Fêlée - Isabelle Félix
Les ateliers de l'escargot
Parution : janvier 2026
Pages : 278
Isbn : 9782931153017
Prix: 22 €
Présentation de l'éditeur
« Fêlée », un récit vibrant sur la maladie mentale
Isabelle Félix raconte son histoire, celle d’une femme en prise avec la maladie mentale et le silence qui grandit autour de ses « crises ».
L’autrice raconte comment elle a nié, dénié sa maladie et comment ce déni, partagé par son environnement, a créé le terreau du drame. Elle nous livre aussi son parcours face aux institutions psychiatriques et les voies qu’elle a trouvées pour vivre plutôt que survivre.
Isabelle Félix
Mon avis
Isabelle,
Je voulais vous dire mon admiration, quel courage de se mettre à nu, de nous raconter votre histoire, votre vie avec tant de sincérité, de simplicité. Merci pour ce courage, cette résilience car vous avez raison, il faut parler, expliquer, ruer dans les brancards pour que les choses changent.
Isabelle dans ce récit de vie nous parle de la santé mentale, de son manque de prise en charge, de la réalité du terrain. Isabelle souffre de troubles bipolaires. Elle a des phases hautes avec une énergie folle, où elle peut être énergique, exaltée, grisante suivies de périodes basses, amorphe, apathique, vidée où elle ressent la peur, la honte.
Ce qui lui arrive, il a fallu du temps pour le comprendre et l'accepter. Isabelle est une femme énergique qui ne manque pas de ressources, c'est une amoureuse, une mère de 3 enfants. Sa chance : avoir une famille unie, des amis toujours présents à intervenir en cas de crise. Lors de ces crises, elle fait souffrir son entourage, elle rit, rugit, se met en colère puis se calme. Elle a galéré et c'est pas rien de le dire, à différents moments de sa vie, le plus difficile, inadmissible pour une mère étant la mort de son fils Léon, par choix craignant de ne pas supporter lui aussi la maladie.
On s'y attache à Isabelle, en la lisant on rit, on pleure, on a peur, on se révolte. La colère nous gagne lorsque l'on se rend compte du manque criant de service d'aide, d'accompagnement, de l'attitude des services d'urgence psychiatriques. Une honte alors qu'aujourd'hui tant de jeunes et moins jeunes ont des soucis de santé mentale.
Il est temps de faire quelque chose d'urgent. Ecrire pour être comprise, entendue et lue par vous pour faire changer la vison des choses.
Isabelle, vous êtes une femme forte, magnifique, j'admire votre courage, votre énergie, l'amour porté à vos enfants, toujours aller de l'avant, se relever et avancer malgré tout.
Merci pour ce témoignage très bien écrit, j'ai été très émue à sa lecture, bouleversée, interpellée, en colère parfois. Il faut qu'on en parle et que les choses changent.
Ma note : 9/10
Les jolies phrases
La bipolarité, c'est une succession de vols en plein ciel que l'on termine en se fracassant au sol.
Les trucs de gentils et de méchants, c'est de la vaste foutaise. On ne naît pas gentil, on ne nait pas méchant. Les épreuves de la vie nous façonnent.
Notre mission sur terre, c'est d'arriver à trouver ce meilleur qu'on a en soi, et à bien l'exploiter.
Arrêter ce médicament. Effacer et recommencer. Prouver que ma nature est forte. Je ne veux pas faire partie de la catégorie des dépressifs. J'ai été élevée à la ferme. Les réponses aux questions que nous nous posions, la religion nous les apportait. Les souffrances mentales n'existent pas, elles sont des visions de l'esprit, des maladies réservées aux faibles. Je sais que j'ai la force de me relever, que mon goût de la vie est le meilleur allié. Pas besoin de chimie.
Le marathon, c'est comme la vie. Une épreuve longue, au cours de laquelle notre endurance est mise à mal. On affronte des passages difficiles, des chutes, des blessures. Le corps marque des signes de fatigue, de faiblesse, et l'esprit connaît l'euphorie, la déception, le découragement parfois. Les jambes suivent lorsque le mental est bon. Mais le plus important, c'est d'être bien accompagné.
S'accepter tel qu'on est, êtres limités. En quoi est-ce si important d'être performant ? Au final, de quoi ceux que j'aime se souviendront-ils? De ce qu'on a fait ? de ce qu'on a possédé ? Ou de ce que j'ai été ?
Marcher, c'est aussi empêcher le manège des pensées.
Pourquoi la honte colle-t-elle à la santé mentale ? Y a-t-il une raison d'avoir honte d'être malade ? Qui a honte d'être diabétique ?


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