lundi 17 mars 2014

Une balade littéraire dans le cadre de Nuits d'encre

Une balade littéraire en bus dans le Brabant Wallon






Dimanche 16 mars 14h30, nous sommes une bonne cinquantaine à embarquer dans un bus en compagnie de Geneviève Damas (dont je vous reparlerai très vite, je lis actuellement son dernier roman "Une histoire du bonheur" chez Arléa et son livre de nouvelles "Benny, Sammy, Lulu et les autres" chez Luce Wilquin).   Catherine Ronvaux, comédienne, nous accompagne, nous aurons le plaisir de l'entendre dans les différentes lectures de nouvelles des 4 auteurs nous accompagnant.




Nous démarrons pour ce petit périple, première étape : Le musée Hergé à Louvain-La-Neuve.  Un endroit choisi par Line ALEXANDRE.
Elle nous explique son choix motivé par l'amitié et par finalement le tout début de ses lectures, la bande dessinée ; Franquin et Hergé, la ligne claire, cet endroit devenait donc évident.


     464blog
Line Alexandre

Line Alexandre est une auteure belge née à Waremme. Diplômée en philologie romane de l'Université de Liège, Line Alexandre vit actuellement à Liège, où elle anime des rencontres littéraires. Après avoir enseigné le français à Liège durant de nombreuses années, elle commence à écrire des nouvelles grâce auxquelles elle sera plusieurs fois Lauréate du Prix de la Maison de la Francité.
Elle publie son premier roman, Petites pratiques de la mort en 2008, aux éditions Le Grand Miroir, qui sera sélectionné pour le Prix Première RTBF du premier roman 2009. Son deuxième roman, Mère de l’année!, paru en 2012 aux éditions Luce Wilquin, pose les questions du regard des autres, du statut de mère et de l’amour maternel. En 2013, aux mêmes éditions, elle sort son premier recueil de nouvelles, Ça ressemble à de l'amour, qui se compose de seize nouvelles courtes autour de l’amour tel qu’il se dit, se cache ou se ment. Ce qui intéresse Line Alexandre dans le roman, ce sont les questions existentielles, la psychologie des personnages.

Elle nous explique que pour elle l'écriture d'un livre c'est un peu comme un film, on prend plus de temps pour développer, par contre pour une nouvelle, c'est un peu comme une photo instantanée, on est plus dans l'urgence, dans l'instant présent.

On change de voisins, les langues se délient, les conversations naissent.  Un petit jeu crée une belle ambiance, des questions commencées par un Pourquoi, reçoivent des réponses sous forme de parce que ... cela forme de très jolis "cadavres exquis" verbaux.


Second arrêt dans la belle Abbaye de Bois Seigneur Isaac qui fête cette année son sixième centenaire.
C'est le monastère de Charbel, occupé par des moines maronites venus du Liban. Ils sont venus pour sauver le lieu qui est magnifique.  Je vous invite à trouver plus d'infos sur le lien de l'Abbaye.
Un lien avec la littérature : mais bien sûr un nom universel Khalil Gibran "le Prophète".

Nous écouterons d'abord :

 Michel Lambert


 Le métier de la neige


Michel Lambert

Michel Lambert est un écrivain belge né à Aïcha (Congo belge) le 15 juin 1947. Licencié en administration des affaires de l'Université de Liège, il y sera aussi assistant. Il entame ensuite une carrière de journaliste. En 1991, il crée avec Carlo Masoni, écrivain et poète belge, le Prix de Renaissance de la nouvelle de la ville d’Ottginies-Louvain-la-Neuve destiné à promouvoir la nouvelle de langue française. Conseiller littéraire aux éditions du Grand Miroir et animateur d’ateliers d’écriture, il a publié une dizaine de livres (romans et recueils de nouvelles). Michel Lambert a obtenu le prix Rossel pour son roman Une vie d’oiseau (2006). Certaines de ces nouvelles ont aussi été primées, dont Une touche de désastre, Grand Prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres et Dieu s’amuse (2011), Prix Ozoir’Elles. En 2013, il publie son livre de nouvelles Le Métier de la neige aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Pour Michel Lambert la nouvelle focalise davantage sur un élément particulier, petit à petit des détails insignifiants sont mis bout à bout, il y aura entre eux de la porosité, que ce soit une odeur, un bruit, des éléments extérieurs qui petit à petit nous amèneront à comprendre.  On va petit à petit comprendre ce qui se passe à l'intérieur et au bout d'un moment le lecteur devient perméable, on vit, on partage les émotions.

Il lui est plus facile d'écrire un roman qu'un recueil de nouvelles. Pour le roman il faut un bon sujet, de bons personnages et alors le roman se déroulera de lui même tout simplement..


Dans la chapelle on découvre l'écriture de Giuseppe Santoliquido


Giuseppe Santoliquido

Né a liège, Giuseppe Santoliquido est un politologue et écrivain belge d'origine italienne. Licencié en Sciences politiques et administration publique, il devient professeur aux Facultés de Sciences politiques d'Afrique centrale. Il se spécialise en politique italienne, sujet sur lequel il écrira d’ailleurs plusieurs essais. Il est également chroniqueur sur le blog de l'écrivain belge Vincent Engel, « Blog à part », sur lequel il anime chaque mercredi les Nouvelles d'Italie. Traducteur littéraire et chroniqueur, il collabore avec différentes revues politique et culturelles belges et étrangères (France et Italie). En 2011, il publie son premier roman, L'audition du docteurFernando Gasparri, remportera plusieurs prix littéraires : le Prix Emma Martin, le Prix Saga Café, le Prix Leonardo Da Vinci ainsi que le Prix Première. En 2012, il publie, Petites musiques de nuit, un recueil collectif, aux éditions Grand Miroir. Il enchaine et publie, en 2013, Voyagecorsaire chez Ker éditions.

Son dernier livre est pour certains un roman à plusieurs entrées ou à épisodes mais pour d'autres est un recueil de nouvelles, en effet elles peuvent se lire de façon individuelle mais ensemble elles forment un tout.

Retour dans le bus pour Chastre  direction :



L’aventure a commencé en 1996 lorsque 3 amis, autour d’un bar, ont l’idée folle de monter une pièce de théâtre. Ils parviendront à enrôler deux autres mordus de théâtre et de spectacles pour monter ensemble “Cuisine et Dépendances” d’Agnès Jaoui et Jean- Pierre Bacry (pièce jouée devant plus de 900 personnes en Belgique). C’est le départ d’une grande aventure et la naissance «Les Enfants de la Tchatche»”.   plus d'infos et le programme c'est ici

Nous  avons droit à une pause gourmande et musicale.  Joli petit théâtre à l'intérieur duquel nous écoutons Ivan Tirtiaux.

A propos d’Ivan Tirtiaux


 
Ivan Tirtiaux est né en 1977 à Charleroi. Baigné dès sa tendre enfance dans le théâtre de ses parents au milieu d’artisans, de comédiens et de musiciens, il pratique d’abord l’accordéon et le piano, avant de fonder un groupe de funk en anglais, The Capsicum (1994-1999) en tant que chanteur et guitariste. Il donne son premier concert solo guitare-voix en 1998, formule dans laquelle il n’a jamais cessé de jouer. Il fait ensuite un passage au Conservatoire où il étudie le jazz  et la composition. C’est lors de voyages au Brésil et au Cap-Vert qu’il se découvre une passion pour les musiques latines et se met à chanter aussi en portugais. Il en revient avec l’envie d’écrire et de chanter dans sa langue maternelle, le français. Parallèlement à cela, il officie au sein de divers groupes et collectifs. En 2003, il monte son nouveau groupe Ivan & les singes savants (2003-2008), avec lequel il remporte trois prix lors de la finale du concours Musique à la française. En 2008, le groupe sort un premier E.P. éponyme qui sera sélectionné comme « coup de cœur de la médiathèque 2008 ». Il remportera aussi une série de prix pour son travail en solo lors du concours parisien Vive la Reprise en 2006.


Dernier voyage en bus pour rejoindre le lac de Louvain-la-Neuve,  endroit qu'affectionne beaucoup notre dernier auteur Patrick Dupuis

Patrick Dupuis

   
Patrick Dupuis est né à Etterbeek en 1950. Aujourd’hui marié et père de deux enfants, il est retraité de l'enseignement. Fin 2004, il fonde Quadrature avec quelques amis, une maison d’édition consacrée à la nouvelle et qui publie trois recueils par an. Il consacre beaucoup de temps au développement de Quadrature et à la défense de la (bonne) nouvelle.
Auteur lui-même, il publie deux romans : le Maître immobile (1996) et le Conseiller (2003). En 2003, il publie son premier recueil de nouvelles, Ceux d’en face, suivi de De nuageux à serein, en 2009. Enfin, en 2012, il publie Passés imparfaits aux éditions Wilquin. Ce recueil se compose de vingt et une nouvelles courtes qui explorent le passé de personnages divers et attachants. Ils ont tous des souvenirs, des regrets qui rejaillissent sur la vie qu’ils mènent. En bien, en mal, c’est selon. 


Voilà c'était une très belle après-midi, j'espère vous donner envie de découvrir ces écrivains bien de chez nous. Les nuits d'encre c'est jusqu'au 02 avril en Brabant Wallon.








2 commentaires:

Animastuces a dit…

Merci pour ce compte-rendu. C'était une très belle journée, il faudra remettre ça.

Nathalie Vanhauwaert a dit…

Volontiers, mais tout le plaisir était pour moi.