mardi 13 octobre 2026

L'écho du hasard - Edouard Haÿez

 L'écho du hasard  -  Edouard Haÿez
















Librinova
Parution : août 2026
Pages : 365
Isbn : 9791043909030
Prix : 21.90 €
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Présentation de l'éditeur



Cadre installé à la vie confortable, Antoine Dampierre a tout ce que la société exige pour être heureux. Pourtant, un vide diffus s’installe. Il rêve d’autre chose.

Lorsque Damien Roche, trader aussi brillant que toxique, lui tend la main, Antoine croit saisir sa chance. Mais est-ce vraiment l’étincelle qu’il attendait, ou le début d’un engrenage irréversible ?

De Bruxelles à Alger, de Tianjin à la solitude des Ardennes, Antoine n’est pas le seul à chercher un sens à sa trajectoire. Une épouse aspirant à la liberté, un homme d’affaires endurci, une exilée en quête de mirages, une physicienne au bord de l’implosion… Tous avancent à leur manière dans un monde où l’argent et le hasard redistribuent les cartes.

Jusqu’au moment où tout vacille.

Peut-on renaître après s’être perdu ?


Edouard Haÿez





Spécialisé depuis trente ans dans la gestion patrimoniale auprès d’entrepreneurs, l’auteur a longtemps exercé sa plume dans des chroniques œnophiles et financières.
Avec ce premier roman, il explore les coulisses du monde économique qu’il connaît de l’intérieur, entre jeux d’influence, tensions et zones d’ombres. Il y interroge l’emprise de l’argent, et les compromis qu’impose la réussite, sans jamais perdre de vue la part humaine de ceux qui les traversent.









Mon avis

Bienvenue dans le monde impitoyable des affaires !  

Voici un premier roman choral qui va vous faire voyager de Bruxelles à la Chine en passant par Alger, Le Caire, le Cameroun et Tripoli !  

Le narrateur principal est Antoine Dampierre, on va découvrir sa vie, ses réussites, ses déboires. Il est marié à Solange, père de Julien, occupe un poste de cadre ne lui donnant plus vraiment satisfaction.  Il en a un peu fait le tour et ne supporte plus son patron.   C'est le moment idéal pour qu'un prospect, Damien Roche, très opportuniste, lui propose le poste de CEO de son entreprise.   Antoine Dampierre n'est pas tout à fait naïf, il comprend bien que cela imposera des sacrifices, mais le timing et le hasard vont l'inciter à relever ce nouveau challenge !

Ce ne sera pas simple à gérer avec Solange, son épouse car cela implique des voyages et une certaine usure s'est installée dans le couple mais l'occasion est trop belle pour refuser.

Des tas de péripéties vont s'enchaîner, passant d'un narrateur à l'autre, Damien Roche bien entendu, le nouveau boss, acculé dans des problèmes de justice et sentimentaux, un homme sans scrupule ni morale.

Plus surprenant, le témoignage de Julienne, et son périple de migrante, du Cameroun à Bruxelles, un autre aspect du récit.

C'est une nouvelle plume belge, un premier roman abouti, qui se lit avec plaisir, les pages tournent très rapidement. Les personnages sont bien construits, ils sont nombreux, ont leur place et s'imbriquent habilement dans l'histoire comme une pièce de puzzle. 

Les thèmes abordés : un monde où le profit est roi, l'argent, les rapports de force, dans ce monde des affaires mais aussi l'aspect sentimental et le combat d'une femme née ailleurs qui compte bien trouver la place qu'elle mérite dans cette société.

J'ai aimé le mystère distillé à petite dose pour construire l'histoire, être amenée dans des registres inattendus, le rythme prenant du roman, une écriture fluide. Un roman idéal aussi pour se vider la tête.

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Ne te demande pas si c'est la bonne décision.  Demande-toi seulement si quelqu'un d'autre à ta place, serait en train de la saisir pendant que tu réfléchis. 

- Ce n'est pas une question d'argent, Antoine.  C'est une question de liberté, et puis en sortant de ta petite vie pépère, tu te sentiras vivant ; le risque, c'est grisant.  Et n'oublie jamais que les regrets pèsent bien plus lourds que la chance qu'on n'a pas saisie. 


On ne peut se fier à personne.  Les relations du passé ne préfigurent en rien celles de l'avenir.  Seul le présent était une valeur crédible et sans surprise.  

Le pouvoir, au fond, c'était ça : porter sur ses épaules la médiocrité des autres.  Un fardeau dont personne ne parlait jamais, mais qui pesait sur ceux qui savaient vraiment prendre des décisions.  La vie était séparée en deux camps, ceux qui les prennent, la minorité, et ceux qui les exécutent, la majorité. 

Elle aurait voulu une vie comme tout le monde. Un travail valorisant, un mari aimant, des enfants riant dans le jardin d'une jolie maison en bord de mer.  Mais la vie ne l'entendait pas de cette oreille.  Le hasard des naissances vous propulsait sur des rivages bien différents. 

Ainsi allait le cours du monde.  Survivre, c'était s'imposer. 

La liberté est un mot qui ne s'apprécie pleinement que lorsqu'elle nous quitte.





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