Post mortem - Pierre Alary/Dr Philippe Boxho
Kennes
Parution : 26/08/26
Scénario : Philippe Boxho
Dessin : Pierre Alary
Pages : 112
Ean : 9782931300633
Prix : 22 €
Présentation de l'éditeur
Aux côtés de Philippe Boxho, Pierre Alary plonge dans le quotidien fascinant et parfois insoutenable de la médecine légale.
Pour accompagner le lecteur, il imagine un petit être malicieux, inspiré du concept de la coccinelle de Gotlib : une caricature de lui-même, visible uniquement par Philippe Boxho et bien sûr par le lecteur mais invisible pour tous les autres. Ce « double » miniature pose toutes les questions que l’on n’ose jamais formuler : comment vit-on avec la mort ? Qu’est-ce qu’un corps révèle vraiment ? Entre humour, précision scientifique, et philosophie la BD dévoile les coulisses d’un métier où chaque détail compte.
Philippe Boxho
Philippe Boxho est médecin légiste depuis 30 ans, professeur de médecine légale, directeur de l’Institut de médecine légale de l’Université de Liège, membre de l’académie royale de médecine de Belgique, membre du conseil national de l’ordre des Médecins. Il est aujourd’hui aussi l’auteur de livres qui ont permis à un très large public de découvrir le monde fascinant de la médecine légale dans sa réalité la plus crue, bien loin de l’image véhiculée par la fiction.
source : Kennes éditions
Pierre Alary
Pierre Alary est né le 1er mai 1970. En 1991, il intègre la prestigieuse école graphique des Gobelins à Paris. Il y reçoit un enseignement principalement tourné vers l'animation et sitôt son diplôme en poche, il est embauché aux studios Disney de Montreuil. Il y passera dix ans comme animateur sur « Tarzan », « Kuzco », « le Livre de la Jungle 2 », et divers courts-métrages avant de se consacrer essentiellement à la bande dessinée. Sa première série « Griffin Dark » sort aux Éditions Vents d'Ouest sur un scénario de Crisse. Puis, en 2001, paraît le premier tome de la série « Les Échaudeurs des Ténèbres », chez Soleil. L'aventure BD continue avec ce nouvel album « Belladone » scénarisée par Ange.
Source : Fnac
Photo : rue de Sèvres
Mon avis
Difficile d'ignorer le nom de Philippe Boxho, médecin légiste belge d'origine liégeoise. C'est un petit phénomène avec plus de 1.700.000 lecteurs francophones, des livres traduits dans plus de 20 pays et ses millions de vue sur les réseaux sociaux.
Cette bd est un objet original, ce n'est pas une adaptation des livres précédents, détrompez-vous, c'est plus que cela.
Il s'agit vraiment pour moi d'apporter une autre facette au personnage et à son métier. C'est sous le regard de Pierre Alary que se construit l'ouvrage, grâce à un petit personnage caricatural, un "double" du dessinateur mais peut-être aussi de nous lecteurs qui nous nous posons des questions et venons dans le quotidien du travail de médecin légiste avec un regard candide.
Ce petit personnage va suivre l'homme au quotidien dans son travail, le dessin précis nous permet de visualiser avec justesse et beaucoup d'humanité le travail de légiste. Cela permet de comprendre ce qu'une autopsie révèle, l'appui de cette expertise à la justice, de prouver que parfois la cause de la mort n'est pas ce que l'on croit voir.
Avec minutie, précision, sans louper le moindre détail, l'autopsie permettra d'y voir plus clair et d'aider à élucider certaines situations. C'est aussi l'occasion de tirer la sonnette d'alarme et de se rendre compte de l'utilité de ce métier et le manque de moyens dans le domaine de la justice. Environ 70 homicides passent chaque année au travers des mailles du filet.
Une découverte intéressante du métier, pour le revaloriser, susciter des vocations, être le lien entre le droit et la médecine.
Ce qui est intéressant aussi dans ce récit est de se rendre compte que lorsque la mort vous frappe de près, même si on la côtoie au jour le jour, que l'on pense la maîtriser, la comprendre, la mettre à distance dans votre quotidien, il n'est pas facile de l'accepter en réalité.
Magnifique album avec beaucoup d'humilité, de sensibilité et d'humanité.
Les jolies phrases
Oui, c'est délicat, mais on doit oublier que ces corps vivaient encore il y a quelques heures. Ils avaient des enfants, des proches, des joies, des peines.. Des crédits aussi...
On doit les traiter comme des objets. Sinon, on ne tiendrait pas, et ce métier très important serait tout simplement impraticable.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire