mercredi 28 octobre 2026

Une histoire d'amours - Serge Joncour ♥♥♥♥

 Une histoire d'amours - Serge Joncour  ♥♥♥♥











Albin Michel
Parution : 19/08/26
Pages : 384
Isbn : 9782226478351
Prix : 21.90 €


Présentation de l'éditeur





Et si l’amour était la plus tenace façon d’habiter le monde ?

Franck et Léa, citadins en quête de renouveau, viennent de s’installer dans un hameau aux confins du Morvan. Ils font la connaissance de Joss et de sa compagne Kelly, jeune femme lumineuse dont la présence fascine Franck autant qu’elle le bouleverse. Tandis que Léa multiplie les allers-retours à Paris, Franck – illustrateur en mal d’inspiration – se prend de passion pour la mystérieuse « Chapelle des Amants ». Il entreprend, avec Kelly, d’en percer le secret.

Resurgit alors l’histoire oubliée de Joséphine, aristocrate fiévreuse des Terres d’eau, et de Rodolphe, modeste officier de santé. Dans un XIXe siècle miné par les superstitions et la malaria, ces deux êtres que tout oppose vont s’aimer à contretemps, et tenter de résister aux croyances mortifères et à la rigidité de l’ordre social. L’attirance qui naît entre Kelly et Franck semble obéir au même élan et risque de les entraîner très loin eux aussi…

L’écriture sensuelle de Serge Joncour, teintée de romantisme dans l’évocation de la nature et du paysage, esquisse une parenthèse enchantée, un grand roman à l’abri du vacarme du monde.

Serge Joncour

Serge Joncour est l’auteur de douze romans parmi lesquels UV (Le Dilettante, prix France Télévisions 2003) ; aux éditions Flammarion : L’Idole (2005), Combien de fois je t’aime (2008), L’Amour sans le faire (2012), L’Écrivain national (prix des Deux Magots 2014), Repose-toi sur moi (prix Interallié 2016), Chien-Loup (prix du Roman d'Écologie, prix Landerneau 2018) et Nature humaine (prix Femina 2020). Chaleur humaine est paru en 2023 aux éditions Albin Michel. Tous ont fait l’objet de nombreuses adaptations.







Mon avis

Joie de retrouver la belle plume de Serge Joncour et de trouver refuge dans son dernier magnifique roman "Une histoire d'amours" au pluriel ! Une prouesse d'écriture car ce sont deux passions, l'histoire de deux couples à deux siècles d'intervalle dans un même lieu qui vont se tisser, s'enchevêtrer, pour faire de deux romans en somme un seul !

Le lieu et sa nature sont un personnage essentiel du livre, nous sommes dans la région de la Nièvre, la zone des marais en 1824 nommée zone humide deux siècles plus tard.  Une terre destructrice mais aussi nourricière, salvatrice restée indemne malgré l'envie de profit au fil des siècles.  

1824, Rodolphe rentre au village non pour réclamer quoi que ce soit mais avec la volonté de soigner, il est rentré diplômé "officier de santé".  Il revient avec une certaine vision, de nouvelles molécules, un savoir qui lui permet de comprendre et de soigner , mais il est juste officier de santé, peu considéré!

Au château, Joséphine, la fille du maître souffre régulièrement de fièvres intermittentes, il veut la soigner, un amour inaccessible, cette jeune femme amoureuse de ses marais, de cette nature cause de sa maladie.

Deux siècles plus tard, Léa, Franck et leurs enfants s'installent non loin du château, dans un vieux moulin dans les forêts près des étangs.  Ils quittent la ville, heureux de ce retour à la nature.  C'est le bonheur de Franck et des enfants, un peu plus compliqué pour Léa qui fait des allers-retours à la ville.
Ils sont intrigués par un château en partie à l'abandon et par une jolie chapelle en bon état le jouxtant.  
C'est Josselyn et Kelly qui occupent la petite maison au bord du parc, Franck va avoir envie d'en savoir plus sur ce qui s'est passé deux siècles plus tôt, il a aussi en tête de réparer le moulin avec l'aide de Josselyn.

Les époques s'alternent d'un chapitre à l'autre, mêlant peu à peu le passé et le présent, brouillant les cartes car peu à peu les deux s'enchâssent pour ne plus faire qu'un.  Une jolie écriture, sensuelle, sensorielle même d'un grand romantisme.  L'écriture et la littérature sont présentes en ligne de fond dans ce roman que l'on garde en soi longtemps.  Une bulle de bien-être, un moment au vert où l'on partage la passion de l'auteur pour sa terre d'origine, ses terres d'eau ou zones humides tant convoitées.

C'est un roman magnifique.

Ma note : 9.5/10







Les jolies phrases

- Les Terres d'eau, c'est le salut, vous comprenez, le premier qui dit que les marais donnent la maladie, avec ses histoires de mauvais air et de vapeurs de boue, il finira dedans.
Rodolphe se sentait étouffer entre leurs grosses pognes sales, ces deux types c'était la mort, la plus têtue qui soit, celle qui procède de l'ignorance.  Ou plutôt non, ils n'ignoraient rien du mal des marais, au contraire, ils ne le connaissaient que trop bien, mais ils ne voulaient pas que ça se sache, impossible de dire que les marais suintaient le mal, puisqu'ils leur devaient tout.  Montclard l'avait bien prévenu, il n'est pas de savoir plus venimeux que celui qu'on étouffe.

Le mal qui guérit le mieux est celui qu'on n'attrape pas. 

C'était peut-être ça un artiste, un être capable de se divertir de tout. 

Les terres vivent bien plus longtemps que les hommes.

La vocation des mariages étant de régler les fortunes comme les infortunes de la vie, pour sauver le statut social de son père et la pérennité du domaine, Joséphine devait se sacrifier aux arrangements de celui-ci.  Elle entendait cela.  En revanche, abandonner les Terres d'eau, délaisser ce chalet et son étang pour que bientôt des escadres de bœufs y tirent des charrues et qu'y poussent  des récoltes sans horizon, elle ne le pourrait pas.  Pas plus qu'elle ne pourrait accepter l'idée de ces marais, ces landes, ces tourbières et ces bois, que tout cet album de nature soit rayé d'un trait pour être aplani comme la Beauce, ça, elle ne le concevait même pas.
- Ma tante, tout cela ne se peut pas, on ne quitte pas le paradis de son enfance, à moins de savoir qu'il restera intact, mais le quitter pour qu'il sombre, c'est impossible !

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lundi 26 octobre 2026

Ce qui dort sous le camélia - Claudie O. Wetterwald

 Ce qui dort sous le camélia - Claudie O. Wetterwald

















Editions du gros caillou
Parution : 27/08/26
Pages : 456
Isbn : 9782494202399
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur


« Si ceux qui veulent nous intimer le silence sont furieux contre nous, ce n’est pas pour nos crimes, mais parce que nous leur avons fait le plus terrible des affronts. Nous avons survécu. »

Elles sont 254, alignées sur les bancs des prévenues d’un procès extraordinaire. Des femmes de tous âges, de tous milieux, accusées d’avoir commis le pire au cours du Désastre. Parmi elles, il y a Lisenn Delors. Jamais on ne la soupçonnerait du moindre crime. Et c’est peut-être cela qu’on lui reproche le plus.

Pour la défendre, Rym Kettani, son avocate, replonge dans ses souvenirs de cette période sombre. Elle aussi y a survécu, mais le monde d’après semble encore pire.

Dans ce roman aux personnages profondément humains, Claudie O.Wetterwald nous confronte à nos propres dilemmes. Elle décrit avec finesse la fragilité d’une société quand survient le chaos et envoûte son lecteur jusqu’au mot fin.

Le destin de deux femmes qui devront lutter pour survivre au cœur du chaos. 
Une fresque bouleversante !

Claudie O. Wetterwald


Amoureuse des mots, Claudie O. Wetterwald écrit depuis toujours. En 2022, son premier roman, La Fille d’encre et de lumière, est le coup de cœur unanime du concours des Éditions du Gros Caillou.

Vendu à plus de 10 000 exemplaires, il a été en sélection du Prix des lecteurs Gouttes de Sang d’Encre 2024 et en sélection du Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket 2025.

Ce qui dort sous le camélia est son deuxième roman.

Crédit Photo : Elsa Rodrigues






Mon avis

Elles sont 254 femmes livrées à la vindicte populaire, un immense procès est orchestré dans un stade de foot, du jamais vu, mais c'est normal car les temps ont changé, nous sommes après le Désastre, dans un autre monde.  Elles attendent leur sort.  Elles, car ce sont exclusivement des femmes ordinaires comme vous et moi.  Que leur reproche-t-on ?  De s'être débrouillées, d'avoir fait ce qui était nécessaire pour défendre les leurs ?  

Parmi elles, Lisenn Delors qui risque le plus gros, pourquoi ? Pour son courage, son humanité ? Une autre femme, Rym Kettani a la lourde tâche de la défendre. 

Cette dystopie est incroyable, glaçante car le fil entre la fiction et la réalité est très mince. Tout a commencé par une panne d'électricité, un black-out, un monde qui bascule dans le chaos, pas de communications, ni d'eau, tout s'arrête, il faut survivre, réapprendre à vivre autrement.  Comment faire? Tenir , c'est le sort des femmes, leur condition qui sont évoqués, la sororité, l'entraide, le maintien des liens et le partage du savoir ancestral pour continuer à vivre, survivre.

Une construction parfaite dans le temps, très claire, de courts chapitres, un récit magistral qui tient en haleine.  Un récit qui en plus fait réfléchir aux choix à faire et à notre société si individualiste et à la montée de la haine et du nationalisme.

Immense coup de cœur.

Les jolies phrases

Le choix pouvait sembler curieux, mais il était évident qu'il s'agissait du moyen le plus efficace de contrôler l'information et le pouvoir. 

Les hommes allaient-ils tous devenir fous ?  Car c'était bien d'eux qu'il s'agissait, après tout.  Ils étaient si nombreux à être partis en quête de solutions.  Ou bien était-ce plutôt en quête d'adrénaline ...

Ces hommes-là nous détestent. On a sauvé leurs fermes, leurs maisons, leurs familles, leurs enfants. Mais nous leur avons fait le plus terrible des affronts: nous avons survécu.


Avant qu'on ne m'en accuse, je n'appelle pas à la guerre civile. Au contraire, j'appelle à la prudence. Car si nous ne résistons pas maintenant, ce n'est pas une lutte intestine qui est à craindre, c'est la fin de nos libertés. Si ceux qui veulent nous intimer le silence sont furieux contre nous, ce n'est pas pour nos crimes, mais parce que nous leur avons fait le plus terrible des affronts : nous avons survécu.


Le combat aujourd'hui n'est pas contre un ennemi invisible il est pour la survie. Tout ce qui importe c'est de préserver les siens.


La folie des hommes n'avait désormais plus besoin de trouver une raison. Il n'y avait plus rien pour l'arrêter.

Mais surtout, souvenez-vous : le corps sait.  Il connaît son travail.  Il n'a pas besoin d'électricité pour mettre au monde un enfant, seulement de votre amour.  

Une chose n'avait pas changé : les vivants vibraient toujours d'une forme d'espoir.  Ils étaient capables de joie, même si plus rien ne serait jamais comme avant.

Entre deux pics de douleur, je réalisais que, bientôt, le petit être que j'avais couvé avec tant d'amour serait de ce monde et que  plus jamais je ne pourrais le protéger de la même manière.  Il ou elle serait comme nous, soumis aux mêmes rigueurs, aux mêmes dangers.





jeudi 22 octobre 2026

Championne - Nina Bouraoui

 Championne -  Nina Bouraoui















JC Lattès
Parution : 19/08/23
Pages : 360
Isbn : 9782709676236
Prix : 20.90 €
Ecoutez lire

Présentation de l'éditeur

Une jeune fille, au pied de son immeuble, s’entraîne contre un mur. Elle frappe la balle avec sa raquette, inlassablement, pour fuir la folie de son pays et de sa famille, pour échapper à la colère de son père, à l’amour en désordre de sa mère, à la pâleur de sa soeur. Elle frappe et en elle les mots se bousculent : elle butte contre une faute qu’il lui faut avouer pour grandir et rêver à la femme qu’elle deviendra, qui s’aimera et aimera, qui se sera gagnée, elle.

Nina Bouraoui signe un roman ensorcelant, hypnotique, la confession d’une jeune fille en feu, qui a le don des mots et un regard qui saisit chaque sentiment pour l’explorer, chaque geste pour dire le désir et la beauté.


Nina Bouraoui





Née en 1967, Nina Bouraoui est romancière. Elle est notamment l’auteure de La voyeuse interdite (prix du Livre Inter 1991), Mes mauvaises pensées (prix Renaudot 2005), et plus récemment Otages (Lattès, 2020, prix Anaïs Nin), Satisfaction (Lattès, 2021) et Grand Seigneur (Lattès, 2024).




© Patrice Normand






Mon avis

Expérience un peu inhabituelle pour moi qui aime lire en prenant des notes, ce livre je l'ai écouté le temps de deux longs trajets en voiture, une approche très différente, une sortie de ma zone de confort.

La jeune héroïne tape inlassablement la balle de tennis sur le mur.  Elle frappe et frappe encore et encore dans l'espoir de devenir Championne !

Championne c'est ce qu'elle veut être, en réalité gagner le respect et sa liberté. 

Elle tape et tape et exprime sa rage, sa colère, c'est son échappatoire pour aussi trouver le courage de nous raconter, d'exprimer sa honte, son secret, une confession qui va venir je vous le dis, martèle inlassablement Nina Bouraoui.  Une répétition comme pour trouver l'énergie, la force de dire et de s'échapper du poids de cette société.

Un père violent, une mère envahissante, qui la couve, l'étouffe.  Une sœur qui doit se cacher car elle est en danger, c'est le pays où les hommes tuent les jeunes femmes.  Elle est à la lisière de l'adolescence, au corps plus masculin, elle frappe encore la balle et nous raconte sa rage, sa force, sa honte, crie et dénonce les injustices et cherche à trouver la rédemption.

Un texte fort, puissant, un peu trop répétitif parfois mais tellement prenant, suffocant parfois au point de ressentir le besoin de rage de la narratrice. 

Un texte dont on sort un peu KO.

Ma note : 8/10



mardi 20 octobre 2026

Equation à une inconnue - Frédéric Peynet

 Equation à une inconnue  -  Frédéric Peynet






















Grand Angle
Parution : 01/07/26
Pages : 104
ISBN 979 1 0411 0777 3
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur


L’amour est aveugle... mais parfois, il est juste myope.
À 18 ans, Olivier reçoit une déclaration d’amour au bord d’une piscine. Sans ses lunettes, il ne distingue qu’une silhouette... avant qu’elle ne disparaisse.
Vingt-six ans plus tard, devenu chauffeur de taxi, il ignore toujours l’identité de cette inconnue sans nom ni visage.
Le souvenir, lui, persiste. Une idée improbable s’impose : la retrouver.
Mais comment identifier, presque trente ans après, une femme dont on n’a entendu que la voix ?
L’équation est posée....

Frédéric Peynet

Frédéric Peynet est né le 11 octobre 1977 à Saint-Rémy en Saône-et-Loire. Passionné par le dessin depuis son plus jeune âge, il étudie durant trois ans à l'école d'arts appliqués Pivaut, à Nantes, avec l’ambition de devenir dessinateur de bande dessinée. Avec la scénariste Isabelle Plongeon, il publiera son premier album, « Les Apatrides » aux éditions Pointe Noire au début des années 2000. Puis viendra la trilogie « Toran » des mêmes auteurs aux éditions Nucléa. En 2005, avec le scénariste Jean-Charles Gaudin, Frédéric dessinera « Le Feul », trilogie parue aux éditions Soleil entre 2005 et 2009. En parallèle de ses séries, Frédéric Peynet participe à plusieurs albums collectifs des éditions Soleil : « Les Contes du Korrigan », « Les Chansons de Gainsbourg », « Polnareff », « Hanté ». Il a également dessiné trois pages pour le tome 5 de la série « Prométhée » de Christophe Bec. Après « Le Feul », Frédéric collabore de nouveau avec Jean-Charles Gaudin. Ensemble, ils créent le thriller « Phoenix », dont les trois tomes paraîtront entre 2010 et 2013 aux éditions Soleil. En 2014, Frédéric travaille avec le scénariste Serge Le Tendre à l’adaptation en bande dessinée du roman « Les Vestiges de l'aube » de l’écrivain David Khara, aux éditions Dargaud. Le second tome sort en 2015. Puis le duo poursuit sa collaboration chez Dargaud avec « Le Projet Bleiberg », une nouvelle trilogie également adaptée du roman éponyme de David Khara parue entre 2017 et 2019. En 2022, toujours en compagnie de Serge Le Tendre, Frédéric illustre trois albums de mythologie grecque, « Pygmalion et la Vierge d’Ivoire », « Astérios, le Minotaure » puis « Sisyphe - Le châtiment des Dieux » en 2024, aux éditions Dargaud. En 2026, Frédéric écrit et dessine l’album « Équation à une Inconnue » aux éditions Grand Angle.


L'avis de mon mari 

Tout commence dans une piscine municipale où une jeune femme déclare son amour à Olivier alors âgé de 18 ans. Problème, Olivier est myope et a enlevé ses lunettes pour nager. Il ne voit donc pas qui est cette femme qui lui vient de lui déclarer sa flamme.

Avance rapide : Olivier a 44 ans et est chauffeur de taxi. Il va prendre comme cliente une jeune femme qui vient de rater sa correspondance à Bordeaux pour rejoindre sa compagne qui va accoucher. Grâce à elle, Olivier va retrouver le chemin de son village d’adolescent, Cyvette

Arrivé là, une seule idée : essayer de retrouver la trace de cette jeune femme rencontrée 26 ans plus tôt à la piscine.

Il va se lier avec les gens du village qui vont tout entreprendre pour qu’il la retrouve, annonces dans les journaux, banderole d’avion et même une sorte de rave illégale au grand dam du maire local qui finalement l’utilisera comme publicité pour son village. 

Olivier retrouvera-t-il sa belle ? Evidemment, je ne vais pas vous le dire. Sachez cependant que les choses ne se passent pas toujours comme on le veut et la morale de cette histoire n’est-elle pas de saisir l’opportunité quand elle se présente plutôt que de nourrir des regrets par après ?

BD très sympa, au dessin rappelant les belles heures du journal Tintin , beaucoup d’humour ; on passe un très bon moment sans se prendre la tête.


Sa note : 9/10





dimanche 18 octobre 2026

Café littéraire du 12 novembre avec Daphné Tamage

 Café littéraire du 12 novembre avec Daphné Tamage



Le prochain café littéraire sera consacré à Daphné Tamage le jeudi 12 novembre prochain à 19h à la bibliothèque Maurice Carême de Wavre.


L'autrice : Daphné Tamage


Daphné Tamage est née à Bruxelles en 1992. Après avoir étudié la réalisation et le scénario à l’Institut des Arts de Diffusion (IAD), elle entre à l’Atelier des Écritures contemporaines de La Cambre. Passionnée de jazz et de littérature américaine, elle vit actuellement à Bruxelles.

À la recherche d’Alfred Hayes est son premier roman.

Lauréate d'une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Découverte, 2022




© Dorian Prost



Nous parlerons de ses deux romans publiés chez Stock éditions.


Le retour de Saturne

« Je vous prescris un mois sans hommes.
– Mais les hommes sont partout, docteur !
– Qu’importe la méthode, je m’en fiche. Barricadez-vous au monastère des Dominicaines cloîtrées de Lourdes, enfermezvous où vous voulez. Pas d’hommes, pas de flirts, pas de parties de jambes en l’air, rien. »

Voici Apolline partie à Conques, sous les glycines d’un village sacré et de son abbatiale. Pour la première fois, cette trentenaire dépendante du regard et des caresses des hommes doit s’imposer un sevrage éprouvant. Portée par la lumière des lieux, elle revisite sa carte amoureuse, pour détisser les fils de ses erreurs et de ses désirs.
Quête spirituelle, déambulation sur le chemin de l’amour, rencontre inattendue avec frère Charles, ce roman drôle et profondément original met en scène une femme d’aujourd’hui dans un décor immémorial. Il y a un désespoir léger qui nimbe la colline de Conques.
Est-ce si difficile d’être soi-même ?


Le chant des contraires




« J’ai perdu la foi et mes clés le même jour. J’ai vite retrouvé mes clés. Dans la serrure. Mais pas du bon côté. »
Voilà Apolline enfermée, le soir du Nouvel An, dans son minuscule studio parisien. Le concierge est parti en vacances, son père pêche le saumon en Alaska et ses voisins ignorent ses cris de détresse. La jeune romancière doit pourtant se rendre à ce réveillon : son avenir en dépend.
À mesure que l’heure du rendez-vous approche, qu’une pluie de mésanges charbonnières s’abat sur la ville et que les raisons d’espérer se font rares, Apolline remonte le fil de sa journée pour tenter de comprendre comment elle en est arrivée là.



En pratique


Rendez-vous le jeudi 12 novembre 2026 à 19h.

C'est gratuit mais il faut absolument s'inscrire en envoyant un petit mail à l'adresse suivante : bibliocareme@wavre.be ou en téléphonant au 010 23 04 15 pour la bonne organisation de la soirée.


Adresse du jour :


Bibliothèque Maurice Carême
Rue de l'Ermitage 65
1300 Wavre


Parking gratuit à proximité (à l'arrière de La Sucrerie)


Comme à chaque fois, la librairie Claudine sera présente si vous souhaitez acquérir un des livres pour la séance de dédicaces.


Nous terminerons autour d'un verre en toute convivialité.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux.ses  j'espère !