samedi 27 février 2016

Kyrielle Blues Biefnot-Dannemark

Kyrielle Blues

Biefnot-Dannemark



Le Castor Astral
Parution 05 février 2016
ISBN 9791027800520
17,90 EUR
272 pages


Présentation de l'éditeur


Nina rejoint Hazebrouck, ville du Nord, où un notaire doit lui lire le testament de son père Teddy. Pianiste de jazz réputé, souvent éloigné d’elle, il l’a élevée seul. Et il a choisi de mourir seul, loin de Bordeaux où réside sa fille.

Le testament libère en Nina une troublante kyrielle de souvenirs. L’étude du notaire devient alors lieu de confidences. Lorsque se termine la lecture, l’aventure ne fait en réalité que commencer et va l’emmener loin, là où sont enfouis les mensonges et les ressorts secrets de sa vie.

De révélations en surprises, cette confession bouleverse tout, passé et présent. Va-t-elle changer la couleur de l’avenir ?

Kyrielle Blues, histoire rebondissante, est peut-être la mélodie d’un bonheur qui arrive lentement, de l’amour qui attend son heure pour dire son nom.


Une petite vidéo pour vous donner l'envie



Les auteurs




Véronique Biefnot et Francis Dannemark ont commencé à écrire ensemble à la fin du printemps 2013, en déconstruisant le roman Histoire d’Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) que Francis venait de publier chez Robert Laffont. Le but ? Reconstruire l’histoire à la demande d’un producteur de films. Ce projet d’adaptation ne s’est pas concrétisé mais il a ouvert une porte ! Derrière celle-ci, d’autres textes, d’autres histoires. Dans un premier temps, ils travaillent ensemble sur leurs deux romans en cours (Là où la lumière se pose, publié par Véronique chez EHO, et Aux anges, publié par Francis chez Laffont) et en profitent pour créer un pont très inattendu entre ces deux livres : les personnages principaux de chacun d’eux voyagent d’un roman à l’autre et se rencontrent !

Dans la foulée, Francis & Véronique écrivent un article pour un journal, une nouvelle pour une revue, le texte d’une chanson,… Ils supervisent la traduction anglaise de quelques-uns de leurs textes pour le recueil Contact (Fringilla Books, 2013 – www.smashwords.com). Et, surtout, ils mettent en chantier un roman. Il s’intitule La ballade d’Olena. C’est lui qui, après plusieurs mois de travail, en 2013-2014, deviendra La route des coquelicots. En cours de route, durant une pause, Véronique et Francis commencent un autre roman. Ils en terminent un première mouture peu avant l’été 2014. Ils préparent ensuite Au tour de l’amour, un recueil qui mêle poésie et prose et pour lequel Véronique réalise de nombreuses illustrations.



Au printemps 2015, ils reviennent au roman qui se reposait, trouvent son titre, « Kyrielle Blues », et le terminent fin août. Tout en peaufinant le texte, accompagné de nombreuses illustrations en couleurs de Véronique, ils travaillent sur trois nouveaux projets romanesques.


Source : site des auteurs


Mon avis

Nina vit à Bordeaux élevant seule son fils Anton.  Elle remonte vers le Nord le coeur gros.  Son père Teddy, pianiste de jazz célèbre n'est plus.  Elle se rend chez Antoine de Laval, notaire à Hazebroeck pour la lecture du testament de son père.

Ce testament reprend une kyrielle de choses diverses qui à chaque fois évoque des tas de souvenirs.
A la fin de la lecture, il reste un DVD à visionner.  Ce film contient un secret, des révélations qui vont changer des vies.

Avec beaucoup d'humanité, de délicatesse et de légéreté, ce livre est lumineux et porteur de vie et d'espoir.  C'est aussi le livre des rencontres.

Qui était réellement Teddy ?  Ce père musicien célèbre qui dispensait des cours de piano et voyageait à travers le monde ?  Sa rencontre avec Antoine qui fut son élève, coïncidence troublante.  La rencontre d'Antoine et Kathy (la voisine, meilleure amie, cordon-bleu de Nina).

Des personnages dépeints avec tendresse.  Un livre rempli d'émotions et de musique aussi.

Une partition musicale se déroule pour faire revivre les souvenirs du passé énumérant une kyrielle de choses, de petits bonheurs du passé.  Nostalgie quand tu nous tiens.

Le livre est richement illustré en quadrichromie faisant de ce roman un très bel objet teinté de bleu.
Une écriture poétique qui vous emmène en suivant la partition jusqu'au bout d'une seule traite; on n'a pas envie que la musique s'arrête.  Le bonheur est parfois là où on ne l'attend pas.

Un pur moment de bonheur où le temps est suspendu.

Je remercie le Castor Astral et Masse critique de Babelio pour cette petite perle.


Un coup de ♥

L'avis de ma binôme Julie des Petites lectures de Scarlett 

Les jolies phrases


La lumière, le matin, est si belle et on a l'impression qu'en se penchant un peu, on pourrait toucher le bleu du ciel du bout des doigts.


Je sais plus on vient de loin, plus on arrive tôt.


Je croyais que je n'arriverais pas à vivre de la musique, ...Finalement, ça a tenu toute une vie.


Tu sais, Nina, dans cette kyrielle d'objets, quelques-uns seulement ont une vague valeur matérielle ; la plupart n'ont que celle du souvenir, qui est si subjective...


Vous avez déjà remarqué ce prodigieux silence qui s'installe après la fureur ? C'est beau comme une bulle de savon qui s'envole...


Par la suite, j'ai découvert la musique, si elle ne pouvait nullement remplacer les mots, me permettait quand même de m'exprimer. J'ignore comment vous jouer du piano mais j'entends bien la musique de vos phrases. Elle est belle.


Tous ces objets évoquent de si jolis souvenirs. Mais quand j'étais enfant, seule l'absence de papa occupait mon esprit. Je me rends compte à l'instant que je n'ai pas profité pleinement de ces moments. J'étais souvent heureuse ... presque heureuse, et je ne le savais pas...Par la suite, j'ai découvert la musique, si elle ne pouvait nullement remplacer les mots, me permettait quand même de m'exprimer.


Je note des choses en effet. Je note des tas de choses pour que les gens s'en souviennent et sachent ce qui leur appartient, ce que leurs grands-parents et leurs parents avaient, ce qu'ils voulaient leur léguer, ce qu'ils ont ou ce qu'ils n'ont plus.


De leur temps, on ne parlait guère ce ça, le bonheur n'était pas à la mode. Ils avaient vu le monde se détruire et ils étaient contents d'avoir survécu.. et de vivre, simplement vivre.


Mais on ne sait pas tout. C'est ce que j'ai appris dans mon métier : on croit connaître les autres et dans l'immense majorité des cas, on ne les connaît pas. On ouvre de grands yeux et on se dit que ce n'est pas possible. J'ai vu ça si souvent dans mon bureau. L'incrédulité devant la réalité. Devant une partie de la réalité, parce qu'au fond du dernier tiroir, il y en a souvent encore un autre.



J'ai vécu si longtemps au royaume du silence..., dit-il. Il y avait des mots, des phrases, mais la règle, c'était que le silence est d'or et qu'afficher ses sentiments est une forme de faiblesse.




Il faut parfois changer de rêves comme on change sa garde-robe, parce qu'on a changé, parce que la vie a changé.




L'amour est un oiseau rare, il ne vient pas quand on le siffle, mais peut-être quand on se tait, quand on ne l'attend pas...

C'était un homme plutôt secret.  Un labyrinthe, vous voulez dire.  Sauf quand il jouait du piano.  C'était limpide, chaque note était juste, évidente..

Je crois qu'il n'y a pas d'option marche arrière dans la vie, ça ne fonctionne qu'en marche avant.

Sans musique, sans petits plats, sans moments où on parle pour ne rien dire, juste pour le plaisir d'être ensemble, ça servirait à quoi, la vie ?  A rien de rien.

Quand un grand changement se produit, ce qui est difficile, c'est qu'il faut tout réévaluer, ses priorités, ses projets.  Ce qui était certain et évident la veille ne l'est plus, du jour au lendemain.

C'est une lecture commune avec Les petites lectures de Scarlett


2 commentaires:

Marguerite a dit…

Les illustrations de Véronique sont vraiment superbes !

Nathalie Vanhauwaert a dit…

Effectivement ce livre est un petit bijou.