C'est où le plus loin d'ici Tome 3 - Tyler Boss & Matthew Rosenberg
Casterman
Parution : 04/02/26
Scénario : Matthew Rosenberg
Dessin : Tyler Boss
Traduction : Annick Evrard
Isbn : 9782203296138
Prix : 22 €
Présentation de l'éditeur
Fin du 1er cycle de cette série post-apocalyptique entre Walking Dead, Twin Peaks et Sa Majesté des Mouches !
Au fil des rencontres et des dangers qui ponctuent son voyage, Sid parvient enfin à trouver La Ville. Elle existe bel et bien ! Sur place, elle va comprendre ce qui lui arrive, quel est ce mal étrange qui fait gonfler son ventre, pourquoi elle est à part et comment fonctionne la société dans laquelle elle évolue. Ce 3ᵉ volume qui conclut le 1er cycle de la série nous rappelle toujours et encore qu’il faut se battre pour ce qui compte le plus : notre vie et celle de nos proches !
Tyler Boss
Tyler Boss est un dessinateur primé et nommé aux Eisner Awards, originaire de Buffalo, New York ; il a été l’élève de David Mazzuchelli (Asterios Polyp). Ses albums déjà parus s’intitulent 4 Kids Walk into a Bank et Dead Dog's Bite. Il a déjà remporté plusieurs prix : -2015 MoCCA Arts Fest Award of Excellence -2014 Rhodes Family Award for Outstanding Achievement in Cartooning -2013 Archie Goodwin Memorial Award -2011 School of Visual Arts President's Award
Matthew Rosenberg
Matthew Rosenberg est né et a grandi à New York, où il a découvert la bande dessinée et le punk rock. Après des années à sortir des disques et à faire le tour du monde avec des groupes, il a réussi à développer sa carrière dans la bande dessinée avec les livres indépendants à succès We Can Never Go Home et 4 Kids Walk into a Bank. Ensuite, il a écrit des aventures pour certains personnages parmi les plus importants de l’univers des comics, comme les X-Men, Spider-Man, le Punisher, Archie et Batman.
L'avis de mon mari
Ce dernier volume se concentre avant tout sur le personnage de Sid. Elle va rencontrer tout un tas de créatures tout aussi déjantées et incroyables les unes que les autres, des cannibales qui visitent les cimetières par exemple. Elle va accoucher mais on veut lui enlever son bébé car les bébés sont vus comme une source de maladie potentielle. Sid va finir par retrouver Alabama et Lafayette ce qui va constituer un duel final pour se libérer des Gardiens.
J’avais oublié de mentionner que la bande des College a ses dieux. Qui sont-ils ? Des disques vinyles ! Je n’ai pas très bien compris pourquoi mais ces disques sont sans doute le dernier rattachement à l’ancien monde. Le dieu de Sid, c’est l’album Private Eyes de Hall & Oates.
Et vous quel est votre dieu ?
Une série de 3 volumes si vous aimez les univers fantastiques, complètement déjantés , assez violents et sans aucune logique ni explications.
C'est où le plus loin d'ici ? 2 Tyler Boss et Matthew Rosenberg
Casterman Parution : 10/09/25 Scénario : Matthew Rosenberg
Dessin : Tyler Boss
Pages : 152
Prix : 20 €
Présentation de l'éditeur
Une nouvelle série post-apocalyptique dans un futur où s’affrontent des bandes d’ados ne voulant surtout pas grandir !
Sid, enceinte, a quitté sa bande. Elle est persuadée que la carte que Slug lui a remise va la mener à la Ville, sorte d’Eldorado dont personne ne sait s’il existe vraiment. En chemin, elle abandonne ses croyances et rencontre des êtres très différents qui, sous des dehors d’abord affectueux, convoitent en réalité sa précieuse carte. Ballotée entre d’inquiétants aînés et de mystérieux étrangers, elle poursuit sa route, tandis que ses amis, partis à sa recherche, affrontent d’autres épreuves. Ce groupe de jeunes perdus dans les ruines de l'Amérique nous rappelle qu’il faut se battre pour ce qui compte le plus : notre vie et celle de nos proches !
Tyler Boss
Tyler Boss est un dessinateur primé et nommé aux Eisner Awards, originaire de Buffalo, New York ; il a été l’élève de David Mazzuchelli (Asterios Polyp). Ses albums déjà parus s’intitulent 4 Kids Walk into a Bank et Dead Dog's Bite. Il a déjà remporté plusieurs prix : -2015 MoCCA Arts Fest Award of Excellence -2014 Rhodes Family Award for Outstanding Achievement in Cartooning -2013 Archie Goodwin Memorial Award -2011 School of Visual Arts President's Award
Matthew Rosenberg
Matthew Rosenberg est né et a grandi à New York, où il a découvert la bande dessinée et le punk rock. Après des années à sortir des disques et à faire le tour du monde avec des groupes, il a réussi à développer sa carrière dans la bande dessinée avec les livres indépendants à succès We Can Never Go Home et 4 Kids Walk into a Bank. Ensuite, il a écrit des aventures pour certains personnages parmi les plus importants de l’univers des comics, comme les X-Men, Spider-Man, le Punisher, Archie et Batman.
L'avis de mon mari
Nous revoilà dans cet univers post-apocalyptique, toujours à la recherche de Sid disparue dans le premier volume. Au début de ce 2ème volume, on comprend pourquoi Sid a disparu. Pourvue d’une carte, elle essaie de trouver la ‘ville’. Elle va croiser d’autres bandes, les Ferrailleurs et arriver dans un supermarché très étrange. Parallèlement, on retrouve Oberon qui va rencontrer des êtres avec des masques d’animaux et finalement retrouver Sid.
Alabama la leader des College va se faire capturer par la bandes des Gardiens avec Lafayette, grand gaillard très fort et muet.
Ce 2ème volume parait moins foutraque que le premier. On comprend la raison du départ de Sid et on suit un parcours un tantinet plus logique. On suit aussi la captivité d’Alabama et Lafayette. Comment pourront-ils s’évader de cet univers carcéral ?
Cela reste malgré tout assez violent même si certains sentiments sont présents comme lors de la rencontre d’Oberon et d’une femme avec masque d’animal.
Vivement le 3ème volume pour peut-être connaitre le dénouement de cet imbroglio futuriste ?
C'est où le plus loin d'ici ? 1 Tyler Boss et Matthew Rosenberg
Casterman Parution : 27/08/25 Scénario : Matthew Rosenberg
Dessin : Tyler Boss
Pages : 272 ISBN : 9782203242319 Prix : 25.95 €
Présentation de l'éditeur
Une nouvelle série post-apocalyptique dans un futur où s’affrontent des bandes d’ados ne voulant surtout pas grandir !
Le monde tel qu’on le connaît a pris fin. Il ne reste plus que des bandes d'ados vivant dans des bâtiments en ruine. La jeune Sid est convaincue qu'il doit y avoir quelque chose de plus et de mieux au-delà de la zone où il (sur)vivent. Lorsqu'elle disparaît vers les territoires inconnus, sa bande va tout risquer pour la ramener chez elle. Une histoire rythmée et mystérieuse sur ce qui compte vraiment : survivre, vivre avec ceux qu’on aime et… les disques vinyles !
Tyler Boss
Tyler Boss est un dessinateur primé et nommé aux Eisner Awards, originaire de Buffalo, New York ; il a été l’élève de David Mazzuchelli (Asterios Polyp). Ses albums déjà parus s’intitulent 4 Kids Walk into a Bank et Dead Dog's Bite. Il a déjà remporté plusieurs prix : -2015 MoCCA Arts Fest Award of Excellence -2014 Rhodes Family Award for Outstanding Achievement in Cartooning -2013 Archie Goodwin Memorial Award -2011 School of Visual Arts President's Award
Matthew Rosenberg
Matthew Rosenberg est né et a grandi à New York, où il a découvert la bande dessinée et le punk rock. Après des années à sortir des disques et à faire le tour du monde avec des groupes, il a réussi à développer sa carrière dans la bande dessinée avec les livres indépendants à succès We Can Never Go Home et 4 Kids Walk into a Bank. Ensuite, il a écrit des aventures pour certains personnages parmi les plus importants de l’univers des comics, comme les X-Men, Spider-Man, le Punisher, Archie et Batman.
L'avis de mon mari
Nous sommes dans un monde futuriste sur lequel nous n’avons aucune information à la base. Sans doute s’agit-il d’un monde post-apocalyptique où survivent des bandes de jeunes ?
Pourquoi que des jeunes ? Il semblerait que les ‘adultes’ soient exclus de ces bandes mais on ne sait pas très bien ce qu’ils deviennent une fois leur majorité atteinte
Tout commence dans la bande des ‘college’. L’un des personnages est Sid, une jeune femme enceinte. Elle va disparaitre mystérieusement lorsqu’elle fait le guet avec Oberon.
La mission est donc de retrouver Sid, menée par la leader des College, Alabama. S’ensuit une série d’altercations avec d’autres bandes et d’autres rencontres comme dans la maison Grand-Maman où les gens mangent des …humains !
Nous rencontrons aussi les ‘étrangers’, grands personnages sans visage entre fantôme et ectoplasme.
Bizarre comme univers ? Absolument. On n’y comprend pas toujours grand-chose, on ne sait pas qui est qui mais qu’importe on se laisse aller dans cet univers fantastique que n’aurait pas renié un certain David Lynch mais peut-être avec moins de violence.
Recommandé pour fans de bd’s complètement jetées et sans logique apparente.
« Vous avez eu la pilule, l'IVG, on vous a tout apporté sur un plateau doré et vous venez encore vous plaindre ! On a fait notre part, c'était à vous de saisir le relais qu'on vous tendait à bout de bras. bandes d'ingrates ! Qu'est-ce que vous avez fichu pendant tout ce temps ? Travaillé, travaillé, mais enfin, ça ne vous empêchait pas de vous battre pour vos droits. Après le boulot, après avoir couché le gosse et terminé ton ménage, après avoir appelé ta vieille mère, il te restait encore un peu de temps pour militer, non ? Au lieu d'aller chez le psy ... Ah, t'en auras perdu du temps et de l'argent avec ça, mais c'est pas chez les psys qu'on fait la révolution ma fille. »
Après le succès d'Une femme au téléphone, Appel manqué signe le grand retour de Charlène, soixante-treize ans, plus déjantée que jamais. Quand la solitude lui pèse, elle bombarde sa fille de messages téléphoniques, qui sont autant de reproches, d'appels à l'aide et de révélations. Qu'ont à transmettre les « boomeuses » ? MeToo peut-il rapprocher les générations ? Portrait d'une mère qui appuie toujours là où ça fait mal, ce roman drôle et mordant interroge aussi le rapport au féminisme à tous les âges.
Charlène c'est "Une femme au téléphone" publié en 2017, on la retrouve avec plaisir dans ce nouvel opus "Appel manqué". Charlène a 73 ans, après avoir été une boomeuse militante, mère à 23 ans, elle est partie laissant sa fille âgée à l'époque de 12 ans, emmenant son frère cadet.
Pour un oui, pour un non, elle bombarde littéralement sa fille de messages, la harcelant parfois. Carole Fives nous raconte une relation mère/fille, le conflit de deux générations qui ont du mal à s'entendre !
C'est truculent, mordant, on sourit, on rit beaucoup et pourtant on s'interroge en filigrane sur le mode de fonctionnement de notre société, sur la solitude, la distance qu'il peut y avoir entre les générations.
Charlène est exigeante, elle se plaint constamment pourtant on s'y attache. Elle n'arrête pas de faire des commentaires sur l'éducation que sa fille donne à son petit-fils, critique, compare avec son époque, et pourtant est-elle la mieux placée pour lui faire ses remarques.
Charlène c'est un peu la bipolaire, qui n'arrête pas de se plaindre de ses locataires, de critiquer puis d'encenser, de retourner la situation. Charlène qui a toujours besoin d'argent, qui sur un coup de tête menace de vendre la maison. Elle n'est jamais satisfaite. Elle qui toute sa vie a toujours tout décidé, ne sait plus rien faire sans l'avis de sa fille aujourd'hui.
Et puis il y a le covid, la solitude, l'ami Bernard et tellement d'autres choses, l'évolution des réseaux sociaux, de la femme qui travaille avant de s'occuper de ses enfants, un regard acerbe sur notre société.
J'ai passé un très bon moment en sa compagnie.
Ma note : 8/10
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En septembre 2024, le romancier Harold Cobert devient professeur suppléant en lettres au lycée privé catholique Passy Saint-Honoré. Si, comme tout enseignant d'aujourd'hui, il fait face à la génération TikTok, dont l'orthographe ou la concentration ne sont pas le fort, il découvre au fil des jours un établissement humain, réactif et souple, loin de la bureaucratie froide imposée dans le public. Ce contexte favorable, qui pousse et soutient les élèves, conjugué à sa propre passion de transmettre, permettra à Harold Cobert d'intéresser son auditoire aux grands auteurs et aux subtilités de la langue française. Loin des idées reçues, ce journal de bord est un vibrant plaidoyer pour le système éducatif catholique, si souvent décrié, mais qui est peut-être le dernier bastion d'une certaine forme de méritocratie...
Harold Cobert
Harold Cobert est écrivain. Il a publié une dizaine de romans dont Un hiver avec Baudelaire (Héloïse d'Ormesson, 2009), La mésange et l'ogresse, dans la tête de Monique Fourniret (Plon, 2016), Belle-Amie (Les Escales, 2019), Le procès Mein Kampf (Les Escales, 2025).
Source : Le Rocher
Mon avis
C'est la plume d'Harold Cobert, que j'apprécie beaucoup qui m'a donné envie de découvrir cet essai, plus exactement ce témoignage agencé comme un journal de bord sur sa première année dans l'enseignement. Je suis belge, le système éducatif est certes différent dans mon pays, mais un constat est identique, une démotivation des profs et un nivellement par le bas dans l'enseignement, j'étais donc très curieuse.
Premier constat intéressant , c'est que l'auteur est arrivé sur le tard dans l'enseignement, à l'approche de la cinquantaine en quête de sens, à la recherche de plus d'humain. Avec un vécu, une expérience professionnelle différente, c'est peut-être plus facile de transmettre des valeurs.
C'est l'assassinat de Samuel Paty qui a été l'élément déclencheur, qui lui a donné l'envie de s'engager, de combattre à sa manière cette attaque aux connaissances, au savoir. Titulaire d'un doctorat ès lettres , il dispose d'un savoir à transmettre.
Harold Cobert a postulé tant au public qu'au privé et c'est comme suppléant sous contrat dans le catholique qu'il va prendre en main, une classe de deuxième B.
Le constat est simple, une moyenne trop basse, un manque d'écoute, de concentration, vocabulaire faible, peu de motivation au départ, faut dire que les horaires un peu "biscornus" - une pause après les 20 minutes de cours, ne l'aident pas.
Son objectif : leur donner l'envie de lire par plaisir et pas par obligation, acquérir du vocabulaire, un minimum de syntaxe et de cohésion - une phrase c'est sujet, verbe, complément -, retrouver un sens critique en développant le vocabulaire, être agile.
On suit l'évolution de la classe au jour le jour, on ressent l'amour de ses élèves, une vraie notion d'écoute et de respect mutuel. Il s'impose petit à petit, est honnête, juste, ne triche pas et il va parvenir petit à petit à élever le niveau et permettre à sa classe de retrouver les bases et de s'élever en intégrant des outils d'époque tel que l'I.A.
Ce qui m'a également frappée, c'est la plus grande liberté dans l'enseignement libre et la rigidité de l'appareil public, sa bureaucratie sans humanité face aux programmes. C'est passionnant, inspirant, à découvrir.
J'ai aimé retrouver la plume de l'auteur. Ce livre n'a rien d'un roman mais il se lit de la même façon. De très courts chapitres au fil du temps. J'ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture.
Ma note : 8.5/10
Les jolies phrases
Tous ont en commun le rejet de l'univers de l'entreprise, de ses dysfonctionnements, de sa déshumanisation, et par conséquent la quête d'une activité professionnelle porteuse de sens, un sens humain, un sens indexé sur autre chose que la seule rentabilité économique. Leur présence ravive en moi une intuition que cette première année d'enseignement ne cessera de me confirmer : il serait sans doute bénéfique que notre système éducatif compte plus de professeurs n'ayant pas uniquement connu les salles de classe, de personnes qui se sont aussi frottées au monde du travail autrement qu'en tant qu'écoliers, lycéens, étudiants et enfin enseignants.
Le prêtre enchaîne avec un constat auquel je n'avais jamais pensé : la parole est sans doute l'une des régions les plus polluées de notre monde et de notre planète. Mal se parler pollue en effet les relations humaines. Les paroles, sans cesse négatives, anxiogènes, mensongères ou dénigrantes, gangrènent nos pensées, l'image de soi, jusqu'à notre santé mentale.
Apprendre à raisonner et à réfléchir aux futurs citoyens reviendrait à forger des esprits libres.
Dans un monde et une époque où les outils numériques cherchent à restreindre toujours plus la définition de ce que nous sommes à ce que nous possédons, faut-il réellement s'étonner que les jeunes générations confondent de plus en plus l'avoir avec l'être ?
Je voulais vous dire, monsieur, je me rends compte que c'est important, les mots. Si on n'a pas les mots, on ne peut pas comprendre. On arrive à rien, en fait.
Citation de Camus : " Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde"
Si tous ces ados vous apprécient, c'est parce que vous ne trichez pas. Vous êtes honnête avec eux, et ils le sentent.
Et puis, il paraît que vous êtes passionné et passionnant. Nous sommes beaucoup de parents à vous être reconnaissants de ce que vous faîtes.
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