jeudi 12 mars 2026

Les guerres invisibles Tome 2 - Marina Lisa Komiya

 Les guerres invisibles  -  Marina Lisa Komiya




















Casterman
Parution : 21 janvier 2026
Traduit par Anaïs Koechlin
Pages : 336
Isbn : 9782203296572
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur


Le deuxième et dernier tome de cette quête de liberté à quatre voix contre les conventions.


Yoriko, Haru, Arthur et Scott ont quitté un Japon vaincu, en ruines et occupé, pour gagner les États-Unis. Confrontés à une réalité nouvelle mais non moins âpre, quel avenir sauront-ils imaginer et bâtir ?
Drame intime et flamboyant, Les Guerres invisibles, ce sont celles que mènent quatre personnes discriminées pour leur nationalité, leur orientation sexuelle, leurs origines ou leur identité.
Du Japon aux États-Unis, elles se rencontrent, s’aiment, se perdent et s’attendent dans les replis de l’histoire.
Un second tome en miroir du premier : le récit emmène les personnages en Amérique et se découvrira en sens de lecture occidental.


Mon avis

Ayant lu les deux tomes d'affilée, j'ai été un peu perturbée en découvrant un sens de lecture à l'européenne !   Mais oui, bien sûr c'est logique, c'est vraiment le reflet miroir de la société car nous avons traversé l'océan et nos 4 protagonistes sont installés su le sol américain.

Ils sont toujours à la recherche de leur identité, car pour devenir américain et obtenir la nationalité ce n'est pas si simple. Il y a toujours ce problème d'identité et d'acceptation qui existe.  Rien n'a changé pour eux surtout, le poids de la langue, de la communauté japonaise qui aimerait perpétuer le poids des traditions.  La liberté tant recherchée n'est pas si facile à vivre pleinement.

L'autrice démontre bien cette difficulté d'appartenance, cette quête d'identité tant difficile à atteindre étant toujours un étranger quelque part, difficulté de trouver une vraie place et de définir la place des générations futures.

De plus le racisme est présent partout, surtout pour Nao qui rejette son prénom pour s'intégrer, même s'il est américain, il est toujours l'asiatique pour ses copains.

Les guerres invisibles portent bien son titre.  J'ai pris plaisir à sa lecture en prenant conscience des difficultés d'intégration, du poids des traditions, les barrières à faire tomber.

Je vous le recommande vivement.


Ma note : 9.5/10





mercredi 11 mars 2026

Les guerres invisibles - Marina Lisa Komiya

Les guerres invisibles  -   Marina Lisa Komiya




















Casterman
Sakka Seinen
Parution : 18/06/25
Pages : 336
ISBN : 9782203290570
Prix : 18 €


Présentation de l'éditeur

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans un Tokyo en ruines et occupé par l'armée américaine, l'heure est à la survie et à la reconstruction. Mais pour certains, forcés de taire qui ils ou elles sont, les combats font toujours rage. Drame intime et flamboyant, Les Guerres invisibles, ce sont celles que mènent quatre personnes discriminées pour leur nationalité, leur orientation sexuelle, leurs origines ou leur identité. Du Japon aux États-Unis, elles se rencontrent, s'aiment, se perdent et s'attendent dans les replis...


Mon avis 


J'ai lu les deux tomes d'affilée, dans cette première partie sous la forme d'un vrai manga traditionnel, on commence la lecture par la fin contrairement au second tome, car à mon sens il nous fait vivre le poids de la tradition.  Nous sommes en l'an 23 de l'ère Showa, à savoir en 1948 juste après la guerre.

Yoriko Murata se souvient de celle qu'elle aime profondément, Haru Sudô qu'elle a perdu de vue six mois plus tôt,  en main une carte talisman représentant un cerisier en fleur. 

On va un peu remonter le temps pour comprendre ce qu'il s'est passé.  En réalité ce sont 4 destins qui s'entremêlent, celui de ces deux femmes qui seules doivent affronter les traditions, les choix faits par le père, la violence du patriarcat, le regard de la société lorsqu'on est femme au Japon.

Deux hommes vont sceller leur destin, Arthur Jirô Hashimoto, un soldat américain d'origine japonaise croisant la route d'Haru, un garçon rempli de bonté, d'humanité.  Son frère a perdu la vie pour les Etats-Unis.  L'autre homme c'est Scott Charles o' Connor, un jeune américain qui arrive à Yokohama, un homme doux, bon qui va proposer à Yoriko de l'épouser.

Sur un fond historique, cette histoire c'est le combat de personnes discriminées par leur identité, orientation sexuelle, leur nationalité.


J'ai beaucoup aimé la mise en lumière de leurs doutes, de ce combat intérieur pour faire de bons choix et pour survivre dans un Japon assez violent à l'époque sur le sort de la femme, de leur combat pour vivre et se faire une place dans le respect et la dignité.


Ma note : 8.5/10




dimanche 8 mars 2026

Souvenirs ardents - Jacques Donjean ♥♥♥

 Souvenirs ardents  -  Jacques Donjean  ♥♥♥





















BOZON2X
Beaux livres
Parution : 25/11/25
Pages : 160
Isbn : 9782931067314
Prix : 45 €

Présentation de l'éditeur

Un portrait sensible et poétique de la ville de Liège, vu à travers l’objectif du photographe et réalisateur Jacques Donjean. L’ouvrage, ponctué de textes personnels et de citations d’auteurs, révèle au fil des pages l’âme mystérieuse et enjouée de la Cité ardente, le rapport intime que l’auteur tisse avec Liège : cette ville que l’on croit connaître mais qu’il nous semble pourtant découvrir pour la première fois.


Mon avis


Jacques Donjean nous convie à une promenade visuelle dans la Cité Ardente.

Un voyage original au fil des saisons, un livre d'ambiance, poétique, de ressentis et d'émotions. Ce qui s'en dégage avant tout c'est la beauté.  Le regard porté sur les lieux, sur les gens.

Son objectif capture des visages, des situations de vie précaires, joyeuses, festives.  Une chose est certaine c'est que l'on se sent proche des gens, on ressent le sens de l'hospitalité, l'authenticité, la vie.

Durant ce voyage à travers l'art, les musées, les parcs, on découvre des quartiers, des instantanés de la vie mais on croise aussi des personnalités qui ont marqués ou marquent encore la vie liégeoise :
Simenon, Jacques Charlier, le cinéaste George Yu, Pierre Kroll, l'écrivain Eugène Savitzkaya, Peggy Lee Cooper ou encore Philippe Boxho.

Il y a la batte, la foire d'octobre, la vie nocturne du Carré, les fêtes populaires mais aussi la culture avec l'opéra, le musée d'art brut, celui de la Boverie, l'aquarium.    Il y a la sidérurgie, la cathédrale, l'eau et la maison du canal et bien d'autres choses.

C'est tout un voyage que je vous invite à faire, j'ai vraiment passé un excellent moment.

Ma note : ♥













Café littéraire 17 mars 2026 Caroline Allan

 Café littéraire Caroline Allan  le 17 mars 2026

dans le cadre de "Les nuits d'encre" Familles choisies







Mon prochain café littéraire aura lieu dans le cadre du festival Les nuits d'encre dont le thème est "Familles choisies"


Mon invitée sera Caroline Allan pour son livre "La petite annonce " publié chez Lilys Editions
Ce sera le mardi 17 mars à 19h à la Bibliothèques de Wavre (Maurice Carême)
Attention pour la bonne organisation de l'événement il est INDISPENSABLE de s'inscrire :


- via la billetterie ci-dessous :
en suivant ce lien ici s'inscrire


- en téléphonant au 010/230415


- en envoyant un mail à bibliocareme@wavre.be
On terminera la soirée autour d'un verre de l'amitié.
La Librairie Claudine sera présente avec les livres de l'autrice.
Adresse du jour : Bibliothèque Maurice carême
rue de l'Ermitage 65
1300 Wavre

La petite annonce - Caroline Allan ♥♥♥♥♥






Lilys éditions
Parution : 14/02/25
Pages : 160
Isbn : 9782390561095
Prix : 21 €


Présentation de l'éditeur



Henri Devilliers, quatre-vingts ans, vit dans un paisible quartier bruxellois. Il s’accommode d’un quotidien devenu morose, entre son poste de télévision et la visite hebdomadaire de son fils, Jean.

Jean travaille beaucoup et aimerait avoir moins de problèmes à gérer – à commencer par son vieux père.
Il a donc décidé qu’il était temps pour Henri d’emménager là où son fils n’aurait plus à se soucier de lui: dans une maison de retraite. Mais Henri ne l’entend pas de cette oreille. Pour contrecarrer ses plans et sauver sa liberté, il est prêt à tout–même à voir sa vie basculer dans le chaos.

Avec humour et sensibilité, «La petite annonce» porte
un regard caustique sur notre société et la place qu’elle accorde à nos aînés.




Caroline Allan



Caroline Allan a étudié la philologie romane à l’ULB. Elle travaille dans l’enseignement à Bruxelles. Depuis quelques années, elle se consacre également à l’écriture, notamment dans le cadre d’ateliers animés par Eva Kavian. Elle co-écrit avec Alex Vizorek la série « L’histoire du suppositoire qui… » (illustrations de Karo Pauwels, éditions Michel Lafon). En septembre 2024 paraît son roman « Mercredi » en littérature jeunesse (éditions Oskar, collection « Je lis je vis » dirigée par Eva Kavian). En 2025 paraîtra « La petite annonce » (éditions Lilys), son premier roman pour les adultes. Caroline Allan s’intéresse à de nombreux sujets de société, notamment à la place accordée aux aînés dans le monde actuel. Cette thématique se retrouve dans ses deux romans. Si elle traite de sujet sérieux, c’est le plus souvent à travers le prisme de l’humour qui permet, selon elle, de supporter les petites frustrations du quotidien et la grande tragédie de la vie en général.


Source : Objectif plumes


Mon avis




Henri Devilliers a quatre-vingts ans, il vit seul dans sa maison à Bruxelles. Son fils Jean - soixante ans - l'aide financièrement car sa petite pension ne suffit pas à le faire vivre correctement. Lors d'une de ses visites hebdomadaires, Jean lui apporte des prospectus de maisons de retraite. Il estime que son père sera mieux, que ce n'est plus raisonnable de vivre seul dans sa grande maison. Il a décidé pour lui, il stoppera son aide financière si Henri ne se plie pas à son choix.


Henri se dit que c'est terminé de sa liberté, de son autonomie. Il a une idée, une petite annonce proposant la colocation à deux personnes de plus de 75 ans, autonomes.


Son choix se porte sur Elisabeth et Jacques. Le début de la cohabitation n'est pas simple mais rapidement, ils s'organisent et apprennent à accepter les manies de chacun. Cela se passe plutôt bien jusqu'au jour où Jean fait un AVC.... Henri décide que son fils n'ira pas dans un centre de revalidation triste et morne et se sent le devoir d'accueillir son "bébé", c'est son rôle de père, estime-t-il..


Voilà, le décor est planté ! Ce qui est intéressant dans ce roman c'est l'inversion des rôles, il semble en effet normal pour un enfant de s'occuper de ses parents vieillissants mais l'inverse?


Un roman intéressant qui aborde avec beaucoup d'humour et de lucidité, la vieillesse, nous y passerons tous et toutes. Quelles sont les solutions, les alternatives. Pas toujours drôles les maisons de repos qui devraient être accueillantes mais qui sont souvent faute de moyen et de personnel, des mouroirs.


Perdre son indépendance si l'on est encore autonome, parce que la vision des choses est différente entre les générations.


J'ai beaucoup aimé ce livre car il aborde un sujet de société avec beaucoup de lucidité, dressant un tableau noir mais y apportant de l'humour et de la légèreté. C'est drôle mais aussi profondément humain. Une manière d'envisager les choses autrement créant ou recréant du lien, de l'amitié, de l'entraide de manière intergénérationnelle.


La construction est parfaite ainsi que le rythme donné par de très courts chapitres. Un récit qui donne à réfléchir sur la place des personnes âgées dans notre société.


C'est un très beau coup de coeur ♥


Du même auteur j'ai lu


Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article




























samedi 7 mars 2026

Fauves - Mélissa da Costa

 Fauves - Mélissa da Costa




















Albin Michel
Parution : 07/01/26
Pages : 484
Isbn : 9782226483546
Prix : 21.50 €

Présentation de l'éditeur




« Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. »

Comment s’échapper de sa cage ? C’est l’obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu’il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons...

Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au cœur de l’arène, où l’ivresse du danger fait oublier la mort. Une fresque magistrale, portée par une écriture tendue et charnelle.

Mélissa da Costa



Melissa Da Costa est une auteure française contemporaine née en 1990. Elle grandit avec une passion pour la lecture et l’écriture, ce qui la pousse à poursuivre des études en lettres modernes et elle travaille un temps dans le secteur de la communication et du marketing.

Elle se fait connaître avec son premier roman, Tout le bleu du ciel (2019). Ce livre, qui raconte l’histoire émouvante d’un jeune homme atteint d’une maladie incurable et de son voyage initiatique, a remporté le Prix Alain-Fournier en 2020 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche.

Forte de ce succès, Melissa continue sur sa lancée et publie plusieurs autres romans, chacun explorant des thèmes universels tels que l’amour, la résilience et la quête de soi. Parmi ses œuvres notables, on trouve Les lendemains (2020), une histoire poignante sur le deuil et la reconstruction, et Je revenais des autres (2021), qui aborde les relations humaines et la recherche de l’identité.

Les douleurs fantômes (2022) raconte l’histoire de cinq amis, qui se retrouvent après cinq ans de séparation à cause d’un drame. Il remporte le prix Babelio la même année.

Les femmes du bout du monde, publié en 2023, raconte l’histoire de trois femmes en quête de rédemption et de nouvelles vies en Nouvelle-Zélande. Tenir debout (2024) nous plonge dans l’intimité d’un couple en difficulté, abordant des thèmes comme le désespoir, la rédemption, et la soif de vivre malgré les obstacles.

Fauves (2026), plonge le lecteur sous le chapiteau d’un cirque des années 1980 : Tony, 17 ans, fugue après une dispute avec son père et rejoint un cirque ambulant, obsédé par l’idée d’affronter les fauves pour se mesurer à ses peurs et à ses propres démons.

Source : Fnac



Mon avis

Quelle belle découverte!  C'est avec ce roman que je découvre la plume de Mélissa da Costa, et je vous avoue que le monde circassien n'était pas un sujet qui me tentait très fort  ! Quelle erreur, j'ai été emportée dès le début du roman car Mélissa da Costa a une plume  immersive, puissante qui vous cueille d'entrée de jeu, vous emmène dans le mental de ses personnages.

Tony a 17 ans,  il fuit son père alcoolique et violent qu'il craint après une xième dispute.  Il est sous sa coupe depuis que sa mère Danie est partie avec son frère lorsqu'il avait cinq ans et demi.  Sa tristesse s'est peu à peu transformée en colère.  

Il se fait engagé par un cirque de passage, et part avec le cirque Pulko, loin de chez lui mais pas loin de ses tourments.   L'occasion de découvrir l'univers circassien, la vie, les traditions d'une troupe tsigane.

Il commencera avec les chevaux grâce à l'amitié d'Alessio et son frère Jason, deux écuyers de sa génération.  Au cirque tout le monde met la main à la pâte, il faut tout faire, participer au montage du chapiteau, coller des affiches, nourrir les bêtes. Il s'occupera des chevaux dans un premier temps, sera  assistant écuyer, mais ce qui l'attire le plus ce sont les "fauves" de Chavo.  

L'univers fascinant des fauves réservé aux membres du clan, il n'est qu'un gadjo, un étranger, ce domaine lui semble inaccessible et pourtant son rêve est de devenir "dresseur" comme Chavo. 

En voulant quitter sa 'cage' et en fuyant son père, Tony parviendra-t-il réellement à quitter cette violence, à affronter ses propres démons en étant face aux bêtes ?

Tony veut régner, dominer, triompher, y arrivera-t-il ?

Ce roman parle de toutes les violences, de dominés et de dominants.  Des violences subies entre père et fils, dans le couple, entre membres du cirque mais aussi des violences envers ou entre les animaux, de la brutalité et de la cruauté des hommes.  Il y a les fauves avec leur instinct primaire mais on peut se demander qui est le fauve ?

Un récit très bien documenté, passionnant , captivant qui nous raconte le monde du cirque, ses coutumes et traditions, un monde très macho où la femme est reléguée à la cuisine, à la logistique et à la maternité.

J'ai découvert beaucoup de choses sur le dressage et l'univers fascinant des fauves.  Un thème qui ne m'attirait pas vraiment et pourtant ce roman , je l'ai dévoré, j'ai beaucoup aimé ses personnages torturés, humains à la psychologie travaillée.    L'écriture est immersive, en tension, c'est sombre, puissant et pourtant on s'attache aux personnages, une écriture envoûtante.

Merci Mélissa da Costa, j'ai vraiment passé un excellent moment. Je ne suis pas prête d'oublier Tony, Sabrina, Chavo et la petite panthère nébuleuse Asia.

Un coup de ♥

Les jolies phrases

Tout ce qui perdure se fait dans la lenteur.

Il s'agit pas juste de donner des coups de fouet et de balancer des ordres.  Dompter c'est plus subtil.  Il faut entrer à l'intérieur des fauves.  Plonger dans leurs yeux, violer leur esprit et déjouer leurs plans.  Tu saisis ?

Le métier de dompteur est un de ceux qui nécessitent le plus de ressources physiques.  Chaque jour, la fatigue nerveuse atteint le maximum de ce qui est supportable. 

Un fauve est toujours un fauve.  Aucun d'entre eux n'est jamais dressé, contrairement à ce que notre métier pourrait laisser croire.  Un fauve qui a accroché la chair avec ses griffes se sent surpuissant, ses instincts millénaires de chasseur reprennent le dessus sur sa soumission de commande.  On ne peut pas devenir un bon dresseur par la peur. 

Mettre ses hommes et ses femmes en sécurité, loin du besoin, c'est l'unique priorité d'un chef de clan et ça doit le rester. Chavo fait preuve de sagesse. 

Nous les hommes, on a beau paraître civilisés, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence.

Ces fauves qu'on force à quitter le confort et le calme de leur cage pour être jetés en pâture en pleine lumière, cernés d'une foule bruyante, intimidante, voire carrément effrayante. Ce soir, Tony se sent un peu plus proche d'eux. 

La confiance qui donne envie à l'animal de travailler, d'obéir.