samedi 20 septembre 2014

Ils ont rejoint ma PAL cette semaine

Un tout grand merci à Julie car ce sera ma prochaine lecture, elle faisait partie de ma wisch-list


Les mots qu'on ne me dit pas            Véronique Poulain

Les mots qu'on ne me dit pas

Stock La Bleue
Parution : 20/08/2014
144 pages
Format :135 x 215 mm
EAN : 9782234078000
Prix 16.50 euros

Quatrième de couverture

« “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »



Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.
D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.
D’une famille différente, un livre pas comme les autres.


                                                                             ♣♣♣♣♣♣

Une petite brocante et un Sorj CHALANDON, j'avais adoré "Le quatrième mur"


Une Promesse      Sorj Chalandon

Une promesse


224 pages
Date de parution: 03/01/2008
Editeur d'origine: Grasset
Langue: Français
EAN / ISBN: 9782253121145
Prix 6.10 euros


RÉSUMÉ



Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité.


                                                                            ♣♣♣♣♣♣

Et enfin  un premier roman proposé par son auteur

SOLUBLE    Brigitte Guilhot


Editions L'ours Blanc
Roman
111 pages
juillet 2014
ISBN 978-2-914362-53.5
9 euros




jeudi 18 septembre 2014

L'île du serment Peter May ♥♥♥♥♥

challenge rl jeunesse

L'île du serment           Peter May



Rouergue Noir
03 Septembre 2014
Policier / Thriller Grand Format
Traduit par Dastugue, Jean-rene de Anglais
432 pages
20.5 X 14 cm
isbn 9782812606854
23 euros

L'auteur
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Peter May est né à Glasgow en décembre 1951. Il s’est fait un nom à la télévision britannique en créant et transcrivant les scénarios de séries télévisées, très prisées outre-Manche.

Nommé, à 21 ans, "jeune journaliste de l’année", il abandonne le journalisme lors de la publication de son premier roman, à l’âge de 26 ans.

Passionné par la Chine, il a pu accéder aux coulisses des enquêteurs chinois en criminologie pour effectuer les recherches nécessaires à ses romans. En reconnaissance de son travail, il a été nommé membre honoraire de l’association des écrivains de romans policiers chinois à la section de Pékin.

"Meurtres à Pékin" est le premier roman de sa série chinoise publié en France, une série dans laquelle deux mentalités s’affrontent, celle du commissaire Li Yan et celle d’une Américaine médecin légiste.

Il habite dans le Sud de la France (le Lot).

L'avis de l'éditeur

De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a eu lieu sur Entry Island, une île de l'archipel de la Madeleine, à l'est du Canada. Jusqu'à cette nuit où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant. Une équipe d'enquêteurs est envoyée sur l'île. Parmi eux, Sime Mackenzie, choisi parce qu'il est anglophone et que sur Entry Island les insulaires s'expriment en anglais, seuls parmi les habitants francophones des îles de la Madeleine. Isolé dans son équipe où oeuvre comme spécialiste des scènes de crime Marie-Ange, sa femme dont il vient de se séparer, brisé par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime éprouve un étrange sentiment de familiarité lorsqu'il rencontre Kirsty Cowell. Comme lui, elle est d'origine écossaise. Comme lui, elle est malheureuse en amour. Comme lui, elle paraît privée d'avenir. Dans des rêves mêlés d'hallucinations, Sime voit surgir sous ses traits l'amour perdu de son aïeul émigré de l'île de Lewis dans les années 1850. Avec la certitude folle que son destin comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit et tragique qui n'a cessé de brûler ni de hanter.


 Mon avis

Encore une très belle découverte de la rentrée littéraire grâce aux Editions Rouergue Noir.  Peter May que je n’avais jamais lu auparavant, connu pour entre autres la trilogie écossaise qui rejoindra certainement mes prochaines lectures.

Un meurtre est commis sur l’île d’Entrée dans l’archipel des îles Madeleine au Canada.

Sime McKenzie inspecteur insomniaque aux origines lointaines écossaises est mandaté pour enquêter vu sa connaissance de la langue anglaise.  Il faut savoir que les habitants de l’île d’Entrée ne parlent pas le français. Ils sont descendants d’émigrants du dix-neuvième siècle originaire des îles Hébrides.

En arrivant, Sime a l’impression étrange de connaître Kirsty Cowel, la veuve, principale suspect du crime.  Il est troublé, il ne l’a pourtant jamais rencontrée au préalable.  Autre fait troublant, elle remarque la bague de Sime et sa gravure, elle prétend avoir le même bijou sous forme de pendentif.  Cependant celui-ci a disparu. … Etrange.

Sime a des flashs et repense à l’histoire et au journal de ses ancêtres. On plonge avec lui dans les Hébrides au dix-neuvième siècle.  Nous visiterons avec lui une partie de l’histoire de l’Ecosse, la bataille de Culloden, la grande famine de la pomme de terre, l’immigration forcée vers le Canada.

Passé et histoire feront face tour à tour durant le récit.  Ils s’entremêleront.

Cette double histoire est narrée d’une façon magistrale.  L’écriture de Peter May m’a conquise dès la troisième page, emportée par cette plume magnifique.  Les paysages des îles sont somptueusement décrits, on sentirait la tempête se déchaîner et arriver jusqu’à vous.

Une intrigue policière actuelle bien menée, j’ai vraiment adoré.  Coup de cœur  ♥♥♥♥♥


Les jolies phrases

Comment était-il possible que sa relation avec Marie-Ange soit née avec tant de facilité et que tant de douleur ait accompagné sa disparition ?  L'affection transformée en inimité : La plénitude qu'il avait ressenti pendant ces premiers jours enivrants avait été chassé par un vide cruel.

C'est incroyable ce que peut faire un esprit simple avec pas grand chose.

Et ceux qui éprouvent de la culpabilité se sentent toujours mis en accusation, même pour les plus innocentes questions.

Mais les mensonges peuvent être contagieux.  Comme les germes.  Une fois qu'ils sont lâchés,  les gens sont infectés.

Norman, un garçon solitaire, prisonnier dans le corps d'un adulte, n'avait trouvé comme compagnie que celle du monde qu'il avait créé de toutes pièces sur son plafond.

Sime ferma les yeux.  La vie des autres, pensa-t-il, en éprouvant la douleur de l'amour perdu, des moments partagés, enfuis à jamais.  Bien que le mariage soit mort et au-delà de tout espoir de résurrection, il regrettait la chaleur et le réconfort de la proximité avec un autre être humain.

Les gens tombent amoureux, c'est ainsi.  Pour des tas de raisons.  L'amour les choisit.  Pas l'inverse.  Il finit par comprendre que c'étaient leurs mensonges qui lui avaient inspiré un tel sentiment de trahison, une colère si inconsolable.

C'est notre héritage, notre culture.  Et quand on est minoritaire, on a tendance à protéger ces choses-là, à les entretenir, à les défendre.  Comme la minorité française au Canada.


Merci à mon partenaire

Éditions du Rouergue

mardi 16 septembre 2014

Harpicide Michel Vigneron 7/10



Préface de Franck THILLIEZ
novembre 2012
N° ISBN 979-10-92100-00-6
Prix : 9,45 euros
Commande c'est ici


Collection L’Embaumeur

Luc Mandoline est thanatopracteur. Embaumeur, si vous préférez.
Son job consiste à préparer les défunts.

Longtemps, il a voulu être médecin légiste. Durant sa scolarité, il dévore les manuels, romans et biographies sur le sujet, mais son caractère bien trempé et son refus viscéral de l’autorité lui valent l’exclusion de plusieurs établissements scolaires. Il s’engage alors dans la Légion étrangère pendant huit années.

Huit années aussi sans voir Élisa, sa confidente, son amour platonique, huit années sans se voir mais pas une semaine sans s’écrire, tout comme avec il n’a jamais rompu le contact avec Alexandre et Max, ses potes de toujours.

C’est en se liant d’amitié avec un autre camarade légionnaire, Sullivan, qu’il découvre la thanatopraxie. Sullivan a prévu de se reconvertir dans le milieu du funéraire à sa sortie de la légion. Luc s’engage dans la même voie que son ami.

S’il est une chose qu’il a retenue, c’est que ses collègues ont beaucoup de mal à prendre des vacances, car trouver un remplaçant n’est pas chose aisée. Or lui est totalement polyvalent dans le funéraire, il a tout fait, même conducteur de four… Il décide donc de remplacer les copains.

Il bosse quand il veut, et comme dans le bon vieux temps, il voit du pays.

Les aventures d’un héros pas comme les autres. Luc Mandoline n’est pas flic, journaliste, docteur, pompier, ou bien même détective, non. Mandoline est thanatopracteur, il s’occupe de la dépouille mortelle de ses contemporains. Leur ultime toilette, c’est lui.

Seulement, quand la mort lui paraît trop suspecte, la famille trop bizarre, c’est plus fort que lui, il faut qu’il fouine, qu’il enquête à sa façon. Au risque de faire remonter la vérité la plus sordide.

Chaque opus est écrit par un auteur différent qui va s’approprier pendant deux cent cinquante pages l’univers de Luc Mandoline. Le mélange des auteurs permettra les styles les plus variés, du polar classique au roman noir, en passant par la S-F, la fantasy, l’humour décalé… Il y en aura pour tous les goûts.

Collection crée et dirigée par Sébastien MOUSSE que je remercie pour cette découverte.


Premier épisode des aventures de Luc Mandoline. 

HARPICIDE

Un polar « aventurier » dont l’action se déroule en Guyane.

Un légionnaire s’est fait tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème REI fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Nous voici plongés dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.

Michel Vigneron a mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »


Mon avis


Je vous ai déjà parlé de cette série des Ateliers MOSESU et de son concept. Un personnage central : Luc Mandoline, thanatopracteur itinérant de son état et une plume différente à chaque aventure.
Revenons ici au tout premier écrit sous la plume de Michel Vigneron, dirigeant une équipe de 80 policiers en Guyane.  Cela sent le vécu, on voit qu’il sait de quoi il parle, son sujet est maîtrisé à la perfection.

Notre ami Luc Mandoline et son inséparable Sullivan Mermet  sont appelés en Guyane à la demande de leur ancien colonel.  Mandoline et Sullivan  sont deux anciens légionnaires.  C’est pour connaître la vérité sur la mort de l’un de leur frère d’arme, Oscar Leblond, qu’ils se rendent sur place.

Elisa est l’âme sœur de Mandoline, sa meilleure amie depuis toujours.  Elle est journaliste. Cela ne va pas fort pour l’instant; elle s’est faite tabasser par son mari et sur un coup de tête décide de les accompagner.  Mal lui en a pris car elle va vivre l’inimaginable .

Nous voici donc dans la moiteur de l' étouffante Guyane.  De la ville au plus profond de la jungle, nous allons partir en mission en plein centre d’un Curotel, un village construit pour l’orpaillage. 
En route pour une mission Harpie, en route pour faire la connaissance des garimpeiros, ces pauvres brésiliens qui quittent tout pour devenir esclaves d’organisation clandestine d’orpaillage, le trafic de l’or, la drogue, l’alcool et le sexe au rendez-vous.

Mais que s'est-il passé lors de cette mission ?  Torture, déchéances humaines, je vous emmène dans un monde très cru, très noir, mais à mon sens très réaliste où l’homme n’est plus que l’ombre de lui-même, où la déchéance, l’or, le désordre règnent en maître.  Mais à qui profite le crime ?

Rendez-vous pour cette aventure hors du commun où l’inimaginable prend toute la place.

Écriture crue, très sombre, violente, brute de décoffrage…   Une aventure qui vous tiendra hors d’haleine jusqu’au bout.  Il faut s’accrocher, vous voici prévenus.

Ce n’est pas mon préféré, beaucoup trop de violence gratuite à mon goût mais j’ai passé un bon moment, j’ai hâte de poursuivre les aventures de notre thanatopracteur.

Ma note : 7/10

Les jolies phrases

La veuve était une femme de 40 ans d'une rare splendeur qui n'avait cessé d'embellir avec les années. Elle ne faisait pas partie de ces vieilles folles ridicules qui voulaient à tout prix ressembler aux adolescentes sur lesquelles bavaient les quadragénaires pervers à la sortie des lycées, et encore moins de ces femmes à la lubricité tardive, maquillées au compresseur, enfermées dans des gaines couleur chair pour cacher le boudin de pâte à modeler qui faisait le tour de leur taille et qui draguaient maladroitement les piliers de comptoir, dans l'espoir de prendre un dernier coup de rein.

Il s'appelle Adamczewki Elek.  Je sais, c'est une honte de porter un nom qui ressemble à un tirage de lettres au Scrabble, mais il faut faire avec.

L'arrivée de l'orpaillage illégal de masse avait très rapidement eu de graves incidences sur ces enfants de la nature que la déforestation, la pollution des eaux par le mercure et les sévices imposés par les garimpeiros avaient bouleversés.

La Guyane, c'était le top pour les aventuriers, pour ceux qui voulaient disparaître de la terre, ou pour ceux qui voulaient fuir des familles trop envahissantes qui n'oseraient jamais se taper neuf heures d'avion pour atterrir là-dedans !

Elle qui n'avait jamais connu de lui que la force rassurante et apaisante de l'ami de toujours, la voilà qui se trouvait confrontée à une redoutable machine de guerre, un instrument de mort sans pitié qui exécutait froidement ceux qui osaient se mettre en travers de sa route, ceux qui mettaient sa tribu en danger.

samedi 13 septembre 2014

Pétronille Amélie Nothomb ***** 9/10

challenge rl jeunesse

Pétronille   Amélie NOTHOMB

    
Août 2014
Format : 200 mm x 130 mm
180 pages
EAN13 : 9782226258311
Prix : 16.50 €
Albin Michel

Quatrième de couverture

« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »



Presse

« Un récit au rythme haletant. Un roman fascinant sur l'amitié entre deux femmes. » Lire


« Avec cette diable de Pétronille, Amélie Nothomb offre à ses lecteurs un personnage fascinant. Une cuvée des plus pétillantes, légère en bouche mais piquante à souhait, de celles qu'on aime à savourer à grandes lampées. Jusqu'à l'ivresse ? » Lire


« Une histoire d'amitié où le réel et l'imaginaire se mêlent avec élégance, un sens aigu de l'auto  dérision. On rit beaucoup tout au long de ce trépidant roman. » L'Express

Mon avis


Un grand cru que la publication 2014 d'Amélie Nothomb.
Pétillant comme le champagne qu'elle aime tant et dont elle fait l'éloge.  Ce n'est pas la première fois, dans "Le fait du prince" il prenait déjà une place primordiale.

Amélie nous fait ici l'éloge de l'ivresse "L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part".  
Elle aimerait trouver une compagne de beuverie, une convigne. Elle la rencontrera à Paris lors d'une séance de dédicaces en librairie.

Nous sommes en 1997 à la sortie d' "Hygiène de l'assassin", elle rencontrera Pétronille Fanto, un petit bout de femme de 22 ans à l'allure d'un garçon manqué de 15 ans.  Elles fêteront leur rencontre au Roederer.

Avec cet écrivain en devenir exigeant, en marge, spécialiste de la littérature élisabéthaine naîtra  une belle histoire d'amitié qui nous emmènera de Paris à un palace Londonien, en passant par un pavillon de banlieue à Bobigny et une station de ski à "Acariaz".

Un passage absolument époustouflant, à ne manquer sous aucun prétexte la rencontre interview menée par Amélie de Vivienne Westwood.

Un livre drôle, avec beaucoup d'auto dérision.  Une plume fluide et agréable comme seule Amélie en a le secret qui vous emmène dans son monde surréaliste.  Un vocabulaire et de multiples références littéraires apportent comme toujours un niveau d'écriture intéressant.

Un roman qui nous parle de l'ivresse, de champagne, rien que de grands crus... Il nous parle aussi d'amitié, de deux univers opposés qui se rencontrent. Un livre qui rend hommage aux libraires, aux lecteurs mais aussi au monde de l'édition et de la galère pour un auteur pour se faire remarquer et publier.

Un bon millésime.


Ma note  : 9/10


Les jolies phrases

Boire en voulant éviter l'ivresse est aussi déshonorant que d'écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.

Pétronille avait cet air de garçon des rues qui devait être aussi l'aspect de ces auteurs immenses, tous morts avant trente ans dans des rixes idiotes de sortie de taverne.

En mondanités, le champagne est presque meilleur.  Plus le contexte est hostile, plus il fait figure d'oasis c'est le résultat qu'on ne peut obtenir en buvant chez soi.

Si les vins rehaussent la nourriture, l'inverse n'est jamais vrai.

Il me semblait avoir touché le fond.  Même si le penser porte malheur.  Le réel s'empresse toujours de vous montrer à quel point vous manquez d'imagination.

Me farcir l'assyriologie entière me resterait sur l'estomac, quand picorer quelques caractères cunéiformes en guise d'apéritif, de runes en entrée, la pierre de Rosette en plat de résistance et des mains négatives préhistoriques en dessert exalte mes papilles.

Ce qui n'a jamais été fait n'est ni légal, ni illégal, tranchai-je d'un air définitif.

Que mon nom accélère les démarches, c'est dans l'ordre des choses.  Que tous les éditeurs refusent un texte aussi beau et périlleux, c'est une honte.

Ne vous donnez pas tant de mal pour cette Fanto.  Vous savez bien que dans le monde des lettres, les prolétaires n'ont aucune chance.

C'est le plus beau métier du monde.  On ne peut pas espérer qu'il soit facile.
Il a l'air facile quand on te regarde.  J'ai toujours rêvé d'être écrivain, mais c'est de t'avoir vue qui m'a persuadée d'essayer pour de vrai.

jeudi 11 septembre 2014

Ils ont rejoint ma gargantuesque pile à lire (rentrée littéraire 2)

Je me suis fait plaisir vous allez le voir, et pas un peu....

Tout d'abord une découverte ebook, un premier roman D'Olympe Vainsaï , c'est avec plaisir que je partagerai avec vous cette découverte

  Les caractères mobiles   Olympe Vainsaï



7,99 €
Disponible sur iPhone, iPad, iPod touch et sur Mac.
Catégorie : Roman et littérature
Sortie : 6 févr. 2014
Éditeur : Bookly Editions
Pages : 155
Langue : Français


Description


Une campagne de publicité pour une grande marque de cosmétique est piratée. De la directrice marketing du groupe à la responsable commerciale, leurs conjoints, leurs familles, ce torpillage qui aurait pu n'être qu'une mauvaise blague, affecte six vies interconnectées.

Trois femmes : ambitieuses. Peuvent-elles réellement concilier carriérisme et maternité ? Trois hommes : idéalistes. Peuvent-ils défendre leurs idéaux écologiques, patriotiques ou humanistes tout en conservant l'estime de leurs compagnes ?

Six vies, et toute notre fragilité dans ce monde mobile et connecté, mobile et trop rapide.
Soyez mobiles et allez vite, avant que les Chinois ne nous rattrapent, avant que les abeilles ne disparaissent... avant que votre conjoint ne vous quitte.


                                                              ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Rentrée littéraire oblige....


En partenariat avec Luce Wilquin , un premier roman également

Mon Lapin                       Mathilde Alet



Sméraldine
14 x 20,5 cm, 128 pages
ISBN 978-2-88253-490-3
EUR 12.-
Parution 22/08/2014


Quatrième de couverture

Ma ville natale, c’est l’appartement de Papy Louis.
Rien n’a vraiment changé, dans la ville d’enfance de Gabrielle. Ni les balançoires violettes du Jardin des Plantes ni le parfum Chèvrefeuille de sa mère ni les questions qu’elle n’ose poser qu’à sa grande sœur Clara. Un soleil tapageur à la sortie de la messe, un rassemblement autour d’un buffet campagnard, un enterrement est une fête de famille comme les autres. On cause peu et on ne s’enlace pas. Gabrielle préfère parler dans sa tête. Là, la route vers le cimetière ressemble à un départ en vacances, et l’ancien employé de son grand-père, à James Dean. Là, surgissent des moments de vie passée aux airs de rien : un Noël, un croche-pied, un repas à la pizzeria, une photographie en noir et blanc, comme s’ils avaient quelque chose d’important à raconter ensemble ce jour-là.
Rien n’a vraiment changé, sauf qu’aujourd’hui on enterre Papy Louis. Et un enterrement, c’est un jour idéal pour apprendre à crier. Ou pour tomber amoureuse.


                                                     ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Un livre qui me semble incontournable pour cette rentrée :

L'amour et les forêts                   Eric Reinhardt




Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21-08-2014
368 pages
140 x 205 mm
Genre : Romans et récits
ISBN : 9782070143979
Prix 21.90

Quatrième de couverture

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.


                                                                   ♦♦♦♦♦♦♦♦♦

J'avais adoré Peste et choléra , j'ai hâte de découvrir

Viva                    Patrick Deville


Viva - Patrick Deville

Seuil
Date de parution 21/08/2014
Fiction et Cie
224 pages
17.50 € TTC


Quatrième de couverture

En brefs chapitres qui fourmillent d’anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l’extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930.

Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l’univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l’avait pas requis.

On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l’énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C’est tellement mieux que de renoncer à ses rêves.



                                                          ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

J'ai aussi craqué pour le dernier roman d'Emmanuel Carrère. Il vient de recevoir le prix littéraire du Monde 2014

Le royaume                       Emmanuel Carrère



P.O.L. Editions
septembre 2014
640 pages
23,9 €
ISBN : 978-2-8180-2118-7

Résumé de l'éditeur

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.
Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.
Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.
Respect, amitié qu’Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu’il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuisL’Adversaire, l’engagement de l’auteur dans ce qu’il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu’il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd’hui, il n’est plus croyant, il garde la volonté d’interroger cette croyance, d’enquêter sur ce qu’il fut, ne s’épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d’autocensure qu’on lui connaît.
Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu’a Emmanuel Carrère d’écrire cette histoire. D’abord l’abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s’appuyant sur la fluidité d’une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d’aucun ressort ni d’aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d’une vidéo porno, l’évocation de la crise mystique qu’a connu l’auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick…).
Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total.


                                                                      ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

Et ma rentrée ne serait pas complète sans le nouveau Murakami

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage                      Haruki Murakami




Traduit par Hélène MORITA
Septembre 2014
Littérature étrangère
Belfond
23 € 
384 pages

Quatrième de couverture

Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.

À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L'un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.

Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n'en a pas cherché.

Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort.

Il est devenu architecte, il dessine des gares.

Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l'intrigue mais elle le sent hors d'atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.

Vivre sans amour n'est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Après la trilogie 1Q84, une oeuvre nostalgique et grave qui fait écho aux premiers titres du maître, La Ballade de l'impossible notamment.


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Et pour terminer, ayant participé à un festival de bd j'ai succombé à la tentation de cette série qui me faisait de l'oeil depuis un moment

MURENA

Delaby et Dufaux 

MurenaMurenaMurenaMurena


MurenaMurenaMurenaMurena

Murena


Terminé pour aujourd'hui , j'ai de quoi ....