samedi 21 février 2026

Cavillore - Jérémie Claes ♥♥♥♥♥

 Cavillore   -   Jérémie Claes   ♥♥♥♥♥




















Héloïse d'Ormesson
Parution : 19/02/26
Pages : 240
Isbn : 9782487819696
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur

De retour au village de Gourdon, Nico est renvoyé à son passé et aux meurtres non élucidés qui ont secoué le village trente ans plus tôt. Le prédateur qui sévissait à l'époque court toujours. La menace sourde plane encore. Personnage à part entière, la nature provençale colore cette intrigue de ses ombres et lumières.

Quelle est cette créature qui a déposé à l'aube le cadavre d'une jeune inconnue devant l'auberge de Gourdon ? Que veut-elle exposer ? Nul ne croit vraiment à la thèse de l'accident, et dans le village à la tranquillité bousculée, les langues médisantes accusent les Camillieri, une famille de marginaux récemment installée sur les hauteurs. La rumeur enfle et détourne l'attention des ombres menaçantes qui rôdent. Déterminée à protéger les siens, la mère Camillieri se lance à leur poursuite. Mais le silence s'installe, dense comme la roche qui les cerne, et scelle les lèvres des coupables. Patience... La vérité attend son heure.

Ode à la nature provençale et au lien charnel qui unit la terre et ceux qui y vivent, Cavillore est un roman noir aussi éclatant qu'un orage de montagne. Jérémie Claes embarque le lecteur dans une traque à flanc de falaise et sonde le coeur battant des hommes

Jérémie Claes













Né en 1975, Jérémie Claes est caviste. Il vit entre Bruxelles et Namur, et retourne régulièrement en Provence, à Forcalquier et à Gourdon, le village de sa grand-mère. Après le succès de L’Horloger, prix de l’Evêché - Polars du sud et prix Club thriller, et de Commandant Solane, Cavillore est son troisième roman.   source : Héloïse d'Ormesson


Mon avis

Le corps d'une jeune femme est déposé par une immense chienne devant l'auberge de Gourdon, un véritable mystère !  Personne ne croit à la thèse de l'accident, c'est l'interrogation dans ce petit village de Provence dans l'arrière pays niçois où dominent Cavillore, la montagne et ses mystères.

Sur la montagne un vautour sillonne, observe les habitants de ce petit village de montagne.

Il y a la commère, Léonce, celle qui harangue les touristes en vendant ses savons à côté de l'épicier.

Son petit fils Rémi qui n'a pas bonne réputation et traîne avec sa bande.

Il y a le maire centenaire, Jean-Baptiste, l'aubergiste porté sur l'alcool et son fils Raphaël, victime de la bande à Rémi.

Et puis il y a les "étrangers", la famille Camillieri, installée sur les hauteurs.  Luigi (Louis) et sa femme Ariane, une véritable louve veillant sur sa famille, Lucie, Jonas et Sylvestre, ses enfants et Claude, le frère de Louis un peu simplet.

Au moment des faits arrive Nico qui nous racontera trente années plus tard les faits de l'été 93.

D'entrée de jeu on est capté pat l'écriture de Jérémie Claes qui dans ce troisième roman nous surprend une fois de plus.  La nature, Cavillore est un personnage central de ce roman rural noir.  Il décrit de manière magnifique les sentiers fleuris, la montagne, la roche, le plateau de Cavillore, un peu à la manière de Giono.  Le lien à la terre, le village mais aussi les falaises, les sentiers tortueux, la forteresse, une immersion totale sur les chemins de rando.  On sent le soleil sur la peau, le vent et la pluie de l'orage.   

Une tension au fil du récit, traques, fausses pistes, tout est réuni pour passer un bon moment, il faudra laisser le temps au temps pour que la montagne nous livre ses secrets mais cela en vaut la peine.

L'écriture de Jérémie est comme le bon vin, elle se bonifie de roman en roman, charnelle, riche, visuelle, un vrai plaisir de lecture.  Une ode à la nature et un récit tout en profondeur dans la psychologie des personnages avec une réelle authenticité et sincérité. 

Ma note :  coup de cœur.

Les jolies phrases

Le village ne s’enflamme pas, personne à Gourdon n’appelle à la revanche ou à la justice, non, le village demeure coi. Mais pour qui connaît les pierres et les histoires de cet endroit, pour qui est né sur le Nid d’Aigle, il n’y a rien de plus évident que la tension qui parcourt la rue Principale, celle de l’École, ou la rue Basse, qui grimpe les escaliers, les étages, qui cause aux oreilles. Certains ont leur avis et le partagent d’un froncement de sourcil ou d’une inclination de la tête. On ignore qui est la morte, mais on sait qui l’a tuée.


Un vautour vole contre la montagne, si proche d’elle qu’on craint qu’il ne s’y fracasse. Il glisse sur ses flancs, gracieux et rapide, il se joue de la roche et des arbres, du vent puissant. Cavillore, c’est le nom de la montagne, gonfle sa poitrine au passage du rapace, elle montre ses muscles, bien éveillée ce matin d’été, alors que le soleil n’est pas encore passé au-dessus de Courmette, sa sœur de l’autre côté des Gorges. Les hommes, ici, ne sont rien. La montagne ­ s’appartient.



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