Son œuvre explore la part d’ombre derrière les apparences : des drames familiaux aux intrigues policières, il excelle à sonder les failles humaines avec un regard cinématographique. Après quelque quinze nouvelles très remarquées et trois romans plusieurs fois primés :
- Caitlin
- Claymore
- Le témoin silencieux   (sélection finale prix des lycéens 2024) qui nous entraînait  au cœur de Manhattan dans les arcanes du monde de l’art.

 - La villa Aigue-Marine en 2025, et nous revient avec "Le Club des assassins"


Nous parlerons de deux de ses romans :


Le club des assassins  -   Arnaud Nihoul


Suite au vol de la Joconde, l’île Saint-Louis, au cœur de Paris, est verrouillée par un blocus militaire. Le voleur s’est réfugié sur cette île d’habitude si tranquille. Pas question qu’il puisse s’échapper.
Pris dans ce siège oppressant, Abel Saint-Yves et Morgane Calissier enquêtent sur la mort d’un distingué magistrat à la retraite. Et si le suicide de Ludovic Hauterive, dans une bibliothèque fermée à clé, n’en était pas un ? Les membres d’un club de passionnés de littérature policière qui se trouvaient avec lui au moment fatidique ont-ils la réponse ?
Arnaud Nihoul signe un thriller littéraire élégant où art, culture et mystère s’entrelacent.


Suite au vol de la Joconde, l’île Saint-Louis, au cœur de Paris, est verrouillée par un blocus militaire. Le voleur s’est réfugié sur cette île d’habitude si tranquille. Pas question qu’il puisse s’échapper.
Pris dans ce siège oppressant, Abel Saint-Yves et Morgane Calissier enquêtent sur la mort d’un distingué magistrat à la retraite. Et si le suicide de Ludovic Hauterive, dans une bibliothèque fermée à clé, n’en était pas un ? Les membres d’un club de passionnés de littérature policière qui se trouvaient avec lui au moment fatidique ont-ils la réponse ?
Arnaud Nihoul signe un thriller littéraire élégant où art, culture et mystère s’entrelacent.


 Le témoin silencieux - Arnaud Nihoul ♥♥♥♥♥


New York. Elena Tramonte, une célèbre galeriste, disparaît et le peintre qu’elle représentait est retrouvé assassiné le jour du vernissage. Trois mois plus tard, Lawrence Mason, le compagnon d’Elena, homme d’affaires et grand collectionneur, meurt à son tour d’une crise cardiaque dans son appartement de Central Park.

Dans son testament, celui-ci lègue à la fille d’Elena, Kerry, jeune photographe, trois magnifiques tableaux figurant sa mère. Peu à peu, Kerry va noter un lien singulier entre ces portraits et trois peintures d’Edward Hopper retrouvées à Cape Cod cinquante ans après la mort du peintre.

Y a-t-il un rapport entre Hopper et la disparition d’Elena ? Avec l’aide de Julian Taylor, expert en art, Kerry démontera l’incroyable machination dans laquelle sa mère a été piégée.


En cliquant sur la couverture retrouvez ma chronique







En pratique


Rendez-vous le jeudi 10 septembre 2026 à 19h.

C'est gratuit mais il faut absolument s'inscrire en envoyant un petit mail à l'adresse suivante : bibliocareme@wavre.be ou en téléphonant au 010 23 04 15 pour la bonne organisation de la soirée.


Adresse du jour :


Bibliothèque Maurice Carême
Rue de l'Ermitage 65
1300 Wavre


Parking gratuit à proximité (à l'arrière de La Sucrerie)


La librairie Claudine sera présente si vous souhaitez acquérir un des livres pour la séance de dédicaces.


On terminera autour d'un verre en toute convivialité.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux j'espère !




dimanche 16 août 2026

Comanche trail - Christian Rossi

 Comanche trail - Christian Rossi




















Casterman
Parution : 20/05/26
Pages : 128
ISBN : 9782203284135
Prix : 30 €

Présentation de l'éditeur


Christian Rossi continue de se réinventer dans un nouveau western.


Après une longue période de bannissement, le guerrier apache Woan peut enfin prendre la route pour retrouver les siens. Mais la malédiction qui pèse sur lui s’est-elle vraiment dissipée ? Rongé par le doute, il fait la rencontre de l’infortunée Petal. Épouse d’un chef comanche, elle a subi une mutilation aussi atroce qu’injuste qui motive la vengeance de ses frères. Embarqué à leurs côtés pour laver l’honneur de la jeune femme, Woan va découvrir la puissance des sentiments et les mystères de la magie...

Christian Rossi

Photo Marion Ains

Né en 1954, Christian Rossi va très tôt découvrir sa vocation : devenir dessinateur de bandes dessinées. Durant ses études à l’école Estienne formant aux métiers du livre, il fréquente Joseph Gillain et, engrangeant les conseils de ce professionnel passionné, démarche les rédactions. Les éditions Fleurus, puis les éditions Twin Cam lui donnent sa chance. Il continue son parcours chez Bayard. Son premier album paraît en 1981 chez Dargaud puis chez Glénat où il entame une série western, son rêve depuis la lecture de Blueberry. Une rencontre heureuse avec le scénariste Serge Le Tendre en 1984 l’emmène sur d’autres pistes. Leurs travaux sortent chez Albin Michel, puis chez Casterman. Après un triptyque chez Delcourt avec Makyo, il reprend la série Jim Cutlass avec Jean-Michel Charlier puis avec Jean Giraud (son influence la plus forte) qu’il rencontre en 1988. Puis arrive la série W.E.S.T., avec Dorison et Nury. En parallèle, il se frotte au traité humoristique avec Enrique Abuli, puis avec Mathieu Sapin. En 2018, déjà chez Casterman, Le Coeur des Amazones lui offre la possibilité d’explorer de nouvelles techniques et de travailler avec la scénariste Géraldine Bindi. En 2023, Golden West est son œuvre la plus personnelle et la plus inspirée.

Source : Casterman


L'avis de mon mari

Une lecture assez inhabituelle me concernant, une BD nous racontant un épisode de confrontation entre comanches et apaches en 1865 à la fin de la guerre de Sécession.

Les Tuniques Bleues sont de plus en plus présents et représentent une menace pour les populations indiennes.

Woan un jeune adulte apache fut exclu de son clan enfant et entend  bien retourner dans celui-ci.

Petal, jeune femme apache mariée à Quanah, chef de la tribu comanche est accusée à tort d’infidélité et battue par les squaws.

Sa famille apache rencontre Quanah et décide d’enlever Petal. Là une course poursuite démarre entre les comanches et les apaches, Quanah voulant récupérer Petal. 

Sur sa route, Woan va croiser le chemin des apaches et les aider dans leur combat.

Superbe BD grand format qui nous plonge dans cette confrontation. On s’y perd parfois un peu sur l’identité des protagonistes car l’action est très rapide. C’est aussi une BD très violente, peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais le pari est gagné : nous plonger dans cet environnement de l’Amérique du Nord où les populations indiennes sont en déclin, cette confrontation entre ces deux tribus n’y contribue-t-elle pas d'ailleurs? 


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mercredi 12 août 2026

Lune de miel Tome 3 : Midi entre quatre planches - B. Vives

 Lune de miel  : Midi entre quatre planches   -  B. Vives






















Casterman
Parution : 01/04/26
Pages : 48
ISBN : 9782203290471
Prix : 14.50 €


Présentation de l'éditeur


Le nouveau western... à Bruxelles !


Quentin accompagne Sophie à Bruxelles, où elle doit donner une conférence sur les surréalistes. Et c’est effectivement dans une ville irréelle qu’ils vont débarquer ! Paralysée par les travaux et noyée dans un brouillard qui ne se lève pas, Bruxelles se pare d’un air de Far West, où collectionneurs de BD aigris et gangs en tout genre s’affrontent dans de véritables règlement de comptes !

Une destination a priori moins exotique que d’habitude pour notre couple d’aventuriers, mais qui se révèle tout aussi dépaysante que des destinations lointaines...

L'avis de mon mari



Nous retrouvons le couple Sophie et Quentin pour une troisième et nouvelle aventure.

Celle-ci démarre dans un train pour Bruxelles, Sophie devant y donner une conférence. Arrivés à destination, Sophie et Quentin se rendent compte que rien ne fonctionne dans la ville. Que s’est-il passé? 

Et soudainement ils se retrouvent…au Far West (Bruxellois !) version 2026.

Là ils vont être opposés au bandit local Kurt Yonk . Ils reçoivent l’appui du shérif d’Ixelles ( !) et rencontrent aussi un ado dont le père a été tué par Kurt Yonk et qui ne cherche que vengeance.

Autant dire que tout cela est assez tiré par les cheveux. On pourrait y voir une sorte de parodie du Bruxelles actuel où règne depuis des mois dans certains quartiers des règlements de comptes entre bandes liées à la drogue.

Original en effet mais totalement absurde.

Je recommande uniquement aux fans des deux premiers tomes qui risquent cependant d’être assez désarçonnés par ce récit fantaisiste.

Pour ces raisons ; sa note : 5/10


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dimanche 9 août 2026

Les adieux ne durent jamais - Jim & Laurent Bonneau ♥♥♥♥♥

 Les adieux ne durent jamais  -  Jim &Laurent Bonneau  ♥♥♥♥♥






















Grand Angle
Parution : 01/07/26
Scénario : Jim
Dessin Laurent Bonneau
Pages : 328
ISBN 979 1 0411 1776 5
Prix : 29.90 €

Présentation de l'éditeur


Pour réussir à faire son deuil, il faut parfois que les morts reviennent nous aider.
Mattéo vient de perdre son père.
Victor tombe amoureux trop vite.
Lennon croit encore au pouvoir des chansons.

C’est l’histoire de trois amis partis en road trip, de nuits trop courtes,
de fêtes de village et de concerts ratés…
Et de cette maison, surtout, qu’ils vont devoir vider.
La maison du père.
Les silences.
Et les mots laissés sur un miroir.

Les adieux ne durent jamais est une œuvre rare sur l’intime et les fantômes qui nous traversent. Après le succès de L’étreinte, Jim & Laurent Bonneau nous entraînent dans un récit existentiel, sensible et profondément ambitieux dans sa manière de faire exister ses personnages bien au-delà du livre.

“Les êtres chers s’éteignent.
Et nous parlent enfin.”

Jim


Jim, de son vrai nom Thierry Terrasson, est né en 1966.
Diplômé de l’école de bandes dessinées d’Angoulême, il intègre un studio d’animation (Média 6) en temps que storyboarder.
Jim publie sous les noms de Téhy des récits de genre fantastique et sous le nom de Jim des comédies principalement axées sur les rapports amoureux.

Incontournable du 9ème art, Jim a publié plus de 90 bd et romans graphiques, et vendu plus d'un million deux cents mille albums : Une nuit à Rome (meilleur album 2013 au festival international de Nîmes), Petites Éclipses (Shérifs d’Or, prix Chambéry 2007), Une petite tentation (prix RTL avril 2013), L'invitation, Tous les défauts des mecs...

Plusieurs de ses romans graphiques sont actuellement en cours d’adaptation cinéma : Une nuit à Rome coécrit avec Jacques Malaterre, mais aussi L’invitation réalisé par Michael Cohen, Petites Eclipses réalisé par Sylvain Monod…
Parallèlement, Jim développe des scénarios originaux, Le mariage d'Emma et moi, Un week-end à Londres, Les femmes de mes amis (également coécrit avec Jacques Malaterre). Réalisateur de nombreux courts métrages, (George, diffusé sur Canal +, Sci-fi, 13ème rue…) le tout dernier court achevé produit par In Efecto, Vous êtes très jolie mademoiselle, vient d’être sélectionné au Short film Corner de Cannes 2013.
Jim a également écrit avec l’humoriste Cartouche le one-man show : Les hommes sont des femmes comme les autres et la pièce de théâtre L'invitation

Seul, Jim publie aussi De Beaux moments, ainsi que le diptyque Zoé Carrington. Par ailleurs auteur de plusieurs courts-métrages, il réalise son premier long-métrage, Belle enfant, sorti en salles en 2024. Après le succès de L'Étreinte, Jim retrouve Laurent Bonneau pour Les Adieux ne durent jamais, à paraître en 2026..

Laurent Bonneau

Né à Bordeaux en 1988, Laurent Bonneau est auteur de bande dessinée, peintre, et vidéaste. Il suit un cursus artistique dès le lycée, avant de poursuivre ses études à l’École Estienne, puis d'entrer à l'École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris en section photographie-vidéo. Entre-temps, il signe déjà son premier contrat professionnel pour la bande dessinée Metropolitan. Le premier tome de cette trilogie scénarisée par son frère paraît en 2010 chez Dargaud. Installé dans les Pyrénées-Orientales après l'obtention de son diplôme, Laurent Bonneau continue depuis à allier dessin et réalisation de courts-métrages. Il a sorti une vingtaine d'albums de bande dessinée, notamment Rêves syncopés ainsi que Et il foula la terre avec légèreté (aux côtés de Mathilde Ramadier), Nouvelles graphiques d'Afrique et L'Essentiel (Des Ronds dans l'O), de même que Le Bruit de l'eau, réalisé avec Alain Bujak. En 2014, il débute une longue et fructueuse collaboration avec le label Grand Angle. Il publie Ceux qui me restent et Ceux qui me touchent avec Damien Marie, On sème la folie, Les Brûlures (avec Zidrou), et surtout le très remarqué roman graphique L'Étreinte, aux côtés du scénariste Jim, qui paraît en 2021. Laurent Bonneau fonde également les éditions Lauma avec Marie Demunter, qui accueillent entre autres ses recueil de dessins et de peintures comme Lumières des Albères. En 2026, il retrouve Jim pour un nouveau one-shot chez Grand Angle intitulé Les Adieux ne durent jamais.


L'avis de mon mari

Un roman graphique conséquent, plus de 300 pages, qui nous fait rencontrer un trio d’amis : Mattéo qui vient de perdre son père qu’il n’a jamais vraiment connu, Victor qui espère rencontrer la femme de sa vie et Lennon le bien nommé qui lui ambitionne de devenir un grand musicien.

2 grands thèmes sont abordés dans cet ouvrage : l’amitié et le père. Mattéo se rend à la maison de son père, maison qu’il n’a jamais connue, son père l’ayant quitté sa mère et lui alors qu’il était enfant. Son père s’était remarié et avait deux filles. L’une d’elle rencontrera Mattéo mais c’est le rejet absolu, elle ne comprend pas que Mattéo n’ait jamais voulu retrouver son père.

Mattéo est perdu car son père n’avait jamais repris contact avec lui, donc a-t-il quelque chose à regretter ou à se reprocher ? C’est finalement post-mortem que cette réunion avec son père se fera.

Et puis l’amitié. Lorsque nos trois lascars sont supposés donner un concert lors d’une fête locale , Victor et Mattéo se débinent laissant seul Lennon s’exprimer sur scène.

Un roman graphique impressionnant, découpé en cases rectangulaires comme un film en scope, laissant souvent les dessins parler de par eux-mêmes sans dialogues.

Aussi la présence de la couleur ocre qui parcoure tout le livre, l’ocre du soleil, du feu , de la maison du père.

Un coup de cœur.  ♥


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