lundi 17 mars 2014

Nuit d'encre - Le programme complet

Les nuits d'encre

Traverser la frontière 

avec Geneviève Damas 

et des auteurs d’ici et d’ailleurs






 


du 12/3 au 4/4/2014

Pour sa 21ème édition, le festival Les nuits d’encre invite à lire et à découvrir des auteurs d’ici et d’ailleurs, dans des lieux qui favorisent la rencontre, partout en Brabant wallon ! Coordonné dès cette année par le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB), le festival bénéficie dorénavant de l’enthousiasme qu’un invité d’honneur insuffle à de nombreux partenaires. Geneviève Damas a accepté notre invitation à composer avec nous une programmation autour d’une thématique, tout en soignant la forme des rencontres publiques. Auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, lauréate de nombreux prix, comédienne et metteur en scène de talent, Geneviève Damas organise aussi depuis 15 ans les soirées Portées-Portraits qui mettent à l’honneur les lettres belges dans une atmosphère musicale. L’inviter fut une évidence autant qu’un plaisir, que vous partagerez bientôt ! A chaque rencontre, la petite librairie du festival vous suggérera de poursuivre les découvertes chez vous…

Vincent Geens, animateur-directeur et
Marie Lequeux, bibliothécaire-animatrice



Toutes les activités Les nuits d'encre : cliquez iciPlus d'informations :

010 28 04 05 - 067 89 35 94  -  info@poleculturel.be



L’organisation du festival les nuits d’encre est un partenariatentre le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB).
Avec l’aide
 d’UCL Culture.
En collaboration avec le Centre culturel du Brabant wallon, la Maison du conte et de la littérature du Brabant wallon, Amnesty International Belgique, Coopération Education Culture, la Coopération Culturelle Régionale de Liège, les Jeunesses Musicales du Brabant wallon, le Plaisir du Texte, la Galerie Champaka, les Editions Pastel, les Editions Quadrature, la Ferme du Biéreau, l’Institut des Langues Vivantes, le Musée de Louvain-la-Neuve, le café citoyen Altérez-vous, les habitants du Petit Béguinage de Lauzelle, le Centre culturel de la Vallée de la Néthen, le Centre culturel de Rixensart, les librairies Graffiti (Waterloo) et Calligrammes (Wavre), le Centre d’accueil Fedasil, Coopération Education Culture, les Editions Phébus et le réseau des bibliothèques de Braine l’Alleud, Grez-Doiceau, Jodoigne, La Hulpe, Nivelles, Rebecq, Rixensart, Ottignies-Louvain-la-Neuve et Wavre.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région wallonne, le WBI, l’Organisation internationale de la Francophonie, la Province du Brabant wallon et la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.



Demandez-le programme 






Une multitude d'activités autour du livre et de l'écriture.  A découvrir dans la région d'Ottignies-LLN

mercredi 12 mars 2014

Un vent de cendres Sandrinne Collette 7.5/10


272 pages, 155 x 225 mm 
ISBN : 9782207117361 / Gencode : 9782207117361
Code distributeur : B26464
Catégorie > Sous-catégorie : Policiers > Romans noirs 
Collection Sueurs Froides
Parution : 13-02-2014
Un vent de cendres




Après avoir adoré "Des noeuds d'acier", j'étais pressée de lire ce deuxième roman de Sandrine Collette, je ne suis pas déçue.

L'AUTEUR


Nationalité : France
Né(e) : 1970 
Biographie :

Sandrine Collette est docteur en science politique.

Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Des nœuds d’acier (Denoël, 2013) est son premier roman. Il obtient le Grand Prix de littérature policière 2013.

En 2014 est sorti "Un vent de cendres". 

Mon avis

Un grand merci à mon partenaire Babelio  et aux Editions 
Denoël pour cette découverte, que j'attendais avec impatience.

Sandrine Collette, je l'avais découverte l'an dernier dans son premier livre noir "Des noeuds d'acier" qui a par ailleurs remporté le grand Prix de la littérature policière 2013.  Il était publié chez Denoël également dans cette même série "Sueurs froides", il vient de paraître en poche.  C'était un livre très fort, un huis clos psychologique avec comme second rôle la forêt.

Changement de décor ici, mais l'on reste attaché à la nature, nous sommes au milieu des vignes pour une semaine de vendanges.

L'histoire débute dix ans plus tôt.  Andreas, Octave et Laure sont en voiture, ils rentrent d'un mariage. Ils aperçoivent leurs amis devant eux sur la route;  Ils les rattrapent, Laure détache sa ceinture pour leur faire signe, Andreas roule vite, soudain un camion apparaît, et un terrible accident survient.  Attention cela secoue !  Sandrine Collette nous emmène une fois de plus dans une scène choc.  Laura meurt dans des conditions atroces.

Nous sommes dix ans plus tard dans le domaine viticole d'Andréas et Octave.  Andréas ne quitte pas sa maison, il est atteint psychiquement alors qu'Octave est marqué physiquement.
Arrivent les jeunes pour neuf jours de vendange, en ce compris Camille et son frère Malo.

Octave est immédiatement attiré par Camille qui ressemble terriblement à Laure. Il quitte de sa réserve, se montre un peu. Il boîte, il est défiguré, une énorme cicatrice lui barre le visage dont il reste si peu d'apparence humaine.  Un visage qui répulse mais aussi qui attire le regard.   Et c'est un peu le mythe de "La belle et la bête". Camille est attirée comme un aimant par Octave, mais Malo voit cela d'un mauvais oeil. Suite à une dispute à ce sujet, il disparaît.

Camille est persuadée qu'Andréas et Octave sont responsables de sa disparition de Malo, son entêtement lui fera prendre des risques.  Je ne peux en dire plus.

Avec beaucoup de justesse sont décrits : un climat lourd, une ambiance oppressante, une tension grandissante. La peur se développe peu à peu et monte crescendo.  Elle décrit à merveille la psychologie de l'être humain, sa complexité, comme si nous pouvions être à l'intérieur de la tête de chaque personnage. Une forme de claustration est également au centre de l'écriture.

Les premières pages se tournent très vite, l'écriture est efficace, il y a un bon rythme, puis cela s'essouffle un peu pour redevenir captivant; le final nous apporte son lot de surprises.

J'ai aimé ce roman noir captivant moins violent à la lecture que le précédent.


Ma note 7.5/10


Les jolies phrases

Impossible de s'en empêcher pourtant. Elle l'attire comme le chant d'une sirène, comme un tourbillon descendant tout au fond de l'eau, et qui ne rend jamais les corps.

Y a des jours où c'est long la vie.

Alors elle acquiesce, envoûtée par l'attraction qu'exercent les monstres et qui fait qu'on ne peut pas s'empêcher de les regarder, ni de croire qu'ils pourraient se transformer en princes et être sauvées.

Pourtant il ne faut pas, il ne faut pas et ça ne se fait pas.  Ce n'est pas tellement ce qui le gêne d'ailleurs, il s'en moque éperdument, des règles , des normes ; mais c'est que s'il commence, il ne s'arrêtera plus.  Comme les chiens qui tuent une fois prennent le goût du sang : une seule fois suffit.

L'abstinence forcée des hommes dont personne ne veut le rend fou.

Mais que faudrait-il pour que cette blessure se referme enfin, cette blessure qu'il entretient...

Rouvrir la blessure pour être certain de ne jamais l'oublier.

Octave l'imagine comme une vague immense, avalant tout sur son passage, et qui comme toutes les vagues ira échouer sans force et sans avenir, vomissant ses violences, sur une plage inerte.  Peut-être lui faut-il encore du temps pour apprendre la vie, ses compromis et ses demi-mesures. Il se trouvera bien un jour qui l'obligera à ça.  Un jour si proche.




vendredi 7 mars 2014

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes Khaled Hosseini 7/10


Khaled HOSSEINI
Traduit par Valérie BOURGEOIS
Novembre 2013
Littérature Etrangère - Littérature étrangère
22,50 € - 456 p.


RESUME


Après l'extraordinaire succès des Cerfs-volants de Kaboul et de Mille Soleils splendides, l'événement Khaled Hosseini. D'un village afghan des années 1950 à la Californie des années 2000, en passant par Kaboul sous les talibans, le Paris des seventies et une petite île perdue de l'archipel grec, une fresque familiale renversante d'émotion, d'une ampleur et d'une audace inouïes.
L'événement éditorial de l'année ! Après six ans d'attente, l'auteur-culte Khaled Hosseini nous revient avec une oeuvre passionnante, d'une ampleur et d'une intensité dramatique impressionnantes. Tour à tour déchirant, émouvant, provocant, un roman-fleuve sur l'amour, la mort, le sacrifice, le pardon, la rédemption, sur ces choix qui nous façonnent et dont l'écho continue de résonner dans nos vies.

Dans le village de Shadbagh, Abdullah, dix ans, veille sur sa petite soeur Pari, trois ans. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, un amour si fort qu'il leur permet de supporter la disparition de leur mère, les absences de leur père en quête désespérée d'un travail et ces jours où la faim les tenaille.
Mais un événement va venir distendre ce lien, un choix terrible qui modifiera à jamais le destin des deux jeunes vies, et de bien d'autres encore...

Des années cinquante à nos jours, d'une petite cahute dans la campagne afghane aux demeures cossues de Kaboul, en passant par le Paris bohème des seventies et le San Francisco clinquant des années quatre-vingt, Hosseini le conteur nous emmène dans un voyage bouleversant, une flamboyante épopée à travers les grands drames de l'Histoire.

PRESSE

À propos de Ainsi résonne l'écho infini des montagnes :
« Vous n'oublierez pas les histoires de Parwana, Roshi, Idris, Markos ou Adel. [...] Elles rappellent pourquoi on a tant besoin de la profondeur de la littérature pour déchiffrer notre monde. »
Jeanne de Ménibus, Elle
«Ainsi résonne l'écho infini des montagnes, le nouveau roman de Khaled Hosseini, est son oeuvre la plus maîtrisée et la plus bouleversante à ce jour, plus déliée et plus ambitieuse encore que Les Cerfs-volants de Kaboul, plus construite et plus aboutie queMille soleils splendides. »
Michiko Kakutani, The New York Times

« Comment rendre justice à une oeuvre si riche ? On pourrait écrire des paragraphes entiers sur Ainsi résonne l'écho infini des montagnes, sur l'équilibre des personnages, les histoires qui se répondent, les réflexions subtiles sur l'honnêteté, la solitude, la beauté, la pauvreté, sur cette révélation que les manifestations physiques ne sont que le reflet de nos émotions. On se contentera de dire : qu'Hosseini prenne la tête des listes au plus vite, il le mérite »
The Washington Post

« S'il est particulièrement doué pour les descriptions poétiques, presque lyriques, le plus grand talent de Khaled Hosseini réside dans sa simplicité, cette capacité qu'il a à nous décocher des flèches dans le coeur. Ainsi résonne l'écho infini des montagnes est un roman magnifique, une véritable ode à la vie. »
The Mail on Sunday

"La trajectoire de Pari et de son entourage vous boulversera. Mais vous n'oublierez pas les histoires de Parwana, Roshi, Idris, Markos ou Adel. [...] Elles rappellent pourquoi on a tant besoin de la profondeur de la littérature pour déchiffrer le monde."
Jeanne de Ménibus, ELLE 08/11/2013

"Khaled Hosseini est un conteur qui brasse les histoires qu'il écoute et les recompose en fresques romanesques."
Françoise Dargent, Le Figaro 13/11/2013

"Le formidable conteur continue sa route, en poussant ses lecteurs à ne pas détourner les yeux des réalités du monde."
Marie Chaudey, La vie 14/11/2013


"Merveilleux conteur, Khaled Hosseini [...] mêle les destins, les époques et les styles d'écriture. [...] Voilà un roman qui appartient à cette catégorie rare de best-sellers [...] dont le succès réjouira - et boulversera - même les plus cyniques. Le coeur serré, nous avons tenu jusqu'à la page 413, avant de rajouter notre larme à ce torrent émotionnel."
Thomas Mahler, Le Point 20/11/2013

"Le parcours d'une famille afghane qui malgré la séparation due à la guerre, tente de se construire un avenir, de Kaboul à Paris en passant par la Californie et la Grèce. Puisant dans sa propre histoire pour tracer le portrait de quelques héros de son livre, Khaled Hosseini signe un récit fort sur les souffrances de l'exil et sur l'indifférence au sort d'un pays meurtri."
Lise Degryse, Le Vif/ L'Express (presse de Belgique) 15/11/2013

"Un grand roman à lire tout affaire cessante."
Laurence Caracalla, Version Femina 25/11/2013

"Ce virtuose de l'émotion enchante avec une efficacité punchy."Cécile Lecouttre, 24 Heures (Suisse) 23/11/2013

"Le portrait d'une famille et de ses proches pris dans l'histoire. Une saga qui se dévore, où l'auteur des Cerfs-volants de Kaboul donne vie à des personnages d'une remarquable profondeur."GEO 01/01/2014

"Roman choral à la construction subtilement aléatoire, [...]Ainsi résonne l'écho infini des montagnes réunit la virtuosité du conteur qu'est Hosseini et sa capacité à engendrer des personnages à la puissante charge émotionnelle."Sylvie Lainé, L'Indépendant22/12/2013

"Des destins croisés qui résonnent, des préjugés qui vacillent, 500 pages qui font grandir."Anne Smith, Télé 7 jours 28/12/2013

"Le récit est porté par un souffle romanesque de grande ampleur [...] Un grand roman populaire au sens le plus noble qui soit."Hervé Bertho, Ouest-France 26/12/2013

"Une leçon d'humanisme émouvante et sincère."Frédérique Humblot, Les Echos26/12/2013

"Une oeuvre magistrale, qui résonne en nous longtemps."Muriel Fauriat, Le Pélerin09/01/2014

"Un petit bijou."Michel Primault, Femme Actuelle 13/01/2014


KHALED HOSSEINI, UN AUTEUR ENGAGÉ


© Elena Seibert

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en 1965. Cadet de cinq enfants, fils d’un diplomate et d’une professeur de farsi et d'Histoire, il a passé son enfance en Iran, puis à Paris, déménageant au gré des affectations de son père fixées par le ministère des Affaires étrangères. En 1980, alors que l’Afghanistan est occupé par l’armée soviétique, les Hosseini obtiennent le droit d’asile aux États-Unis et s’installent à San Jose, en Californie. Après une licence de biologie et des études de médecine, Khaled Hosseini devient interne au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles en 1996.

En 2001, parallèlement à la pratique de la médecine, il commence l’écriture de son premier roman. Le livre sort en 2003 aux États-Unis, sous le titre Les Cerfs-volants de Kaboul, et bénéficie alors d’un extraordinaire bouche à oreille. Traduit dans plus de 70 pays, vendu à plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde, acclamé par la critique et adapté au cinéma par Marc Forster, en 2007, ce roman ne tarde pas à devenir un véritable phénomène international. Un succès qui ne se dément pas en France : parus aux éditions Belfond, en 2005, Les Cerfs-volants de Kaboul ont été récompensés du prix RFI et du grand prix des Lectrices Elle en 2006.

Dès sa sortie en 2007, son deuxième roman, Mille soleils splendides, s’est classé dès sa sortie sur les listes des meilleures ventes aux États-Unis et en Europe.

En 2011, la sortie de l'adaptation graphique des célèbres Les Cerfs-volants de Kaboul offre la possibilité au public de découvrir, ou de redécouvrir, ce best-seller de la littérature contemporaine, illustré par Fabio Celoni et Mirka Andolfo.

Marié et père de deux enfants, Khaled Hosseini vit actuellement dans le nord de la Californie. En 2006 l'auteur a été nommé ambassadeur par l’UNHCR, l’agence internationale des Nations unies pour les réfugiés. Depuis, Khaled Hosseini s'est investi dans de nombreuses causes humanitaires. C'est d'ailleurs à l'occasion d'un voyage en Afghanistan, réalisé avec l'UNHCR, en 2007, que l'auteur a eu l'idée de créer « The Khaled Hosseini Foundation », une fondation destinée à venir en aide aux populations réfugiées afghanes. « En tant qu'originaire d'Afghanistan, pays où la population de réfugiés est l'une des plus importantes du monde, la question des réfugiés est une cause dont je me sens proche et qui est chère à mon cœur. Mon rôle est de parler au nom de cette cause et d'être l'avocat public des réfugiés du monde entier. »

Après une attente fébrile de six ans, la parution de son troisième roman, Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, a été saluée dans de nombreux pays comme un des plus grands événements éditoriaux récents.

MON AVIS

Tout commence par un conte afghan, celui-ci est prémonitoire et raconte ce qui est en train d'arriver. Nous sommes en 1952. Un père Saboor emmène avec lui sa petite fille Pari âgée de 3 ans. Il la tire sur un chariot rouge au départ de leur pauvre village de Shadbagh vers la ville de Kaboul.

Abdulah le grand frère agé de 10 ans les accompagne. La relation avec sa soeur est très forte car leur mère est morte à la naissance de Pari. Abdulah l'a élevée, rassurée, protégée, ces années durant, leur relation est assez fusionnelle.

Saboor faisant face à la pauvreté, au manque de travail est en train d'abandonner sa fille à Nila Wahdathi - la patronne de son beau-frère Nabi - qui est responsable de cela.  C'est se couper un doigt pour sauver la main. Saboor a le coeur brisé mais ne voit pas d'autre alternative.  Il est remarié à Parwana et ils ont un autre fils en commun;  Iqbal.

Le ton est donné avec de multiples aller-retour dans le temps, de Kaboul en passant par Paris, la Grèce, San Francisco.  Nous allons suivre le destin de différentes personnes.

Tout commençait par une écriture qui vous attire, qui vous entraîne vers un beau récit. J'espérais beaucoup sur la recherche désespérée d'un frère vers sa soeur, de trouver peut-être l'expression de ce lien fraternel très fort, de suivre de plus près le parcours d'Abdulah dans sa quête vers sa soeur; mais de nombreux personnages sont venus s'interposer et le livre a pris une autre direction.

Les confessions de Nabi, responsable par amour sans doute prennent une grande place dans ce récit.  Il nous livre sa vie.  Au départ, son arrivée chez Suleiman Wahdathi, son patron, homme solitaire qui l'engage en 1947 comme chauffeur et cuisinier.  Un lien les unira.

Nila sa future épouse arrivera en 1949, un mariage sans amour avec un manque criant, un enfant.  C'est pour cela que Nabi présentera par amour sa nièce Pari à Nila.  Mais l'amour n'était pas au rendez-vous entre eux, il était ailleurs...  Nila partira vers Paris 6 ans plus tard lors de l'attaque qui amoindrira son mari Suleiman.  Cet événement sera le déclencheur de la rupture entre les deux occupants de la maison.

Nous suivrons la vie de Nila et Pari en France.

Un autre personnage Markos jouera un rôle important dans ces destins croisés.  Je ne veux vous en dire plus afin que vous recomposiez vous-même ce grand puzzle de vies et de destins croisés.

Une écriture poétique, qui entraîne parfois l'imaginaire, qui prend forme de récit épistolaire par moment, d'extraits d'interviews, qui passe de la narration à la troisième personne, tantôt à la première, ceci de manière cohérente.

Un récit qui parle d'amour conjugal, fraternel, de regrets, de manques, de pardon, de courage, qui nous fait vivre la guerre en Afghanistan et son histoire, la pauvreté des paysans, l'exil des camps de réfugiés, le rôle des ONG, la reconstruction du pays.

Beaucoup de sujets intéressants sont portés par ce livre. Néanmoins il y a parfois des personnages qui arrivent pour donner à mon sens un côté mélo ou fleur bleue dont nous aurions pu nous passer.  Certains passages auraient pu être élagués, pour donner plus de clarté et de compréhension, enlever le côté tire-larmes de l'ouvrage.  Il est vrai que les différents personnages sont comme des éléments d'un puzzle à reconstituer mais certains avaient beaucoup moins d'intérêt et aurait pu ne pas exister.

Une première lecture de Khaled Hosseini qui au final m'a plu mais j'avais peut-être trop d'attentes sur cette lecture.  D'après plusieurs avis échangés, c'est visiblement le plus faible de ses trois romans.

Ma note 7/10


Cette lecture a été faite en commun avec deux copinautes voici leurs avis.

L'avis de Natacha Roque


Quel roman ! Beaucoup de choses à en dire … Il fait près de 500 pages donc difficile de résumer vu la richesse du contenu, de l’histoire , … Pari et Abdallah, frère et sœur afghans, des personnages tellement bien ficelés que j’ai vraiment eu l’impression que ces personnes avaient existé et je ne tenais à savoir ce qu’elles allaient devenir ! Dès l’enfance, ces deux afghans ont été séparés … l’avenir dira s’ils parviendront à se retrouver Ici, on découvre leur histoire via des tiers. On ne suit pas les personnages décrits au début du livre tout au long du roman, cela peut être assez perturbant. Enfin cela a été mon cas pendant un moment ... On voyage bien entendu en Aghanistan mais aussi en Grèce, en France, Aux Etats-Unis et ce, pendant une période d’un demi-siècle (de 1950 au début des années 2000). Beaucoup de thèmes sont présents : les relations fraternelles, paternelles, les mentalités aghanes, le manque, les regrets mais aussi celui du handicap (causé aussi bien par un accident que par la maladie) Rien à dire, Khaled Hosseini raconte merveilleusement bien les histoires ! Et il le fait ici de façon très variée : passages racontés à la 1èrepersonne, d’autres à la 3ème personne, des passages épistolaires… Bref, c’est très varié et on ne se lasse à aucun moment ... Même si, j'avoue, j'ai l'impression d'avoir préféré ses deux romans précédents ..

L'avis de Nathalie Vanhecke


"Quel beau livre porté par une écriture magnifique et des personnages aux destins entremêlés et bouleversants! Autant dire que je me suis laissée emporter – voire happer – par cette histoire, déposant avec peine mon livre. Ses détracteurs diront que les personnages sont (trop) nombreux, que le non-respect de la chronologie est déstabilisant. Personnellement, j’ai d’autres regrets: celui d’avoir parfois un laps de temps de 20 ans qui s’est écoulé entre le point terminant une phrase et la majuscule commençant la suivante ou encore, celui d’avoir vu disparaître certains personnages au fil de l’histoire. D’accord, le livre aurait comporté deux à trois fois plus de pages mais, ma foi, je les aurais lues tant il m’aurait plu de connaître chaque minute de la vie de ces personnages!"



Pas de jolies phrases cette fois, suite à une fausse manoeuvre j'ai tout perdu



lundi 3 mars 2014

Le bonheur conjugal Tahar Ben Jelloun 8.5/10



Couverture

Collection Blanche, Gallimard
Parution : 22-08-2012
368 pages, 140 x 205 mm
Achevé d'imprimer : 01-07-2012
Genre : Romans et récits
ISBN : 9782070138340

Résumé

Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée.
Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple. Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari.
Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances. C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire.


L'auteur



Nationalité : Maroc
Né(e) à : Fès , le 01/12/1944

Biographie :

Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est un écrivain et poète marocain de langue française.

Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il étudie au lycée français de Tanger jusqu'à l'âge de dix-huit ans, puis fait des études de philosophie à l'université Mohammed-V de Rabat, où il écrit ses premiers poèmes — recueillis dans Hommes sous linceul de silence (1971).

Il enseigne ensuite la philosophie au Maroc. Mais, en 1971, suite à l'arabisation de l'enseignement de la philosophie, il doit partir pour la France, n'étant pas formé pour la pédagogie en arabe.

À partir de 1972, il écrit de nombreux articles pour le quotidien Le Monde.

En 1975, il obtient un doctorat de psychiatrie sociale. Son écriture profitera d'ailleurs de son expérience de psychothérapeute (La Réclusion solitaire, 1976).

En 1985, il publie le roman L'Enfant de sable qui le rend célèbre. Il obtient le prix Goncourt en 1987 pour La Nuit sacrée, une suite à L'Enfant de sable.

Tahar Ben Jelloun vit actuellement à Paris avec sa femme et ses enfants (Merième, Ismane, Yanis et Amine), pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques (Le Racisme expliqué à ma fille, 1997). Il est aujourd'hui régulièrement sollicité pour des interventions dans des écoles et Universités marocaines, françaises et européennes.

Le 1er février 2008, il reçoit des mains du Président de la République française Nicolas Sarkozy la Croix de Grand Officier de la Légion d'honneur.
Il est élu membre de l'Académie Goncourt, en remplacement de François Nourissier démissionnaire.

Source: Babelio

Mon avis

"C'était l'histoire d'un homme qui avait cru que les êtres humains changeaient, soignaient leurs défauts, consolidaient leurs qualités, devenaient meilleurs en se remettant en question.  Il gardait enfoui en lui l'espoir de voir un jour sa femme non pas docile et soumise, pas du tout, mais au moins conciliante et aimante, calme et rationnelle, bref une épouse qui partage et qui construise avec lui une vie de famille. c'était un rêve. Il faisait fausse route et accablait sa femme, oubliant d'admettre se part de responsabilité dans cette faillite."

Voilà une introduction qui déjà en dit long.

Un peintre marocain célèbre, Imane, début des années 2000 se retrouve dans un fauteuil suite à un AVC.  Il était au sommet de sa gloire et du jour au lendemain, il se sent frustré, diminué.  Sa vie bascule. Il est muré dans sa maladie et dresse le bilan de son mariage.

Nous sommes au Maroc en 2003, le mariage est une véritable institution et comme le dira Amina, l'épouse, dans la seconde partie "Chez nous on ne divorce pas, c'est une tradition."  Vous l'aurez compris un des sujets est le divorce.

Avec beaucoup d'habilité l'auteur nous conduit au centre du débat, il nous prend à partie.  Nous allons comme des amis du couple passer du temps avec eux, les écouter et se faire une opinion.  Très subtil, très intelligent car au final qui a tort, qui a raison ?  Bref un livre qui ne laissera pas indifférent, qui amène un grand questionnement sur le mariage.

Est-ce qu'un mariage entre deux personnes de classe sociale différente, avec une éducation différente, une grande différence d'âge, était amené à fonctionner ou était-ce perdu d'avance ?   Nos protagonistes ne se sont-ils pas laissé aveugler par l'amour tout simplement ?

Le mariage est-il une dépendance morale ou physique ?  Est-ce une affaire de pouvoir ?

Oh là là ... pas simple.  Pour se faire une opinion reprenons par la construction à deux voix du roman.

Lui :

Imane, peintre cultivé au sommet de sa gloire, Don Juan, sensible, charmeur, délicat, macho, angoissé, stressé...   Il nous livre son journal intime et fait le point.

Elle :

Amina, sur seulement un tiers de l'ouvrage nous crie sa haine, sa détresse mais aussi le poids des traditions, elle l'appelle Foulane - ce qui veut dire homme quelconque .  Cela nous dépeint son désarroi, la femme humiliée, trahie, dure, jalouse, possessive, dévalorisée, haineuse qui veut simplement EXISTER.

Mais exister par l'autre ou en écrasant l'autre?  Un livre qui questionne donc mais dont le style de l'écriture m'a secouée, interpellée avec beaucoup de poésie, de créativité dans l'écriture.


Ma note 8.5/10



Cette lecture était commune avec Jostein et son blog "Sur la route de Jostein", son avis se trouve   ici


Les jolies phrases

Son accident était physique, pas psychique.  Il n'était pas le peintre stressé et contrarié, mais un acrobate qui s'était brisé le corps dix mètres au dessous du fil.

C'était l'histoire d'un homme qui avait cru que les êtres humains changeaient, soignaient leurs défauts, consolidaient leurs qualités, devenaient meilleurs en se remettant en question.  Il gardait enfoui en lui l'espoir de voir un jour sa femme non pas docile et soumise, pas du tout, mais au moins conciliante et aimante, calme et rationnelle, bref une épouse qui partage et qui construise avec lui une vie de famille. C'était un rêve. Il faisait fausse route et accablait sa femme, oubliant d'admettre sa part de responsabilité dans cette faillite.

Il avait appris de sa mère qu'il ne fallait jamais se plaindre, d'abord parce que cela ne servait à rien et ensuite parce que ça ennuyait les autres.  La souffrance, il fallait l'endurer.

Une vie entre les mains des autres, est-ce encore une vie ?

Lorsque par malheur la maladie ou un accident vous frappe, votre entourage change brusquement de visage.  Il y a ceux qui comme des rats quittent le navire, ceux qui attendent la suite des événements pour aviser, et puis ceux qui restent fidèles à leurs sentiments et à leur comportement. Ceux-là sont rares et précieux.

Dessiner lui permettait de s'échapper, vivre autrement sa relation au monde.

De toute façon, mon fils, le principal c'est de se souvenir de ceux qui ne sont plus de ce monde; tant que l'on se souvient d'un être, il n'est pas mort, il vit dans vos pensées, notre mémoire, alors que vous veniez sur sa tombe ou pas, peu importe, mais que vous m'oubliiez totalement, ça, ce serait grave.  En attendant, vie la vie.

Quand la violence s'installe dans un couple, lui avait dit son ami, la vie en commun n'est plus possible; tout le reste n'est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.

Elle n'était pas double, c'était la même personne qui réservait ce qu'elle avait de meilleur aux autres et ce qu'elle avait de pire à son mari.

La clandestinité donnait à leurs retrouvailles une joie particulière.  Ils disaient : "Nous sommes des voleurs ; notre bonheur est notre secret ; notre amour est notre survie; nous refusons être des naufragés; nous vivons cet amour et nous serons un jour des êtres inconsolables"

Je sais, se séparer est un déchirement. Il faut que toi même tu te persuades que c'est une bonne décision. Tes enfants te remercieront plus tard.  La mort aussi crée des déchirements, mais elle nous pousse à relativiser les choses.  La vie est un clin d'oeil, une étincelle, elle s'allume puis s'éteint.  Le temps est illusion.  On vit et on s'accommode de cette illusion. A un moment où on s'en va, tous les petits bobos ne sont rien.

L'amour n'est pas une décision ou une volonté. Il s'installe comme il nous quitte. Nous n'y pouvons rien.

samedi 1 mars 2014

Ils ont rejoint ma PAL ( et oui encore je sais...)

Elle était présente à la foire du livre de Bruxelles, c'est une de mes lacunes et comme j'aime découvrir des compatriotes.





Sorti en 2008, prix des étudiants de Bourgogne en 2009.  


Résumé

Ça se passe en Belgique. Deux ados, Ralph et Tony Boulon, décident de ne pas accompagner leurs parents en vacances. Comme chaque année, ceux-ci vont se reposer dans leur caravane avec la mémé ventriloque et faire le tour des baraques à frites des plages du Nord.
Après un mois de nouba dans le pavillon familial, les deux frères se réveillent complètement dans le cirage. Ils découvrent la maison sens dessus dessous : la baignoire est remplie de vaisselle, des capotes pendent au lustre et le canari est retrouvé calciné dans le four ! Seul Bubulle, le poisson rouge, est sauvé in extremis, surnageant dans des eaux douteuses. Gros problème : les parents rentrent le lendemain et les frangins ont une touffe de poils dans la main. L'aîné a soudain une idée géniale : kidnapper une nana du coin pour faire le ménage.
Mais les choses ne se passent pas exactement comme prévu, Ralph et Tony se retrouvant embarqués malgré eux dans une aventure rocambolesque. Humour noir et suspense sont au rendez-vous de ce roman jubilatoire dont on ressort essoufflé et réjoui.


L'auteur

Nadine Monfils a publié une vingtaine de polars à succès, dont Monsieur Émile et Une petite douceur meurtrière dans la collection « Série noire » de Gallimard, ou Rouge fou aux éditions Flammarion. Également cinéaste, elle a réaliséMadame Edouard, un film avec Michel Blanc et Dominique Lavanant, dans lequel elle met en scène le célèbre commissaire Léon, héros de sa série policière aujourd'hui étudiée dans les lycées.

Elle a reçu le Prix Polar 2007 au salon Polar & co de Cognac pour Babylone Dream.

Son actualité : 





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Dans un tout autre genre



09 Janvier 2014
ISBN 9782259221863
650 pages
23 €
Chez Plon


Résumé

Dix ans après le succès mondial du Petit copain, et vingt après celui du Maître des illusions, Donna Tartt fait son grand retour avec Le Chardonneret, une odyssée hantée dans l'Amérique d'aujourd'hui.

Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'ou vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt.


DONNA TARTT


Donna Tartt est l'auteur du Maître des illusions, roman culte et immense succès mondial, paru chez Feux croisés/Plon en 1993. Dix ans plus tard, elle réitère son exploit avec Le Petit Copain. En 2014, vingt ans après son entrée fracassante sur la scène littéraire internationale, Donna Tartt crée encore une fois l'événement avec Le Chardonneret, publié chez Feux croisés/Plon.


Je n'ai rien lu d'elle auparavant mais les avis sont tellement positifs que je n'ai pu résister.
Une belle brique que je me réserve pour les vacances de Pâques.