Trace - Geneviève Damas
Grasset
Parution : 21/01/26
Pages : 208
Isbn : 9782246841227
Prix : 19 €
Présentation de l'éditeur
Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d’endurance. Rejoignant son club d’athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d’autre qu’à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle.
Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ?
D’une addiction à l’autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d’Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Après une licence en droit, Geneviève Damas suit une formation de comédienne à l'IAD puis se tourne vers différents métiers du théâtre où elle est comédienne, metteuse en scène, adaptatrice puis autrice dramatique. Pour mettre en œuvre son projet artistique, elle crée en 1998 à Bruxelles la compagnie Albertine qu’elle anime depuis lors.
Autrice d’une vingtaine de pièces de théâtre, elle en a publié sept aux éditions Lansman.
En 2004, son texte dramatique, Molly à vélo, reçoit le Prix du théâtre/meilleur auteur 2004, ainsi que le Coup de cœur des lycéens de Loire-Atlantique 2006 et STIB, publié en 2007, le Prix du Parlement de la Communauté française. Elle est également l’autrice de cinq romans et d’un recueil de nouvelles. En 2011, son premier roman Si tu passes la rivière (Luce Wilquin) reçoit le Prix Victor Rossel 2011, le Prix des cinq continents de la francophonie 2012, la Plume d’Or du premier roman en 2012, ainsi que le Prix du roman de la ville de Seynod en 2013.
Jacky publié en 2021 est son troisième roman aux Éditions Gallimard.
Source : Bela
Autrice d’une vingtaine de pièces de théâtre, elle en a publié sept aux éditions Lansman.
En 2004, son texte dramatique, Molly à vélo, reçoit le Prix du théâtre/meilleur auteur 2004, ainsi que le Coup de cœur des lycéens de Loire-Atlantique 2006 et STIB, publié en 2007, le Prix du Parlement de la Communauté française. Elle est également l’autrice de cinq romans et d’un recueil de nouvelles. En 2011, son premier roman Si tu passes la rivière (Luce Wilquin) reçoit le Prix Victor Rossel 2011, le Prix des cinq continents de la francophonie 2012, la Plume d’Or du premier roman en 2012, ainsi que le Prix du roman de la ville de Seynod en 2013.
Jacky publié en 2021 est son troisième roman aux Éditions Gallimard.
Source : Bela
Mon avis
Farkass a 15 ans, elle a échoué avec sa mère dans les Tours, dans une cité délaissée suite à la séparation de ses parents. Son père avait des dettes de jeu, aujourd'hui encore, sa mère fait des ménages à l'hôpital et chez des particuliers pour rembourser. C'est la raison pour laquelle elles ont échoué ici.
Farkass a changé d'école, elle est en décrochage scolaire et pour subvenir aux besoins de sa mère vend de la coke après les cours. C'est elle qui nous raconte à la première personne son histoire, une manière d'immerger dans ce monde, avec son langage, ses codes, ses dangers.
Un jour, Farkass est présente au cours de sport de Couturier, il la repère pour son endurance à la course. Elle a du talent, il lui propose de l'entraîner mais cela demande rigueur, discipline. Farkass découvre enfin un exutoire, un lâcher prise, un moment où elle se sent bien et oublie le reste. C'est qu'elle aime cela la course, l'effort, la fierté d'y arriver, la réussite, la confiance que cela procure, l'endurance et l'oubli le temps d'un instant.
Le souci c'est que c'est difficile à concilier avec la bande, elle, la nana de 15 ans qui a su se faire une place dans ce monde masculin, l'incompatibilité de ses horaires, cet argent facile, non sans risque mais nécessaire à leur subsistance. Elle va en parler au boss qui va aménager ses horaires et lui proposer des missions spéciales pour qu'elle puisse s'entraîner.
Farkass est face à un dilemme, tendre la perche de Couturier et peut-être accéder à une carrière athlétique, grandir ou rester dans le milieu. Fera-t-elle les bons choix ?
La plume de Geneviève Damas est fluide, elle colle aux personnages, proche de l'oralité avec un vocabulaire jeune, actuel, authentique et crédible. On est dans la tête de Farkass qui essaie de s'en sortir, de faire au mieux. On s'attache à elle qui est déchirée entre l'espoir de s'en sortir et la réalité.
Une façon de comprendre un fait de société, le pouvoir du milieu de la drogue, les guerres de gangs, la violence, la jeunesse précaire démunie face à de l'argent facile ne voyant malheureusement pas beaucoup d'autres alternatives.
Un livre coup de poing que je vous conseille vivement.
Ma note : 9/10
Les jolies phrases
Si l'école aidait tout le monde, cela se saurait.
Soudain le mouvement a ouvert une porte dans ma tête et je suis partie dans un endroit où personne ne pouvait m'atteindre.
Quand tu aimes quelqu'un, tu te bats.
Dans les Tours, c'est simple. Tout le monde est dans la merde, personne ne fait le malin.
Il te faut un rêve. Sinon, tu vendras toute ta vie. Et forcément, tu finiras par tomber.
L'honnêteté paie trop mal.
Il faut passer par le pire pour aller mieux.
La course, c'est comme la vie ; il faut en garder un peu pour chaque jour.
Dans la vie, on a un certain nombre de chances. Ne les gâche pas.
Tout en haut, les ministres, les responsables ne croient pas à l'égalité. Ils veulent que les riches restent riches et que les pauvres leur servent de larbins. Voilà pourquoi il faut trouver les moyens de s'en sortir. On n'a qu'une vie.
Les animaux mettent beaucoup plus de temps de sortir de la souffrance parce qu'ils n'ont pas les mots.
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