lundi 20 octobre 2014

Ils ont rejoint ma pile à lire


Deux petits achats le week-end dernier :


Le premier coup de coeur de la belle librairie Antigone à Gembloux

Congo Inc.  Le testament de Bismarck

In Koli Jean BOFANE


Congo Inc.


Actes Sud

Avril, 2014
11,5 x 21,7
304 pages
ISBN 978-2-330-03060-5
prix indicatif : 22, 00€

 Quatrième de couverture


Le jeune Isookanga, Pygmée ekonda, piaffe dans son village de la forêt équatoriale où un vieil oncle prétend régir son existence. Depuis qu’il a découvert l’Internet et les perspectives d’enrichissement immédiat que promettent mille variantes de la mondialisation, il n’a plus qu’un objectif : planter là les cases, les traditions, la canopée millénaire et le grincheux ancêtre pour monter à Kinshasa faire du business. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l’hospitalité auprès des enfants des rues et rencontre Zhang Xia, un Chinois qui fait commerce de sachets d’eau potable et dont il devient l’associé. L’avenir est à lui !
Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde continue de tourner moyennement rond : des seigneurs de guerre désoeuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d’administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d’offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme.
Qui sauvera le Congo, spolié par l’extérieur, pourri de l’intérieur ? L’innocence et les rêves, les projets et la solidarité. La littérature, bien sûr, quand elle est comme ici servie par un conteur hors pair, doté d’un humour caustique et d’une détermination sans faille. 





Le second est une parution chez Ker Editions



LES DIABOLIQUES

Vincent ENGEL
 Les Diaboliques

Ker  Editions
204 pages
ISBN 978-2-87586-043-9
19x11,5 cm
2014



Quatrième de couverture
  

1855. Allongé dans une sordide mansarde du Marais, Gustave Morgan agonise, dévoré par la vérole et le remords. La confession qu’il livre à son homme de confiance éclaire d’un jour nouveau la vie dissolue qu’il a menée. Croyant soulager sa conscience, il ne sait pas encore que la plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas.

Cette confession n’est que le prélude à une succession de retournements de situations qui enserrent peu à peu Gustave et tous ceux qui lui furent chers dans une logique implacable et terrifiante.

lundi 13 octobre 2014

L'amour et les forêts Eric Reinhardt Coup de coeur absolu








ÉRIC REINHARDT

L’amour et les forêts




Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21-08-2014
368 pages
140 x 205 mm
ISBN : 9782070143979
Prix 21.90 euros



Sélection prix Goncourt
Sélection prix Médicis

Sélection du prix Interallié


Quatrième de couverture


« J’ai eu envie de connaître Bénédicte Ombredanne en découvrant sa première lettre : c’était une lettre dont la ferveur se nuançait de traits d’humour, ces deux pages m’ont ému et fait sourire, elles étaient aussi très bien écrites, c’est un alliage suffisamment rare pour qu’il m’ait immédiatement accroché.

D’abord un peu précautionneuse, cette lettre était, à mesure qu’elle progressait, de plus en plus féroce et mécontente. De l’ironie, une réjouissante indiscipline, des clameurs de cour de récréation résonnaient dans ses phrases — leur graphie inclinée vers l’avenir suggérait bien l’audace consciente d’elle-même avec laquelle cette inconnue s’était précipitée vers moi par la pensée, comme si sa lettre avait été écrite d’une traite sans être relue avant de disparaître irrémédiablement dans la fente d’une boîte postale, hop, ça y est, au terme d’une course irréfléchie, fougueuse, qui sans doute avait démarré à la seconde où la jeune femme avait posé la plume de son stylo sur le papier, déterminée, en se refusant la possibilité de tout retour en arrière, avais-je senti dès la première lecture. »

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.

Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.



L'auteur

 Éric Reinhardt

Eric Reinhardt est né en 1965 et habite à Paris. Il a publié Demi-sommeil (Actes Sud, 1998), Le Moral des ménages (Stock, 2002), Existence (Stock, 2004), Cendrillon (Stock, 2007) et Le Système Victoria (Stock, 2011), qui a figuré sur les listes des prix Goncourt, Renaudot et Académie française. 


Il nous en parle


Mon avis


Un chef d'oeuvre, si ce livre n'est pas primé je ne comprends pas. Un récit magnifique rempli d'émotions.


Bénédicte Ombredanne a 26 ans, elle est mariée à Jean-François depuis dix ans. Elle est maman de deux enfants : Lola l'aînée et Arthur cinq ans. Elle rencontre Eric Reinhardt qui se met habilement en scène par une auto fiction à deux reprises. Elle lui avait envoyé une lettre magnifique concernant un roman précédent, et ému par celle-ci avait accepté cette rencontre.

Lors de leur seconde rencontre en septembre 2008, Bénédicte dont il avait ressenti des failles, se livre et lui raconte son quotidien, Ils restent en contact et Eric devient son confident. Cette femme vit au jour le jour un calvaire difficile à imaginer, elle est sous l'emprise de son mari qui n'est autre qu'un pervers narcissique.

Voici son histoire..

En mars 2006, Jean-François son mari pète littéralement un câble; il est cloîtré dans sa chambre. il vient de se reconnaître dans une émission radio, il prend conscience de qui il est vraiment, un harceleur moral. Il regrette, il pleure. Bénédicte reste intraitable, dure, elle en a marre et a un sursaut de lucidité; elle veut s'en sortir.

Pour s'évader elle se connecte sur Meetic, procède à des échanges assez hard, elle se défoule, et entre en contact avec Christian, antiquaire qui lui semble différent et lui propose une leçon de tir à l'arc.

Le lendemain, elle passera du virtuel au réel et succombera une seule fois au charme, à la douceur, à la tendresse de Christian qui est l'opposé de son mari. Une seule et unique incartade qu'elle paiera cher, très très cher longtemps durant.

Son salut pourrait-être dans cette rencontre mais l'emprise est réelle.

Comment passer de l'autre côté ? quitter cet avilissement ?

Par l'écriture et en conversant avec son auteur favori. Il est fasciné par le personnage de Bénédicte et nous en livre ici un portrait tout en sensibilité et psychologie. Il incarne de façon incroyable les sentiments et ressentis de son héroïne.

Autre aspect intéressant et autre piste de lecture, Bénédicte Ombredanne est agrégée en lettres et voue une passion à Villiers de l'Isle d'Adam. Un certain parallèle entre la littérature du dix-neuvième siècle et notre héroïne est dressé dans le récit. Sa tenue préférée : ses hautes bottes lacées sur le devant font penser à une Emma Bovary ou Madame Gautier dans "La dame aux Camélias".

L'intensité de l'écriture donne un rythme de lecture soutenu pour nous décrire la révolte, la colère, l'asservissement de notre héroïne. Une écriture qui nous donne l'occasion de voir le côté féminin développé de l'auteur car j'ai vraiment été surprise de voir avec quelle délicatesse, quelle justesse Eric Reinhardt nous brosse le profil psychologique de Bénédicte emprunt de tant de véracité. Qu'un homme ait écrit ceci avec tellement de tendresse, de douceur m'a soufflé. 

Un récit sur la violence conjugale, sujet encore tabou mais tellement actuel, un véritable hommage aux nombreuses femmes souffrant en silence au quotidien de la jalousie maladive de leur conjoint.

J'ai vraiment été émue, indignée, révoltée par la lecture de ce roman passionnant. Un style magnifique, riche. Une écriture fluide qui nous démontre bien le pouvoir et la justesse de mots.


Sans conteste mon plus gros coup de coeur de la rentrée.

Les jolies phrases 

En cela je dois admettre que les lecteurs de cette catégorie n'ont pas une attitude ni des attentes fort différentes des miennes : moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.

Je voyais mal comment atteindre un bonheur équivalent à celui que j'avais atteint en terminant mon dernier livre, il me paraissait difficile de reproduire les conditions qui permettraient que ce mouvement miraculeux se reproduise.

...comme si soudain l'affaire était jugée et qu'elle donnait à Bénédicte Ombredanne une liberté considérable, au même titre que le verdict d'une erreur judiciaire allège d'un poids inestimable celui qui en bénéficie, sans effacer pour autant les tourments qu'il a subis. Ainsi, contrairement à ce que son mari s'efforçait de lui faire croire depuis des années, sa souffrance n'était pas le produit d'une imagination corrompue par la bêtise, les hormones, la complaisance, l'acrimonie - par les humeurs larmoyantes, insatisfaites, irrationnelles, d'un cerveau féminin, pour reprendre quelques-unes de ses locutions favorites.

Cela veut dire que notre rencontre est juste, qu'elle est portée par la grâce, qu'elle obéit à une profonde nécessité, que vous le vouliez ou non. Cette flèche indique que quelque chose de miraculeux est en train de se produire entre nous, et vous le savez aussi bien que moi.

J'avais besoin de me prouver que je pouvais me dégager de son emprise, prendre des initiatives qui ne concernent que ma personne, secrètement, comme une femme libre. Je n'ai pas capitulé. Je suis toujours vivante. Je suis seule à diriger ma vie, contrairement aux apparences. La beauté, je sais très bien où aller la cueillir, rien ni personne ne pourra plus m'en empêcher d'exercer ce droit, à commencer par mon mari, voire mes enfants, ou le lycée, ou les convenances. Si j'ai envie de faire quelque chose, je le fais.


Car c'est ma grande terreur, c'est que ma vie s'écoule inutilement comme de l'eau d'un robinet qu'on a oublier de fermer, ou d'un robinet qui fuit, quelque chose comme ça, tu vois. a la fin tu reçois la facture, et celle-ci est disproportionnée à ta consommation réelle, ou par rapport à ta consommation consciente, c'est-à-dire que les années passent, l'eau coule, les années passent, l'eau coule, et au moment où tu réalises que ces années ont passé tu t'aperçois que tu n'as rien vécu, ou peu, ou pas suffisamment, et tu t'en veux : tu te dis merde, j'aurais dû faire un peu attention, la facture est de dix années mais j'ai vécu trois trucs marquants, le reste, eh bien, relève de la fuite d'eau, du robinet laissé ouvert.

Tu es libre, les murs de ta prison n'existent pas, tu peux décider de quitter ton mari du jour au lendemain, si tu en as envie.

Dans cette ronde incessante et compacte, culpabilité, douleur, euphorie, révolte, remords, joie, peur, bonheur, désir, excitation, indécision et amertume étaient le linge humide et lourd qui tournoyait dans ses entrailles. Tout se mêlait. Elle avait mal.

Repensons à cette journée comme on regarderait un tableau au musée.

Tu sais, ça prends du temps de savoir qui on est, il faut y réfléchir et dans ce but il faut apprendre à penser, oui, penser, tu m'as bien entendue, donc s'équiper des outils adéquats, acquérir une culture, exercer sa sensibilité et son intelligence.

Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais été aussi heureuse, ou alors il y a longtemps, dans une autre vie.

Après la nuit qu'ils avaient traversée, une chance unique s'était offerte à Bénédicte Ombredanne de quitter son foyer, tout du moins pour un certain temps, afin de montrer à son mari qu'elle avait repris le dessus et qu'il devait la respecter. Mais elle ne se pose pas la question de savoir si elle le pouvait, si elle devait la saisir : elle se remit d'elle-même dans la routine de sa vie familiale.

Elle sentait bien que ses phrases sonnaient faux, comme si son ame entière était désaccordée, semblable à un piano abandonné depuis longtemps.

....mais en réalité elle ne percevait pas l'effondrement de son mari comme une victoire qui lui offrait la possibilité de faire évoluer leurs rapports, elle le vivait comme la preuve encombrante, honteuse, spectaculaire de sa culpabilité.

Elle réapprit à s'aimer : d'abord timidement, comme à tâtons, sans trop y croire, puis d'une manière de plus en plus affirmée à mesure que les jours s'écoulaient. Chaque fois qu'elle les relisait, elle éprouvait la sensation de se refléter dans un miroir, un miroir où elle avait la surprise, toujours, de se trouver unique et estimable, poétiquement à son goût.

...où la première fois depuis des années elle voyait briller dans ses pensées, ses pensées de nouveau en mouvement, la lueur d'un désir pour la vie, et d'un espoir de renaissance. p199 magnifique

Elle avait adoré ça, à 18 ou 19 ans, lire la nuit dans le silence de leur maison, quand tout le monde dormait et qu'elle était seule à veiller, environnée des ténèbres de la campagne, enfin libre et vivante, éclairée de l'intérieur par le bonheur de la lecture.

Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n'a pas voulu de moi, j'ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j'abandonne.

Avoir été jumelle lui a rendu la solitude insupportable : il était là son problème. elle voulait mourir comme elle était née, avec sa jumelle tout contre elle.




dimanche 12 octobre 2014

Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain ♥♥♥♥♥


challenge rl jeunesse


LES MOTS QU'ON NE ME DIT PAS

Véronique POULAIN




Collection  La bleue
Stock
Parution : 20/08/2014



Format :
135 x 215 mm
EAN : 9782234078000
Prix: 16.50 €
144 pages



QUATRIEME DE COUVERTURE


« “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »


Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.

D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.

D’une famille différente, un livre pas comme les autres.



L'AUTEUR





Véronique Poulain travaille dans le spectacle vivant. Elle fut pendant quinze ans l’assistante personnelle de Guy Bedos. Les mots qu’on ne me dit pas est son premier livre.




Elle nous en parle :






Mon avis
 


Un petit premier roman qui se lit d'une seule traite. Un petit bijou qui nous ouvre sur un monde inconnu.


Les parents de Véronique Poulain sont sourds et muets. Elle est entendante. Elle partage sa vie, son quotidien avec nous par ce magnifique récit. Elle nous ouvre les portes d'un monde inconnu pour nous. Un magnifique témoignage d'amour.

J'avais envie de reprendre énormément de "jolies phrases" tant elles me parlent et expriment son univers. C'est ce que je vous propose ci-dessous ; lire ces jolies phrases est mon autre manière de vous faire découvrir l'univers de Véronique Poulain.


Véronique a deux langues : le mot et le geste. "Les regards et les gestes remplacent les mots." Qu'est-ce qu'elle a pu être regardée étant enfant.


L'écriture est à la fois directe, tendre, cruelle, pleine d'amour, d'émotions mais aussi emplie de rage, de révolte, de tristesse, de manque. Les phrases sont courtes, percutantes, elles vont droit au but, elles sont incisives, authentiques, percutantes, naturelles et pleines de sincérité. Elles sont limite proches de l'oralité.

Le livre aborde également le regard des autres, la connerie humaine dans les campagnes qui considéraient les sourds comme attardés mentaux. Paris à l'époque représentait l'espoir d'être considéré autrement.

Pour Véronique, l'apprentissage de la lecture fut une révélation, un accès à autre chose, à la communication.

Le livre raconte aussi le combat de ses parents pour faire admettre l'enseignement de la langue des signes, la révolution dans leur mode de vie que l'apparition du Minitel, des programmes sous-titrés et du langage gestuel à la télévision.


Le livre est construit par de très courts chapitres dressant leur quotidien sur base d'anecdotes, de scènes de la vie de tous les jours. Ceci avec beaucoup d'humour et de second degré.

Savez-vous que les sourds sont bruyants, très bruyants, qu'ils claquent les portes, font beaucoup de bruit lorsqu'ils mangent, etc...qu'ils sont également sans tabou en amour, le sexe est imagé, plus libre,sans complexe, c'est tout simplement naturel. Dans leur langage, les jeux de mots, les métaphores n'existent pas.


Véronique nous fait part également des mots qu'on ne lui dit pas, de sa frustration car elle aurait tant aimé entendre que ses parents lui disent je t'aime.

Un discours proche de l'oralité, des phrases percutantes directes et efficaces, bref vous l'aurez compris un livre qui m'a particulièrement touchée. Un magnifique témoignage d'amour à découvrir au plus vite.



Les jolies phrases ou comment raconter l'histoire autrement.

Mes parents sont sourds. Sourds-muets. Moi pas.

Je suis bilingue. Deux cultures m'habitent.

Le jour : le mot, la parole, la musique. Le bruit.

Le soir : le signe, la communication non verbale, l'expression corporelle, le regard. Un certain silence.


Et en décembre 68, extase, béatitude et ravissement : j'écris mon premier mot, le mot cheval. Le nom du père pour un poulain.


Ma vie commence à être intéressante. Je vais lire. Je ne vais enfin plus m'ennuyer. Je dévore les mots qu'on ne me dit pas.


Quand mes parents me parlent, je dois les regarder. ... La seule chose que je dois faire est de ne surtout pas les quitter des yeux. C'est épuisant.


On dit muets , sourds et muets. Idée reçue. Les sourds parlent. Ils ont une voix. Ils ne la contrôlent pas, ils ne la placent pas mais elle existe. Elle est atroce. La voix est gutturale.


Les sourds ne sont décidément pas muets et parfois, c'est bien dommage.


Entre couleur et musique, je choisis la couleur. Etre aveugle serait invivable.


C'est tout de même insensé d'en vouloir à ses parents parce qu'ils sont handicapés. Je sais bien que ce n'est pas de leur faute. Mais voilà, je leur en veux. S'ils n'étaient pas sourds, nous aurions de grandes discussions sur le monde, la politique, l'éthique, Schopenhauser ou Nietzsche, Tolstoï ou Dostoievski, Mozart ou Bach...


Je veux des parents qui parlent, qui ME parlent, qui entendent, qui M'écoutent.


Déjà qu'ils n'entendent pas, comment voulez-vous qu'ils sous-entendent ?

Autant parler de sexe ne me pose aucun problème, je ne vois rien de tabou ni d'impudique à ce sujet. Merci maman ! Autant parler de sentiments ou de ce que je ressens est autrement plus complexe.

Je ne me doute pas encore qu'une mini-révolution est en marche. Je ne me doute pas encore qu'en changeant leur vie, ils changent la mienne.


mardi 7 octobre 2014

Ils ont rejoint ma PAL

Je n'ai fait aucun achat et pourtant ils sont 5 à rejoindre ma PAL

Merci tout d'abord à Cécile et son blog "Ce que Marguerite lit" qui soufflait sa première bougie et m'a gâtée avec

solstice
Chez Michel Lafon
Livre Jeunesse

LA NUIT DU SOLSTICE


L.J. SMITH


Selon la légende, il y a bien longtemps, les passages reliant la Terre au Féerie ont été scellés, éloignant à jamais les humains de ce monde où les contes vivent encore. Seule la magicienne Morgana Shee détient le secret du dernier enchantement qui en ouvre les portes. On raconte que sa résidence est construite sur le dernier passage existant…


La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que ses amis, les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, le Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu.


Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage.


Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible?


et


INTUITIONS TOME 3 : INFINI - POCHE

RACHEL WARD











intuitions










Angleterre, 2029. Le chaos règne et les villes sont désertées. Différents clans tentent d’imposer leur loi en recrutant ceux qui manifestent des capacités hors normes.

Adam et Sarah doivent donc lutter pour protéger leurs biens les plus précieux : la petite Mia et le bébé que Sarah attend. En effet, si Adam peut deviner la fin d’une vie et sa compagne, dessiner l’avenir, ils savent que leurs enfants seront dotés d’une puissance sans égal et deviendront la cible de toutes les convoitises. Car de leurs pouvoirs dépend le destin du monde…



Que faire d’un don quand il est maudit ?



Un petit concours le mois dernier via Hellocoton.

Les Editions Pocket m'ont envoyé un livre d'une auteure de chez moi


La vieille qui voulait tuer le bon Dieu 

Nadine MONFILS



LA VIEILLE QUI VOULAIT TUER LE BON DIEU - Nadine MONFILS


Pocket
20 Février 2014
Nombre de pages 288
Format 108 x 177 mm
EAN 9782266244107
Prix 6.2 euros

Quatrième de couverture

Y'a un truc qui tourne pas rond dans la cafetière fêlée de Mémé Cornemuse. Rescapée d'un séjour chez les flics, la vieille a déniché un boulot de concierge dans un immeuble de péquenots. Pas pour descendre les poubelles, tu penses, mais pour préparer discrètement le casse de la bijouterie du coin. L'assassinat du mari de la voisine – Ginette, fan de Lady Di – risque de compliquer les choses. D'autant que le crime n'est pas ordinaire : on retrouve le zizi de Marcel au frigo, planté dans un camembert. Tu parles d'une planque !


Mon partenaire Luce Wilquin m'a gâtée avec un livre que j'ai vraiment hâte de découvrir


ZEBRASKA

Isabelle BARY


Cover Zebraska 

Éditions Luce Wilquin
ISBN 978-2-88253-495-8 



Quatrième de couverture


Martin Leroy, quinze ans six mois et vingt-deux jours, vient de recevoir un étrange cadeau : un paquet de feuilles reliées. Il croit d’abord à une farce – on ne lit plus de livres en 2050 –, mais lorsqu’il découvre l’écriture penchée de sa grand-mère qui, sur la première page, annonce : À mon petit zébron Marty, il est pris d’un véritable tremblement. Au risque de paraître ringard, il entame clandestinement la lecture de ce roman qui dévoile la vie mystérieuse et bouleversée d’un enfant Haut Potentiel dans les années 2010 et de sa mère à la fois touchante et burlesque… Il comprend peu à peu qu’il n’est pas étranger aux secrets bien gardés que renferme ce récit.
On les appelle HP, HPI, surdoués, précoces, zèbres… À l’abri de toute prétention, avec tendresse, humour et fantaisie, une tentative de démystification de ces enfants pas comme les autres, menottés à des clichés fumistes et si souvent incompris. En osant la question « comment être un bon parent? »


Et pour terminer Babelio organisait Masse critique et j'ai reçu :


 Les hommes meurent les femmes vieillissent

Isabelle DESEQUELLES



  



Août 2014
18 € - 224 p.

Belfond


Quatrième de couverture


Dix portraits de femmes. Quatre générations. Une famille.
Naître, grandir, aimer, donner la vie ou mourir, elles sont toutes à la veille de ces heures qui marquent une existence.

1ère sélection du prix Femina

« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »

Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.

Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.

Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

Dans un précédent texte, Fahrenheit 2010, Isabelle Desesquelles a raconté sa vie de libraire. Elle a depuis fondé une résidence d'écrivains, la maison De Pure Fiction. Les hommes meurent, les femmes vieillissent est son sixième roman.

dimanche 5 octobre 2014

Les gagnants de mon petit concours

Deuxième bougie du blog.





Voilà il est grand temps que je vous donne les résultats de ce concours.

Merci pour vos souhaits d'anniversaire, vos messages étaient encourageants.  De vous voir réagir si nombreux m'a fait chaud au coeur et me donne bien entendu envie de continuer à partager avec vous mes lectures.

Il y a deux gagnantes.   J'ai créé un petit morceau de papier par participation ainsi que par partage.  Le tout était plié et mélangé dans un chapeau.  Une main innocente, celle de mon fils Luka a fait le bonheur de deux personnes.

Aude Lilou a été la première tirée au sort. Son choix était "Dans la lumière" de Barbara Kingsolver



Dans la lumiere Kingsolver-B Rivages


Bravo Aude


La seconde gagnante de mon concours est Julie Désir qui recevra le premier roman d'Emmanuelle Richard "La légèreté"




Bravo à vous deux.

Faites-moi parvenir vos coordonnées complètes  à nathavh@voo.be afin que je vous envoie vos
cadeaux .


Merci encore pour votre participation si nombreuse.  A bientôt.   Nathalie.