Choses que je croyais perdues - Clémentine Mélois
L'arbalète
Parution : 20 août 26
Isbn : 9782073162854
Prix : 19 €
Présentation de l'éditeur
Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Elle pense à l’homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu’elle manipule. Une assiette au filet d’or, un ensemble H&M couleur poil de chameau, un rouleau de Sopalin : ces témoins d’une vie ordinaire ont autant à raconter qu’un trépidant roman d’aventures...
Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au cœur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable.
Clémentine Mélois
Clémentine Mélois est une artiste plasticienne et écrivaine française. À l'âge de neuf ans, elle gagne le premier prix d'un concours d'écriture organisé par les éditions Gallimard, et reçoit en cadeau 365 livres, ce qui marque le début de sa vocation de bibliomane.
Mon avis
Emilie prépare ses caisses pour un déménagement, elle emballe les divers objets du quotidien et chaque objet fait ressurgir un moment du passé, une petite anecdote. Avec beaucoup de poésie, d'humour, de tendresse, elle se replonge dans son histoire, 7 ans de sa vie, un quart de celle-ci, c'est énorme. Et toi, lecteur, comme elle tu t'embarques dans tes souvenirs, son histoire qui peu à peu se dessine, devient universelle car toi aussi lecteur, tu repenses à des périodes de ta vie.
Parfois on retombe sur un article de journal, une période, et on se projette, un objet nous rappelle un souvenir, une époque, une personne. La mémoire se ravive avec tendresse, nostalgie.
Ce sont les objets qui nous racontent Emilie, une traversée intime, intense qui font prendre conscience du temps qui passe. C'est subtil, sensible, lucide, drôle avec de l'autodérision et c'est magnifique, universel. Une petite pépite à découvrir au plus vite.
Coup de ♥
Les jolies phrases
Les grands drames comme les petites joies se décolorent avec le temps et quoi qu'il se passe dans nos vies, rien ne change vraiment : passent les jours et les semaines, sous le pont Mirabeau coule toujours la Seine.
La vie ne pouvait pas être autrement, puisque c'est ça qu'elle était. Pourquoi s'embêter à tout remettre en question ? Lorsqu'on a déjà passé une heure à attendre le bus, il est de plus en plus difficile de partir. On a trop investi. Accepter l'idée qu'on a attendu pour rien reviendrait à avouer qu'on a bêtement gâché son temps. Alors on continue de patienter, en vain.
Le propre des débuts, c'est qu'ils ne durent pas, tandis que les fins s'étirent parfois le temps d'un générique infini.
Tant que je pourrai raconter leur histoire, toutes ces choses ne seront pas vraiment perdues.
De la même autrice j'ai lu



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire