dimanche 30 août 2015

Ils ont rejoint ma Montagne à lire



De retour d'une petite escapade française, de passage par Lille et son célèbre "Furet du Nord" en cette période de rentrée littéraire, impossible de ne pas craquer.

Deux premiers romans pour commencer, deux plumes à découvrir:

Camille, mon envolée

Sophie Daull



Philippe Rey
Date de parution : 20/08/2015
ISBN : 978-2-84876-468-9
Format : 14.5 x 22 cm
Pages : 192
Prix : 16.00 €

Avis de l'éditeur


Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité, les engueulades, les fous rires ; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.
Loin d’être l’épanchement d’une mère endeuillée ou un mausolée – puisque l’humour n’y perd pas ses droits –, ce texte est le roman d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie : « la fabrication d’un belvédère d’où Camille et moi pouvons encore,
radieuses, contempler le monde ».

« Dans les jours d’après, nous distribuerons tes soixante-dix-sept peluches, une par une ou deux par deux, à des fossés dans les campagnes, à des clairières, à des rochers. C’est joli, ces ours, ces lapins, ces petits chats abandonnés sur les tapis de mousse, prenant la pluie sous les marguerites. »

                                                 

Un mauvais garçon

Deepti Kapoor


Seuil
Traduit de l'anglais (Inde) par Michèle Albaret-Maatsch
140 x 205 mm
204 pages
9782021165678
17€

Avis de l'éditeur

Elle a vingt ans à New Delhi. Elle n’a ni père (parti vivre à Singapour), ni mère (décédée), ni repères. Sa tante, chez qui elle vit, cherche à la marier. Elle brûle d’une énergie qui n’a nulle part où aller, alors elle se plie aux conventions et garde ses pensées pour elle-même.
Un jour, dans un café, il la dévisage. Plus âgé, il semble venir d’ailleurs. Il est laid, et pourtant tout chez lui attire la jeune fille.
Il l’initiera au sexe, à l’alcool, aux drogues ; aux plaisirs du corps et à la noirceur de l’âme. Elle bravera les interdits et découvrira avec lui un New Delhi aussi dangereux qu’enivrant, où se côtoient l’ancestral et l’ultramoderne, la richesse et la putrescence, le profane et le sacré, et où pulse une rage de vivre que rien n’arrête.
Spirale d’amour et de destruction virtuose, Un mauvais garçon est porté par une prose qui vibre de désir et de révolte, jusqu’à l’incandescence.

Un incontournable de ma compatriote.

Le crime du comte de Neville

Amélie Nothomb



Albin Michel
août 2015
Format : 200 mm x 130 mm
144 pages
EAN13 : 9782226318091
Prix : 15.00 €


Quatrième de couverture

« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb

Je vous en parle très vite car déjà lu et apprécié.  Une bonne année.

La blogosphère m'a donné envie de découvrir son écriture.

Otages intimes

Jeanne Benameur

Otages intimes

Actes Sud
Août, 2015
11,5 x 21,7 
208 pages
ISBN 978-2-330-05311-6
prix indicatif : 18,80€

Quatrième de couverture

Photographe de guerre, Étienne a toujours su aller au plus près du danger pour porter témoignage. En reportage dans une ville à feu et à sang, il est pris en otage. Quand enfin il est libéré, l’ampleur de ce qu’il lui reste à réapprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril.
De retour au village de l’enfance, auprès de sa mère, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre depuis lequel il pourrait reprendre langue avec le monde.
Au contact d’une nature sauvage, familière mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Dans ce progressif apaisement se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l’Italien, l’ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, “la petite qui vient de loin”, devenue avocate à La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres à trouver le courage de mettre en mots ce qu’elles ont vécu.
Ces trois-là se retrouvent autour des gestes suspendus du passé, dans l’urgence de la question cruciale : quelle est la part d’otage en chacun de nous ?
De la fureur au silence, Jeanne Benameur habite la solitude de l’otage après la libération. Otages intimes trace les chemins de la liberté vraie, celle qu’on ne trouve qu’en atteignant l’intime de soi.

Il était attendu, hâte de la relire.

D'après une histoire vraie

Delphine de Vigan




JC LATTES
EAN : 9782709648523
Parution : 26/08/2015
484 pages
20.00 €

Avis de l'éditeur

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais rencontrer. »
Dans ce roman, Delphine de Vigan raconte l’histoire d’une amitié. Séduction, dépression et trahison sont les trois temps de ce récit qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la création, là où le doute, les apparences et les faux-semblants tendent un piège redoutable. Qui est le maître du jeu ?
« Tu sais parfois, je me demande s’il n’y a pas quelqu’un qui prend possession de toi. »

J'avais beaucoup aimé "Le domaine des murmures" 

La terre qui penche

Carole Martinez



Gallimard
Broché: 368 pages
Parution : 20 août 2015
Collection : Blanche
ISBN-13: 978-2070149926
Dimensions du produit: 20,5 x 2,5 x 14 cm
Prix : 20 euros



Présentation de l'éditeur

Blanche est morte en 1361 à l'âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu'elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu'elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L'enfance se raconte au présent et la vieillesse s'émerveille, s'étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l'y attend. Veut-on l'offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d'une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l'orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

Une attente , après avoir adoré "Quatrième mur", un partenariat me permet de découvrir :

Profession du père

Sorj Chalandon


Grasset
Parution : 19/08/2015
Pages : 320
Format : 142 x 205 mm
Prix :  19.00 €
EAN : 9782246857136

Avis de l'éditeur


« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »


L'envie de découvrir la plume d'Agnès Ledig


Juste avant le bonheur

Agnès Ledig



Pocket 15948
Albin Michel en grand format

Quatrième de couverture


Prix Maison de la Presse

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Ému par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie ? C’est le temps de la découverte, des vacances, de l’amitié profonde. Le temps de vivre pleinement. En espérant que cela dure toujours.

Et pour terminer deux petits romans graphiques , J'en avais envie depuis longtemps.

L'arabe du futur
Riad Sattouf

  
Allary Editions                                  Allary Editions
Roman graphique                              Roman graphique
160 PAGES COULEURS                 160 PAGES COULEURS
170 X 240 mm                                   170 X 240 mm
20,90€                                                20.90 euros
15 MAI 2014                                     11/06/2015
EAN : 978-2370730145                     EAN / 978-2370730541


Tome 1


Une enfance dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.


Tome 2


Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient.

Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était balloté entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.

Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.

La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.



Fin de mon gros shopping lillois, mais les tentations de l'Intime Festival risquent d'en ajouter d'autres.

2 commentaires:

Manika a dit…

On va pouvoir se faire des lectures communes si ça te dit avec Delphine Le Vigan, Amélie Nothomb, Sophie Daull ou Agnès Ledig ... à suivre

Nathalie Vanhauwaert a dit…

Pourquoi pas le Nothomb je l'ai déjà lu mais je peux t'attendre pour publier mon avis, les autres pour octobre car mon planning de septembre est bien chargé : Chalandon, Yasmin Reza et Eva de Simon Liberati.