mardi 15 septembre 2026

Après Mireille - Robin Josserand

 Après Mireille  -  Robin Josserand




















Mercure de France
La Bleue
Parution : 27/08/26
Pages : 160
Isbn : 9782715268579
Prix : 16 €



Présentation de l'éditeur

« Je scrutai une dernière fois le visage de mon arrière-grand-mère. J’aurais tant aimé lui accorder cette humanité qui m’a ému dans ses livres, faire apparaître des irisations de délicatesse, de bonté. J’ai entretenu l’espoir de pouvoir relativiser la colère de mon grand-père, de dessiller le regard sur son histoire, espérant qu’il ait involontairement laissé des pistes de côté. Mireille était une femme blessée. Une orpheline confiée à l’Assistance publique. Une survivante, réduite à l’état de bête. »

Pour brosser le portrait de son arrière-grand-mère Mireille, Robin Josserand dispose d’un témoin privilégié : Jean-Claude, son grand-père. Celui-ci a quatre ans et demi quand sa mère est arrêtée et déportée pour faits de résistance. À son retour, neuf mois plus tard, elle n’est plus la même, désormais incapable de prendre soin de ses enfants. Sa peine, elle l’écrira dans deux livres.
Fils mal aimé, Jean-Claude est devenu un homme meurtri. Grâce à de nombreuses conversations avec le narrateur il pourra enfin saisir toute la complexité de l’histoire de sa mère, esquissant le début d’un pardon.
Comment vivre après avoir connu les camps ? Roman familial aux entrées multiples, Après Mireille parle de mémoire et de transmission. Robin Josserand nous entraîne dans une enquête passionnante sur les traces de son aïeule.


Robin Josserand




Robin Josserand est bibliothécaire. Il vit et travaille à Lyon




Photo Francesca Mantovani ©Gallimard



Mon avis

Tout commence au mémorial de Ravensbrück où l'arrière-grand-mère de l'auteur, Mireille fut déportée durant 9 mois laissant son fils, Jean-Claude âgé de 4 ans et demi à son départ.

On quitte Ravensbrück avec un silence intérieur; silence lourd d'une mémoire que l'on a désormais en partage, reçue telle une brûlure.  

Au départ de ces silences, de ce vide, Robin Josserand va partir sur les traces de son arrière-grand-mère, Mireille, décédée trois ans avant sa naissance, une manière peut-être en écrivant son histoire de casser le cycle de l'abandon. 

Mireille, institutrice, mère aimante lors de son arrestation comme prisonnière politique, est une résistante courageuse. Á son retour, 9 mois plus tard, c'est une bête sauvage, blessée qui se mure dans le silence, elle est froide, brutale, ne veut voir ses enfants, les envoyant en famille d'accueil ou en pension, ailleurs loin d'elle.  


L'auteur va rencontrer son grand-père chaque semaine, au Creusot, pour faire remonter ses souvenirs, s'aider de photos, de cahiers, de documents pour reconstituer la complexité de Mireille, son histoire, sa personnalité, ses ressentis, et aider Jean-Claude, homme meurtri au début du pardon.

Deux livres écrits laissés par Mireille Mallet, le premier rédigé à son retour des camps, "Sous le signe du triangle" , est le seul moment de parole avant de se murer dans le silence et sa souffrance et quelques années plus tard, un roman, une autofiction "Le pain blanc".

Une enquête passionnante à l'écriture sobre et précise.  Elle relate le cheminement, les entretiens au Creusot avec son grand-père, questionne, interroge afin de comprendre la douleur, la souffrance qui fait que quelque part la victime soit devenue bourreau à son tour et peut-être martyrisa les autres dans l'espoir de souffrir moins !

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

Les témoignages de mon grand-père et les livres de sa mère m'apparaissent comme les contrepoints d'une même histoire.  Celle d'une femme empêchée, éloignée de toute forme de vie et de joie.  Sa triste façon d'être au monde, sans éclat, sans colère, une ombre n'ayant jamais su s'adapter à la plus pâle des lumières. 

Je reste prisonnière de moi-même plus que je ne le fus jamais de mes bourreaux parce que je ne possède plus l'espoir tenace et vivifiant de m'échapper. 

Je sais enfin que Mireille n'a pas tout dit, tout écrit dans ce premier livre, parce qu'advient le moment où le récit ne peut traduire l'indicible, l'horreur, et c'est là qu'intervient la fiction.  Si j'ai une quelconque certitude concernant  la littérature, c'est qu'il n'y a que l'acuité du roman qui puisse assumer le désordre du réel. 

Et si, inconsciemment, c'était avec ses livres que Mireille avait fait le plus beau geste, à savoir donner les clés de résilience et tendre une main aux générations futures pour casser le cycle des abandons ?  Je répondis : "Je suis en effet de ceux qui pensent qu'un livre peut tout racheter et qu'il est possible d'absoudre grâce à une ligne. "

Mais surtout, ce qui me frappe, c'est que cette femme, on la plaint, on lui parle, mais on ne la regarde pas.  On l'élude.  On l'esquive.  On ne cherche pas à comprendre. 

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lundi 14 septembre 2026

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

 Ils ont rejoint mon Himalaya à lire




Des achats et des envois qui recommencent dans ma boîte aux lettres.  Voici le moment de vous présenter les derniers arrivés dans mon immense PAL et cela ne risque pas de s'arranger car j'ai la joie de faire partie du Prix des lectrices Elle 2027, l'aventure commencera tout bientôt !   Comme si cela ne suffisait pas, j'ai rejoint le Club des lectrices "Les Ponctuelles", nous sommes environ 145 lecteur.ices à découvrir des autrices du monde entier,  projet féministe. En voici d'ailleurs la sélection :

Une si longue lettre -  Mariama Bâ














Litos
Parution : 28/03/23
Pages : 176
Ean : 9782385060398
Prix : 7.50 €

Présentation de l'éditeur

Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour.

La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

Direction l'Inde pour le second

The good girls - Sonia Faleiro



















J'ai lu 13781
Editeur original  Bloomsbury Circus 2021
Traduit de l'anglais (Inde) par Nathalie Peronny
Parution : 12/04/2023
Pages : 416
Isbn : 9782290379240
Prix : 8.40 €

Présentation de l'éditeur

Un soir de mai 2014, dans un petit village du nord de l’Inde, deux adolescentes, amies et cousines, disparaissent. Au petit matin, elles sont retrouvées pendues à un arbre du verger. Que s’est-il passé durant ces quelques heures ? La vérité semble moins importante pour leur famille et les habitants du village que la rumeur qui enfle déjà : il ne faudrait pas qu’elles aient fait quelque chose d’indécent…
C’est la réputation de la famille qui doit être sauvée à tout prix.

À partir d’un fait divers glaçant, Sonia Faleiro dépeint les mécanismes d’une société ultra-hiérarchisée où l’honneur est la chose la plus précieuse qu’une femme peut posséder, au-delà de sa propre vie…

Une immersion nature au Canada

Sauvagines  -  Gabrielle Filteau-Chiba


























Folio n° 7187
Parution 2022 chez Stock
Parution : 02/02/23
Pages : 390
Prix : 9.50 €

Présentation de l'éditeur

«Pourquoi donc a-t-on tant besoin de posséder la beauté ? Et si on la laissait vivre en paix dans l'espoir de la recroiser un jour ?» Garde-forestière, Raphaëlle vit dans une cabane isolée au coeur de la forêt du Kamouraska. Pour rien au monde elle n'échangerait cette vie loin des hommes. Mais une nuit, sa chienne disparaît. Raphaëlle suspecte rapidement des braconniers et les prend en chasse. Elle ignore que, depuis l'ombre, des yeux la guettent. Dans cette nature aussi belle que féroce, proie et prédateur se confondent...

On termine par de la littérature nordique

Les filles d'Egalie  -  Gerd Brantenberg





















Zulma
Parution : 06/01/2022
Poche : 09/03/23
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
Pages : 432
Isbn : 9791038701694
Prix : 12 €

Présentation de l'éditeur



« Elle » fait bon vivre en Égalie. La présidente Rut Brame travaille nuit et jour à la bonne marche de l’État, quand son époux Kristoffer veille avec amour sur leur foyer. Il y règne d’ailleurs une effervescence toute particulière : à quinze ans, leur fils Pétronius s’apprête à faire son entrée dans le monde. Car voici enfin venu le bal des débutants.

Mais l’adolescent, grand et maigre, loin des critères de beauté, s’insurge contre sa condition d’homme-objet. Dans l’impossibilité de prendre son indépendance, il crée presque malgré lui un mouvement qui s’apprête à renverser le pouvoir matriarcal en place. L’avenir de la cité radieuse est amené à changer... pour le meilleur et pour le pire.

Avec Les Filles d’Égalie, Gerd Brantenberg signe une utopie féministe et résolument provocatrice. Elle renverse littéralement les codes de la société patriarcale : les femmes ont tous les pouvoirs, et la langue s’en ressent. Le féminin, omniprésent, l’emporte systématiquement sur le masculin, faisant apparaître de nouveaux mots qui soulignent avec une ironie mordante l’oppression invisible qui règne sur les femmes d’aujourd’hui. Brûlant d’actualité et débordant d’humour, Les Filles d’Égalie, le grand roman féministe norvégien du XXe siècle.

Le week-end dernier c'était l'Intime festival, un super moment à Namur avec des rencontres, des lectures et des tentations.    L'une d'elle , Polina Panassenko dont je n'ai toujours pas lu le premier livre "Tenir sa langue"  acheté en double ce week-end car dans ma PAL. Voici son dernier en date, elle vient de remporter le prix littéraire du "Monde"

À voix haute -  Polina Panassenko


















Editions de l'Olivier
Parution : 21 août 26
Pages : 272
Isbn : 9782823624540
Prix : 19.50 €

Présentation de l'éditeur 



Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste.

Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête.

Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute.



Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.

Une lecture inoubliable et une belle rencontre 

Des idées d'incendie  -  Angélique Villeneuve

















Phébus
Parution : 20 août 26
Pages : 236
Isbn : 9782752915672
Prix : 21.90 €

Présentation de l'éditeur



Janvier 1910. C’est la crue du siècle. Alors que les eaux envahissent cet asile d’aliénées du département de la Seine, deux femmes se dirigent vers les grilles laissées ouvertes dans la confusion. L’une tient encore dans la main une liasse de pages arrachées. Dehors, la rue inondée appelle et effraie.

Explorant les manières de couver les feux, Des idées d’incendie retrace d’une langue fiévreuse la destinée d’une paysanne que sa condition n’a pas réussi à brider. Sa bonté, son silence qui répare, ses abeilles tant aimées, sa faim de liberté font de Paulie une héroïne qu’il est impossible d’oublier.

J'ai écouté aussi Pierre Boisson sur un portrait de Christine Pawlowska entendu en magnifique lecture "Ecarlate" ♥



Flamme, volcan, tempête   -   Pierre Boisson


















Au-delà des lignes
Première parution : éditions du sous-sol 2025
Parution poche : 20/08/26
Pages : 256
Prix : 8.50 €

Présentation de l'éditeur

Un livre-enquête et un hommage : la malédiction d'un livre, et celle d'une vie brisée.

" Elle a vécu des choses qu'on ne peut pas imaginer, confie-t-il soudainement. C'est bien que tu le saches, mais je ne sais pas s'il faut l'écrire. "

Il y a les livres qu'on cherche. Et ceux qui vous trouvent. Des livres oubliés, dans la poussière et l'indifférence, et qui soudain vous attrapent au hasard d'une bibliothèque de vacances...
Pour Pierre Boisson, Écarlate a été de ceux-là. Sitôt entrouvert, ce récit sans fard d'une adolescente par elle-même le frappe comme la foudre. Pourquoi ce petit succès éditorial de 1974 n'a-t-il pas eu de suite ? Et qu'est devenue Christine Pawlowska, l'autrice de ce livre unique, dont la prose, comme l'existence, semble poursuivie par la violence et l'effacement ? Enquête sur une mystérieuse disparition littéraire.

" Une lecture d'une rare intensité ! " Librairie du Canal (Paris)

" Une enquête littéraire, familiale et sociale absolument passionnante qui permet de (re)découvrir une romancière fulgurante à la plume acérée, dont l'existence a été meurtrie par la violence. " Librairie Masset (Mont-de-Marsan)

Postface de l'auteur et poème de Christine Pawlowska inédits

Du belge dans ma boîte aux lettres, une rentrée chez Weyrich éditions

Les lueurs du rêve  -  Luc Templier


















Weyrich
Plumes de coq
Parution : 15/08/2026
Pages : 210
Isbn : 9782390770244
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

Un archéologue se retire dans un hôtel, au bord d’une forêt, pour achever un roman et reprendre pied après un deuil ancien. Il écrit pour ne pas sombrer. Fébrilement, il consigne pensées, rêves et visions dans un journal de fouille où l’acte d’écrire devient aussi impérieux que vital.

Très vite, son séjour bascule. Une chapelle en ruine devient le centre d’une fouille obsessionnelle. À mesure qu’il creuse la terre, ouvre des tombes, exhume des objets, ce sont ses propres strates qu’il met au jour : l’enfance, la perte, la culpabilité, les addictions, les figures aimées – tragiquement disparues.
Entre visions diurnes, dialogues et fragments de rêves, le réel se fissure. L’archéologie, la mine, les éléments naturels et l’acte d’écrire composent un réseau de métaphores vivantes : creuser, descendre, éclairer, brûler, traverser. De la terre à l’air, en passant par l’eau et le feu, le narrateur traverse les éléments comme autant d’épreuves intérieures et de purification psychique.

Roman de la descente et de la transformation, Les lueurs des rêves explore la fidélité aux morts, la tentation de l’enfermement et la lente reconquête du présent. La féminité y joue un rôle central : force de lien, de mémoire et d’élan, elle accompagne le narrateur dans une alchimie intime où la douleur n’est pas effacée, mais recomposée.

Sur le fil du réel, traversé par les rêves, ce roman sensible et incarné interroge le pouvoir des rêves, de l’amour et de l’écriture lorsqu’il s’agit non de survivre, mais de consentir à vivre.

Autre plume de la maison, une wavrienne, celle de Benoît Goffin qui nous propose son troisième roman

L'herbe du diable  -  Benoît Goffin


















Weyrich
Plumes de Coq
Parution : 15/08/26
Pages : 172
Isbn : 9782390770268
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur



On rapporte que d’étranges activités scientifiques se déroulent dans une vaste propriété forestière. Personne n’y entre ni n’en sort, sauf cette femme couverte de coups qui surgit un soir au domicile de l’ex-commissaire Philippe Légaut.

Dès qu’il la voit, Légaut sent qu’il va reprendre du service… Mais peut-il deviner dans quel enfer il s’engage ? Qui est ce « Grand Manipulateur »
qui prétend le projeter jusqu’aux siècles obscurs de l’Histoire, dans une recherche ésotérique, à la poursuite d’êtres fantômes. Sa meilleure enquête, probablement. Son chant du cygne ?

Les Beatles version Bussi

Code yesterday  -  Michel Bussi


















Les presses de la cité
Parution : 03/09/26
Pages : 360
Isbn : 9782258215276
Prix : 22.90 €

Présentation de l'éditeur

Et si le mythe des Beatles cachait un secret inimaginable ?

Michel Bussi nous ouvre les coulisses du groupe le plus légendaire du rock, dans un suspense jubilatoire.

John, Paul, George, Ringo : ils étaient quatre. Enfin, c'est ce qu'on a toujours voulu vous faire croire...

Lonely McKenzie, jeune musicienne de Liverpool, trouve dans la maison de ses grands-parents, rue Penny Lane, une partition griffonnée du premier tube des Beatles.
A-t-elle découvert un secret aussi précieux que la couronne d'Angleterre ?
Un secret que tentera de lui arracher Smoky Slug, journaliste spécialisé dans le rock, vieux limier misogyne qui n'a jamais cru au mythe des Fab Four.
Car Smoky le sait : pendant les années de folie du groupe, les Beatles ont été entourés de morts, presque toujours violentes, souvent inexpliquées...

Une galerie savoureuse d'enquêteurs, dont un espion du MI5 et le Premier ministre himself, vont tenter l'impossible pour faire toute la lumière sur le mystère le mieux gardé de l'histoire du rock.
Jusqu'au twist ( and shout) final.


Maître dans l'illusion et l'art de la manipulation, Michel Bussi
est l'un des auteurs préférés des Français, et le plus adapté
à la télévision et en bande dessinée.

Changement de registre : Casterman jeunesse.  Pour le premier âge une collection d'imagiers photos

Mon imagier photos :  Les bébés animaux -  Aurélie Périllou



























Casterman Jeunesse
Parution : 26/08/26
Studio Périllou
Pages :10
Isbn : 9782203303317
Prix : 9.90 €
Lectorat : 0 à 2 ans


Présentation de l'éditeur

Des photos craquantes de bébés animaux, pour nos bébés !

Dans un univers actuel souvent saturé d'images et d'informations, le temps du partage grâce au livre permet à l'enfant de s'approprier son univers quotidien, au calme. La photo est le médium idéal pour reconnaître, et plus tard, commencer à nommer ce qu'il voit.

Dans cet imagier photos, le tout-petit va pouvoir découvrir des animaux... bébés comme lui (ce qui va beaucoup lui plaire !) et ainsi apprendre à les reconnaître : le lionceau, le chaton, le chiot, l'éléphanteau...

Une fabrication soignée pour un cadeau de naissance idéal !

Dans la même série

Les vêtements de bébé -  Aurélie Périllou




















Casterman Jeunesse
Parution : 26/08/26
Studio Périllou
Pages :10
Isbn : 9782203303348
Prix : 9.90 €
Lectorat : 0 à 2 ans

Présentation de l'éditeur

Parce que les bébés adorent regarder d'autres bébés !

Dans un univers actuel souvent saturé d'images et d'informations, le temps du partage grâce au livre permet à l'enfant de s'approprier son univers, au calme. La photo est le médium idéal pour reconnaître, et plus tard, commencer à nommer ce qu'il voit.

Dans cet imagier photos, le tout-petit va pouvoir découvrir d'autres bébés (ce qui va beaucoup lui plaire) et nommer les vêtements de son quotidien : le bodie, les chaussettes, le bonnet, les lunettes...

Une fabrication soignée pour un cadeau de naissance idéal !


Bébé grandit et on chante avec lui , la collection "Mes comptines chéries" pour vous accompagner

Ah les crocodiles ! - Marie Paruit
















Casterman
Mes comptines chéries !
Parution : 19/08/26
Pages : 12
Isbn : 9782203303355
Prix : 6.90 €
Lectorat : à partir d'un an

Présentation de l'éditeur

Le charme des comptines classiques dans un format coup de cœur !

Une nouvelle collection forte graphiquement, à glisser dans sa poche !
Les paroles originales des comptines de notre enfance : pour partager un moment complice entre enfant et parents, grâce au chant.

À prix mini !


Cela fait bien longtemps que je n'avais pas tenu un Martine en main,  je ne m'en souviens plus !

Martine 
Papi perd la mémoire   / Gilbert Delahaye-Marcel Carlier



















Casterman
Martine
Parution : 9/9/26
Scénario : Gilbert Delahaye
Dessin : Marcel Carlier
Pages : 32
Isbn : 9782203304321
Prix : 7.95 €
Lectorat : 5/7 ans



Présentation de l'éditeur

Un nouvel album Martine, sur la maladie d'Alzheimer qui impacte de nombreuses familles.

Martine adore son grand-père, il sait vraiment tout faire ! C’est lui qui a appris à Martine à rouler à vélo, à réparer l'horloge cassée du salon, à reconnaître les fleurs dans les bois... Mais ces derniers jours, le papi de Martine agit bizarrement. Il oublie souvent ce qu’il est en train de faire, change d'humeur soudainement et se fâche contre Martine alors qu'elle n’a rien fait de mal. Depuis ce matin, le papi de Martine a disparu, que peut-il bien lui être arrivé ?

En partenariat avec la Ligue nationale Alzheimer Liga asbl et avec France Alzheimer

On termine avec deux graphiques

Flocons  de Silki et Marc Lizano



























Casterman
Parution : 26/08/26
Pages : 112
Scénario : Marc lizano
Dessin : Silki
Isbn : 9782203300279
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur


Un récit familial intimiste sur le deuil et l’amour que l’on se porte au sein d’une famille.


Se sachant condamné, un homme décide de choisir le jour et les circonstances de sa mort. Sa femme fait le choix de l’accompagner. Ils iront s’endormir dans les neiges de Cauterets, enlacés une dernière fois au beau milieu des Pyrénées. Lorsque les corps sont retrouvés, les enfants, un frère et une sœur, sont prévenus, et doivent se retrouver puis prendre la route pour un voyage qui sera celui du début de leur deuil, entremêlés de souvenirs joyeux en flash back qui permettront aux lecteurs de comprendre qui étaient les disparus…

Flocons est un récit familial intimiste, parlant de la mort mais surtout de l’amour qui traverse les existences des parents et des enfants. Un mélodrame tissé comme une broderie fine par le scénariste Marc Lizano et mis en images délicatement par la dessinatrice coréenne Silki.


On termine avec un dernier graphique

Beau comme tu changes  -  Joseph Kai


















Casterman
Parution : 26/08/26
Pages : 240
Isbn : 9782203245150
Prix : 25.95 €

Présentation de l'éditeur


La métamorphose amoureuse et personnelle d’un jeune artiste libanais exilé en France.


Nour et ses ami.e.s vivent en exil à Paris depuis quelques années. Un soir, lors d’une house party, Nour rencontre Laurent. Leurs échanges sont profonds et réveillent chez Nour des questionnements sur Sol, son partenaire, et sur ses désirs. Cette rencontre ouvre une petite porte vers un monde mis en suspens : celui où l’on peut croire aux légendes, se métamorphoser ou simplement être soi. Autour de Nour gravitent aussi Kenza, Rebecca et Sol qui cherchent, iels aussi, à habiter autrement leurs désirs et leurs corps dans un monde qui bascule face à la violence et l’injustice.

Beau comme tu changes est une exploration de l’entre-deux, de ce déséquilibre où l’on habite l’inconfort sans forcément chercher de réponses. Un roman graphique sur la beauté du trouble et la force de ne pas savoir où l’on va.



Belles lectures !

samedi 12 septembre 2026

Un marché noir - Bérénice Pichat

 Un marché noir - Bérénice Pichat




















Les avrils
Parution : 20 août 2026
Pages : 288
Isbn : 978-2-38311-041-5
Prix : 22 €

Présentation de l'éditeur

Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.

Bérénice Pichat


Bérénice Pichat est professeure des écoles au Havre. Après l’immense succès de La Petite Bonne (Les Avrils, 2024, Le Livre de Poche, 2026, Prix des libraires 2025), elle nous entraîne dans la zone grise de l’Occupation avec une inventivité romanesque éblouissante. Ni héros ni salauds, ses personnages déchirants questionnent nos dilemmes moraux et notre humanité quand tout vacille.





Mon avis

Un deuxième roman !  Exercice difficile après l'immense succès du premier  "La petite bonne", prix des libraires 2025 !  Mission plus que réussie,  un gros coup de cœur en ce qui me concerne. ♥♥♥

Bérénice Pichat s'empare d'une zone grise de l'Histoire, celle de l'occupation allemande et sans jugement nous parle de cette période trouble, de la frontière ténue entre le bien et le mal : du marché noir, du marché gris.

A travers deux personnages, elle va habilement nous mettre face à un dilemme, qu'aurions-nous fait à leur place ?

Deux voix, deux parties de roman pour parcourir la seconde partie de la guerre, et découvrir un peuple qui a faim, qui est confronté à des choix dictés par la peur, résistance ou compromission ?

Servane a 15 ans en 1941, elle a faim, elle passe de longues parties de journée dans des queues devant les magasins vides.  Orpheline, elle vit avec son beau-père. Nous sommes à Paris. Un jour, elle croise Rosa, une amie qui n'a pas l'air de souffrir de la guerre.  Celle-ci lui propose de transporter des paquets, de se rendre à la campagne et de pouvoir manger à sa faim.  C'est le début, Servane s'engage dans un réseau secret, elle veut résister.

Dans la seconde partie, on découvre Paul qui se raconte.  Issu d'une famille pauvre, à l'enfance désenchantée,  vivant dans la misère et le mépris toute son enfance, ancien soldat désabusé, il refuse de rester victime et lorsque l'occasion se présente, décide de survivre. Il comprend vite que certains sont prêts à tout vendre, d'autres à tout acheter.  Il se glisse entre les deux et devient mercanti, fournisseur de l'ennemi.

Ces deux voix se complètent par des témoignages et interventions extérieures, créant un véritable suspense, on s'interroge, la tension monte et je peux vous dire que le final est intense. Un dispositif narratif bien huilé pour un plaisir de lecture intense et garanti. 

L'écriture de Bérénice Pichat est belle, fluide, sobre, sensible, il s'en dégage beaucoup d'humanité. Elle ne juge pas, elle nous décrit de façon précise et avec émotion cette partie de l'histoire de la guerre, cette zone grise où chacun a fait de son mieux pour vivre ou survivre. Elle nous tend un miroir et nous interroge sur ce que nous aurions fait à leur place.

Une petite pépite à découvrir !


♥♥♥♥♥


Les jolies phrases

Ceux qui mangent encore acceptent de se salir les mains. Ceux-là font des compromis avec leur conscience. 

Rien ne réunit les gens mieux qu'un secret partagé.


La mémoire de l'enfance est un bagage terrible à trimballer.

Sous prétexte qu'ils braquaient la marchandise au nez et à la barbe de Vichy et des Boches, ils ont appelé ça faire de la résistance...  Moi, j'appelle ça de l'opportunisme.

Les enfants, j'ai toujours pensé que c'est exactement comme les poussins, vous voyez ? Jaunes et piaulants, on les tient dans la main et ils vous picorent la paume, c'est délicieux et doux. Un beau matin. ils deviennent poulets et ils perdent toute grâce. Leurs plumes poussent n'importe comment sur le duvet qui n'est pas encore tombé, ils se dandinent et traînent des ailes. C'est gauche, c'est mal dans sa peau. Et puis d'un coup, fini, ils sont adultes. Ils marchent fièrement, crête dressée et ergots en place.

Grandir sans argent est une chose, mais c'en est une autre de comprendre, à travers chaque attitude, que le monde est partagé en deux - entre ceux qui ont, et nous, qui n'en avions pas.  

C'est donc vrai; les principes ne tiennent pas longtemps face à la douceur des billets qu'elle froisse dans sa poche, face à la promesse de rapporter chez elle de quoi revivre enfin.


C'est insidieux, la faim. Au début, ça paraît négligeable. Une fringale qui dure, un creux sans fond. Faute d'être jamais satisfait, ce désir latent s'organise et progresse. On prend sur soi , on se serre la ceinture, comme si de rien n'était. Mais ça ne fait que croître : la voix du manque vire , trouble, tourne à la hantise. Face à l'estomac vide depuis trop longtemps, plus rien ne paraît important, plus rien ne tient. A part le prochain repas.


Mais chacun sait que la confiance n'est pas un bien qui se vend; ni ne s'achète.


Oui, les prix montent, et alors ? Très tôt, Paul a compris que le tarif d'un produit n'a aucune importance. Que ceux qui veulent acheter pourront toujours payer.

La peur quand ils la décèlent, transforme les hommes en rapaces, en bêtes féroces.


De la même autrice j'ai lu

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mercredi 9 septembre 2026

Choses que je croyais perdues - Clémentine Mélois ♥♥♥

 Choses que je croyais perdues  -  Clémentine Mélois





















Gallimard
L'arbalète
Parution : 20 août 26
Isbn : 9782073162854
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

« Je voulais te dire : sans le faire exprès, j’ai cassé le verre à moutarde Musclor que tu aimais bien. Le prince sous stéroïdes mal imprimé a perdu sa tête, mais il continue de flatter d’une main distraite l’encolure de son tigre vert de compagnie. Tu avais trouvé ce verre dans un vide-greniers où les gens vendaient pas cher de jolies choses. Après l’avoir regardé longtemps, avec intensité, tu l’avais négocié à deux euros. C’était un souvenir d’enfance et ta joie m’avait attendrie. Ça allait encore entre nous à ce moment-là, enfin je crois. »

Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Elle pense à l’homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu’elle manipule. Une assiette au filet d’or, un ensemble H&M couleur poil de chameau, un rouleau de Sopalin : ces témoins d’une vie ordinaire ont autant à raconter qu’un trépidant roman d’aventures...
Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au cœur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable.


Clémentine Mélois

Photo F. Mantovani © Éditions Gallimard



Clémentine Mélois est une artiste plasticienne et écrivaine française. À l'âge de neuf ans, elle gagne le premier prix d'un concours d'écriture organisé par les éditions Gallimard, et reçoit en cadeau 365 livres, ce qui marque le début de sa vocation de bibliomane.

En 2024 elle publie "Alors c'est bien" chez Gallimard et est lauréate du Prix Méduse 2024 et du Prix Eugène Dabit du roman populiste en 2025






Mon avis

Emilie prépare ses caisses pour un déménagement, elle emballe les divers objets du quotidien et chaque objet fait ressurgir un moment du passé, une petite anecdote.  Avec beaucoup de poésie, d'humour, de tendresse, elle se replonge dans son histoire, 7 ans de sa vie, un quart de celle-ci, c'est énorme.  Et toi, lecteur, comme elle tu t'embarques dans tes souvenirs, son histoire qui peu à peu se dessine, devient universelle car toi aussi lecteur, tu repenses à des périodes de ta vie.

Parfois on retombe sur un article de journal, une période, et on se projette, un objet nous rappelle un souvenir, une époque, une personne.  La mémoire se ravive avec tendresse, nostalgie.

Ce sont les objets qui nous racontent Emilie, une traversée intime, intense qui font prendre conscience du temps qui passe.  C'est subtil, sensible, lucide, drôle avec de l'autodérision et c'est magnifique, universel.  Une petite pépite à découvrir au plus vite.

Coup de ♥

Les jolies phrases

Les grands drames comme les petites joies se décolorent avec le temps et quoi qu'il se passe dans nos vies, rien ne change vraiment : passent les jours et les semaines, sous le pont Mirabeau coule toujours la Seine. 

Mais les souvenirs sont des fleurs sauvages, ils s'épanouissent où bon leur semble et le plus souvent là où on ne les espère pas.

La vie ne pouvait pas être autrement, puisque c'est ça qu'elle était.  Pourquoi s'embêter à tout remettre en question ?  Lorsqu'on a déjà passé une heure à attendre le bus, il est de plus en plus difficile de partir.  On a trop investi.  Accepter l'idée qu'on a attendu pour rien reviendrait à avouer qu'on a bêtement gâché son temps.  Alors on continue de patienter, en vain. 

Le propre des débuts, c'est qu'ils ne durent pas, tandis que les fins s'étirent parfois le temps d'un générique infini. 

Tant que je pourrai raconter leur histoire, toutes ces choses ne seront pas vraiment perdues. 

De la même autrice j'ai lu

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dimanche 6 septembre 2026

Bilan de lecture d'août 2026

 Bilan de lecture d'août 2026




C'est le moment du bilan lecture mensuel. Un week-end en Alsace en famille, et celui de l'Intime Festival de Namur, rendez-vous incontournable d'août,  et la préparation du café littéraire de septembre avec Arnaud Nihoul, un blog à jour, du coup, le sentiment de ne pas avoir lu autant que j'aimerais.  On ajoute à cela de la fatigue, ben oui, je travaille à plein temps et commence à lire tard le soir à un rythme plus lent pour l'instant ..   Mais est-ce le plus important !


De très belles découvertes de cette rentrée.  On commence par un compatriote, Thomas Gunzig qui nous propose un roman qui deviendra j'en suis certaine un classique du genre.  Entre dystopie, science-fiction et réflexion sur notre monde en devenir !  Je vous invite à découvrir ce magnifique roman. 





Philippe Boxho est certainement le médecin légiste belge le plus connu, après ces livres voici dans un genre tout à fait différent un roman graphique qui explique son métier et nous fait découvrir l'homme qui se cache derrière celui-ci. 



Oh que je suis contente d'avoir découvert la plume de Clémentine Mélois, à travers des objets qui ont une histoire, elle nous raconte une rupture, une partie de son histoire mais cela devient tellement universel  ♥





Une première plume belge à découvrir, l'éclosion d'un talent.  Un livre qui m'a surprise, fait voyager, découverte du monde des affaires mais pas que !  Idéal pour se vider la tête !



En mode préparation café-littéraire, un super roman belge qui redonne l'occasion de découvrir la littérature policière classique.  Un régal !




Livre coup de poing, l'émergence d'un écrivain à travers ce récit de captivité en Iran.  Profondément humain, lumineux.  A la recherche de la liberté par l'évasion mentale pour fuir la captivité.



Après l'inoubliable  "La petite bonne"  retrouver la plume de Bérénice Pichat !


Terminer le mois par l'écoute de cette nouvelle plume, un uppercut ! Une fulgurance dans l'écriture, une pépite à lire pour changer notre regard sur les migrants.





N'hésite pas à partager tes lectures, avis en commentaires ! Belles lectures !