dimanche 7 janvier 2018

L'île aux remords - Quella-Guyot -Morice

L'île aux remords     Quella-Guyot/Morice

BD L'ILE AUX REMORDS

BAMBOO Edition
Grand Angle
Scénario : Didier Quella-Guyot
Dessins-Couleurs : Sébastien Morice
Parution : 04 octobre 2017
Pages ; 80
ISBN : 972818942901
Prix : 18.90€

Présentation de l'éditeur


Il a fui un passé qui n’était pas le sien.


Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée. « Viré » d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de « chez lui », sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes. C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.

Mon avis

Un grand merci aux Editions Bamboo -Grand Angle et Masse Critique de Babelio pour ce magnifique album que j'avais très envie de découvrir.


Tout commence le 30 novembre 1958 dans les Cévennes, le Gardon est en crue, des inondations gigantesques sèment dévastation et mort sur leur passage. Jean Pujol est médécin au village, il quitte tout précipitamment et part dans les collines au secours de son père .


Cela fait vingt-cinq ans que Jean avait tout quitté pour entrer dans l'armée coloniale.

L'eau encercle les collines, elles deviennent comme une île, Jean et son père sont contraints de se parler. C'est l'occasion pour Jean de découvrir une histoire familiale compliquée.


Jean apprendra ce qui s'est réellement passé avant sa naissance, il expliquera à son père, les raisons de sa fuite, la vie qu'il a passé en Guyane et à Paulo Condor en Indochine.


Un album magnifique à tout point de vue ! Le graphisme et les couleurs de Sébastien Morice sont superbes, le scénario de Didier Quella-Guyot est instructif et très bien écrit.


Au delà des secrets de famille, ce tandem nous fait découvrir une partie de l'histoire des colonies françaises, l'histoire des bagnes et ses travaux forcés. L'histoire d'un peuple dévalorisé, maltraité, luttant juste pour sauver son pays mais aussi la vision divergente du colonisateur.


Les deux dernières pages présentent une documentation sur les Annamites, les bagnes et les travaux forcés.


Ce magnifique album nous fait ressentir les sentiments liés à la peur de s'engager dans la parenté.


Un récit très intéressant à découvrir.


Ma note :


Les jolies phrases


On n'a qu'une vie et il y a des millions de terres inconnues ! Un vrai supplice ! Rien que pour ça, je crois pas en Dieu !


La parenté, fiston, c'est dans la tête, beaucoup dans la tête, c'est comme des ponts entre les îles !


Coloniser c'est prendre la terre des autres.

Du même auteur j'ai aimé :

Avis et résumé en cliquant sur la couverture

BD FACTEUR POUR FEMMES




Bilan de décembre 2017



Bilan de décembre 2017

Fin d'année, beaucoup d'énergie au travail, un peu moins pour le blog et la lecture.  Décembre c'est souvent la course pour faire ce que l'on veut et beaucoup de fatigue .

Moins de concentration, un peu plus de bds.

Bon c'est un peu tard mais comme le résumé était prêt, je le publie tout de même.

Un super bon livre noir:


Une enquête très intéressante et interpellante


Pour teminer la série, enfin pas vraiment il y a aura des prolongations



Une chouette découverte


Une belle plume à découvrir absolument


Critique à rédiger


Une très belle découverte grâce à Babelio et Grand Angle



Une série que j'adore



Pour bien terminer l'année



Une chouette nouvelle de saison


Un bonus BD



Les chemins de Compostelle - tome 4 - Le vampire de Bretagne

jeudi 4 janvier 2018

Une maison bruxelloise Valentine de le Court

Une maison bruxelloise    -    Valentine de le Court

Une maison bruxelloise

Editions Mols
Autres sillons
Parution : 09 novembre 2017
Pages :  160
ISBN : 978-2-87402-237-1
Prix : 17.5 €

Présentation de l'éditeur

« Si Paulo avait été autre chose qu’un pauvre type, Maria-Fernanda n’aurait pas dû quitter le Brésil et jamais elle n’aurait posé les pieds dans une maison bruxelloise. Hélas pour elle, il était le champion du monde des abrutis. »

Mère de famille, devenue femme de ménage par nécessité, Maria-Fernanda sera engagée de façon rocambolesque pour s’occuper de la demeure d’une famille énigmatique dont les membres se laisseront peu à peu approcher au travers d’un foulard parfumé, d’un vase ou d’une lettre oubliée.

Mais que lui veulent-ils en définitive ? Que cherche Maria-Fernanda dans les couloirs ? La réalité a-t-elle quoi que ce soit en commun avec ses rêveries ?

Mon avis

J'avais rencontré Valentine de le Court il y a trois ans déjà au salon des auteurs belges à Uccle, son roman précédent ( Vacances Obligatoires en famille) est toujours dans ma PAL et devrait en sortir rapidement car quelle belle découverte.

"Une maison bruxelloise" est son troisième roman.

Maria-Fernanda a quitté son Brésil natal et ses deux enfants.  Elle a traversé l'Atlantique pour venir en Belgique avec pour objectif de gagner de l'argent à envoyer là-bas pour donner à ses enfants une vie meilleure.

Elle ne parle que le portugais, elle est sans papier.  Une connaissance l'accueille et c'est d'une façon surprenante qu'elle trouve une place de femme de ménage dans une maison bruxelloise.

Elle se rend au lieu de rendez-vous, la porte est ouverte, la maison est déserte... Elle attend seule.. et au bout d'un moment se met à faire le ménage... toujours personne...

Elle reviendra le lendemain et trouvera des billets sur la table, elle en déduit qu'elle est engagée, mais par qui? Elle l'ignore. Elle reviendra de jour en jour, toujours cette maison vide, une maison étrange, elle est si seule, elle fera tout pour séduire ses occupants.

Quelle jolie plume que celle de Valentine de le Court, elle nous permet de ressentir, de vivre l'angoisse de Maria-Fernanda..  Ce sentiment de solitude, de manque qui habite aussi bien le lecteur que l'héroïne du roman.

Une écriture poétique, belle qui nous permet de vivre les émotions de Maria-Fernanda.  Au fil de la lecture l'angoisse nous gagne.  Un roman qui parle de la solitude éprouvée par celles qui abandonnent tout, le plus cher, la chair de leur chair, pour leur donner une vie meilleure.

Une plume à suivre, une ambiance un peu fantastique, étrange, inquiétante parfois mais également poétique.  J'ai beaucoup aimé et je vous le recommande chaleureusement.

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Comment était-il possible de ne conserver aucune image de soi ?  A quoi ressemblaient ces gens pour désirer ainsi se cacher d'aux-mêmes ?

Aucun portrait nulle part et toujours absents.  Existaient-ils seulement ?  Ou faisaient-ils partie eux aussi du décor de leur maison ? Tout ceci n'était-il qu'un film dans lequel elle serait une actrice non consentante ?

mardi 2 janvier 2018

Assassins d'avant - Elisa Vix

Assassins d'avant     -     Elisa Vix


Rouergue Noir
Parution : septembre 2017
Pages : 176
Isbn : 978-2-8126-1438-5Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur





Manuel Ferreira est flic. Lorsqu’une jeune femme lui demande une interview au sujet des effectifs de la police, il est surtout sensible à son charme. Mais quand elle dégaine une photographie prise vingt-cinq ans plus tôt, ce sont ses pires souvenirs qui remontent à la surface. Adèle Lemeur n’est pas journaliste, mais chercheuse en médecine. Surtout, elle est la fille de Marie Moineau, l’institutrice tuée dans sa salle de classe de CM2, devant ses élèves, devant Manuel qui n’a jamais oublié cette scène terrible, qui est peut-être devenu flic pour l’exorciser. Adèle veut comprendre pourquoi sa mère est morte. Et Manuel est le seul à pouvoir l’aider, à retrouver ces copains d’avant qui furent témoins du crime. Il dit oui. Pour la revoir. Pour son malheur. Parce qu’il vient de tomber amoureux de la seule femme qu’il n’a pas le droit d’aimer.
Dans un roman incisif comme elle en a le secret, Élisa Vix conduit son héroïne sur le chemin d’une vérité qui va la prendre au piège. Vingt-cinq ans ne suffisent pas à refermer des plaies ni à colmater des mensonges. Et si Adèle avait vraiment été enfermée dans une tour de silence pour son bien ? Et si ça n’existait pas, des familles sans histoire ? À son corps défendant, Adèle va aller bien plus loin qu’elle ne l’aurait imaginé.


L'auteure





Née en 1967, Élisa Vix a notamment publié La Nuit de l’accident (2012, prix Anguille sous roche 2012) et L’Hexamètre de Quintilien (2014). Elle est également l'auteure d'une série policière pleine d'humour mettant en scène un lieutenant de police nommé Thierry Sauvage. Dans cette série ont paru au Rouergue : Rosa mortalis(2013) et Le Massacre des faux-bourdons (2015, prix Plume d'encre et de sang 2015). Deux précédents romans de la série ont été adaptés pour France 2 : La Baba-Yaga et Bad Dog.  En 2016 elle publie Ubac.

Mon avis

Adèle Lemeur est chercheuse en médecine, elle est aussi la fille de Marie Moineau qui en mars 1989 a été tuée par un enfant dans sa classe.

25 ans plus tard cet événement la ronge toujours autant et elle veut à tout prix comprendre ce qui s'est réellement passé, savoir pour quelle raison sa mère est morte.

Elle retrouve un ancien élève de sa mère, Manuel Ferreira qui est aujourd'hui devenu flic.  Il était en classe à l'époque, juste à côté de Ladji Keita, le présumé coupable aujourd'hui décédé.

Avec l'aide de Manuel elle va essayer de rencontrer les autres enfants présents et de comprendre.  Mais Manuel a ses parts d'ombre, un frère tétraplégique que sa mère refuse de voir partir.

Manuel trie soigneusement les infos qu'il transmet à Adèle, il lui cache des choses.  Voudrait-il la ménager ? Que lui cache-t-il ?   Manuel et Adèle sont amoureux cela ne simplifie pas la situation.

En cherchant à comprendre ce qui s'est réellement passé vint-cinq ans plus tôt, Adèle ne se doute pas de ce qu'elle va découvrir.  Secrets de famille bien gardés.

Avec beaucoup d'adresse Elisa Vix nous propose un roman à deux voix.  Chapitre après chapitre, tout à tour Manuel et Adèle s'expriment.

On plongera peu à peu dans la psychologie de chacun.  Elisa Vix nous distille savamment des éléments qui nous permettent de découvrir le passé.  

C'est passionnant, une plume intrigante, qui cultive le mystère.  L'écriture est fluide, efficace, rythmée, tenant en haleine.  Impossible de lâcher ce polar noir avant le terme.

Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases

Emeric est coutumier de ces coups de sang.  Chaque fois, il revient et nous reprenons notre train-train comme si de rien n'était.  Mais à chaque fois, le lien s'effiloche.  Une corde si usée que seul un brin fragile nous retient encore l'un à l'autre.   

Son bonheur fait peine à voir, c'est celui du cancéreux qui ignore la gravité de son mal et se réjouit d'un rayon de soleil.

Comparé au fracas de l'autoroute, le silence de l'appartement est comme une plongée en eau profonde après le vacarme des vagues.  Reposante et angoissante.

Ce matin, il se présente à ma porte, les yeux battus et la crinière emmêlée, comme un chien qui revient de fugue et sait qu'il va se faire engueuler.  Mais il revient toujours, le chien, et, toujours, on lui ouvre cette foutue porte, car, au fond du coeur, on l'aime, malgré ses mensonges et ses manigances de clebs roublard.




Du même auteur j'ai lu  (mon billet en cliquant sur la couverture)



dimanche 31 décembre 2017

Bilan de l'année 2017 Top et Flop

Bilan de lectures de l'année 2017  - Top et Flop

C'est l'heure des bilans.

L'année 2017 fut pour moi l'année du changement au niveau professionnel.  Une fin d'année intense, acquérir de nouvelles compétences, faire des trajets, je pensais que cela aurait une conséquence au niveau de mes lectures , et bien je me trompais.  L'avantage des transports en commun , du temps pour lire.  En moyenne, deux livres par semaine.

C'est encore un record cette année, tout genre confondu, je termine avec 118 livres lus en 2017.

J'avais démarré l'année par le jury des lecteurs de Club, une belle expérience comme chaque fois, l'occasion de découvrir des plumes belges, pour compléter ma participation au challenge "Le mois belge d'Anne et Mina".  Challenge aussi  mais québecois en novembre.

De belles rencontres littéraires en 2017, salon de "Lire c'est libre" en début d'année, animations littéraires, apéros littéraires, roulades corsées, lecteurs belges compulsifs...

Coups de coeur 2017

Difficile de choisir, voici mon top 12


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Et comme je suis gourmande , mes albums préférés

Brumes de SapaBD L'ADOPTIONRésultat de recherche d'images


Mon flop

couverture

Et la découverte à faire absolument, une très belle plume exigeante

couverture Le Festin du Lézard