dimanche 5 mai 2013

LE COUPEUR DE ROSEAUX Junichirô TANIZAKI ****



Couverture du livre Le coupeur de roseaux 


Le coupeur de roseaux

  traduit du japonais par Daniel Struve


RESUME

Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange.  Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ?  Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible...

Un court roman, librement inspiré d'un vieux conte, pour découvrir un immense écrivain japonais.


MA CRITIQUE

Très joli roman ou nouvelle?  L'esprit japonais est respecté.  Dans la première partie de l'ouvrage, le narrateur plante le décor : une promenade vers le temple de Minase, un ancien palais impérial.  Le descriptif des alentours nous mène entre tradition et modernité.  Beaucoup de référence aux poèmes ancestraux, aux haïkus et chansons anciennes.

Lorsque le décor est planté, un soir de pleine lune sur un banc de sable à admirer la lune et la nuit, un personnage semble surgir des roseaux.  Il enivre un peu notre protagoniste, sous l'effet du vin et de l'alcool nous conte une sublime histoire inspirée des temps anciens.

Une histoire d'amour. Notre conteur enfant déjà enfant en compagnie de son père essayait d'entrevoir à la huitième lune O-Yu jouant du koto.

L'histoire d'une passion pour O-Yu, cette femme veuve très jeune, aux rituels de luxe et ancestraux dont il tomba éperdument amoureux à l'âge de 28 ans.  Il s'approchera d'elle en épousant sa soeur O-Shizu. C'est une relation très spéciale à trois qui s'installe.....

Un régal, on est emporté dans la narration très belle avec une délicatesse bien propre à la littérature japonaise.  Ce roman est très lent au départ mais le récit va crescendo et ce petit livre se laisse dévorer très vite.


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