jeudi 27 août 2015

Le chant du canari Anne-Frédérique Rochat

Le chant du canari
                       Anne-Frédérique  ROCHAT

Couverture Le chant du canari

Editions Luce Wilquin
Collection Sméraldine
Parution le 21 août
176 pages
ISBN  9782882535085

Avis de l'éditeur


Anatole et Violaine sont en couple depuis de nombreuses années. Combien de temps exactement? Ils ne s'en souviennent plus, cela fait si longtemps. Lui travaille dans une animalerie, entouré de sifflements et de plumes de canaris; elle surveille la section zoologie du Musée d'Histoire Naturelle, silence et relents de camphre. Leur vie quotidienne est une suite d'habitudes rassurantes et de paroles répétées, Bien dormi? - Oui, merci chéri, bien dormi. Et toi, bien dormi? Ils ont tout pour être heureux. Et pourtant. Quelque chose, imperceptiblement, semble les éloigner l'un de l'autre. Il disparaît de plus en plus souvent. Pour aller où? Faire quoi? Le doute s'immisce, les certitudes s'emmoussent. Et s'il suffisait d'un grain de sable, d'une pensée (un peu trop obsédante) pour tout remettre en question, tout perturber?

En librairie dès le 21 août.


L'auteure

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Anne-Frédérique Rochat est née le 29 mars 1977 à Vevey, elle a grandi à Clarens sur Montreux. En juin 2000, elle obtient un diplôme de comédienne au Conservatoire d'Art Dramatique de Lausanne, depuis elle joue régulièrement en Suisse romande. Elle a commencé par écrire des pièces de théâtre, puis a eu envie de s'essayer à un autre genre qu'elle aime et admire particulièrement, le roman. Aujourd'hui, elle continue de jouer et d'écrire. Elle vit à Lausanne.
Ses romans 

Août 2014: À l'abri des regards, Éditions Luce Wilquin.  ,   mon avis est ici
Août 2013: Le sous-bois, Éditions Luce Wilquin.
Avril 2012: Accident de personne, Éditions Luce Wilquin.

Source : son site perso 


Mon avis

Anatole et Violaine sont en couple depuis très longtemps.  Le temps passe et Violaine aimerait avoir un enfant. Anatole n'est pas du même avis. En guise de réponse à sa demande, il lui apporte un poisson rouge !

Il est vrai que Violaine aime jouer à la sirène en prenant de très longs bains mais c'est pas une raison tout de même. Elle prend ce poisson en grippe, c'est pas très affectueux un poisson et elle l'aide à passer trépas.

Anatole et Violaine veulent se plaire, c'est indéniable.  Chacun met de l'eau dans son vin pour que tout se passe bien, pour éviter les conflits.  Anatole offrira à Violaine un canari auquel elle s'attachera beaucoup.  Mais l'envie d'un enfant devient une fixation pour Violaine et cette fixation changera peu à peu sa vision de la vie, déformera sa réalité. Son imaginaire s'emballera, un malaise entre eux grandira.  Perception réelle ou fictive ?  le fil est ténu entre les deux.

Le chant du canari, c'est l'obsession de Violaine.  En argot du milieu c'est la dénonciation du traître, toute une symbolique.  C'est aussi la peur qu'il représente.  Le canari était emmené dans les mines jadis pour détecter le grisou, lorsqu'il étouffait c'était le signe qu'il fallait remonter, qu'il y avait du danger.

C'est avec une écriture fluide, humoristique parfois caustique qu'Anne-Frédérique Rochat nous parle de la confiance, des peurs, d'amour, de l'habitude, de la perte de complicité, de trahison et de la folie.
Entre réel et imaginaire, où se trouve la frontière?

J'ai aimé passer un moment avec Anatole et Violaine, j'ai aimé être emmenée par l'auteur là où je ne m'y attendais pas.  Un agréable moment de lecture.


Ma note : 8.5/10


Les jolies phrases

Ce n'est pas toujours donnant-donnant, explique-t-il, il faut savoir recevoir sans donner et donner sans recevoir, c'est une des clés du bonheur.

Tu es en pleine forme, tu as mes gènes, tu dois les transmettre à quelqu'un, ton patrimoine génétique ne t'appartient pas, il ne fait que passer par toi.

C'est ma vie, papa, répondit Anatole d'une voix mal assurée, vous me l'avez donnée, et je vous en remercie, mais il me semble que j'ai quand même le droit de la mener comme je l'entends.

Tu n'as confiance en rien ni personne, tu es dans le doute perpétuel, ce qui est aussi fatigant pour toi que pour moi.  C'est important d'avoir la foi.  En quelque chose, quelqu'un : n'importe quoi.

Vous avez sûrement raison, un enfant doit être l'expérience la plus extraordinaire qu'un être humain puisse vivre, c'est juste que j'ai des peurs mais en réalité je suis  comme tout le monde, j'ai envie de transmettre quelque chose, de laisser une trace.

La liberté est une absurdité.  Elle n'existe pas.  A partir du moment où on vient au monde, on est prisonnier de celui-ci. Prisonnier de la vie.  De notre enveloppe corporelle.  La seule porte de sortie, c'est la mort. Et encore, ce n'est même pas sûr.  Peut-être que mourir, c'est simplement passer d'une prison à une autre.

Que valait-il mieux ?  Avoir sa mangeoire remplie tous les jours et être enfermé, ou crever la dalle en liberté ?

On ne réalise pas toujours qu'on nage en plein bonheur quand on se contente de barboter dedans.

Se perdait-on un peu lorsqu'on devenait deux ? Où était-il possible de rester entier tout en partageant son quotidien avec un autre être humain ?

Leurs regards se croisèrent.  Et quelque chose s'entrebâilla.  Ils laissèrent entrevoir un morceau de leur âme. Leurs solitudes purent s'admirer l'une l'autre, se saluer. Donner la vie, c'est donner un sens à la sienne, c'est être essentiel pour quelqu'un, cesser de ne penser qu'à soi !

La colère, qui était resté très discrète jusqu'ici, commençait à se réveiller, à frémir, gronder, bruire. Comme des braises sur lesquelles on souffle pour que le feu prenne.  Il n'y avait pas beaucoup de travail.  Le bois était parfait.  Ni trop sec, ni trop humide.  Il n'attendait que ça, d'être dévoré par les flammes, rongé par l'élément puissant et diabolique. Anatole tenait le rôle du soufflet.  Sa respiration, ses mots stupides et maladroits étaient l'oxygène pour l'incendie qui se préparait.

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dimanche 23 août 2015

Monsieur a la migraine Valérie Cohen

Monsieur a la migraine
                Valérie Cohen





Editions Luce Wilquin
Collection Sméraldine
Parution le 28/08/2015
160 pages
ISBN 978-2-88253-511-5
Prix 16 euros



Note de l'éditeur


Vous pensiez tout connaître sur le désir féminin ? Anna, Noémie, Lucia et Julie aussi, jusqu’à ce qu’elles rencontrent Patrice Denis, un sexothérapeute aux méthodes originales.

Mariée depuis trente ans, Anna simule le plaisir sexuel et est bien plus attachée à son chien qu’à son acariâtre époux. Noémie, très amoureuse de son compagnon, supporte de plus en plus mal la libido fatiguée de ce dernier. Julie, fraîchement divorcée et mère de quatre enfants, enchaîne les relations sans lendemain tout en espérant trouver l’amour. Quant à Lucia, après avoir quitté Buenos Aires et son amant destructeur, son corps s’est éteint et le plaisir l’a désertée.

Quatre personnalités attachantes, confrontées à la même difficulté de se sentir pleinement Femme.

Leur point commun ? Patrice Denis, architecte du désir. Cet homme organise des soirées de partage sur le désir féminin auxquelles elles s’inscrivent. Cet adepte du développement personnel va les inviter à un voyage tumultueux dans les tréfonds de leur histoire. Entre rires, pleurs et actes symboliques, elles y livreront leurs secrets les plus intimes, leurs ombres et leurs désirs inavouables.


L'auteure



Elle nous parle d'elle :

Je suis née à Bruxelles en 1968. Gourmande, curieuse et un tantinet insolente, j’ai comblé très jeune mes envies d’ailleurs par des lectures en douce jusqu’aux petites heures du jour.

Une licence en droit social en poche, j’ai exercé quelques années la fonction de juriste d’entreprise. En 2001, je décide de conjuguer deux de mes plaisirs : l’écriture et les voyages.

Beaucoup d’incertitudes, de belles rencontres… quelques mois plus tard, naît ‘‘Le Petit Vadrouilleur’’ (Ed. Clair de Lettre). Ce guide de tourisme m’ouvre la porte de rédactions belges et de sociétés où je jouerai de ma plume.

Quarante ans… d’autres envies, notamment celle d’une écriture plus intimiste et personnelle. Le public belge me découvre dans ‘‘Nos mémoires apprivoisées’’, un second roman paru en février 2012 aux Editions Luce Wilquin après ‘‘Double vie d‘un papillon’’ (2009-Ed.Dorval).

Dans ‘‘Alice et l’Homme-Perle’’ (2014 - Editions Luce Wilquin) et dans ‘‘Monsieur a la migraine ‘’ (2015 – Editions Luce Wilquin), je tente de poser, une fois encore, mon regard tendre, lucide et foncièrement positif sur le monde qui m’entoure.

Extrait de son site, je vous invite à le découvrir c'est ici

Mon avis

J'avais beaucoup aimé "Alice et l'homme perle" , mon avis est ici , et c'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais ce nouveau roman de Valérie Cohen.

Un régal.  Valérie Cohen nous emmène dans un domaine qui suscite énormément d'engouement ces dernières années avec les publications de "Cinquante nuances ...", celui du plaisir féminin.

Nous allons rencontrer quatre femmes, quatre histoires, quatre tranches de vie, durant quatre semaines elles vont se côtoyer ; un lien entre elles, un homme : Patrice Denis, c'est un architecte du désir.

Son rôle : réunir ces femmes.  Elles partageront leurs secrets les plus intimes, leurs désirs, leurs hontes, leurs envies, le tout entre rires et larmes.  Un lien se créera entre elles, une amitié magnifique naîtra.   Découvrons-les.

Anna : la cinquantaine, mariée depuis trente ans à Edgard, un mari de plus en plus imbuvable, acide. Elle est emprisonnée, soumise, en quête de liberté.  Anna est flétrie, elle se soumet à son devoir conjugal, simule le plaisir.  Pour elle la sexualité est synonyme de honte, de crasse.

Noémie : 40 ans, follement amoureuse de son mari mais depuis six mois c'est lui qui a souvent la migraine et une libido en berne.  Noémie en souffre.

Julie : 33 ans, divorcée, quatre enfants.  Elle est adepte des galipettes, en quête du plaisir et du bonheur dans des relations sans lendemain.  Un amant, une rencontre, un orgasme, une douche, c'est simple oui mais pas vraiment son idéal.

Lucia : a quitté son pays l'Argentine, son amant et le plaisir l'a déserté, son corps s'est assoupi, aucun depuis ne lui donne du plaisir.

Le désir féminin est au centre de ce récit avec beaucoup de pudeur, de douceur, de tendresse et d'humour.  Valérie Cohen aborde le plaisir, le désir, l'accomplissement de chacun.  Joies, frustrations, manques, difficultés rencontrées dans le cadre d'une vie sexuelle épanouie ou non.

J'ai aimé son "architecte du désir", c'est joliment dit qui amènera chaque femme à gagner l'estime de soi, à trouver l'épanouissement. J'ai aussi aimé le lien créé entre ses femmes, une certaine entraide qui les aidera à se trouver et surtout cette belle amitié.

J'ai passé un bon moment à la lecture de ce récit, j'ai retrouvé la plume fluide, tout en douceur et tendresse de Valérie Cohen.  C'est avec justesse qu'elle nous dépeint qu'être femme peut être source de joie mais aussi de grandes souffrances.


Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

On peut très bien vivre sans plaisir, où est le problème ?  Cela fait trente ans que je fais illusion. Mieux vaut une existence sans orgasme que sans argent et en mauvaise santé.

Se taire et faire semblant était si facile.  Ce qui n'est pas exprimé n'existe pas, ou si peu.

Désirer sans aimer est si facile, mais peut-on aimer sans désir ?

Peut-on aimer par habitude ?

Je voudrais juste être femme, même à temps partiel.

Les pieds ancrés dans le quotidien, la tête dans ses dossiers, il avance dans la vie sans se poser de questions, convaincu que le meilleur est toujours à venir.

Cela doit être ça, vieillir aux côtés d'un être aimé.  Remarquer tout ce qui dysfonctionne et en être profondément touchée.

Etre femme ou ne pas savoir comment l'être pleinement.  Aucun cours et manuel disponible sur le marché.

Le désir, c'est un peu comme mes abdos.  Moins ils travaillent, plus ils se ramollissent.

Une évidence la frappe : si vivre est compliqué, inventer sa vie est un exercice plus fastidieux encore.

Virginité, mère, pénétration, plaisir, violence, désir, orgasme, goût, dégoût, verge, sperme, trahison, père, enfantement, comédie, bonheur, sang, amour, famille, colère, salope, plaisir, haine, lit conjugal. Les mots sont des projectiles lancés à la figure.  Certains résonnent avec force.

Et puis, il y a l'Homme.  Ses étreintes, son odeur, sa salive, sa langue chaude, sa peau, le goût de son sexe.  Celui qui rend un corps joli et fait oublier le temps qui passe.  Celui qui prend, s'offre avec talent, ou sait juste recevoir.  Celui qui butine, dévore, pénètre, engloutit sa partenaire dans une vague de plaisir et la fait renaître à chaque fois.  Celui qui baise ou fait l'amour, fait durer le plaisir ou s'éclipse avant d'en avoir donné.  L'homme du désir, le mâle?  Celui des adjectifs crus et des caresses libertines.  Celui dont il est si difficile de parler.  A son sujet, les mots deviennent mièvres ou teintés de laideur, jamais à la bonne température.

En gommant mon plaisir, j'ai oublié la femme en moi. Je l'ai niée, je suis devenue anonyme.  Presque invisible.



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mercredi 19 août 2015

La maladroite Alexandre Seurat ♥♥♥♥♥

La maladroite

Alexandre SEURAT


Un premier roman attendu pour cette rentrée littéraire.



Rouergue La Brune
Parution le 19/08/2015
Premier roman
128 pages
EAN 978-2812609251

Avis de l'éditeur


Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d’une enfant de huit ans. La photo produit un choc chez une institutrice qui a bien connu Diana. D’emblée, elle n’a aucun doute. La gamine n’a pas été enlevée, ses parents sont responsables de sa « disparition ».
Remontant sa courte vie jusqu’au temps même de sa conception, le roman égrène les témoignages de ceux qui l’ont côtoyée. Enseignants ou médecins scolaires, gendarmes, assistantes sociales, et jusqu’à la grand-mère ou le demi-frère de la victime : toutes et tous viennent prendre la parole, dire, dans la stupeur et l’urgence de s’exprimer, ce qui s’est noué sous leurs yeux, qui les a alertés, sans que jamais ils ne puissent enrayer le dénouement fatal. Peu à peu, ils cernent les zones aveugles de cette histoire ainsi que les failles d’un système pourtant dédié à la protection et l’épanouissement de l’enfance. Inspiré d’un fait divers récent, ce roman choral tient volontairement à distance tout effet de style, et évite la surenchère émotionnelle et compassionnelle.
Seulement les faits, et les faits connus par les témoins extérieurs : autour du trou noir de ce que fut le martyre de celle qui est appelée Diana dans le livre, l’auteur conserve le plus parfait silence.

L'auteur


Alexandre Seurat est né en 1979, il est professeur de lettres à Angers. Il a soutenu en 2010 une thèse de littérature générale et comparée.

Il nous parle de son roman






Mon avis


Un grand merci aux éditions Rouergue pour cette découverte de la rentrée littéraire avant l’heure.  Un premier court roman d’Alexandre Seurat qui semble fort attendu pour cette rentrée.

Il part d’un fait divers, un procès qu’Alexandre Seurat avait suivi. Il l’a marqué, poursuivi et est le point de départ de ce récit choc remarquablement mis en mots (monde) ;  un récit coup de poing qui bouscule, dont on ne sort indemne.

J’en suis sortie K.O.  Un récit parlant d’un sujet brûlant : la maltraitance parentale.  Je vous rassure il n’est pas question de voyeurisme, ce n’est pas pathos.  Le sujet est traité avec beaucoup de pudeur.
C’est la description d’un destin sans précédent, un destin qui apparait au fil de la lecture comme une évidence, sur lequel il était impossible d’interagir.

Diana est une petite fille de huit ans.  Elle a disparu.  Un avis de recherche est lancé.  Celles et ceux qui l’ont croisée durant sa courte vie vont prendre la parole et témoigner.

Une écriture magnifique, sous forme d’un roman choral.  Tour à tour chacun témoignera de ce qu’il a vu, des initiatives mises en place pour sauver Diana, en vain.

La violence du récit n’est pas dans les descriptions des sévices de son quotidien, pas du tout, ce n’est pas le sujet central.  La violence vient des sourires et des silences de Diana.


Il n’y a pas de surenchère émotionnelle, tout réside dans les faits. Entre réalité (revendiquée par l’auteur) et fiction, axé sur les émotions, un roman coup de poing qui nous fait prendre conscience de la nature humaine, de l’impuissance, du déni et de la manipulation.   A découvrir sans plus attendre.


Ma note : un grand coup de ♥ , coup de poing


Les jolies phrases

C'est tellement bien écrit que j'avais envie d'en noter à chaque page, en voici quelques-unes.

Une famille bricolée, oui, une famille rapiécée, une famille où rien ne se dit, mais où les drames se passent au vu de tous, et en silence, sans que personne ne s'interpose.

Paralysée en raccrochant, parce que je n'avais pas fait ce qu'il aurait fallu, pas dit ce qu'il fallait comme il fallait.

p29

J'ai cessé d'enseigner - la décision, c'est ce qu'il y a de facile, le soulagement de rompre, de se dire, "Plus rien ne sera plus pareil", tout brûler compense les regrets qui vous brûlent, il y a une ivresse.

J'aimerais pouvoir dire que je l'aimais comme une soeur - mais elle n'en était pas une pour moi, puisqu'elle n'était RIEN... (105)


Challenge 1 % de la rentrée littéraire

C'est parti.

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lundi 17 août 2015

Challenge Pavés 2015-2016

CHALLENGE PAVES 2015-2016 






Suite à l'invitation de Gwen21 sur Babelio, j'ai décidé de m'inscrire au challenge :

Challenge Pavés 2015-2016


Je viens de terminer la mise à jour de ma PAL, 166, elle a plus que doublé depuis l'an dernier.  
J'ai lu quelques pavés depuis le début de cette année, cela me semble donc jouable, je participe.
Je me contenterai du niveau Burin.

Voici le challenge proposé par Gwen21 :


Si tout comme la mienne, votre PAL atteint une hauteur indécente, consolidée par la présence de quelques pavés très costauds dont vous avez pris l'habitude de vous servir comme fondations à tel point que vous les avez oubliés, les condamnant ainsi à n'être jamais choisis...

Le challenge PAVES vous propose d'extraire de votre PAL les ouvrages de plus de 500 pages, ce qui réduirait très sensiblement sa hauteur.

Le challenge dure du 15/08/2015 au 15/08/2016.

Je précise qu'il s'agit d'une "compétition" avec soi-même et non entre lecteurs.

Différents niveaux de difficulté vous sont proposés, à vous de choisir le palier que vous souhaitez atteindre. Evidemment, vous pouvez décider de commencer petit et de progresser au fur et à mesure de vos envies. 


NIVEAU 1 - LE BURIN
Vous avez lu et critiqué 5 pavés en 1 an.

NIVEAU 2 - LA PIOCHE
Vous avez lu et critiqué 10 pavés en 1 an.

NIVEAU 3 - LE MARTEAU-PIQUEUR
Vous avez lu et critiqué 15 pavés en 1 an.

NIVEAU 4 - LA DYNAMITE
Vous avez lu et critiqué 20 pavés en 1 an.

NIVEAU 5 - LE BULLDOZER
Vous avez lu et critiqué 25 pavés en 1 an.

NIVEAU BONUS - LE CHEF DE CHANTIER
Vous avez lu et critiqué plus de 25 pavés en 1 an.

Selon les éditeurs, certaines œuvres sont divisées en x tomes.
Les différents tomes d'un même roman comptent pour 1 pavé.
Exemple : "Autant en emporte le vent" de M. Mitchell, coll. Folio de chez Gallimard. 3 tomes = 1 pavé.
Par contre, dans le cas d'intégrales, chaque intégrale correspond à 1 pavé.
Exemple : "Le trône de fer" de G. R. R. Martin, de chez J'ai Lu. 4 intégrales = 4 pavés.

La tolérance sur le nombre de pages est de 2 pages. Donc, vous pouvez intégrer des œuvres comptabilisant 498 pages mais pas en dessous.

Je vous encourage à poster ici votre liste, au fil de vos lectures, en précisant le nombre de pages pour chaque ouvrage et en insérant le lien vers vos critiques.

Pour participer, rien de plus simple, il suffit de poster une réponse ici via Babelio


Merci Gwen 


dimanche 16 août 2015

Ils ont rejoint ma PAL (avant la rentrée littéraire)

Bon il est temps de faire un petit bilan avant les gros craquages de la rentrée littéraire car ma liste d'envies comporte déjà plusieurs titres.   Une brocante au bout de ma rue et 8 titres en plus pour 8 euros, j'aurais pas pu dire non,  vous non plus je parie.


Les corps inutiles     Delphine Bertholon



JC Lattès
EAN : 978270964661-1
Parution : 04/02/2015
300 pages
19.00 €

Avis de l'éditeur

Clémence vient d’avoir quinze ans, de terminer le collège. Un nouveau cycle s’ouvre à elle, lorsqu’elle est agressée, en plein jour et en pleine rue, par un inconnu armé d’un couteau. Ce traumatisme inaugural - même si elle n’en a pas encore conscience - va contaminer toute son existence. En effet, l’adolescente réalise qu’elle perd progressivement le sens du toucher...
À trente ans, Clémence, toujours insensible, est une célibataire endurcie, solitaire et sauvage. Après avoir été maquilleuse de cinéma, la jeune femme se retrouve employée de la « Clinique », une usine d’un genre particulier. En effet, la Clinique fabrique des poupées… mais des poupées grandeur nature, hyper-réalistes, destinées au plaisir – ou au salut – d’hommes esseulés.
Le roman déroule en alternance l’histoire de Clémence adolescente, hantée par cette agression dont elle n’a jamais osé parler à sa famille, et le récit de Clémence adulte, assumant tant bien que mal les conséquences, physiques et psychologiques, de son passé.
Mais la vie, comme toujours, est pleine de surprises


Le suivant je ne connais pas mais je trouvais le titre joli, un titre de la rentrée de l'an dernier

Les buveurs de lune          Pierre Chazal

Alma éditeur
Date de parution : 28 août 2014
476 p.
19 €
ISBN : 978-2-36-279123-9


À PROPOS DU LIVRE


Paris, automne 2011. Balthazar, 26 ans, erre comme une âme en peine depuis l’internement forcé de son grand frère Stan. Les bords de Seine sentent la vase, les cuites à gogo n’y font rien. Tout l’ennuie, tout l’écœure dans cette ville rongée par la gale des temps. Sa rencontre improbable avec la pétillante Sarah et le retour du frère prodigue changeront radicalement la donne. Ensemble, ils réinventeront un monde à leur image le temps d’une fugue enchantée loin des trottoirs parisiens. Mais avec Stan à la barre, le rêve, à tout moment, menace de tourner court…
Ode à la vie et à la jeunesse, Les buveurs de lune est aussi un voyage initiatique à travers la France d’aujourd’hui. Des troquets de Clignancourt aux villages pyrénéens, le roman s’invite à toutes les tables avec humour et réalisme et brosse le portrait d’une génération moins soumise qu’elle le paraît.

Deux livres belges

Le premier roman de Véronique Biefnot

Comme des larmes sous la pluie             Véronique Biefnot


Héloïse d'Ormesson
Existe en poche
THRILLER
336 PAGES
20€
PARU LE 5 MAI 2011
ISBN : 978-2-35087-167-7


Avis de l'éditeur

Écrivain à succès, Simon Bersic n’en est pas moins fragile et malheureux : il ne parvient pas à surmonter la perte de sa femme. Et si, avec Naëlle, la vie lui offrait une seconde chance ? Rien ne le prédisposait à croiser cette beauté magnétique, l’alchimie et la magie opèrent néanmoins, mais dès qu’il croit la saisir, la mystérieuse inconnue lui échappe. Lorsque les amants se retrouvent au cœur d’un sordide fait divers qui secoue la Belgique, et devrait les séparer, Simon refuse l’inéluctable et affronte l’insupportable.

Implacable scénario, entrecoupé d’énigmatiques séquences où une petite voix enfantine s’élève dans la nuit, recouvrant le récit d’un voile d’ombre,Comme des larmes sous la pluie est un étourdissant thriller amoureux. Haletant, émouvant, ce livre sonde les cœurs et l’inconscient.

Prix Médicis 2005, second volet de l'ensemble romanesque Marie Madeleine de Montalte


FUIR           Jean-Philippe TOUSSAINT
Les éditions de minuit
2005
192 p.
13,20 €
ISBN : 2707319279

Avis de l'éditeur

Pourquoi m'a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine ? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l'œil ? J'avais toujours su inconsciemment que ma peur du téléphone était liée à la mort — peut-être au sexe et à la mort — mais, jamais avant cette nuit de train entre Shanghai et Pékin, je n'allais en avoir l'aussi implacable confirmation.

Quelques poches pour poursuivre

Les déferlantes                 Claudie GALLAY


Babel
Novembre, 2011
11,0 x 17,6
560 pages
ISBN 978-2-330-00130-8
prix indicatif : 10, 20€
Babel n° 1085 

Avis de l'éditeur

Sur la pointe de la Hague, un homme revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, une étrangère au pays, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade, et mettre à jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg. Prix des lectrices de Elle 2009.


Pour combler mon ignorance :

Un amour noir                    Joyce Carol Oates



Poche: 144 pages
Editeur : Gallimard (15 juin 1999)
Collection : Folio
Langue : Français
ISBN-13: 978-2070405206


Avis de l'éditeur

C'était en 1912, dans la vallée de Chautauqua, au nord de l'État de New York.La belle Calla aux longs cheveux roux vivait les jours sans les voir, près d'un mari qu'elle n'aimait pas.Cette année-là, pour Calla, la réalité existe comme un rêve. Un amour noir comme l'homme dont son corps épouse le corps, noir comme un rêve de nuit et de mort. «Si ceci est un rêve, ce n'est pas le mien, car comment saurais-je le rêver ?»Unis par l'amour et plus encore que l'amour.


idem je n'ai jamais lu Erri De Luca, prix Femina 2002

MONTEDIDIO                Erri De Luca




Date de parution : 23/10/2003
Gallimard
Collection Folio 3913
ISBN 2-07-030270-9
Format :11cm x 18cm


Avis de l'éditeur

Il est une colline sur les hauteurs de Naples qui domine une partie de la cité : Montedidio. Un quartier populaire partagé de ruelles étroites, théâtre du dernier opus d'Erri de Luca, décor de son récit initiatique. Le narrateur a tout juste treize ans quand il quitte l'école pour entrer chez Mast'Errico, comme apprenti menuisier. C'est une maigre paie qui s'ajoute le samedi dans cette humble famille de dockers. Dans cette même boutique de menuiserie travaille don Rafaniello, un vieil homme juif bossu, cordonnier exceptionnel, rejeté sur les rives napolitaines dans la tourmente de la dernière guerre. En même temps que le narrateur vit son premier amour avec la jeune Maria, sa voisine, et se noue une amitié forte avec le cordonnier. Montedidio est ainsi constitué de tableaux successifs, de coups de projecteur sur un quotidien émaillé d'expressions et de traditions napolitaines. Et c'est justement dans ce quotidien, entre la boutique, le rabot, le lancer de boomerang, les premiers émois sexuels et les discours du vieux sage, dans les creux de ces épisodes parfois anodins, que le narrateur fait l'épreuve de la vie, de la vie et de la mort.


Une petite trouvaille, une nouvelle japonaise inédite




Une rencontre des Lecteurs belges compulsifs la semaine dernière m'a donné l'occasion de faire du shopping littéraire, j'ai été raisonnable.  Sur conseil de Julie je vais découvrir la plume d'Alessandro Baricco.


Mr Gwyn          Alessandro  Baricco


Folio 5960 , Gallimard
224 pages, sous couverture illustrée, 108 x 178 mm
ISBN : 9782070454518
Parution : 11-06-2015

Quatrième de couverture

– Je crois que j’aimerais être copiste.
– Cela consiste à copier des choses, non?
– Probablement.
– Mais pas des actes notariés ou des chiffres, je vous prie.
– J’essaierai d’éviter.
– Essayez de voir si vous ne pouvez pas par exemple copier les gens.
– Oui.
– Tels qu’ils sont.
– Oui.
– Vous y arriverez très bien.

Qu’est-ce qu’un artiste? Alessandro Baricco nous invite à suivre le parcours de Mr Gwyn, entre badinage et aventures cocasses. Un roman intrigant et brillant.