dimanche 13 octobre 2013

LA TOURMENTE DU SERPENT Sébastien Cazaudehore 7/10 ***

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Sébastien Cazaudehore
  • Licence : Licence Art Libre (LAL)(version )
  • ISBN : 978-2-35209-667-2
  • Catégorie : Romans / Nouvelles
  • 504 pages
  • Date de publication : 07/05/2013
  • Format : 140x225mm
  • Intérieur : Noir et blanc, papier standard


Présentation du livre

La tourmente du Serpent plonge le lecteur au coeur de la culture Huli, de leurs légendes, de leurs croyances et de la réalité de leurs vies aujourd'hui. L'inspecteur Treilhard, ancien anthropologue reconverti comme inspecteur de la Police scientifique, se voit brutalement replongé dans cet univers mystérieux qui appartenait à un passé que seule la nostalgie gardait en vie.

Une étrange statuette sans visage est dérobée d'un musée. Malgré la banalité du crime, Treilhard ne peut s'empêcher d'être intrigué par ce petit morceau de bois sculpté d'un autre âge. Elle est familière, comme rattachée à son passé. Ce lien va peu à peu le pousser à se replonger dans les Highlands de la Papouasie, en territoire Huli ; mais que poursuit-il ? Un assassin, un souvenir lointain qui continue de lui échapper ? Ou est-ce qu'au-delà de la légende et des croyances Huli, il existerait une main plus puissante à l'oeuvre ?

Un soupçon d'autobiographie, une bonne dose d'intrigue, le tout relevé d'un voile de mystère... ce roman policier mêle l'aventure et l'anthropologie tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne, mais il permet surtout de découvrir la richesse d'un peuple exceptionnel, sa culture et ses légendes.


L'auteur


 


Sébastien Cazaudehore est anthropologue spécialisé sur la culture Huli de Papouasie Nouvelle Guinée. La Tourmente du Serpent est née de son imagination, de son goût pour l'aventure et de ses expériences au sein du clan Pina près de Tari dont il a partagé le quotidien. A l'instar de son héros, Sébastien a découvert les mystères de ces montagnes recèlent, un monde d'esprits et de légendes qui enflamment l'imagination.  Il vit aujourd'hui dans l'Amazonie Equatorienne.

Je vous invite à faire un petit tour sur son site pour partager avec lui sa vie en Papouasie. 





Ma critique 


Un grand merci à Thomas et à mon site partenaire de cette lecture Myboox pour cette jolie découverte.  Il est vrai que je serai passée à côté d'un très beau voyage.  J'ai passé un bon moment dans la lecture.



Cela commence à Paris, la veille d'une exposition sur l'art de la Papouasie, Nouvelle-Guinée.  Une statuette représentant DATAGALIWABE -Dieu protecteur des Hulis - est dérobée au Grand Palais.

Cette statuette appartient à l'ambassadeur de Papouasie en France.  Pour éviter des désagréments diplomatiques, l'enquête est menée par l'inspecteur Ulysse Treilhard et son équipe de la police scientifique de Paris.

Nous sommes dans la première partie du livre en train de suivre un véritable épisode des "experts".  Expert on peut le dire car Ulysse Treilhard a dans son passé vécu 10 ans dans les Highlands en Papouasie.  En effet, anthropologue de formation, et connaissant la région, Treilhard décode et comprend que l'ambassadeur, propriétaire et gardien de la statuette est en danger, et arrivant trop tard, l'enquête de simple vol se transformera en affaire d'homicide.

Pour éviter tout conflit politique, c'est tout de même un ambassadeur qui a été assassiné, Treilhard et Claire Delavau partiront résoudre l'enquête.

L'écriture jusque là ne m'a pas passionnée outre mesure, agréable à lire mais sans plus.  Une fois arrivé en Papouasie, le style s'améliore, on sent que c'est du vécu, la passion pour ce peuple Huli et pour le pays prend le dessus et le voyage au sens propre comme figuré commence vraiment.

Le suspense est bien mené, et bien relancé chaque fois que nécessaire par des éléments neufs.  Jusqu'au bout, on est tenu en haleine, on a envie de savoir si nous poursuivons des légendes, des esprits, la tradition d'un peuple.  Le mystère est bien gardé jusqu'à la fin.


La jungle, les peuplades, leurs traditions sont bien décrites et partagées.  Le dépaysement et le voyage sont garantis. Une très belle aventure qui je n'en doute pas en amènera sans doute d'autres, le tandem Ulysse et Claire fonctionnant à merveille.

Un bémol cependant a gêné grandement ma lecture et il est de taille.  En effet le plaisir fut gâché par les énormes fautes d'orthographe, d'accords et autres mots manquants, à tel point que je me suis demandée s'il y avait une énigme dans l'énigme, une question subsidiaire à la fin du livre ??   :  Quel est le nombre de fautes d'orthographe et d'accords dans le récit??

Vraiment je suis outrée, un simple correcteur d'orthographe aurait déjà fait l'affaire, une relecture sérieuse avant la publication me semble élémentaire et essentielle.

C'est pour cette raison que ma note finale ne sera que de 7/10.

Une aventure à lire, à vivre certes en vous donnant pourquoi pas le challenge de corriger les fautes d'orthographe ??


Les jolies phrases


Les souvenirs restaient imprimés comme de vieilles photos dont les détails s'estompaient avec le temps qui passait, mais il les affectionnait, il s'y accrochait comme si ce qu'elles avaient figé lui appartenait un peu.  Ces souvenirs avaient fin par façonner la personne qu'il était devenu, ils laisseraient toujours une empreinte invisible.

Quelques livres demandaient à être ouverts, des photos devaient être sorties de l'oubli dans lequel on les enfermait trop longtemps, des souvenirs cherchaient à resurgir dans le présent.

Le temps effaçait toutes les souffrances.

Une phobie comme le vertige n'est pas une peur avec laquelle on peut raisonner, il n'y a aucun espoir de la contrôler ni même d'en faire abstraction. Elle est là, lovée dans nos tripes, tentant insidieusement de la paralyser, coupant le souffle, brouillant ses idées et sa détermination.

Cette aversion s'expliquait surtout sur du fait qu'il n'avait jamais pu se faire une véritable opinion véritable sur le fait de savoir si  les politiciens ou hauts fonctionnaires étaient impitoyables et condescendants parce qu'ils avaient la charge de la vie et du destin de leurs concitoyens, ou s'ils l'étaient parce que c'est le seul moyen d'accéder à ces postes d'importance tant convoités.

Normalement, un crime était commis par une personne ayant, momentanément ou non, perdu pied avec la réalité des choses, finissant par en venir à un geste malheureux et dramatique. S'il était difficile, voir impossible d'accepter les raisons motivant l'acte, il était toutefois possible de les comprendre.  Le cumul de leurs expériences, culture et études permettait généralement de pouvoir envisager ces raisons et de faire progresser l'enquête en fonction.











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