dimanche 24 mars 2019

Tirage au sort concours 1000 abonnés

Tirage au sort concours 1000 abonnés




Coucou les lecteurs,

Chose promise c'est aujourd'hui le tirage du concours.

Vous êtes formidables, le concours était lancé car vous étiez plus de 1000 à aimer la page "Le coin lecture de Nath", aujourd'hui vous êtes 1067  et chose curieuse  ☺ 1117 abonnés à mon blog.

Depuis peu vous pouvez me retrouver aussi sur instagram (cliquez ici )Instagram Logo, Instagram Symbol Meaning, History and ...



Encore merci à vous .

Trève de bavardage.


Announcing the Winners from the MR. DARCY’S BRIDEs Blog ...



Je commence par le livre qui est le plus sollicité.  Comme toujours un lien vers l'article en cliquant sur la couverture.

L'Appartement Du Dessous, Herrlemann Florence - Livro - WOOK

Danny Dejonghe et Béatrice Zunsheim   bravo

Merci aux éditions Albin Michel qui vous offre le livre

Belle-Amie

Bravo à Sylvie Baconnier et à Nathalie Jakubczyk   

Merci aux éditions "Les Escales" pour leur support dans ce concours.


Les auteurs belges à présent



Bravo à Catherine Mariuzzo  et à Audrey Beckers .

Merci aux éditions 180 ° de m'avoir fait confiance pour ce concours



Bravo à Pascale Rousseau et à Alexia Xerner.

Merci Lilys éditions , une super maison d'éditions de Charleroi

et pour terminer

Une drôle de fille

Bravo à Andrea Navarro Rodriguez et à Isabelle Robert Bar.

Merci à Sarah et aux éditions Robert Laffont .


Merci à tous encore. Faites moi parvenir vos coordonnées via message privé sur facebook afin que les maisons d'éditions puissent vous les faire parvenir.

 A bientôt sur le blog.

Mille Mercis ! – La Siphonnée

samedi 23 mars 2019

LE MOIS BELGE c'est en avril

Le mois belge     sixième édition



C'est la sixième année que le mois d'avril devient "Le mois belge"  en littérature.

Cela tombe bien car ce que j'aime particulièrement c'est découvrir et mettre en valeur les auteur.e.s de mon plat pays.

Une belle initiative prise il y a 6 ans par Anne et Mina.  Anne et son blog "Des mots et des notes" nous propose cet incontournable rendez-vous. J'y participe avec plaisir pour la cinquième année consécutive.

Comme nous, devenez du 1er au 30 avril  l'ambassadeur  de la littérature belge.  C'est le moment de  (re)découvrir des auteurs de chez nous.

N'hésitez-pas à nous rejoindre et à rejoindre la page facebook dédiée à cet effet.

Pendant un mois, nous allons fêter la littérature et la culture belge sous toutes les coutures : tous les genres sont permis (BD, jeunesse, roman, polar, essai, théâtre, poésie, beaux livres…) à condition que l’auteur soit belge. Les livres peuvent être publiés en Belgique ou ailleurs, traduits (pour le flamand) ou non mais l’auteur doit absolument être belge. Si vous cherchez des idées, je vous renvoie à cette liste (non exhaustive) d’auteurs belges.

N'hésitez pas à nous rejoindre.

Voici une petite idée de ce qui nous attend :


Lundi 1er avril : Poisson d’avril ! (On glisse un petit poisson d’avril dans son billet du jour, chiche ?)

Mardi 2 : Jacqueline Harpman

Vendredi 5 : Maigret a 90 ans cette année ! (On se lit donc un Simenon avec le commissaire)

Samedi 6 : Flirt flamand 1 (un auteur flamand traduit ou en V.O.)

Lundi 8 : Un recueil de nouvelles

Mardi 9 : Antoine Wauters

Mercredi 10 : BD belge

Vendredi 12 : Marie Gevers

Lundi 15 : RDV Mauvais genres (polar, ou SFFF)

Mercredi 17 : Flirt flamand 2

Vendredi 19 : Diane Meur

Lundi 22 : Patrick Delperdange

Mercredi 24 : Henri Bauchau

Vendredi 26 : Emmanuelle Pirotte

Samedi 27 : Jeroen Olyslaegers (LC du roman Trouble chez Stock)

Lundi 29 : Armel Job

Mardi 30 : Bouquet final (billet au choix, billet plaisir, pour clôturer ce mois en beauté)


Évidemment pour les habitués des lundis Nouvelles, des mercredis BD, vous pouvez proposer ces genres quand cela vous convient. Vous pouvez aussi me rejoindre pour des billets musicaux le jeudi ou poétiques le dimanche.


Dès le 1er avril, un billet récapitulatif où vous pourrez déposer vos liens sera disponible ici-même et sur le groupe FB. Soyez attentif(ve)s à les déposer régulièrement, merci.




vendredi 22 mars 2019

L'appel de Portobello road - Jérôme ATTAL

L'appel de Portobello Road      -   Jérôme Attal

L'Appel de Portobello road

Pocket 17196
Première parution Robert Laffont  2017
Parution : 01/03/2018
Pages : 160
EAN : 9782266282956
Prix : 5.95 €

Présentation de l'éditeur

C’est un vieux téléphone à cadran, chiné à Londres, à Portobello Road. La sonnerie surprend Ethan au milieu de la nuit. Au bout du fil, ses parents : « Dis à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. » Rien que de très normal, sinon qu’il est un peu tard pour téléphoner aux gens. Que les parents d’Ethan sont morts depuis deux ans. Et que jusqu’ici il se croyait fils unique…
Pour ce compositeur de chansons, c’est le début d’une quête à la recherche de cette sœur inconnue, tombée du ciel. Une aventure peuplée de pom-pom girls tchèques, de tartes au riz et de porcelaine anglaise. Une fuite en avant pour réparer les fêlures de la vie.
Car, comme dirait le photographe Robert Doisneau, l’essentiel est d’avancer avec le sourire dans la vie pour attirer la bienveillance du hasard.

Mon avis

Un auteur très sympathique rencontré lors du chouette salon organisé par "Lire c'est libre" à Paris fin janvier 2019.  J'avais repéré "37, rue des étoiles filantes" à la rentrée littéraire d'automne mais c'est avec un livre de poche que je découvre l'univers de Jérôme Attal.

Imaginez Ethan, notre narrateur - musicien, compositeur - recevant un coup de fil de sa mère sur un vieux téléphone à cadran acheté à Portobello Road  lui demandant dans une courte conversation téléphonique de dire à sa soeur que ses parents pensent à elle tous les jours.

Bon, à priori quel est le problème ?  sauf que ses parents sont décédés depuis près de deux ans et qu'Ethan n'a pas de soeur...

Bienvenue dans l'univers déjanté de Jérôme Attal !

Ethan a bien une photo de lui à l'âge de onze ans sur laquelle apparaît à ses côtés une fillette âgée de six à sept ans...

Là, ni une, ni deux, intrigué il se met en quête de cette soeur inconnue.  Il emprunte une TRIUMPH Spitfire jaune à son pote Sébastien et se rend de suite chez sa tante Sylvianne à Saint Germain en Laye.  Une tante atteinte de la maladie d'Alzeihmer qui lui dit que sa soeur June vérifie des faïences anglaises en Belgique...

En route pour un road movie vers la Belgique, pays du surréalisme pour des rencontres improbables et loufoques.

Chemin faisant, on y rencontrera des géants, des pom-pom girls tchèques, de la porcelaine, des fêlures et .. de la tarte au riz..   Il ne serait pas un peu belge Jérôme Attal pour nous emmener dans le monde de l'absurde, un peu surréaliste et fantaisiste? Il incarne à merveille la belgitude, l'esprit belge un peu fantaisiste , nous qui ne nous prenons pas souvent au sérieux...

Avec beaucoup de fantaisie il nous parle de solitude, de manque, de la recherche d'amour et des racines.

L'écriture est fluide, poétique, originale et travaillée.  On voyage avec beaucoup de poésie et d'extravagance.

Cela me donne envie de découvrir un peu plus l'univers de ce très sympathique auteur.

Ma note : 7.5/10



Les jolies phrases

Il faut des semaines voire des mois pour atteindre le domaine, mais ne met-on pas parfois des années pour une rencontre qui nous paraît placée sous le sceau de l'évidence.

La cérémonie du thé, vous savez, surtout si vous êtes amateurs de café en capsule, ça dure des plombes.

Était-il possible d'éparpiller son chagrin et son désarroi comme des valises mal sanglées ?

Et que, si courir après nos désirs nous donne la sensation d'être vivants, on ne les attrape pas impunément.

On a une vie bien en main et puis il nous manque toujours une pièce du puzzle.  Quelque chose qui fait défaut et qui nous empêche de voir le panorama tout entier.  D'appuyer sur l'accélérateur.  Toi, cette aventure te donne une chance de voir le panorama différemment grâce à un nouvel élément de ton puzzle.  On est tous à la recherche de ça.  Une émotion, une personne qui nous complètent et nous relancent.  La pièce manquante du puzzle.

Ils n'ont rien à perdre, mais le danger, à force, c'est de nous pousser nous dans une situation où on n'aura plus rien à perdre.

Les Belges étaient par tempérament des individus à la fois visionnaires et spontanés, qui ne versaient jamais dans l'affectation, la méfiance ou l'ironie.  Pour surmonter la nature décevante de l'existence, leur solution était simple : ils aimaient blaguer.

C'est peut-être à Duinbergen qu'ils ont conçu votre soeur, proposa Bison.  L'air de la mer du Nord produit de beaux bébés.  Ils ont dû la concevoir pendant que vous étiez sur la plage. Quand on est fils unique, c'est à ses risques et périls qu'on laisse ses parents seuls.

Les hommes n'écoutent jamais ce qu'on leur raconte.  Avec de la musique, ça passe mieux.  On approche juste une vérité qui est meilleure dans l'expression et meilleure dans la réception.  Si vous avez un truc important à dire à votre partenaire, ou à n'importe qui d'ailleurs, faites une jolie musique, ça lui donnera envie de l'écouter encore et encore, et à force, les mots lui rentreront dans la tête.  Ça finira par s'incruster d'une manière ou d'une autre.

dimanche 17 mars 2019

La langue de Trump - Bérengère Viennot

La langue de Trump   -    Bérengère Viennot

Livre PDF Téléchargement La Langue de Trump ...

Les arènes
Parution : 23 janvier 2019
Pages : 160
Isbn : 97827112001157727031
Prix : 14.90 €


Présentation de l'éditeur

Traductrice de presse, Bérengère Viennot s’est trouvée confrontée à un défi inédit après l’élection de Donald Trump.

Le président américain a fait exploser les codes de la parole politique. Sa langue est vulgaire et confuse, truffée de fautes de syntaxe et de phrases sans queue ni tête, de sarcasmes et d’invectives – signes d’un rapport dévoyé à la réalité et à la culture.

D’une plume aussi désopilante qu’incisive, l’auteure raconte son casse-tête de traductrice et s’interroge. Comment glisse-t-on de la violence des mots à la violence politique ? En quoi est-ce là un symptôme de l’état de la démocratie ? Pourquoi sommes-nous tous concernés ?

La langue de Trump est un miroir implacable : du président lui-même, de l’Amérique et de notre époque.

Mon avis

Bérengère Viennot est traductrice politique et lorsque le 08/11/2016 Trump a été élu, c'est avec "la gueule de bois" qu'elle s'est réveillée.  L'inimaginable était devenu réalité !

Il est clair que c'est un autre discours que celui de ses prédécesseurs ! Celui de Trump reflète l'Amérique de notre époque.

Être traducteur ne se limite pas à traduire des mots, il faut aussi tenir compte de la personnalité, de l'intention du locuteur, du contexte dans lequel il a prononcé ces mots.

Le vocabulaire de Trump est limité, 500 mots environ !  Des mots simples, du niveau de 5ème, des mots simples faciles à comprendre de tous mais difficile à traduire car  s'il est évident que chacun les comprend, cela permet aussi à chacun d'en entendre ce qu'il veut !

Trump utilise le plus souvent les mots "Great(est)/win/looser/bigger/better/stronger/America great again".

L'usage de TWITTER, outil de communication est aussi perçu comme un moyen honnête de faire passer un message par de simples phrases proches de l'oralité, ce qui interpelle.  C'est inédit pour un président d'utiliser ce type de média.  Le moins que l'on puisse dire c'est que Trump est dans l'air du temps.

Sa syntaxe à elle seule permet de le décrypter :

  • "  "             le cynisme
  • ???             l'incrédulité
  • !!!               l'incrédulité extrême
  • majuscule   la colère
Ces petites phrases courtes martelées comme des slogans font croire sa vérité même si celle-ci est fausse.  A force de le dire Trump finit par croire parfois ses propres messages.

Vocabulaire simple et limité, utilisé sciemment, faisant preuve d'un manque de culture du Président ?  ou au contraire d'une stratégie, d'une certaine intelligence ??  C'est une vraie question.

On constatera aussi que certains mots ne font pas partie de son vocabulaire comme "regrets, excuses, être désolé" !

Beaucoup de choses analysées dans cet essai vraiment très intéressant, interpellant.

Un chapitre est consacré au Point Godwin et ose un parallèle avec les discours de Goebbels, l'esprit des années 30, cette simplification du langage qui divise et fait preuve d'une violence grave qui divise la société et éveille la haine de l'homme.  Est-ce conscient ?  N'y a-t-il pas danger que ces discours ne divisent encore plus et soit un premier pas vers une dictature ?

Trump ne lit pas ou très peu de prompteur, que cela cache-t-il ?  D'autres questions posées dans ce récit très intéressant et très agréable à lire car parsemé de touches d'humour.

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

Traduire, c'est vouloir susciter dans sa langue (car le bon traducteur travaille vers sa langue maternelle) les sensations intellectuelles et affectives que le lecteur d'origine a éprouvées.

Il est incapable de filtrer ce qu'il pense, parce qu'il n'arrive pas à adapter son comportement aux situations auxquelles il est confronté.  Ce qui explique son extrême vulgarité mais aussi, sans doute, sa popularité auprès de la frange de la population américaine qui a l'impression d'être menée en bateau par une élite politique qu'elle ne comprend pas, et qui voit dans le côté "nature" des propos de Donald Trump, qui dit tout ce qu'il pense, une forme de franchise et, partant, d'honnêteté.

Dans le discours, au sens large, de Trump, candidat puis de Trump président, c'est cela aussi qui a choqué les traducteurs: tout chez lui n'est qu'oralité.  Même lorsqu'il écrit, on dirait qu'il parle, qu'il est là, physiquement, et qu'il harangue les lecteurs à coups de slogans et de tweets comminatoire où se retrouve souvent en filigrane la menace de juger antipatriotiques tous ceux qui ne pensent pas comme lui.


..le langage binaire utilisé par les "grands hommes" de la dictature nazie simplifie la pensée et la rend incohérente, et c'est cette incohérence qui conduit à l'arbitraire et à l'autoritarisme.

Et finalement, cela n'a pas d'importance, car la lecture est loin d'être l'unique accès à la culture.  Les techniques dont nous disposons au XXIe siècle - les livres lus, les films, les documentaires, Internet ! - permettent de compenser en très grande partie les lacunes que l'absence de lecture va créer.  Et ne pas lire ne veut pas dire être incapable de penser, de réfléchir, de s'instruire et de se cultiver.

La langue de Donald Trump tourne en boucle, ses discours aussi, tout comme sa réflexion et sa pensée politique, car il ne se fie qu'à lui-même pour prendre ses décisions.  Or, un autre inconvénient du refus d'apprendre, d'en savoir plus, c'est que c'est aussi l'expérience des autres qui déclenche le mécanisme de l'empathie.  Il faut avoir eu l'expérience de points de vue différents pour "sortir de soi" et adapter sa pensée à d'autres fonctionnements que ceux qui nous sont familiers.

samedi 16 mars 2019

Haut le choeur - Gaëlle Perrin-Guillet ♥♥♥♥♥

Haut le choeur             -    Gaëlle Perrin-Guillet   ♥♥♥♥♥




















Taurnada
Collection :  le tourbillon des mots
Parution : 14 mars 2019
Pages : 244
ISBN : 978-2-37258-052-6
Prix : 9.99 €

Il s'agit d'une réédition de l'excellent thriller publié en 2013, un gros coup de coeur. A découvrir d'urgence !

Quatrième de couverture

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »

Depuis qu'Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l'angoisse que la criminelle sanguinaire s'évade de prison...

Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d'Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse...
Une promesse de sang...

En images ...






Gaëlle Perrin-Guillet


Gaëlle Perrin-Guillet (auteur de Soul of London) - Babelio


Née en 1975, Gaëlle Perrin-Guillet, depuis toujours amatrice de thrillers et polars, s’essaie à l’écriture au début des années 2000. Aujourd'hui, après plusieurs romans très appréciés par les lecteurs, l'un de ses écrits désormais introuvable, Haut le choeur, Prix du Polar 2014 Dora Suarez, est réédité par les éditions Taurnada.

Mon avis

Un véritable coup de coeur.  Une réelle découverte. Une bonne idée de rééditer ce thriller qui m'avait véritablement happée à l'époque découvrant ce genre littéraire : une claque ! Un récit de très grande qualité. Quelle force dans l'écriture, aucun temps mort. J'en reste sans voix!

Alix Flament est journaliste. Il y a 6 ans elle était spécialiste en affaires criminelles. Pendant plus de deux ans, elle a interrogé une redoutable tueuse en série : Eloane Frezet. De ces nombreuses conversations, elle en a écrit un livre. Éprouvée par cette période de sa vie, Alix s'est alors reconvertie dans le journalisme tout court. 

Il est tard, elle travaille au journal et reçoit au milieu de la nuit un étrange coup de fil. 
 
De suite elle sait que c'est Eloane qui lui avait juré qu'un jour elles se retrouveraient.
Elle vient de s'évader de prison, de façon sanglante comme toujours et le cauchemar oublié resurgit.

Alix la connaît mieux que personne. Comment l'arrêter, comment la comprendre et l'empêcher de reprendre son oeuvre sanguinaire...


Avec beaucoup de style, Gaëlle Perrin-Guillet nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l'âme humaine. Son écriture est captivante. J'ai lu le livre très rapidement, impossible de le poser et d'attendre. Non, l'envie de savoir, de comprendre cette énigme, ce qui se passe dans la tête d'Eloane.

Quelle imagination, que dis-je d'inimaginable.. Le récit est lent, sombre, très sombre, sans temps mort, il explore vraiment le côté le plus obscur de l'espèce humaine. J'ai beaucoup aimé l'aspect psychologique, l'accent posé sur les relations entre les différents protagonistes. L'auteure nous "sème" des pièces de réponse petit à petit au fil du récit.


Un sentiment étrange, un malaise me poursuit à la fin de la lecture. Chapeau, j'en veux d'autres. Madame Gaëlle Perrin-Guillet, votre talent est éclatant. A lire de toute urgence.


Gros coup de coeur  ♥♥♥♥♥


Les jolies phrases


Elle refusa qu'il entre dans la maison arguant du prétexte que son conjoint devait dormir et qu'elle ne voulait pas le réveiller. En fait, elle ne voulait pas faire entrer cet homme, et la fonction qu'il incarnait dans son sanctuaire et ramener avec lui toute l'horreur des dernières heures. Sa maison était son refuge, le seul endroit où elle pouvait laisser à la porte ses problèmes, ses tensions et toute la saleté du monde que son couple côtoyait chaque jour.

Et si elle avait raison ? Si au fond de chacun de nous résidait une poussière d'animalité capable de nous faire commettre les pires folies sous l'influence du déclencheur le plus vieux du monde : 
l'amour ?

Mes lumières, messieurs ? J'espère que vous avez une bonne pelle pour aller déterrer de ma mémoire au fin fond des abysses de mon crâne !