Trois bougies cela se fête
C'est le 21 septembre 2012 que Le Coin Lecture de Nath voyait le jour. Trois ans déjà (et quelques semaines j'ai pris un peu de retard). Vous êtes chaque jour de plus en plus nombreux à me suivre et cela fait chaud au coeur.
J'ai créé mon blog pour partager mes impressions de lecture, faire découvrir et donner un coup de pouce à des auteurs de chez nous, des coups de coeur. Je l'ai fait également pour garder une trace de mes lectures - la mémoire ne garde que l'exceptionnel , j'avoue que je ne retiens pas toujours les titres ou noms d'auteurs, ici je retrouve ce que je cherche de suite.
Les échanges sont de plus en plus nombreux via les réseaux sociaux, Babelio, Lecteurs.COM, On l'a lu, Livraddict .... mais le plus beau des cadeaux c'est que des rencontres réelles et des amitiés naissent grâce à ce blog. Alors on ne va pas s'arrêter là, j'ai envie de vous remercier de votre fidélité.
J'ai envie de remercier 3 lecteurs , un par bougie. Quel cadeau vous offrir ? Rien de tel que de choisir soi-même non ? Alors je vous suggère de me proposer un titre sorti uniquement dans une édition de poche - parce que c'est bibi qui offre et que j'ouvre le concours à La France, Belgique et Luxembourg .
Que faire ?
C'est simple, aimez la page FB du blog est un minimum, me suivre via blogger ou en souscrivant à la newsletter du blog est un plus ☺
Si vous partagez je double vos chances.
Vous m'envoyez votre titre en me disant pourquoi et vous n'oubliez pas de me communiquer vos nom, prénom, pays et mail via nathavh@voo.be ou via mon blog.
Bonne chance à tous.
Le concours est ouvert jusqu'au 07/11 minuit.
Voici les trois gagnants :
Voici le temps de récompenser les gagnants de mon concours troisième anniversaire. Le tirage au sort a eu lieu.
Bravo à Tiphanie Khali, Cécile de Ce que Marguerite lit et Amandine Boulant. Laissez moi un peu de temps pour combler vos désirs, je me procure vos livres et vous les envoie.
Merci aux nombreux participants.
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dimanche 25 octobre 2015
samedi 24 octobre 2015
A la rencontre de maisons d'éditions.
J'aime vous présenter des maisons d'éditions que j'apprécie beaucoup.
Je me suis dit que ce serait chouette de les retrouver facilement alors voici une nouvelle rubrique dans laquelle vous pourrez les retrouver plus facilement.
Il vous suffit de cliquer sur le nom de la maison d'éditions pour arriver dans l'article de présentation.
Belles découvertes à vous.
La rubrique se retrouve dans le menu. J'espère l'étoffer régulièrement.
Ker
Lilys
Quadrature
Rouergue
Rouge Sang
Luce Wilquin
Zellige
Une plateforme d'e-book : Librel

Je me suis dit que ce serait chouette de les retrouver facilement alors voici une nouvelle rubrique dans laquelle vous pourrez les retrouver plus facilement.
Il vous suffit de cliquer sur le nom de la maison d'éditions pour arriver dans l'article de présentation.
Belles découvertes à vous.
La rubrique se retrouve dans le menu. J'espère l'étoffer régulièrement.
Ker
Lilys
Quadrature
Rouergue
Rouge Sang
Luce Wilquin
Zellige
Une plateforme d'e-book : Librel

Ils ont rejoint ma gargantuesque PAL
Ma Pal vient encore de gonfler d'un gros coup grâce à mon partenaire Rouergue, mais aussi à quelques petits achats. Ben oui, difficile de ne pas succomber à la tentation lorsque l'on fait une rencontre avec les lecteurs belges compulsifs. Nous étions huit à Louvain-La-Neuve samedi 17 , une belle après-midi à parler bouquins.
Résultat des dernières semaines + 9
J'ai craqué pour un Ovni littéraire dont on dit beaucoup de bien, roman fiction, enquête et chansons au rendez-vous.
Les gens dans l'enveloppe
Isabelle Monnin et Alex Beaupain

Jc Lattès
EAN : 9782709649834
Parution : 02/09/2015
370 pages
22.00 €
Roman et enquête écrits par Isabelle Monnin
Chansons d’Alex Beaupain
Ker Editions
232 pages
2015
ISBN 978-2-87586-094-1
21x14 cm
Vicky a été diagnostiquée Alzheimer en 2012. À force d’exercices, de sorties et d’activités, elle vit sa maladie sereinement. Son espoir : une stabilisation définitive.
Dans ce livre, elle raconte ses réflexions quotidiennes, la manière dont elle vit son Alzheimer. Parfois, un flash, qu’elle saisit au vol et consigne soigneusement. Elle nous emmène alors sur ses pas, au Zaïre, avec son mari, ou pendant sa jeunesse, comme infirmière chez les prématurés ou encore adolescente, dans le cinéma de ses parents.
Mémoire, ma petite mémoire est un témoignage d’espoir. Parce qu’il y a autant de maladies d’Alzheimer que de patients et que les routines quotidiennes, les exercices, la gentillesse de l’entourage peuvent aider à vivre longtemps dans les meilleures conditions.
Ma petite mémoire, toi et moi, nous sommes un binôme. À la vie, à la mort. Même si nous pleurons, quelquefois, nous nous soutenons l’une l’autre. Tu m’aides à écrire ces pages, tu m’envoies encore quelques flashs, de temps en temps.
Parfois, je me dis que je vais arrêter un peu d’écrire. Puis, comme ça me démange, je reprends mon crayon. Petite mémoire, il faut oublier ce grand vide qui nous attend peut-être. Nous ne pouvons pas nous décevoir l’une l’autre. Il n’y a plus qu’une chose à faire, poursuivre l’écriture de ce livre…
Dupuis
Genre : Historique Autre regard
Age du lectorat : Ado-adulte - à partir de 12 ans
Etat de la série : En cours
Album cartonné - 80 pages en couleurs
ISBN/Code-barre: 9782800163598
Belgique: 09/10/2015 - 16.50 EUR
Avis de l'éditeur
À la pointe Saint-Mathieu, dans le Finistère, un crime odieux a été commis. Dominique, un jeune vagabond qui rôdait dans le coin cette nuit-là, rejoint un groupe de marcheurs à leur point de départ des chemins de Compostelle bretons. L'Ankou, personnage légendaire de la mort, les regarde partir.
Au même moment, Blanche, dans les Ardennes, passe par la ligne Maginot.
Le personnage de la mort hante les lieux...
Le mystérieux Dominique disparaît ensuite du groupe de marcheurs. À l'occasion d'un fest-noz, grand bal breton, son chemin croise alors celui de Céline, partie seule du Mont-Saint-Michel. Ensemble, ils quitteront le chemin traditionnel vers Compostelle pour se rendre dans la forêt de Brocéliande, toute proche, lieu magique et légendaire, mais pas sans danger...
Avec la même ambition graphique et descriptive que dans le précédent tome, Jean-Claude Servais s'attache à décrire avec précision l'atmosphère, l'histoire et le mystère des lieux traversés par ses personnages et fait ainsi voyager ses lecteurs.
336 pages, sous couverture illustrée, 108 x 178 mm
Achevé d'imprimer : 26-05-2004
ISBN : 9782070425716
[Big Mouth and Ugly Girl]
Trad. de l'anglais (États-Unis) par Claude Seban
Collection Folio (n° 4059), Gallimard
Parution : 17-06-2004
Elle, c'est Ursula.
Parce qu'elle est grande, très grande, mal dans sa peau, Ursula se surnomme elle-même la Nulle. C'est pourtant, à seize ans, une belle fille, intelligente et d'une volonté peu commune. Solitaire, indépendante, elle ne ressemble pas aux autres.
Lui, c'est Matt.
Doué, drôle, c'est un garçon brillant, apprécié de tous. Il aime faire rire, il parle haut et fort. Trop parfois. Le jour où il a menacé de poser une bombe au lycée, Matt plaisantait. Mais les événements s'enchaînent, prenant une tournure de plus en plus dramatique : soupçonné, accusé, isolé, il voit sa vie devenir peu à peu un enfer. Seule Ursula ne cède pas à la rumeur...
Joyce Carol Oates dépeint avec sensibilité et force - non sans humour - une société en butte au conformisme et à l'hypocrisie.
POCKET
Quand ils volent au caïd local un sac rempli d'argent, Fred et Karl peuvent enfin dire adieu à Calais et aux combines minables. Ils font cap vers le sud pour retrouver Carole, leur amour de toujours, en rêvant à la suite.
Tout serait si simple s'il suffisait d'imaginer le reste pour qu'il arrive. Mais, invariablement le destin vous détrompe.
Ce sac en cuir brun qu'ils trimbalent à présent, ils ne sont ni les premiers ni les derniers à lui avoir couru après, tous pour des raisons différentes : la gloire, le bonheur, un passé qu'on voudrait voir renaître... ou simplement une place, une place dans le puzzle de la vie...
« Un thriller orchestré comme une symphonie, ou se joue la partition de la galère, de la faim, de l'amitié et de la vie. »Madame Figaro
Ce livre a reçu le prix Plume de Cristal 2015
Parution : 20 Août 2015
Format : 135 x 215 mm
Nombre de pages : 126
Prix : 14,00 €
ISBN : 2-221-13490-7
Traduit par
Anna GIBSON

« C'est un livre court, mais aussi dense qu'un diamant. »
Irish Times

Ils sont deux à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s'est entouré d'une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d'entre eux, érigent autour de lui la fable d'un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l'eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d'imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s'opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n'a pas assisté à son supplice, ne l'a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n'a souscrit à cette vérité qui n'en est pas une.
Pages : 1 168
Prix : 29,90 €
ISBN : 978-2-8126-0971-8
Avec Margaret Campbell, médecin légiste aux États-Unis, et Li Yan, commissaire à Pékin, Peter May nous emporte au cœur d’une Chine riche de ses traditions et avide de modernité. Dans ce premier tome de l'édition intégrale sont réunis Meurtres à Pékin, Le Quatrième Sacrifice et Les Disparues de Shanghaï.
Rouergue Noir
14 x 20,5
octobre 2015
496 pages
23,00 €
ISBN
978-2-8126-0945-9
Clifton Vakansie court dans les rues de Saint-Laurent, sa ville natale, sur les rives du Maroni, en Guyane. Il court dans un paysage de tôles et de parpaings, en direction de Cayenne et de son aéroport, dont le séparent des fleuves qu’il faudra franchir à la nage, des barrages de gendarmerie, des pistes tracées à travers la forêt. Il court pour l’avenir de sa petite Djayzie, sa fille qui vient de naître, lui qui est à peine un homme. Il court à travers sa peur et des jeunes de son âge tombent autour de lui. Mais plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent, c’est ce qu’on dit. Et Clifton a beau être sous la protection de l’obia, rendu invincible par la magie des Noirs-Marrons, à sa poursuite il y a le major Marcy, un Créole, un originaire comme on dit, colosse né ici qui sait tout des trafics et des hors-la-loi, homme emporté qui n’a pas volé sa réputation de tête brûlée. Et il y a aussi le capitaine Anato, un Ndjuka comme Clifton, un type étrange, aux yeux jaunes, dont personne pas même lui ne sait d’où il vient vraiment. Clifton l’ignore encore, mais dans sa fuite vers l’est il ne va pas tarder à croiser des fantômes. Ceux de la guerre du Suriname. Des fantômes qui tuent encore. Qui ne cessent pas de tuer.En ranimant les souvenirs de la guerre civile qui provoqua à la fin des années 1980 le passage de milliers de réfugiés sur les rives françaises du Maroni, Colin Niel nous plonge dans une Guyane qui voudrait tout oublier des spectres de cet oppressant passé. Alors qu’au Suriname les gros bonnets de la drogue ont remplacé les Jungle Commando, le destin de trois jeunes hommes va se trouver pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d’une guérilla perdue.
Un été d'herbes sèches

Rouergue
15 x 24
octobre 2015
240 pages
18,50 €ISBN
978-2-8126-0978-7
Présentation de l'auteur
Durant l’été 70, un adolescent passe ses vacances dans la ferme d’un oncle, perdue dans une vallée de l’Aveyron. On y travaille encore à l’ancienne, les journées sont laborieuses, le mode de vie archaïque et les mœurs rudes, mais le garçon s’attache à ce monde à l’agonie, dont l’oncle est l’un des derniers survivants…
Dans ce très beau roman aux tonalités autobiographiques, Daniel Crozes fait revivre les campagnes d’autrefois et nous fait partager l’émotion d’un monde disparu.
Résultat des dernières semaines + 9
J'ai craqué pour un Ovni littéraire dont on dit beaucoup de bien, roman fiction, enquête et chansons au rendez-vous.
Les gens dans l'enveloppe
Isabelle Monnin et Alex Beaupain
Jc Lattès
EAN : 9782709649834
Parution : 02/09/2015
370 pages
22.00 €
Chansons d’Alex Beaupain
Quatrième de couverture
En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.
Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.
Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.
En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.
Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.
Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.
Au salon des écrivains de Gembloux, je me suis laissée tenter par un livre qui m'attirait depuis longtemps, chez Ker Editions.
Mémoire, ma petite mémoire
Vicky Dubois
232 pages
2015
ISBN 978-2-87586-094-1
21x14 cm
Prix: 18.00€
Avis de l'éditeur
Vicky a été diagnostiquée Alzheimer en 2012. À force d’exercices, de sorties et d’activités, elle vit sa maladie sereinement. Son espoir : une stabilisation définitive.
Dans ce livre, elle raconte ses réflexions quotidiennes, la manière dont elle vit son Alzheimer. Parfois, un flash, qu’elle saisit au vol et consigne soigneusement. Elle nous emmène alors sur ses pas, au Zaïre, avec son mari, ou pendant sa jeunesse, comme infirmière chez les prématurés ou encore adolescente, dans le cinéma de ses parents.
Mémoire, ma petite mémoire est un témoignage d’espoir. Parce qu’il y a autant de maladies d’Alzheimer que de patients et que les routines quotidiennes, les exercices, la gentillesse de l’entourage peuvent aider à vivre longtemps dans les meilleures conditions.
Ma petite mémoire, toi et moi, nous sommes un binôme. À la vie, à la mort. Même si nous pleurons, quelquefois, nous nous soutenons l’une l’autre. Tu m’aides à écrire ces pages, tu m’envoies encore quelques flashs, de temps en temps.
Parfois, je me dis que je vais arrêter un peu d’écrire. Puis, comme ça me démange, je reprends mon crayon. Petite mémoire, il faut oublier ce grand vide qui nous attend peut-être. Nous ne pouvons pas nous décevoir l’une l’autre. Il n’y a plus qu’une chose à faire, poursuivre l’écriture de ce livre…
Aimant le graphisme de Servais et ayant apprécié le premier tome, je vais poursuivre les chemins de Compostelle
Les chemins de Compostelle 2
L'ankou, le diable et la novice
Dupuis
Genre : Historique Autre regard
Age du lectorat : Ado-adulte - à partir de 12 ans
Etat de la série : En cours
Album cartonné - 80 pages en couleurs
ISBN/Code-barre: 9782800163598
Belgique: 09/10/2015 - 16.50 EUR
Avis de l'éditeur
À la pointe Saint-Mathieu, dans le Finistère, un crime odieux a été commis. Dominique, un jeune vagabond qui rôdait dans le coin cette nuit-là, rejoint un groupe de marcheurs à leur point de départ des chemins de Compostelle bretons. L'Ankou, personnage légendaire de la mort, les regarde partir.
Au même moment, Blanche, dans les Ardennes, passe par la ligne Maginot.
Le personnage de la mort hante les lieux...
Le mystérieux Dominique disparaît ensuite du groupe de marcheurs. À l'occasion d'un fest-noz, grand bal breton, son chemin croise alors celui de Céline, partie seule du Mont-Saint-Michel. Ensemble, ils quitteront le chemin traditionnel vers Compostelle pour se rendre dans la forêt de Brocéliande, toute proche, lieu magique et légendaire, mais pas sans danger...
Avec la même ambition graphique et descriptive que dans le précédent tome, Jean-Claude Servais s'attache à décrire avec précision l'atmosphère, l'histoire et le mystère des lieux traversés par ses personnages et fait ainsi voyager ses lecteurs.
Deux poches pour suivre,deux découvertes d'auteur pour moi : Joyce Carol Oates et Hervé Commère
Achevé d'imprimer : 26-05-2004
ISBN : 9782070425716
[Big Mouth and Ugly Girl]
Trad. de l'anglais (États-Unis) par Claude Seban
Collection Folio (n° 4059), Gallimard
Parution : 17-06-2004
Prix : 8 euros
Quatrième de couverture
Elle, c'est Ursula.
Parce qu'elle est grande, très grande, mal dans sa peau, Ursula se surnomme elle-même la Nulle. C'est pourtant, à seize ans, une belle fille, intelligente et d'une volonté peu commune. Solitaire, indépendante, elle ne ressemble pas aux autres.
Lui, c'est Matt.
Doué, drôle, c'est un garçon brillant, apprécié de tous. Il aime faire rire, il parle haut et fort. Trop parfois. Le jour où il a menacé de poser une bombe au lycée, Matt plaisantait. Mais les événements s'enchaînent, prenant une tournure de plus en plus dramatique : soupçonné, accusé, isolé, il voit sa vie devenir peu à peu un enfer. Seule Ursula ne cède pas à la rumeur...
Joyce Carol Oates dépeint avec sensibilité et force - non sans humour - une société en butte au conformisme et à l'hypocrisie.
Imagine le reste
Hervé Commère
Parution10 Septembre 2015
Collection(s)Thriller
Nombre de pages : 448
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm
EAN9782266257312
Prix 7.70
Quatrième de couverture
EAN9782266257312
Prix 7.70
Quatrième de couverture
Quand ils volent au caïd local un sac rempli d'argent, Fred et Karl peuvent enfin dire adieu à Calais et aux combines minables. Ils font cap vers le sud pour retrouver Carole, leur amour de toujours, en rêvant à la suite.
Tout serait si simple s'il suffisait d'imaginer le reste pour qu'il arrive. Mais, invariablement le destin vous détrompe.
Ce sac en cuir brun qu'ils trimbalent à présent, ils ne sont ni les premiers ni les derniers à lui avoir couru après, tous pour des raisons différentes : la gloire, le bonheur, un passé qu'on voudrait voir renaître... ou simplement une place, une place dans le puzzle de la vie...
« Un thriller orchestré comme une symphonie, ou se joue la partition de la galère, de la faim, de l'amitié et de la vie. »Madame Figaro
Ce livre a reçu le prix Plume de Cristal 2015
Je me suis fait gâter par mes partenaires. Depuis la rentrée j'ai un nouveau partenaire virtuel NET GALLEY, j'ai déjà eu la chance de découvrir Eva, Profession du père, La nuit du Raïs, L'autre Simenon, Argali m'a donnée envie de découvrir "Le testament de Marie"
Le testament de Marie
Colm TOIBIN
Format : 135 x 215 mm
Nombre de pages : 126
Prix : 14,00 €
ISBN : 2-221-13490-7
Traduit par
Anna GIBSON
Avis de l'éditeur
« C'est un livre court, mais aussi dense qu'un diamant. »
Irish Times
Ils sont deux à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s'est entouré d'une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d'entre eux, érigent autour de lui la fable d'un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l'eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d'imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s'opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n'a pas assisté à son supplice, ne l'a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n'a souscrit à cette vérité qui n'en est pas une.
Et le meilleur pour terminer j'ai reçu un très gros colis de Rouergue Editions, deux nouveautés et vous n'ignorez pas que j'apprécie Peter May, le premier tome de La série chinoise. Merci encore à Brigitte pour ce bel envoi.
La série chinoise Tome 1
Peter May
Rouergue Noir
Parution : 7 octobre 2015
Traducteur : Ariane BataillePages : 1 168
Prix : 29,90 €
ISBN : 978-2-8126-0971-8
Présentation de l'éditeur
Avec Margaret Campbell, médecin légiste aux États-Unis, et Li Yan, commissaire à Pékin, Peter May nous emporte au cœur d’une Chine riche de ses traditions et avide de modernité. Dans ce premier tome de l'édition intégrale sont réunis Meurtres à Pékin, Le Quatrième Sacrifice et Les Disparues de Shanghaï.
Voilà de quoi occuper les longues soirées d'hiver.
Un nouveau thriller.
OBIA
Colin Niel
14 x 20,5
octobre 2015
496 pages
23,00 €
ISBN
978-2-8126-0945-9
Présentation de l'éditeur
Clifton Vakansie court dans les rues de Saint-Laurent, sa ville natale, sur les rives du Maroni, en Guyane. Il court dans un paysage de tôles et de parpaings, en direction de Cayenne et de son aéroport, dont le séparent des fleuves qu’il faudra franchir à la nage, des barrages de gendarmerie, des pistes tracées à travers la forêt. Il court pour l’avenir de sa petite Djayzie, sa fille qui vient de naître, lui qui est à peine un homme. Il court à travers sa peur et des jeunes de son âge tombent autour de lui. Mais plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent, c’est ce qu’on dit. Et Clifton a beau être sous la protection de l’obia, rendu invincible par la magie des Noirs-Marrons, à sa poursuite il y a le major Marcy, un Créole, un originaire comme on dit, colosse né ici qui sait tout des trafics et des hors-la-loi, homme emporté qui n’a pas volé sa réputation de tête brûlée. Et il y a aussi le capitaine Anato, un Ndjuka comme Clifton, un type étrange, aux yeux jaunes, dont personne pas même lui ne sait d’où il vient vraiment. Clifton l’ignore encore, mais dans sa fuite vers l’est il ne va pas tarder à croiser des fantômes. Ceux de la guerre du Suriname. Des fantômes qui tuent encore. Qui ne cessent pas de tuer.En ranimant les souvenirs de la guerre civile qui provoqua à la fin des années 1980 le passage de milliers de réfugiés sur les rives françaises du Maroni, Colin Niel nous plonge dans une Guyane qui voudrait tout oublier des spectres de cet oppressant passé. Alors qu’au Suriname les gros bonnets de la drogue ont remplacé les Jungle Commando, le destin de trois jeunes hommes va se trouver pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d’une guérilla perdue.
Un été d'herbes sèches
Daniel Crozes
15 x 24
octobre 2015
240 pages
18,50 €ISBN
978-2-8126-0978-7
Durant l’été 70, un adolescent passe ses vacances dans la ferme d’un oncle, perdue dans une vallée de l’Aveyron. On y travaille encore à l’ancienne, les journées sont laborieuses, le mode de vie archaïque et les mœurs rudes, mais le garçon s’attache à ce monde à l’agonie, dont l’oncle est l’un des derniers survivants…
Dans ce très beau roman aux tonalités autobiographiques, Daniel Crozes fait revivre les campagnes d’autrefois et nous fait partager l’émotion d’un monde disparu.
mercredi 21 octobre 2015
Le renversement des pôles Nathalie Côte
Le renversement des pôles
Flammarion
Présentation de l'éditeur
Deux couples d'une quarantaine d'années ont loué des appartements voisins sur la Côte d'Azur. Ils veulent en profiter pour s'occuper de leurs enfants, se reposer et faire de nouveaux projets. Mais les vacances font surgir les problèmes, les rancoeurs et les non-dits.
Biographie de l'auteur
Nathalie Côte est née à Rouen en 1971. Elle est compositeur de musiques d'illustration et d'oeuvres électroacoustiques et vit aujourd'hui en Savoie. Le Renversement des pôles est son premier roman.
Elle nous parle de son premier roman
Mon avis
D'un côté, les Laforet : Arnaud et Claire - quatorze années de mariage - un fils Erwan. Arnaud , le mari idéal, serviable, attentif, étouffe sans s'en rendre compte Claire qui ne l'aime plus. Elle rêve de changer de vie, de vivre sa passion, de vivre autre chose. Elle rencontrera Simon.
De l'autre, les Bourdon : Vincent et Virginie et leurs deux filles. Vincent travaille beaucoup pour satisfaire aux besoins de son épouse qui complexée par son poids compense ses frustrations en biens de consommation. Pour changer de vie au niveau financier, Vincent - accro de porn.hub - va faire du trading en ligne. C'est sûr il va gagner beaucoup d'argent ...
Ces deux couples que tout sépare à priori se retrouvent dans un village de vacances non loin de Monaco, ils sont voisins et témoins indirects de ce qui leur arrive.
Le titre "Le renversement des pôles" évoque le changement de vie à atteindre et je m'attendais à plus de remous, plus de chocs, à un cataclysme que je n'ai malheureusement pas vu arriver. En réalité j'ai assisté à deux récits de vies banales à souhait.
Par contre c'est avec beaucoup d'humour que Nathalie Côte nous dépeint la société dans laquelle nous évoluons. Elle dissèque un peu les habitudes de la classe moyenne. A la recherche du rêve, de passion pour échapper au quotidien. Elle nous parle de la déshumanisation de notre société et son consumérisme grandissant. A la recherche de plus d'argent, de plus de matérialisme , une manière d'échapper à nos frustrations. Elle dresse de manière précise des comportements et attitudes ; le wifi-gratuit, les loisirs conditionnés, les buffets.
L'écriture est légère, fluide et agréable. La lecture est plaisante, c'est un premier roman, plus une lecture de vacances à mon sens. Rapidement lu mais ne laissera pas de traces indélébiles dans ma mémoire.
Merci à Flammarion et Babelio pour cette découverte.
Ma note : 5.5/10
Les jolies phrases
Pour Simon, le golf est une école de vie, un parcours semé d'embûches où il faut savoir sacrifier quelques balles.
Le déni c'est son seule arme et il l'utilisera jusqu'à la dernière cartouche.
Ne pas contrôler son poids la rend folle, c'est comme si elle ne contrôlait pas sa vie.
En franchissant la porte, il se sent un autre homme, il est protégé. Au Moyen-Âge, la légende voulait que les diamants éloignent la peste. Aujourd'hui, il prie pour qu'ils repoussent les divorces.
Le match, c'est le seul moment où il peut extérioriser ses émotions sans passer pour un faible.
Arnaud dit que les riches ont l'air de s'ennuyer mais il se trompe, ils font croire qu'ils s'ennuient pour avoir la paix, parce qu'ils savent que le vent révolutionnaire peut se lever à tout moment et les emporter de l'autre côté de la Manche sans billet de retour.
Revenir à l'essentiel. Ça ne veut pas dire aller vivre dans les bois, non, simplement trouver des satisfactions en soi. Tous les gens ont des dons, des talents, quand ils les exploitent, ils sont en phase avec eux-mêmes, ils n'ont plus besoin d'acheter toute cette camelote pour démontrer leur valeur.
Nathalie Côte
Flammarion
Parution : 19 août 2015
189 pages
Format 21 x 14 cm
EAN13 : 9782081370548
Prix conseillé : 16 euros
Présentation de l'éditeur
Deux couples d'une quarantaine d'années ont loué des appartements voisins sur la Côte d'Azur. Ils veulent en profiter pour s'occuper de leurs enfants, se reposer et faire de nouveaux projets. Mais les vacances font surgir les problèmes, les rancoeurs et les non-dits.
Biographie de l'auteur
Nathalie Côte est née à Rouen en 1971. Elle est compositeur de musiques d'illustration et d'oeuvres électroacoustiques et vit aujourd'hui en Savoie. Le Renversement des pôles est son premier roman.
Elle nous parle de son premier roman
Mon avis
D'un côté, les Laforet : Arnaud et Claire - quatorze années de mariage - un fils Erwan. Arnaud , le mari idéal, serviable, attentif, étouffe sans s'en rendre compte Claire qui ne l'aime plus. Elle rêve de changer de vie, de vivre sa passion, de vivre autre chose. Elle rencontrera Simon.
De l'autre, les Bourdon : Vincent et Virginie et leurs deux filles. Vincent travaille beaucoup pour satisfaire aux besoins de son épouse qui complexée par son poids compense ses frustrations en biens de consommation. Pour changer de vie au niveau financier, Vincent - accro de porn.hub - va faire du trading en ligne. C'est sûr il va gagner beaucoup d'argent ...
Ces deux couples que tout sépare à priori se retrouvent dans un village de vacances non loin de Monaco, ils sont voisins et témoins indirects de ce qui leur arrive.
Le titre "Le renversement des pôles" évoque le changement de vie à atteindre et je m'attendais à plus de remous, plus de chocs, à un cataclysme que je n'ai malheureusement pas vu arriver. En réalité j'ai assisté à deux récits de vies banales à souhait.
Par contre c'est avec beaucoup d'humour que Nathalie Côte nous dépeint la société dans laquelle nous évoluons. Elle dissèque un peu les habitudes de la classe moyenne. A la recherche du rêve, de passion pour échapper au quotidien. Elle nous parle de la déshumanisation de notre société et son consumérisme grandissant. A la recherche de plus d'argent, de plus de matérialisme , une manière d'échapper à nos frustrations. Elle dresse de manière précise des comportements et attitudes ; le wifi-gratuit, les loisirs conditionnés, les buffets.
L'écriture est légère, fluide et agréable. La lecture est plaisante, c'est un premier roman, plus une lecture de vacances à mon sens. Rapidement lu mais ne laissera pas de traces indélébiles dans ma mémoire.
Merci à Flammarion et Babelio pour cette découverte.
Ma note : 5.5/10
Les jolies phrases
Pour Simon, le golf est une école de vie, un parcours semé d'embûches où il faut savoir sacrifier quelques balles.
Le déni c'est son seule arme et il l'utilisera jusqu'à la dernière cartouche.
Ne pas contrôler son poids la rend folle, c'est comme si elle ne contrôlait pas sa vie.
En franchissant la porte, il se sent un autre homme, il est protégé. Au Moyen-Âge, la légende voulait que les diamants éloignent la peste. Aujourd'hui, il prie pour qu'ils repoussent les divorces.
Le match, c'est le seul moment où il peut extérioriser ses émotions sans passer pour un faible.
Arnaud dit que les riches ont l'air de s'ennuyer mais il se trompe, ils font croire qu'ils s'ennuient pour avoir la paix, parce qu'ils savent que le vent révolutionnaire peut se lever à tout moment et les emporter de l'autre côté de la Manche sans billet de retour.
Revenir à l'essentiel. Ça ne veut pas dire aller vivre dans les bois, non, simplement trouver des satisfactions en soi. Tous les gens ont des dons, des talents, quand ils les exploitent, ils sont en phase avec eux-mêmes, ils n'ont plus besoin d'acheter toute cette camelote pour démontrer leur valeur.
dimanche 18 octobre 2015
Quand les ânes de la colline sont devenus barbus John Henry ♥♥♥♥♥
Quand les ânes de la colline sont devenus barbus
John Henry

Editions Diagonale
Isbn 9782960132120
Mars 2015
16.50 euros
version numérique via librel
Quatrième de couverture
"J’avais glissé une photo de Jackie Kennedy dans la poche de mon pantalon et le soir je la posais sous mon oreiller et je dansais, dansais jusqu’à en devenir ivre. Mes sœurs disaient : on est si fières de toi, Jack, tu deviendras le plus fortuné et le plus beau de la colline. (…) Le sol tournait et mes sœurs riaient fiévreusement et soudain il n’y avait plus de problèmes, il n’y avait jamais eu aucun problème et il n’y aurait jamais plus d’obstacle dans nos vies, je voulais que ce moment demeure éternel, dans la jouissance naïve de l’instant, que demain mes sœurs et moi nous sortions acheter de beaux vêtements et que nous vendions ensemble des œufs en étoile, aux carrefours de la ville. (…)
-Un jour vous marcherez dans la rue avec moi, le visage découvert et nous danserons jusqu’à devenir fous.
-Tu sais que ce n’est pas possible…
-Il nous faudrait quitter l’Afghanistan.
John Henry, Quand les ânes de la colline sont devenus barbus, éditions diagonale, mars 2015
Dans une langue tendre et poétique, l’auteur nous livre une aventure hors du commun, inspirée de faits réels, et signe un premier roman vibrant, percutant.
A cause de la folie des hommes, Jack de Kaboul épouse une vie paradoxale, tissée sur le fil. Résister jusqu’à embrasser une double vie, forcer le destin et s’enfuir, tel est le prix de la liberté pour certains enfants d’Afghanistan."
Présentation par l'auteur

Voilà. Je ne parle pas (encore) de moi à la troisième personne et je ne parle pas (encore) de mon écriture en des termes si élogieux. Tu l'as compris cher mon lecteur, ceci est le texte de l'éditeur. Je n'ai rien eu à dire. En même temps, je n'ai pas grand chose à dire : il est bien emballé ce texte de présentation et plutôt flatteur. C'est toujours délicat un quatrième de couverture, on aimerait que ça soit fidèle au texte, ce qui est le cas ici, mais on aimerait surtout que ça te donne envie d'aller plus loin et de lire. Si je dois te donner envie, je dirais que j'ai écrit ce manuscrit à Rome, en résidence d'auteur, en écoutant CocoRosie, en mangeant des cacio e peppe et en pensant à l'histoire de Jack, un enfant de Kaboul, un personnage qui existe. Qui est fait de chair et d'os. Qui est réel. Jack de Kaboul existe. Au début d'un film on écrirait : inspiré de faits réels.
Si je devais te présenter mon résumé minimaliste, je te dirais quelque chose comme : "Dans ce roman, il est question d'Afghanistan, de Bruxelles, d'une colline sous l'antenne de télévision, d'identité, de sacrifices et d'ânes. Avec de la barbe. Et d'oeufs aussi. Des oeufs en étoile. C'est bon, parait-il." Et si on parle du quatrième de couverture, est-ce qu'on parle aussi de la couverture ? Tu devrais le sentir ce papier qui a des allures de matelas. C'est d'ailleurs sa principale qualité, cette douceur matelassée, parce que pour ne pas te mentir je l'aurais préférée colorée notre couverture. Mais l'important c'est : est-ce que toi tu l'aimes ?
source : blog de l'auteur
Mon avis
Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par John Henry. Il me proposait gentiment de lire son premier roman en échange d'une critique. Un premier roman dans une nouvelle maison d'éditions namuroise dont je vous parle sous peu.
J'ai parcouru la quatrième de couverture, le livre m'a intriguée, le sujet m'intéressant, j'ai accepté et je ne le regrette pas car ce premier roman est un petit diamant brut dont la plume poétique nous emmène vers un voyage hors du commun.
Comment vous faire partager mon enthousiasme sans trop déflorer le sujet afin ne ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte ?
Nous sommes à Kaboul. Au sommet de la colline vit Jack et sa famille. Il rêve comme ses soeurs d'aller à l'école, de s'instruire pour mériter une autre vie. Cependant, la réalité économique est tout autre. Jack devra faire vivre sa famille, reprendre le commerce de son père. Il décide qu'il deviendra riche et vend des oeufs en étoile au carrefour près de l'école. Les affaires marchent bien, il s'impose tout en rêvant le soir devant les photos de Jackie Kennedy. Elle symbolise la réussite et la liberté.
Tout semble bien parti pour Jack mais la veille de ses vingt ans, des barbus le recherchent et viennent menacer , violenter sa famille. Sa vie est menacée, celle de sa famille surtout. Alors il prend la fuite vers l'Occident, vers Bruxelles.
Jack est un bacha-posh. Je ne veux vous en expliquer plus pour ne pas vous enlever la découverte à la lecture car moins vous en savez, meilleure sera la découverte.
Ce récit m'a fait voyager dans tous les sens du terme. Il m'a emmenée à chaque fois ailleurs, là où je n'imaginais pas me rendre. J'ai été surprise à chaque fois par ce parcours d'un enfant de Kaboul groupie de Jackie Kennedy.
Une écriture poétique, forte en émotions. J'ai fait corps avec le personnage de Jack, le "je" créant multitudes d'émotions, l'alternance de la troisième personne amenant une autre dimension au récit.
Quelques thématiques : la condition de la femme en Afghanistan, la notion de liberté, de guerre, la condition des sans papiers (grève de la faim, leur vie chez nous), l'islamisme, l'intégrisme... dans ce voyage entre deux continents.
Surprises, émotions fortes, rebondissements , culture et informations sont au rendez-vous.
Un premier roman qui vient de recevoir le Prix de la Roquette à Arles, il est en lice pour le Prix du Premier Roman de Chambery
Merci John Henry d'avoir mis votre roman sur ma route, je lui souhaite longue vie et succès. Je suis conquise.
Comme ce livre véhicule une valeur fondamentale à savoir la recherche de la liberté, il se doit de le transmettre. Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis en toute liberté sur votre blog, Babelio, les réseaux sociaux, faites-moi signe car ce livre va voyager. Il a déjà pris la route de Bruxelles chez deux lectrices. Chez qui ensuite ??
Encore un coup de ♥
Les jolies phrases
Les mots ne sont pas seulement des alignements de lettres qui disparaissent avec le vent. Les mots transforment la réalité.
Cette nuit-là j'ai su que les choses étaient en train de changer. Pourtant seuls les mots avaient été prononcés, lentement encore. La vie est parfois si étrange.
Il y avait cette colère blanche au fond de moi, ces colères que rien ne peut apaiser sinon la haine, une haine qui se colle au fond du crâne et empoisonne toutes les pensées. Je devais oublier. Oublier.
L'Afghanistan était ma terre et personne ne peut abandonner sa terre, je ne désertais pas, les fous n'auraient pas raison de moi, les fous ne devraient avoir raison de personne, leur folie brûle et consume les cerveaux, broie les êtres et terrorise, leur folie a le goût de l'opium qu'ils cultivent et vendent et c'est toujours plus de folie qui s'empare des âmes peureuses. Le venin ne pénétrerait jamais en moi. Je résisterais. Jusqu'au bout. Il n'y aurait pas de renoncement. Les hommes vaillants résistent , Fakir était entré en résistance, je suivrais la légende de notre âne, Fakir le valeureux. Même si à cet instant j'avais peur. Terriblement peur.
On m'avait dit de fuir. Pour vivre ma vie. Et protéger ma famille. Il fallait que je protège ma famille, je leur devais au moins ça. Les sacrifices ne valent rien s'ils ne servent à personne.
Mais est-ce qu'il n'est pas bon d'être bouleversé de temps à autre ? De vivre autre chose.
On peut voyager des années, des siècles même, mais on appartient qu'à un seul endroit.
Rien ne s'efface jamais. Nous passons et le temps n'oublie pas.
On essaie de choisir sa vie, Bahar. Mais bien souvent c'est la vie qui choisit.
L'Afghanistan n'est pas un pays qui te pardonne. Si tu veux survivre il faut t'adapter, tu sais ? Peu importe la morale. Peu importe. Il faut s'adapter. Il faut survivre. Survivre, n'est-ce pas le plus important ?
les pages 183 et 184
John Henry
Editions Diagonale
Isbn 9782960132120
Mars 2015
16.50 euros
version numérique via librel
Quatrième de couverture
"J’avais glissé une photo de Jackie Kennedy dans la poche de mon pantalon et le soir je la posais sous mon oreiller et je dansais, dansais jusqu’à en devenir ivre. Mes sœurs disaient : on est si fières de toi, Jack, tu deviendras le plus fortuné et le plus beau de la colline. (…) Le sol tournait et mes sœurs riaient fiévreusement et soudain il n’y avait plus de problèmes, il n’y avait jamais eu aucun problème et il n’y aurait jamais plus d’obstacle dans nos vies, je voulais que ce moment demeure éternel, dans la jouissance naïve de l’instant, que demain mes sœurs et moi nous sortions acheter de beaux vêtements et que nous vendions ensemble des œufs en étoile, aux carrefours de la ville. (…)
-Un jour vous marcherez dans la rue avec moi, le visage découvert et nous danserons jusqu’à devenir fous.
-Tu sais que ce n’est pas possible…
-Il nous faudrait quitter l’Afghanistan.
John Henry, Quand les ânes de la colline sont devenus barbus, éditions diagonale, mars 2015
Dans une langue tendre et poétique, l’auteur nous livre une aventure hors du commun, inspirée de faits réels, et signe un premier roman vibrant, percutant.
A cause de la folie des hommes, Jack de Kaboul épouse une vie paradoxale, tissée sur le fil. Résister jusqu’à embrasser une double vie, forcer le destin et s’enfuir, tel est le prix de la liberté pour certains enfants d’Afghanistan."
Présentation par l'auteur

Voilà. Je ne parle pas (encore) de moi à la troisième personne et je ne parle pas (encore) de mon écriture en des termes si élogieux. Tu l'as compris cher mon lecteur, ceci est le texte de l'éditeur. Je n'ai rien eu à dire. En même temps, je n'ai pas grand chose à dire : il est bien emballé ce texte de présentation et plutôt flatteur. C'est toujours délicat un quatrième de couverture, on aimerait que ça soit fidèle au texte, ce qui est le cas ici, mais on aimerait surtout que ça te donne envie d'aller plus loin et de lire. Si je dois te donner envie, je dirais que j'ai écrit ce manuscrit à Rome, en résidence d'auteur, en écoutant CocoRosie, en mangeant des cacio e peppe et en pensant à l'histoire de Jack, un enfant de Kaboul, un personnage qui existe. Qui est fait de chair et d'os. Qui est réel. Jack de Kaboul existe. Au début d'un film on écrirait : inspiré de faits réels.
Si je devais te présenter mon résumé minimaliste, je te dirais quelque chose comme : "Dans ce roman, il est question d'Afghanistan, de Bruxelles, d'une colline sous l'antenne de télévision, d'identité, de sacrifices et d'ânes. Avec de la barbe. Et d'oeufs aussi. Des oeufs en étoile. C'est bon, parait-il." Et si on parle du quatrième de couverture, est-ce qu'on parle aussi de la couverture ? Tu devrais le sentir ce papier qui a des allures de matelas. C'est d'ailleurs sa principale qualité, cette douceur matelassée, parce que pour ne pas te mentir je l'aurais préférée colorée notre couverture. Mais l'important c'est : est-ce que toi tu l'aimes ?
source : blog de l'auteur
Mon avis
Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par John Henry. Il me proposait gentiment de lire son premier roman en échange d'une critique. Un premier roman dans une nouvelle maison d'éditions namuroise dont je vous parle sous peu.
J'ai parcouru la quatrième de couverture, le livre m'a intriguée, le sujet m'intéressant, j'ai accepté et je ne le regrette pas car ce premier roman est un petit diamant brut dont la plume poétique nous emmène vers un voyage hors du commun.
Comment vous faire partager mon enthousiasme sans trop déflorer le sujet afin ne ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte ?
Nous sommes à Kaboul. Au sommet de la colline vit Jack et sa famille. Il rêve comme ses soeurs d'aller à l'école, de s'instruire pour mériter une autre vie. Cependant, la réalité économique est tout autre. Jack devra faire vivre sa famille, reprendre le commerce de son père. Il décide qu'il deviendra riche et vend des oeufs en étoile au carrefour près de l'école. Les affaires marchent bien, il s'impose tout en rêvant le soir devant les photos de Jackie Kennedy. Elle symbolise la réussite et la liberté.
Tout semble bien parti pour Jack mais la veille de ses vingt ans, des barbus le recherchent et viennent menacer , violenter sa famille. Sa vie est menacée, celle de sa famille surtout. Alors il prend la fuite vers l'Occident, vers Bruxelles.
Jack est un bacha-posh. Je ne veux vous en expliquer plus pour ne pas vous enlever la découverte à la lecture car moins vous en savez, meilleure sera la découverte.
Ce récit m'a fait voyager dans tous les sens du terme. Il m'a emmenée à chaque fois ailleurs, là où je n'imaginais pas me rendre. J'ai été surprise à chaque fois par ce parcours d'un enfant de Kaboul groupie de Jackie Kennedy.
Une écriture poétique, forte en émotions. J'ai fait corps avec le personnage de Jack, le "je" créant multitudes d'émotions, l'alternance de la troisième personne amenant une autre dimension au récit.
Quelques thématiques : la condition de la femme en Afghanistan, la notion de liberté, de guerre, la condition des sans papiers (grève de la faim, leur vie chez nous), l'islamisme, l'intégrisme... dans ce voyage entre deux continents.
Surprises, émotions fortes, rebondissements , culture et informations sont au rendez-vous.
Un premier roman qui vient de recevoir le Prix de la Roquette à Arles, il est en lice pour le Prix du Premier Roman de Chambery
Merci John Henry d'avoir mis votre roman sur ma route, je lui souhaite longue vie et succès. Je suis conquise.
Comme ce livre véhicule une valeur fondamentale à savoir la recherche de la liberté, il se doit de le transmettre. Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis en toute liberté sur votre blog, Babelio, les réseaux sociaux, faites-moi signe car ce livre va voyager. Il a déjà pris la route de Bruxelles chez deux lectrices. Chez qui ensuite ??
Encore un coup de ♥
Les jolies phrases
Les mots ne sont pas seulement des alignements de lettres qui disparaissent avec le vent. Les mots transforment la réalité.
Cette nuit-là j'ai su que les choses étaient en train de changer. Pourtant seuls les mots avaient été prononcés, lentement encore. La vie est parfois si étrange.
Il y avait cette colère blanche au fond de moi, ces colères que rien ne peut apaiser sinon la haine, une haine qui se colle au fond du crâne et empoisonne toutes les pensées. Je devais oublier. Oublier.
L'Afghanistan était ma terre et personne ne peut abandonner sa terre, je ne désertais pas, les fous n'auraient pas raison de moi, les fous ne devraient avoir raison de personne, leur folie brûle et consume les cerveaux, broie les êtres et terrorise, leur folie a le goût de l'opium qu'ils cultivent et vendent et c'est toujours plus de folie qui s'empare des âmes peureuses. Le venin ne pénétrerait jamais en moi. Je résisterais. Jusqu'au bout. Il n'y aurait pas de renoncement. Les hommes vaillants résistent , Fakir était entré en résistance, je suivrais la légende de notre âne, Fakir le valeureux. Même si à cet instant j'avais peur. Terriblement peur.
On m'avait dit de fuir. Pour vivre ma vie. Et protéger ma famille. Il fallait que je protège ma famille, je leur devais au moins ça. Les sacrifices ne valent rien s'ils ne servent à personne.
Mais est-ce qu'il n'est pas bon d'être bouleversé de temps à autre ? De vivre autre chose.
On peut voyager des années, des siècles même, mais on appartient qu'à un seul endroit.
Rien ne s'efface jamais. Nous passons et le temps n'oublie pas.
On essaie de choisir sa vie, Bahar. Mais bien souvent c'est la vie qui choisit.
L'Afghanistan n'est pas un pays qui te pardonne. Si tu veux survivre il faut t'adapter, tu sais ? Peu importe la morale. Peu importe. Il faut s'adapter. Il faut survivre. Survivre, n'est-ce pas le plus important ?
les pages 183 et 184
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