dimanche 18 février 2018

La guerre des lulus - La der des ders Hautière et Hardoc

La guerre des Lulus   Tome 5

La der des ders      -  Régis Hautière et Hardoc

La Guerre des Lulus - Tome 5 - 1918, Le der des ders

Casterman
Scénario :  Régis Hautière
Dessins   :  Hardoc
Parution le 15 novembre 2017
Pages : 64
ISBN : 9782203126305
Prix : 13.95 €

Présentation de l'éditeur

L’odyssée d’un petit groupe d’enfants tout au long des années de la Grande Guerre.

1918

Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les Lulus tentent de survivre en zone occupée. Enrôlés malgré eux par une société secrète, les quatre orphelins sont contraints de se séparer. Cette séparation, la toute première depuis qu'ils se connaissent, pourrait être beaucoup plus longue qu'ils ne l'imaginent...

  

Mon avis


Du retard dans mes billets et l'oubli de chroniquer ce dernier volume de cette série que j'ai adoré "La guerre des Lulus", en fait ce ne sera pas le dernier car on nous annonce des prolongations avec "La perspective Luigi" . Merci pour ce bonus annoncé.

Nous sommes en 1918, la guerre touche à sa fin mais nos Lulus l'ignorent encore. Ils ont été "capturés" dans les bois , stoppés dans le désir d'aller en Suisse.

Nous sommes en zone occupée et nos "lulus" découvrent la société des Gentils Hommes, le monde de la résistance. l'existence d'un journal clandestin, de la tsf. Ils vont être obligés de se séparer. Lucien et Luigi iront espionner les allemands à Charleville. Première séparation depuis le début de la guerre.

Se retrouveront-ils ensuite ?

Pour le savoir plongez-vous dans ce dernier volume (enfin presque) pour connaître l'épilogue.


Toujours aussi savoureux, une série que je vous recommande chaleureusement.


Ma note : 9.5/10


Dans la même série


Cliquez sur la couverture pour retrouver mon billet


Régis Hautière et  Hardoc - La Guerre des Lulus Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés.

La Guerre des Lulus - Tome 4 - 1917, la déchirure

vendredi 16 février 2018

La solitude des étoiles - Martine Rouhart ♥

La solitude des étoiles    -   Martine Rouhart



Murmure des soirs
Parution  octobre 2017
Pages : 219
ISBN 978-2-930657-38-7
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

Qu’est-ce qui pousse Camille à quitter la vie citadine, pour une maison isolée au fond des bois avec son chat et son lapin ? Un besoin de faire le point, dans une solitude totale. Totale ? Un inconnu frappe à la porte. Que lui veut-il ? Et pourquoi laisse-t-elle, jour après jour, cet homme aux yeux clairs prendre ses aises chez elle ? Un roman lumineux sur l’ouverture aux autres, la beauté des rencontres de hasard et le refus des préjugés.

L'auteure


Martine Rouhart est née à Mons et a mené une carrière de juriste. Donner de la poésie à la vie, voilà ce qui l’a incitée à prendre la plume. Essentiellement romancière, elle publie aussi des nouvelles et des poèmes dans diverses revues. La Solitude des étoiles est son sixième roman.

Mon avis


J'ai découvert Martine Rouhart à l'occasion d'une belle soirée littéraire "une roulade littéraire corsée", il y a un peu plus d'un an.

J'avais découvert sa plume avec son précédent roman "Proche lointain" dont le billet se trouve ici.
Merci Martine de m'avoir proposé ton dernier roman, le sixième "La solitude des étoiles" paru dans une maison d'éditions belge à découvrir "Murmure des soirs", un régal ♥  J'ai vraiment passé un excellent moment.

Quelle évolution dans l'écriture, j'ai vraiment été touchée par cette plume magnifique, très poétique.

De quoi parle-t-on ?

De solitudes, de rencontres, du hasard qui n'existe pas.
Camille a 45 ans, elle vit seule à côté d'un zoo.  Assistante vétérinaire, elle a plus d'affinités avec les animaux qu'avec les Hommes !

Camille a été déçue par l'attitude de son premier amour, elle a perdu Bruno son mari il y a trois ans.  Avec lui elle menait une vie pépère, tranquille.

Depuis son départ, elle s'enferme dans sa solitude.  Elle nous dit :

"Je fuis les gens et pourtant la solitude me pèse, étrange paradoxe."

Elle décide de faire le point, de faire un break.  Destination : les Ardennes, une maison isolée en bordure des bois.  Objectif : se retrouver seule avec elle-même, son chat et son lapin !  Elle traîne avec sa solitude jusqu'au jour où on frappe à sa porte.  Qui ose ainsi perturber son isolement ?

C'est Théodore !  Il s'invite chaque jour.  Il frappe, entre, ne dit rien ou presque.  Il vit dans les bois, sans abri, il à l'apparence d'un clochard et sent le sous-bois , la terre, l'âcre !

C'est un peu comme un animal sauvage à apprivoiser.

Peu à peu, Camille se rend compte que cet homme va faire changer son attitude, elle le guette, l'attend chaque jour.

Petit à petit, il va se livrer, lui conter ses secrets, et elle va s'ouvrir enfin.

Une plume magnifique, très poétique.  Des mots très bien choisis.  Le style est simple, la construction intéressante.  Camille nous conte son existence, sa mère Suzanne aussi se livre.  Entre chaque 'confidence", un petit texte bien choisi sur l'univers et les étoiles, apporte un intermède, une respiration.

Des parallèles avec l'univers, un ciel étoilé, des êtres différents, les étoiles ne se rapprochent pas et pourtant ...

Magnifique récit, je suis sous le charme.


Ma note : *****  9.5/10

Les jolies phrases

Lorsqu'on est au fond du trou, il est difficile d'en sortir si l'on n'a pas de véritable raison de le faire.

Je fuis les gens et pourtant la solitude me pèse, étrange paradoxe.

Un animal sauvage qu'il faut apprivoiser avec patience, un grand animal blessé plus prêt à prendre la fuite et se terrer qu'à mordre ou se jeter sur nous.

Les tristesses, toutes ces vieilles choses, on les balaye de sa mémoire comme le vent les feuilles mortes, mais elles ne disparaissent jamais.  Elles s'entassent dans les recoins telles des araignées et il y a toujours un moment où elles réapparaissent.

On oublie trop souvent que l'absence de malheur est déjà un bonheur à goûter.

Des personnes qui nous sont proches on croit tout savoir, mais on ne sait en fin de compte pas grand-chose de leurs vrais désirs et de leurs pensées.  Toujours loin d'eux en vivant à côté.

On ne sait tout partager, il est des moments où même ceux qui nous sont chers ne peuvent pas grand-chose.  Personne ne souffre jamais pour les mêmes raisons, les souffrances, un jeu de dominos triste...

Pourquoi les gens se sourient-ils si peu dans les métros, dans la rue, dans leur vie précipitée ? Un regard, un sourire, des brèches pour percer tous les murs, pour toucher, pour trouver l'autre.


Du même auteur j'ai lu

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lundi 12 février 2018

Ces rêves qu'on piétine Sébastien Spitzer ♥♥♥♥♥

Ces rêves qu'on piétine  -    Sébastien Spitzer

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Les éditions de l'Observatoire
Parution le 23 août 2017
Pages : 304
ISBN : 979-10-329-0071-0


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Par Bundesarchiv, Bild 183-V04744 / CC-BY-SA 3.0, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5437633

Présentation de l'éditeur

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.

Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

Un premier roman

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L'auteur

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Source livre Hebdo - Pierre Villard

Sébastien Spitzer est journaliste et écrivain.

Journaliste free-lance pour TF1, M6 ou Rolling Stone, il a réalisé plusieurs enquêtes sur le Moyen-Orient, l'Afrique et les États-Unis.

Il est l'auteur de "Ennemis intimes, les Bush, le Brut et Téhéran" en 2006 aux éditions Privé.

Source : Babelio

Mon avis

Quel premier roman magnifique que celui de Sébastien Spitzer.  C'était un de mes premiers achats de la rentrée littéraire et je l'ai enfin sorti de mon immense Pal à l'occasion d'une rencontre au salon de Lire c'est libre à Paris fin janvier.

Sébastien Spitzer s'est arrêté sur les derniers jours de la seconde guerre mondiale et de la fin de la domination des nazis, en particulier sur une femme et pas la moindre car elle était la première dame de la grande Allemagne, j'ai nommé Magda Goebbels.

L'histoire, nous la connaissons, Magda se terre dans le bunker, dernier refuge d'Hitler et de ses proches, elle choisira pour la grandeur de l'Allemagne de supprimer ses enfants à la gloire du pays pour leur éviter le monde qui survivra après le troisième Reich.

En parallèle, les survivants des camps de l'enfer sont sur la route, ils marchent, s'accrochent à leur vie, résistent.  Parmi eux, une petite-fille - Ava - née dans les camps, sauvée par la bienveillance de sa mère Fela qui l'accompagne et surtout par le fait d'une infirmière Stanislava Leszczynska à qui elle doit son prénom.

Ava est dépositaire de cette tragique mémoire, elle s'accrochera à ce qu'il reste de ses rencontres : un rouleau de cuir contenant des témoignages des survivants des camps mais surtout des lettres d'un certain Richard Friedländer, un père raflé parmi les premiers juifs.  Tout aurait pu être différent pour lui si sa fille avait parlé, plutôt que de garder le silence.  Sa fille : Magda Goebbels !

C'est un premier roman magnifique, une fiction fidèle à l'Histoire qui contribue au devoir de mémoire.  Ce livre m'a touchée au plus profond de moi.  Il dégage une charge émotionnelle énorme et suscite pas mal de réflexion quant à la psychologie de Magda.

Comment peut-on condamner ceux qui vous ont forgé ?  Par ambition, pour le paraître ? Qu'est-ce qui pousse Magda à tant d'horreur, de froideur ?  La fidélité à une idéologie ? 

Je me suis posé beaucoup de questions.

Et puis, simultanément à cette noirceur, il y a l'histoire d'Ava, la lumineuse Ava portée par la vie après tant d'horreurs.

J'ai posé le livre à plusieurs reprises en cours de lecture, l'émotion prenant le dessus.  La plume est magnifique, poétique.  Les personnages sont très bien travaillés.  C'est sans conteste une plume à suivre.  Un récit magnifique que je vous conseille vivement.  Laissez vous emporter par ces rêves qu'on piétine.

C'est un coup de

Les jolies phrases

C'est la peur qui fait mal.  La peur que la mort prenne son temps.

La révolution passe par les murs avant de gagner la rue.

La vie c'est la vitesse, le mouvement.  La mort, c'est l'arrêt.

Plonger dans ce bunker.  Se résoudre à la fin et se défaire de tout, tout ce qui avait fait d'elle une grande dame, respectée,exaltée, prise pour modèle par des millions de femmes.  Magda n'aura plus de printemps, ni de villa, ni de jardin, ni de jasmin.

Dénombrer, c'est attirer le "mauvais oeil".  On ne dénombre pas les Juifs.  On ne les désigne pas.  Ils sont.  Ils existent.  Ils vivent. Les chiffres qu'on leur a tatoués sur la peau sont une désignation mortelle, un doigt comptable qui les livre à la mort.  On ne compte pas les Juifs.

Elle lit des heures pour combler ces néants.  Elle en a fait descendre des livres. Des caisses pleines. Pour se soûler de mots, d'autres mots que tous ceux qui l'entourent, que ceux des tables à cartes et du poste radio.  Assoiffée de mots d'amour, de mots de mer, d'océan, de voyages.  Des mots dans tous les sens et d'ailleurs d'où qu'ils soient.  Elle enchaîne les volumes, comme de bons vieux alcools. Elle s'assomme.

C'est bien tout ce qui nous reste, les convictions, quand on n'a plus rien pour convaincre, pour rameuter les autres à soi.

C'est sans doute le propre des grandes civilisations que d'atteindre des sommets dans l'art de faire le mal.

Pas une fille.  Pas sa fille.  Dans ces camps de prisonniers-là, il n'y avait plus de mère, plus d'enfant, jamais de filiation.  L'hérédité comme l'amour étaient proscrits.  Ils n'avaient plus le droit d'être, ces rescapés.

L e dos tourné des survivants est bien plus douloureux que le mal des bourreaux.  L'injustice altère. L'ignominie réduit.  La soumission gangrène.

Elle va bientôt franchir la frontière qui sépare l'homme de l'animal.  L'animal pris au piège se ronge le membre captif. Pas l'homme.  Il attend qu'on le libère. Il peut se laisser mourir.

Ces deux imbéciles peuvent bien jouer les héros, ils sont solubles comme le sucre sur cette table.  Et quand vient la défaite, les héros disparaissent, au profit des héros ennemis. Magda sait qu'il n'y a pas d'Histoire.  Il n'y a que des victoires et des défaites, les récits des vainqueurs et l'oubli des vaincus.  Memento mori. Tout passe.





dimanche 11 février 2018

Les chemins de Compostelle 4 Servais

Les chemins de Compostelle  tome 4

Le vampire de Bretagne                 -               Servais

Les chemins de Compostelle - tome 4 - Le vampire de Bretagne

Dupuis
Parution : 13/10/2017
Pages : 80
ISBN  :   9782800170466
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur

Blanche, la passionnée d'alchimie, et Alexandre, l'alpiniste qui escalada Notre-Dame en hommage à sa fille et à sa femme, décident de poursuivre ensemble leur route vers la majestueuse cathédrale de Chartres, chef-d'oeuvre romano-gothique aux deux visages. Tous deux espèrent y trouver des réponses à leurs interrogations.


À des kilomètres de la capitale, la religieuse Céline et Angelo, suspect dans une affaire de meurtre, se confrontent à l'occasion d'une halte le long des rives de la Sèvre nantaise. Les secrets planent toujours autour du mystérieux individu, recherché pour un crime qu'il affirme n'avoir pas commis. Céline lui accordera-t-elle sa confiance, elle qui se rend à Compostelle pour y éprouver sa foi religieuse ? Au coeur de la forêt, d'inquiétants rituels se profilent...

Jean-Claude Servais continue son voyage vers Saint-Jacques et son exploration de ses personnages, avec les régions de France pour toile de fond. Teinté de métaphysique, singulièrement humain, son récit dresse un panorama fascinant du terroir français et de ses patrimoines architecturaux, gastronomiques et culturels.

Mon avis

C'est la fin du premier cycle qui s'annonce.  Connaîtrons-nous l'identité de l'égorgeur de Bretagne ?
On retrouve Blanche et Alexandre qui se dirigent vers Chartres, Dominique et Céline vers le Château de Tiffauges, celui de Gilles Rais que l'on surnomme Barbe Bleue.

Nous poursuivons le pèlerinage de Compostelle.

Une série sympa alliant alchimie, suspens et bien entendu comme toujours avec Servais découverte du patrimoine et de l'histoire.

On s'attarde ici à la légende de Barbe Bleue et à l'histoire de Gille Rais compagnon et protecteur  de Jeanne d'Arc (guerre de 100 ans, à la recherche de l'alchimie).

Pour ne pas changer il y a toujours, c'est un peu la marque de fabrique, de Servais un petit dossier documenté en fin d'album.

Moment de plaisir garanti.

Ma note  : 9/10

Les autres volumes du premier cycle

Cliquez sur la couverture pour accéder à mon petit billet

 

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    samedi 10 février 2018

    Panique sous le sapin - Valérie Bel

    Panique sous le sapin    -   Valérie Bel

    Panique sous le sapin par [Bel, Valérie]

    Format kindle
    35 pages
    ASIN: B078H5BCSY
    Prix : 0.99 €
    Lien pour l'achat : ici

    Présentation de l'éditeur


    Noël, un moment de joies familiales toutes simples ? Pas pour tout le monde...

    En tout cas, pas pour Jean-Pierre qui, ô catastrophe, a interchangé les cadeaux de deux femmes chères à son coeur.

    Ah, quand on a une double vie, elle est parfois... doublement compliquée !

    Mon avis

    C'est Noël, le temps des cadeaux, un moment de fête.  Oui, en principe ! Sauf que Jean-Pierre a une double vie et qu'il a interverti par mégarde les cadeaux qu'il voulait offrir à ses femmes ...

    J'ai lu cette nouvelle à Noël (ou je sais j'ai beaucoup de retard dans la publication de mes billets !).  Cela se lit très rapidement. L'auteure a énormément d'humour et décrit à merveille les émotions ressenties par les protagonistes.  

    Tour à tour les personnages s'expriment.  C'est un vaudeville des temps modernes.  J'imagine bien le tout au théâtre.  J'ai ri car c'est cocasse et rempli d'humour.  Un bel esprit, un chouette dénouement.

    Complicité féminine, la vengeance est un plat qui se mange froid.  Découverte d'une jolie plume, c'était vraiment la lecture idéale pour terminer l'année..


    Ma note : 9/10