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vendredi 19 août 2022

Trois soeurs - Laura Poggioli ♥♥♥♥♥

Trois soeurs   -   Laura Poggioli  ♥♥♥♥♥























L'Iconoclaste
Parution : 18 août 2022
Pages : 320
Isbn : 9782378803018
Prix :20 €

Présentation de l'éditeur




Un portrait saisissant de la Russie d’aujourd’hui


Un parricide devenu symbole de la violence domestique russe

Assises côte à côte dans l’entrée d’un appartement moscovite, trois jeunes filles, âgées de dix-sept, dix-huit et dix-neuf ans, attendent l’arrivée de la police, à quelques mètres du corps inerte de leur père, Mikhaïl Khatchatourian. Depuis des années, il s’en prenait à elles, les insultait, les frappait, nuit et jour. « S’il te bat, c’est qu’il t’aime », dit un proverbe russe. Alors, en juillet 2018, les trois sœurs l’ont tué. Une vague d’indignation inédite déferle, les médias s’enflamment.

Deux histoires en résonnance

Les visages insouciants des trois gamines, dissimulant les supplices endurés pendant des années, questionnent l’autrice. Elle se souvient de sa jeunesse moscovite où elle rencontra Marina, son amie la plus chère, et Mitia, son amour. Il lui donnait parfois des coups, mais elle pensait que c’était peut-être aussi de sa faute. Laura Poggioli reconstitue la vie de ces trois sœurs, et son histoire personnelle ressurgit.



Laura Poggioli nous interroge sur nos désirs, nos héritages culturels, familiaux et sur les violences systémiques. À travers une narration intime, elle nous plonge au coeur de la Russie : son rock, ses ombres, son charme brut, et le mystère de ces hommes doux quand ils sont hors de chez eux, violents dès que la porte se referme.


L'autrice


Née à Angers, d’origine italienne par ses grands-parents, Laura Poggioli tombe en amour de la langue russe au lycée. Elle poursuit son apprentissage à l’université en parallèle à ses études à Sciences-Po. Comme une évidence, son premier livre s’inscrit sur ce territoire-là. À son chevet, les recueils de Anna Akhmatova et Marina Tsvetaeïva, les deux grandes poétesses russes qu’elle aime autant pour leurs vers que pour leurs vies. Comme Marina Tsvetaeïva, elle fait reposer la sienne sur trois piliers : l’amour, la création, la famille. Âgée de 37 ans, elle est mère de trois enfants et vit à Boulogne- Billancourt. Bien sûr, Emmanuel Carrère est l’un de ses maîtres en écriture, avec, tout particulièrement, Un roman russe et Limonov.

Source : L'iconoclaste

 



Mon avis



Attention ! Claque littéraire !

Un premier roman indispensable, à lire de toute urgence !

C'est un docu-roman se basant sur un fait divers qui a secoué la société russe et son histoire personnelle, que nous propose Laura Poggioli. Un portrait saisissant de la situation en Russie.
Un livre qui permet de comprendre ce qui se passe réellement en Russie concernant l'attitude de Poutine et des dirigeants russes par rapport au sort des femmes vivant pour la majorité la violence conjugale et familiale.

C'est un récit dur, difficile mais tellement essentiel !

Le 22/07/2018, les trois soeurs Khatchatourian - Krestina 19 ans, Angelina 18 et Maria 17 -  tuent leur
père Mikhaïl.  Ce parricide est devenu le symbole de la violence domestique en Russie. 

En effet, il faut savoir qu'en Russie, la violence domestique - sujet tabou - a été dépénalisée, si une femme demande de l'aide auprès de la police, on lui répond que l'on ne peut rien faire ! mais qu'on enverra une équipe sur place si elle meurt !  C'est vraiment interpellant, révoltant !  Aucune structure n'existe pour les femmes victimes de violence et l'auteur des faits sera soumis au pire à une amende administrative en cas de récidive !  A vomir !

Un proverbe russe ne dit-il pas  "Biot znatchitlioubit "  'S'il te bat, c'est qu'il t'aime ! '

Stupéfiant non !

L'originalité de ce roman est que Laura Poggioli reconstitue la vie des trois soeurs et ce qui les a conduites à ce parricide en parallèle à son histoire et l'effet cathartique que l'affaire Khatchatourian aura eu sur le peuple russe mais aussi pour l'autrice qui se libère de son rapport aux hommes.

Laura a étudié le russe, a vécu dix-huit mois en Russie un pays et une culture qu'elle a aimés, elle y a rencontré Mitia, un amour toxique.

On remonte le temps pour comprendre la réalité, le quotidien des violences psychologiques, verbales, physiques et sexuelles vécues par les victimes que la société russe présente toujours comme coupables.
Aucune structure n'existe pour les femmes et familles victimes de violence, aucune loi n'est mise en place, même aujourd'hui Poutine ne veut changer d'attitude estimant que l'on ne peut rien faire à l'intérieur des foyers, que ce serait contraire à la culture du pays !

Laura nous interroge sur les héritages culturels, familiaux, sur l'influence des secrets familiaux que l'on porte en soi.  Elle nous raconte la Russie, sa différence de culture, la corruption, la vision des choses par rapport au mouvement #metoo, à la libération de la parole.  Il y a des contradictions énormes dans ce pays comme par exemple le fait de se sentir complètement en sécurité dans la rue et ce déferlement de violences habituelles, une fois la porte refermée.

Elle nous parle aussi de son amour pour la littérature et les autrices russes qu'elle affectionne comme Anna Akmatova, Marina Tsvetaïeva et d'autres.

L'écriture est d'une grande justesse.  C'est bien construit.  C'est parfois dur à lire car la réalité dépasse la fiction.  Il y a encore tant de choses à lire, un livre qui marque, le plus simple pour vous est de le découvrir d'urgence.

Un livre indispensable dont on parlera beaucoup à cette rentrée.

Un coup de ♥


Les jolies phrases


Mais beaucoup voyaient d'un mauvais oeil tout ce qui ressemblait de près ou de loin à ce qui se pratiquait à l'Ouest. La libération de la parole autour des violences faites aux femmes, le mouvement #Metoo, cétait le symbole de la faillite de l'autorité morale qui menait à leur perte les sociétés occidentales. En Russie, il y avait ce proverbe qui disait "Biot - znatchit lioubit - s'il te bat, c'est qu'il t'aime ", et les proverbes, c'est comme le passé : quand on ne sait plus où on va, on s'y agrippe pour se persuader qu'on est du bon côté.

Pour beaucoup, un meurtre restait un meurtre et une victime de violences avait toujours la possibilité de partir. Les foyers d'accueil sont inexistants, les associations submergées, mais qu'à cela ne tienne: quand on veut, on peut.

La prison vaut mieux que de vivre avec lui.  Dix ans de coups, quatorze ans de harcèlement...

Il ne faut surtout pas que le chagrin dépasse, même s'il brûle très fort la gorge, parce que le chagrin c'est comme la peur : quand on le veut vraiment, on peut le garder à l'intérieur.


Dans le débat autour des violences domestiques, il ne fallait pas sous-estimer le refus d'imiter l'Europe et les Etats-Unis, la crainte de voir se diluer la culture russe. L'explosion à l'Ouest des mouvements féministes dénonçant les violences faites aux femmes apparaissait pour beaucoup de Russes comme un phénomène dangereux, ridicule ou tout simplement inintelligible.

Selon un des experts interrogés, le corps judiciaire souscrivait aux stéréotypes qui estimaient qu'« une femme avait toujours une part de responsabilité», que si elle n'acceptait pas la violence, elle pouvait très bien partir, car quand on avait été battue plusieurs fois, il fallait «une autre raison» pour prendre un couteau.

Etre victime, c'est être seule contre une famille qui n'accepte pas qu'on lave son linge sale en public, seule contre la police qui intervient rarement, seule contre ses amies qui disent que son mari la bat parce qu'elle est une mauvaise épouse ou une mauvaise mère», se désolait dans un reportage Aliona Eltsvo, la directrice de Kitej, l'un des rares centres d'accueil pour femmes, qui ne disposait que de cinq chambres dans une maison de campagne.

C'est sûrement enfin parce qu'il les aimait que Mikhail Khatchatourian s'en est pris à ses trois filles. Les douleurs physiques et psychiques infligées par le père pendant des années sont considérées comme des circonstances atténuantes mais on ne peut pas affirmer qu'elles constituent le mobile de l'attaque. Elles ne suffisent donc pas à justifier la prise en compte de la légitime défense.» Les conclusions de l'enquête ont été rendues le 14 juin 2019 près d'un an après le crime: Krestina et Angelina, majeures au moment des faits, devraient être jugées pour «meurtre commis en groupe avec préméditation », un crime passible de huit à vingt ans de prison.

Mais pour les soeurs Khatchatourian comme pour toutes les femmes victimes de violences, on interroge avant toute chose leurs fautes, leurs erreurs, leurs manquements.

La messe du dimanche après-midi, c'est comme les icônes accrochées au-dessus du buffet dans l'entrée  : ça recouvre toutes les saletés.

C'est simple la tendresse, les rires, les cheveux qui se mêlent, les mains qui se tiennent, les bras que l'on serre, les baisers que l'on se colle sur les joues.  C'est tout simple d'être légères quand on s'aime. 

On sait aujourd'hui combien les traumatismes vécus par un peuple, une communauté, une famille, peuvent avoir un impact sur les descendants, sur ceux qui portent d'une façon ou d'une autre cette histoire, même éparpillés sur d'autres continents.  

La rapidité à laquelle les médias russes ont repris le titre de la pièce de Tchekhov pour parler des trois soeurs Khatchatourian prouve que leur histoire dépasse de loin le fait divers: elle donne à voir la société russe du début du XXIème siècle, les failles de ses lois. de sa police, de son système juridique. L'affaire questionne la place des femmes et contribuera, je l'espère, à la transformer.

dimanche 18 novembre 2018

Les trois soeurs et le dictateur - Elise Fontenaille ♥♥♥♥♥

Les trois soeurs et le dictateur      -    Elise Fontenaille   ♥♥♥♥♥


Rouergue Jeunesse
Doado
Parution : janvier 2014
Pages : 80
ISBN : 978-2-8126-0617-5
Prix : 8 €

Présentation de l'éditeur

Mina, une adolescente américaine, se rend pour la première fois en République dominicaine, le pays d’origine de son père. Elle fait la rencontre de sa grand-tante, qui va lui révéler le destin tragique de sa grand-mère, Minerva Mirabal. Adolescente encore, cette dernière a tenu tête au dictateur de l’époque, Rafael Trujillo, qui voulait en faire sa maîtresse.
S’appuyant sur l’histoire véridique des sœurs Mirabal, assassinées le 25 novembre 1960, devenu depuis le jour de lutte contre les violences faites aux femmes dans le monde entier, Elise Fontenaille nous plonge dans un conte contemporain cruel, une leçon d’histoire et une leçon de courage.

Par l’auteure de « Le garçon qui volait des avions » (plus de 16 000 exemplaires vendus, de nombreux prix).


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Mon avis

Une lecture ado pour changer, suggérée par mon fiston.  Un tout petit roman de 72 pages bien intéressant chez Rouergue dans la collection Doado.

Mina est adolescente, elle vit aux Etats-Unis et se rend pour la première fois en République Dominicaine, le pays natal de son père dont elle ne connaît rien. 

C'est un roman épistolaire qui nous est proposé.  Mina écrit à son amie Eliza d'origine Haïtienne.

Elle lui raconte sa découverte de l'île mais aussi l'histoire de celle-ci qui est aussi la sienne, car Adela Mirabal n'est autre que la soeur de sa grand-mère Minerva et de ses tantes Patria et Maria-Teresa.

Elle va apprendre l'histoire des soeurs Mirabal, figures incontournables sur l'île.  

Minerva était très belle, elle a osé défier le dictateur  Trujillo, amateur de jeune femmes en place depuis 1930. 

En octobre 1937, il a provoqué le massacre du Persil, un nom étrange qui a provoqué la mort atroce de plus de 20.000 haïtiens dont les corps ont été jetés dans la rivière du massacre qui sépare les deux pays.

J'ai envie de vous en raconter plus mais je ne peux le faire sans vous raconter l'histoire qui est vraiment passionnante, l'occasion de comprendre l'histoire du pays et de savoir pourquoi le 25 novembre est la journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Un récit émouvant très bien écrit qui m'a donné envie de faire des recherches historiques.

Ma note : Coup de coeur

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En savoir plus :

L'occasion de découvrir que l'origine du pays.  L'île de Saint Domingue est devenue indépendante en 1822.  Elle comportait une ancienne colonie espagnole (1511) devenue Hispaniola ; La République Dominicaine et Kishya, l'ancienne colonie française devenue Haïti.


Les jolies phrases

Soyez toujours du côté de ceux qui n'ont rien.

On a besoin de connaître l'histoire de ses origines, pour être en paix avec soi même.



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jeudi 8 septembre 2022

Les Presque soeurs - Cloé Korman

Les presque soeurs - Cloé Korman















Le Seuil
Cadre Rouge
Parution : le 19 août 2022
Pages : 256
Ean : 9782021427639
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur



Entre 1942 et 1944, des milliers d’enfants juifs, rendus orphelins par la déportation de leurs parents, ont été séquestrés par le gouvernement de Vichy. Maintenus dans un sort indécis, leurs noms transmis aux préfectures, ils étaient à la merci des prochaines rafles.

Parmi eux, un groupe de petites filles. Mireille, Jacqueline, Henriette, Andrée, Jeanne et Rose sont menées de camps d’internement en foyers d’accueil, de Beaune-la-Rolande à Paris. Cloé Korman cherche à savoir qui étaient ces enfants, ces trois cousines de son père qu’elle aurait dû connaître si elles n’avaient été assassinées, et leurs amies.

C'est le récit des traces concrètes de Vichy dans la France d’aujourd’hui. Mais aussi celui du génie de l’enfance, du tremblement des possibles. Des formes de la révolte. 


Mon avis 

Anne-Laure Mourgue garde des enfants juifs dont les parents ont été raflé en juillet 42.  Ils sont au nombre de quatre : les trois soeurs Korman : Mireille, Jacqueline et Henriette, âgées respectivement de 10, 5 et 3 ans, et un bébé Madeleine.

Le 9 octobre 42, à la demande des autorités allemandes,  elle prépare les fillettes et refuse de leur donner le bébé. Madeleine c'est la petite dernière Kaminsky, ses soeurs Andrée, Jeanne et Rose seront également raflées le même jour.  

Ironie du sort,  leurs parents étaient également raflés ensemble en juillet. Ce sont deux familles polonaises venant de villes murées en ghetto ; Varsovie et Piotrkov, émigrées en France en 1939 qui finiront malheureusement dans leur pays à Auschwitz.

En faisant cette enquête, Cloé Korman a voulu savoir qui étaient ces enfants et surtout retrouver les traces des trois cousines de son père, qu'elle aurait pu connaître si elles n'avaient pas été assassinées.

Elle nous démontre l'acharnement et l'implication concrète de Vichy, du traitement qui a scellé le sort des enfants juifs rendus orphelins par la déportation de leurs parents entre 1942-1944.

Des enfants répertoriés, placés dans des centres ou familles d'accueil, raflés, séparés, au camp de Pithiviers, de Beaume-la-Rolande, entassés dans des baraquements en attente d'être convoyés, "libérés" enfin plus exactement bloqués, séparés, ballotés.

Elle retrace l'histoire, leur enfance, la force de l'enfance, l'évasion par l'écriture pour Andrée survivante qui témoigne.  Elle nous parle aussi des Justes, des personnes qui mettaient en oeuvre une façon de protéger les enfants, de se donner bonne conscience.

Le livre est exigeant car bien documenté, ce qui peut rendre la lecture un peu ardue mais ce récit est indispensable pour ne pas oublier.

Ma note : 8.5/10


Les jolies phrases

Certaines histoires sont comme des forêts, le but est d'en sortir.  D'autres peuvent servir à atteindre des îles, des ailleurs.  Qu'elles soient barques ou frêts, elles sont faites du même bois.  

"Chaumière" (ou "petite ferme", small farmhouse dans le texte original) est le terme employé par l'historien Raul Hilberg pour parler des premières installations destinées aux meurtres de masse à Auschwitz, après des essais dans des camions qui n'étaient pas suffisament spacieux.  "Chaumière" a aussi quelque chose qui évoque les villages des contes, de ceux qui bordent les forêts. De mon côté, j'hésite à reconnaître celle que j'aperçois, à en franchir la lisière avec les six enfants qui m'entourent.  Les orphelins sont les héros ou bien, selon la perspective dans laquelle on se place, les proies aisées dans les forêts des contes où ils sont abandonnés, et où seule la ruse peut les sauver.  La forêt où s'égarent Hansel et Gretel est en tout point pareille, à l'arbre près, à celle où se trouvent les deux chaumières dont parle Hilberg.  

Elle est posée ici aujourd'hui en même temps que nous, mais elle est dans sa maison comme une cigogne sur un bourrelet d'alluvions, détendant ses pattes, reprenant son souffle, entre deux reportages plus ou moins lointains - les lointains relatifs de son art qui donne l'air si proche à ce qui est loin, loin de ce qui est proche.

Leur vieillesse, aperçue depuis le miroir sans tain du studio de Géraldine, m'apparaît ce soir-là beaucoup moins comme une corrosion que comme un accroissement, comme le végétal qui pousse plus, donne plus de fleurs, de mousses, abrite plus d'insectes, capte plus d'air et de lumière. 

L'opportunisme de ceux qui ont mis en application les lois antijuives, ou bien leur ambiguïté, entre assistance et oppression, les a portés à choisir les endroits habituels du culte et de la vie associative juive pour faciliter la traque et le regroupement des victimes.  Les centres de l'UGIF sont des anciens hospices, asiles, orphelinats, maison de vieillards, hôpitaux ou écoles, tous des lieux destinés à qui s'y abritaient.  Concernant les enfants, cette fonction est encore plus sournoise : ces derniers n'auraient pas eu besoin de protection si on ne leur avait pas enlevé leurs parents.  Le système qui les protège est aussi celui qui les a faits orphelins. Quant à les regrouper, rien de plus dangereux, de plus paradoxal avec l'idée de leur porter secours.

Je me demande ce qu'elles éprouvent à former ce groupe d'enfants qui se perdent et qui se quittent sans arrêt, alors que leurs parents ont disparu.  On dirait des poupées gigognes auxquelles on enlèverait successivement toutes leurs enveloppes, qui flottent dans un espace sans arrière-plan.  Enlevées à des familles qui n'existent plus, elles se recomposent en groupes successifs qui s'égarent et se dispersent à nouveau, dans ces lieux vidés de leur usage normal, et dont on peut les retirer d'un jour à l'autre.  


Les rapports des médecins sur les foyers rapportent des cas d'enfants internés depuis plus d'un an qui craignent de grandir, pensant que leurs parents ne les reconnaîtront pas, et d'autres qui s'arrêtent de grandir, soient qu'ils cessent de s'alimenter de façon plus ou moins volontaire, anorexie ou brûlures d'estomac telles qu'en présente ma petite-cousine Mireille, soit que le processus s'enraye, par des moyens à peine identifiables, et que l'enfant se maintienne dans les contours d'une silhouette qu'il ne veut plus changer. 

mercredi 9 novembre 2016

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire - Birthday

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire  

Special Happy birthday



Octobre c'est le mois de mon anniversaire donc cela n'arrange en rien l'état de ma pile à lire.
Des suites essentiellement que j'attendais même si la plus volumineuse attendra car la non moins volumineuse partie 1 m'attend toujours  ☺.

Il s'agit de la suite et fin de la série chinoise d'un auteur que j'affectionne beaucoup.


La série chinoise   Tome 2    -   Peter May




Rouergue
Traducteur : Ariane Bataille
octobre 2016
1 040 pages
29,00 €
ISBN : 978-2-8126-1134-6

Présentation de l'éditeur


Avec Margaret Campbell, médecin légiste aux États-Unis, et Li Yan, commissaire à Pékin, Peter May nous emporte au cœur d’une Chine riche de ses traditions et avide de modernité. Dans ce second tome de l'édition intégrale sont réunis Cadavres chinois à Houston, Jeux mortels à Pékin et L'Eventreur de Pékin.


Un roman graphique dont je vous ai déjà parlé deux fois, enfin le troisième volume.

L'arabe du futur 3  -  Riad Sattouf


Allary Editions
Roman Graphique
160 pages couleurs
170 X 240 mm
20,90€
En librairie le 06 octobre 2016
EAN : 978-2-37073-094-7

Présentation de l'éditeur


Ce livre raconte l’histoire vraie d’un Cimmérien blond et de sa famille dans la Syrie d’Hafez Al-Assad.

L’Arabe du futur raconte la jeunesse de Riad Sattouf au Moyen-Orient.

Dans le premier tome publié en 2014 et qui couvre la période 1978-1984, le petit Riad est ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.

Le deuxième tome, paru en 2015, raconte sa première année d’école en Syrie (1984-1985).

Dans ce troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L’enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

Un auteur BD que j'adore, voici le troisième et avant-dernier volet du premier cycle :

Les chemins de Compostelle  3. Notre-Dame  -  Servais
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Dupuis
Age du lectorat : Ado-adulte - à partir de 12 ans
Album cartonné
80 pages en couleurs
Hauteur : 320 mm / Largeur : 240 mm
ISBN/Code-barre: 9782800167145
Date de parution : 07/10/2016
Prix : 16.50 EUR

Présentation de l'éditeur



Blanche, la "Petite Licorne" qui marche sur les pas de son père alchimiste, entre en Champagne et découvre les attraits de la région. Alexandre l'alpiniste et son groupe atteignent Paris et Notre-Dame. Céline, future religieuse partie du Mont-Saint-Michel, quitte la Bretagne et la mystérieuse forêt de Brocéliande en compagnie d'"Angelo", ténébreux marcheur en cavale soupçonné d'être le récent meurtrier d'une jeune fille.

Paul, de son vrai nom, est-il responsable de cet affreux crime, ou n'est-il qu'un petit bandit de grand chemin ? Céline en tombera-t-elle amoureuse, ou confirmera-t-elle sa décision d'entrer dans les ordres ? Alexandre grimpera-t-il tout en haut de la flèche de la cathédrale parisienne ? Autant d'interrogations que sème Jean-Claude Servais au gré des chemins de cette grande saga, qui continue à nous faire découvrir, d'un même mouvement, la beauté des régions de France.

Dans le registre des cadeaux, en remerciement à la participation au jury du Prix des Lecteurs du livre de Poche :   (Il n'est pas trop tard pour postuler c'est jusque fin novembre et c'est ici)

Charlotte, Emily et Anne Bronté 

Romans



Le livre de Poche
La pochothèque
1 088 pages
Date de parution: 01/10/1997
Editeur d'origine: Editions de Fallois
EAN / ISBN: 9782253132387

Présentation de l'éditeur

Un père taciturne et fantasque, une mère évanescente et rêveuse, tôt disparue, une race imaginative, véhémente et passionnée : tels furent les dons du Destin pour les trois soeurs qui allaient devenir, comme le dit Virginia Woolf, « les femmes les plus attirantes du roman anglais ». Elles étaient également douées pour tous les arts. Elles aspiraient ensemble, dès l'enfance, à donner une forme à leurs songes. Elles vécurent unies jusqu'à la mort, concentrées sur elles-mêmes comme un groupe d'exilés, dans un presbytère de campagne perdu sur la lande du Yorkshire. Si, des trois soeurs Brontë, c'est Emily qui possède au plus haut point l'art de donner la vie aux mots, l'identité de leur triple génie se révèle par cette violence à voix douce qui est le ton même de la tragédie. Comme les Parques ou les Charites, les Brontë sont indissociables. C'est ainsi qu'il faut les découvrir ou les relire. D'où la justification de ce volume.

Autre cadeau d'une petite maison d'édition belge qui ne publie que des premiers romans et de qualité, j'ai hâte de découvrir :

Le modèle   -   Manuel Capouet


Le Modèle par Capouet
Diagonale
Roman
Parution : 16 octobre 2016
250 pages
ISBN 978-2-960132-16-8
17, 50 €

Présentation de l'éditeur


"La terre n’était maintenant plus qu’à cinquante millions de kilomètres du soleil et était irradiée d’un flux solaire ultraviolet sept fois plus puissant que d’ordinaire. L’eau des océans s’évaporait à toute allure, tandis que la proximité combinée de Mercure et du soleil provoquait des raz de marée terrifiants qui engloutissaient les mégapoles humaines. (…) Il fallait agir vite. C’est à ce moment-là qu’une secrétaire amidonnée s’est pointée à ma table en me disant que Nishimura Sensei voulait me voir.
- Ima ? Maintenant ? demandai-je.
Elle parut surprise… 0n ne faisait pas attendre le Sensei."



Extrait, Le Modèle, Manuel Capouet, éditions diagonale, octobre 2016


Le mot de l'éditeur :

Manuel Capouet signe avec Le Modèle un roman d’une exceptionnelle originalité et actualité.

Jacques-san, jeune chercheur en climatologie, nous offre une percée rare dans les arcanes de la simulation climatique à Tokyo et dévoile au lecteur l’envers du décor des prédictions planétaires. Et si le futur s’annonce en catastrophes multiples dans la chambre de notre universitaire quelque peu extravagant, les gens se bousculent à sa porte pour savoir s’il vaut mieux investir dans le vin en Chine ou cultiver des insectes sur la bande côtière de la province pakistanaise de Sind.

Le roman évolue avec humour et légèreté, posant un regard tendre et amusé sur les codes et rituels de la société japonaise. Il nous embarque aux confins de la beauté de notre Terre, nous rappelant que l’essentiel est de vivre, d’observer, de goûter au silence. Sagesse nippone.

Un petit apéro littéraire dans ma librairie préférée et deux de plus : un essai

Au coeur de Daesh avec mon fils   -  Laura Passoni


La boîte à Pandore
ISBN : 978-2-87557-266-0
Prix France TTC : 18,90 €
Date de parution Belgique : 29/09/2016 

Présentation de l'éditeur


Quand on voit Laura, avec son léger sourire à peine caché par ses longs cheveux et son regard serein, on peine à imaginer qu’elle a vécu neuf mois au sein de l’« État islamique » ; qu’elle pensait, il y a plus d’ un an, que la Syrie et l’islam tel que prôné par l’« EI » étaient une solution à son mal-être et que le niqab était la seule tenue décente pour une femme.

La famille de Laura est d’origine italienne. La jeune femme a grandi dans la tradition catholique mais s’est convertie à l’islam à l’âge de 16 ans. À la suite de l’abandon de son compagnon, qui la laisse seule avec un petit garçon, Laura sombre dans la dépression et se radicalise.

En juin 2014, elle décide de se rendre en Syrie avec son fils de 4 ans et son nouveau mari, rencontré quelques semaines plus tôt sur internet. Une fois sur place, la famille est prise en charge par le groupe terroriste « État Islamique ».

Son époux est directement envoyé dans un camp d’entrainement, alors qu’elle est recluse dans une madafa, une maison pour femmes. Les règles religieuses strictes, la cruauté de Daesh ; petit à petit, Laura ouvre les yeux.

Guidée par son instinct maternel et sa prise de conscience, elle ne pense plus qu’à une chose : rentrer en Belgique, auprès de sa famille. Mais s’échapper du califat est quasi impossible. Il lui faudra plusieurs mois pour, finalement, trouver la sortie de l’enfer.

Dans ce livre, elle décrit la réalité de la vie sous le drapeau noir comme jamais aucune femme revenue de là-bas n’a osé le faire.

Aujourd’hui, elle est capable de faire le point avec lucidité sur ce qui l’a poussée à partir et sur ce qu’elle a vécu.


« Elle dénonce sans détour la condition des femmes et des enfants, l’horreur, la barbarie de Daesh et porte un regard sans concession sur elle-même. »

Consciente de sa responsabilité et de sa chance, elle intervient dans les écoles pour témoigner et pour prévenir les jeunes filles de ce qui les attend réellement en Syrie. À l’heure où tout le monde parle de prévention de la radicalisation violente et de déradicalisation, ce témoignage ne laissera personne indifférent.

Et aussi parce que je vais le rencontrer fin janvier et que Régine de Lire c'est libre m'en a donné envie :


Repose-toi sur moi     -  Serge Joncour

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Flammarion
Parution:17/08/2016
Format:14.5x22 cm
Prix:21,00 €
EAN:9782081306639

Présentation de l'éditeur

Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître

Ce n'est pas terminé, je n'ai pas résisté à la tentation via


Les contes défaits  -  Oscar Lalo

Couverture du livre Les Contes défaits
Belfond
Pointillés
Parution le 25 août 2016
224 pages
Prix 18 euros

Présentation de l'éditeur


Peau d'âme, noire neige, le petit poussé... Il était zéro fois... c'est ainsi que commencent Les contes défaits.

Peau d'âme, noire neige, le petit poussé... Il était zéro fois... c'est ainsi que commencent Les contes défaits.
L'histoire est celle d'un enfant et de l'adulte qu'il ne pourra pas devenir.
Je suis sans fondations. Ils m'ont bâti sur du néant. Je suis un locataire du vide, insondable et sans nom, qui m'empêche de mettre le mien. La page reste blanche car tout ce qui s'y inscrit s'évapore.
Sans rien dire jamais de ce qui ne se montre pas, loin de la honte et de la négation, Oscar Lalo convoque avec ses propres mots, pourtant universels, la langue sublime du silence...
Et c'est en écrivant l'indicible avec ce premier roman qu'il est entré de façon magistrale en littérature.







samedi 17 juin 2023

Sur la terre des vivants - Déborah Lévy -Bertherat

Sur la terre des vivants - Déborah Lévy-Bertherat












Rivages
Parution : 12 avril 2023
Pages : 384ISBN: 978-2-7436-5909-7
Prix : 21 €


Présentation de l'éditeur



À Hambourg, en 1903, Irma Levy vient au monde à l’Altenhaus, un asile de vieillards qui est aussi la porte d’entrée du cimetière juif. Dernière-née du couple qui tient l’hospice, elle y grandit entre une mère vouée au soin des anciens, un père chargé des funérailles et des pensionnaires plus ou moins excentriques. Adolescente à l’humour insolent et à l’esprit frondeur, elle se démarque de ses sœurs en refusant de suivre la voie que la tradition assigne aux filles. La tourmente de l’Histoire bouscule la famille, qui se disperse par le monde. Irma, restée en Allemagne, suivra sa mère au camp de Theresienstadt. Elle y travaillera comme infirmière et en reviendra miraculeusement vivante. Cette épreuve l’aura-t-elle enfin assagie ?

Dans ce texte vibrant où le romanesque se mêle au conte, Déborah Lévy-Bertherat redonne chair aux disparus, et pose avec pudeur la question de l’héritage familial et historique.

Déborah Lévy-Bertherat est l’autrice de trois romans publiés chez Rivages (Les Voyages de Daniel Ascher, 2013 ; Les fiancés, 2015 et Le châle de Marie Curie, 2017).

Déborah Lévy-Bertherat





Déborah Lévy-Bertherat vit à Paris où elle enseigne la littérature comparée à l'Ecole normale supérieure. Elle a traduit Un héros de notre temps de Lermontov et Nouvelles de Pétersbourg de Gogol.



Les Voyages de Daniel Ascher a été son premier roman en 2013 chez Rivages.
Les fiancés. 2015 chez Rivages
Le châle de Marie Curie 2017.



Mon avis

C'est le 26 janvier 1903 qu'Irma, la petite dernière de la famille voit le jour, à Hambourg, à l'Altenhaus, un asile de vieillards que gèrent Elkan et Fiete Ley, ses parents. Un hospice qui est aussi l'entrée du petit cimetière juif dont son père est gardien et est en charge également d'accompagner les défunts.

C'est dans cet endroit, qu'Irma, la rebelle va grandir avec ses frères et soeurs : Manfred, Kurt, Senta et Edith.

Irma, au physique un peu ingrat est différente; rebelle, espiègle, elle va mener une vie hors du commun, refuser de suivre les traditions et conventions juives.

La légende familiale dit qu'elle aurait suivi volontairement sa mère au camp de Theresienstadt et en serait sortie vivante..  Déborah Levy-Bertherat sur base d'une photo prise de sa grand-mère paternelle et de ses tantes Irma et Edith en 1972 lorsqu'elle avait 9 ans a voulu retracer l'histoire orale qu'on lui avait transmise.

C'est en s'intéressant à ses racines en Allemagne, en essayant de savoir s'il y avait une "Stolpersteine" - pierre d'achoppement, du souvenir - que l'autrice est entrée en contact avec Christina qui lui signalait que la ville de Hambourg détenait des documents sur sa famille - un arbre généalogique de ses deux grands-parents paternels , Levy et Fränkel - que tout a commencé.

Ce livre c'est l'occasion de redonner vie aux disparus de la famille, de leur rendre chair, de retrouver ses racines tout en rendant par ce témoignage la mémoire de tout un peuple.  Cette enquête est riche, travaillée.

Elle nous parle de femmes, de leur bravoure, du courage de celles qui soignent et réparent.

Ce récit nous fait revivre l'Histoire , l'horreur de cette époque, l'antisémitisme, la Shoah.  C'est toute l'histoire d'un peuple, brimé, privé, persécuté, exécuté. C'est la violence du nazisme, des camps de concentration, les horreurs d'antan mais aussi les traditions juives qui nous sont contées.

Irma s'engagera comme infirmière, elle ira pendant trois ans dans le camp de Theresienstadt et elle reviendra.. mais ne témoignera pas vraiment, du moins pas directement à sa petite nièce.  C'est ça aussi ce récit : la difficulté de témoigner.

J'ai beaucoup aimé au fil du récit le parallèle très marquant avec l'histoire de "Hippeltisch", Pinocchio.  C'est vraiment judicieux tout comme les traductions de certains mots allemands ou hébreux. J'ai appris des choses intéressantes tout en découvrant ce récit personnel qui paradoxalement est aussi universel.

La plume de Déborah est sensible, lumineuse.  L'écriture est très belle, riche, humble mais aussi teintée d'humour.  Elle redonne chair aux disparus et pose avec pudeur la question de l'héritage familial.

Ce livre est un réel hymne à la vie.

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Les descendants, on le sait, ne posent pas de questions.  Ils ont peur de réveiller les fantômes, de remuer dans la plaie de leurs aînés le couteau ou la grande hache de l'Histoire.  En vérité, ils craignent surtout d'être blessés eux-mêmes par ce qu'ils entendraient. Je n'ai jamais rien demandé à tante Irma, ni à tante Edith.  Ce que j'ai appris des trois soeurs m'a été raconté par d'autres ou vient d'archives, de lieux visités, de vieilles photographies.  Ce ne sont que des bribes, des bouts entre lesquels il faut combler les manques, comme les archéologues esquissent, entre des fragments de mosaïque retrouvée, les parties disparues.  On tâtonne, on bricole, on se trompe forcément : comment écrire des souvenirs qui ne sont pas les vôtres, témoigner de ce qu'on n'a pas vu ?

L'histoire de cette famille ressemble à une amande, il faut savoir attendre avant d'en ouvrir l'écorce.  

Elkan Levy n'est pas un héros homérique, bien sûr, mais je trouve une certaine grandeur à risquer sa vie à aller chercher les corps de ces soldats qui n'étaient même pas ses fils.  De quel fer, ou de quel étoffe, le coeur d'Elkan était-il fait ?  Il faudrait être archéologue des sentiments pour analyser les tissus au microscope, en identifier les fibres.  On y trouverait, je suppose, la foi, la discipline, le sens de la communauté et du devoir, peut-être aussi le cran, ou le goût du défi.  Un grain de folie n'est pas exclu.

Transporter sa maison sur son dos, c'est bon pour les tortues ou les escargots.  S'il faut partir, mieux vaut commencer une vie nouvelle, ne pas s'encombrer de bagages, plutôt tout vendre pendant qu'il en est temps et emporter de l'argent. 

Comment prépare-t-on ses bagages pour un départ qu'on n'a pas choisi, et souvent dans l'urgence?  Que choisit-on d'emporter ou de laisser?  Je me demande parfois s'il faudrait avoir toujours une valise prête, au cas où. 

Etrange époque où il faut se séparer de ses enfants pour les sauver, quand on voudrait, au contraire, les garder près de soi.  Il faut faire comme la mère de Moïse qui, pour soustraire son fils au massacre des nouveau-nés hébreux, l'a déposé dans un panier et l'a livré aux eaux du Nil. 

Comme Pinocchio, elle avait appris la valeur du sacrifice filial.  Comme lui, elle aurait pu mourir cent fois et, contre toute attente, elle avait survécu.



Du même auteur j'ai lu et adoré

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dimanche 10 juillet 2022

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire -  Special rentrée littéraire

 




Oh là là cher facteur, c'est à toi que je pense en commençant cet article, merci de m'avoir apporté la majorité ce ces trésors.  

Majoritairement des livres de la rentrée littéraire !

Merci aussi à mes partenaires qui me font confiance.

J'ai sélectionné trois titres chez Albin Michel, mon incontournable, Amélie bien entendu !


Le livre des soeurs   -  Amélie Nothomb


















Albin Michel
Parution : 17/08/2022
Pages : 198
Ean : 9782226476364
Prix : 18.90 €


Présentation de l'éditeur


"Les mots ont le pouvoir qu'on leur donne."

Amélie Nothomb


Après "Le bal des folles"  enfin un deuxième roman

Un miracle   -   Victoria Mas



























Albin Michel
Parution : 17/08/2022
Pages : 224
EAN : 9782226474087
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur



Une prophétie. Une île du Finistère Nord. Les visions d’un adolescent fragile. Et, au-delà de tout, jusqu’à la folie, le désir de croire en l’invisible.



Sœur Anne, religieuse chez les Filles de la Charité, reçoit d’une de ses condisciples une prophétie : la Vierge va lui apparaître en Bretagne. Envoyée en mission sur une île du Finistère Nord balayée par les vents, elle y apprend qu’un adolescent prétend avoir eu une vision.

Mais lorsqu’il dit « je vois », les autres entendent : « J’ai vu la Vierge. » Face à cet événement que nul ne peut prouver, c’est toute une région qui s’en trouve bouleversée. Les relations entre les êtres sont modifiées et chacun est contraint de revoir profondément son rapport au monde, tandis que sur l’île, les tempêtes, les marées, la végétation brûlée par le sel et le soleil semblent annoncer un drame inévitable.

Révélée par Le Bal des folles, couronné par le prix Stanislas et le prix Renaudot des lycéens, traduit en 25 langues, adapté au cinéma et en bande dessinée, Victoria Mas signe avec Un miracle son second roman.

J'aime son écriture depuis son tout premier roman  "Ces rêves qu'on piétienne"

La revanche des orages  -  Sébastien Spitzer




















Albin Michel
Parution : le 17 août 2022
Pages : 400
EAN : 9782226464675
Prix : 21.90 €

Présentation de l'éditeur



Voici l’histoire vraie du jeune pilote Claude Eatherly qui, le 6 août 1945, a participé au bombardement d’Hiroshima. Démobilisé, il est accueilli en héros mais s’enferme dans le mutisme. Une étrange voix le hante. Qui est-elle ? Que veut-elle ? Et si c’était la voix de sa conscience ? Tandis que les autorités le font passer pour fou, Eatherly entraîne sa femme et ses enfants dans une chute inexorable.

La Revanche des orages est un roman sur la gloire et le remords, ou le portrait profondément humain d’un héros malgré lui. On retrouve le souffle romanesque de l’auteur de Ces rêves qu’on piétine, prix Stanislas, prix Roblès, traduit en plusieurs langues, et du Cœur battant du monde, finaliste du Goncourt des Lycéens.

Chez "L'Iconoclaste" , une de mes maisons d'éditions préférés, trois titres dont ce premier roman

Trois soeurs   -   Laura Poggioli



















L'Iconoclaste
Parution : 18 août 2022
Pages : 320
Isbn : 9782378803018
Prix :20 €

Présentation de l'éditeur




Un portrait saisissant de la Russie d’aujourd’hui


Un parricide devenu symbole de la violence domestique russe

Assises côte à côte dans l’entrée d’un appartement moscovite, trois jeunes filles, âgées de dix-sept, dix-huit et dix-neuf ans, attendent l’arrivée de la police, à quelques mètres du corps inerte de leur père, Mikhaïl Khatchatourian. Depuis des années, il s’en prenait à elles, les insultait, les frappait, nuit et jour. « S’il te bat, c’est qu’il t’aime », dit un proverbe russe. Alors, en juillet 2018, les trois sœurs l’ont tué. Une vague d’indignation inédite déferle, les médias s’enflamment.

Deux histoires en résonnance

Les visages insouciants des trois gamines, dissimulant les supplices endurés pendant des années, questionnent l’autrice. Elle se souvient de sa jeunesse moscovite où elle rencontra Marina, son amie la plus chère, et Mitia, son amour. Il lui donnait parfois des coups, mais elle pensait que c’était peut-être aussi de sa faute. Laura Poggioli reconstitue la vie de ces trois sœurs, et son histoire personnelle ressurgit.



Laura Poggioli nous interroge sur nos désirs, nos héritages culturels, familiaux et sur les violences systémiques. À travers une narration intime, elle nous plonge au coeur de la Russie : son rock, ses ombres, son charme brut, et le mystère de ces hommes doux quand ils sont hors de chez eux, violents dès que la porte se referme.

Hadrien Bels nous emmène à Dakar pour son deuxième roman

Tibi le blanche   -  Hadrien Bels



















L'iconoclaste
Parution : 18 août 2022
Pages : 256
Isbn : 9782378803001
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur



Après Marseille, Hadrien Bels nous plonge au coeur des rues de Dakar


Écrivain de la ville, Hadrien Bels excelle dans l’art de rendre l’âme d’un lieu et l’atmosphère urbaine. Il nous emmène dans les rues d’un Dakar ultra-contemporain, qui vibre des rêves de sa jeunesse.

A Thiaroye, un quartier proche de Dakar, trois amis passent le bac. Issa a toujours l’air de savoir où il va quand il marche. Il a passé les épreuves avec un Bic marabouté, un Bic qui donne la confiance. Il aime les ragots de quartier et sa machine à coudre. Il sera styliste, c’est sûr. Neurone a le cerveau bien huilé, c’est une bête à concours. Il déteste les costumes-cravates, ceux qui font la sieste dans les hémicycles les mains croisées sur leurs ventres bien remplis. Lui, il n’aime que Tibilé. Tibilé, on l’appelle Tibi la Toubab, Tibi la Blanche ou Tibi la Française, car tout le monde sait qu’elle va partir en France. Elle est la plus intelligente de mes enfants, répète son père.

S’ils viennent de milieux sociaux différents et ont des rêves d’avenir diamétralement opposés, les trois amis partagent un même tiraillement, à l’heure où les mouvements anti-français se développent : aller en France ou rester au Sénégal? À quelques jours des résultats du bac, chacun devra affronter l’ambiguïté de son positionnement pour décider de son futur.

Le troisième titre de la rentréé chez l'Iconoclaste

La petite menteuse  -  Pascale Robert-Diard



























L'iconoclaste
Parution : le 18 août 22
Pages : 288
Isbn : 9782378802998
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur



Le portrait saisissant d’une jeune fille victime des bonnes intentions


La vérité n’est jamais celle que l’on imagine et il est parfois bénéfique de remettre en question notre intime conviction. Pascale Robert-Diard raconte l’histoire d’une jeune fille qui ment. Quand les institutions sont décriées pour leur indifférence, l’autrice montre des adultes remplis de bonnes intentions. A l’heure où la littérature abonde en pénalistes retors ou flamboyants, La Petite Menteuse raconte la manière dont une avocate exerce avec finesse son métier.

Les engrenages de l’imposture

Lisa a quinze ans. C’est une adolescente en vrac, à la spontanéité déroutante. Elle a eu des seins avant les autres filles, de ceux qui excitent les garçons. Elle a une « sale réputation ». Un jour, Lisa change, devient sombre, est souvent au bord des larmes. Ses professeurs s’en inquiètent. Lisa n’a plus d’issue pour sortir de son adolescence troublée et violente. Acculée, elle finit par avouer : un homme a abusé d’elle. Les soupçons se portent sur Marco, un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. En première instance, il est condamné à dix ans de prison.

Le tourbillon du mensonge et de la vérité

Alice, avocate de province, reçoit la visite de cette jeune femme. Désormais majeure, Lisa l’a choisie pour le procès en appel car elle « préfère être défendue par une femme ». Alice reprend le dossier de manière méthodique, elle cherche les erreurs d’aiguillages, les fausses pistes, celles qui donnent le vertige, puis découvre la vérité. Avec l’histoire de Lisa, elle commence le procès le plus périlleux de sa carrière : défendre une victime qui a menti.

Chez Allary éditions

Tu mérites un pays  -  Leïla Bouherrafa



















Allary éditions
Parution : 18 août 2022
Pages : 302
Isbn :9782370734068
Prix : 18.90 €

Présentation de l'éditeur


« Tu dois être la jeune femme la plus heureuse du monde. »
 
Ce sont les mots de Marie-Ange, dans son bureau d’aide aux réfugiés, lorsqu’elle tend à Layla sa convocation pour être naturalisée.
Mais que signifie « être la jeune femme la plus heureuse du monde », quand on a laissé là-bas tous les siens, qu’on vit au Dorothy, hôtel insalubre tenu par un marchand de sommeil, et que son job consiste à rendre impeccables les toilettes du café de Mme Meng ? Quand le tendre Momo, son ami, sa boussole, est obligé de fermer son merveilleux manège parce que la Mairie de Paris le juge « trop barbu », ou que sa colocataire Sadia, sa belle, rebelle Sadia, s’humilie pour une poignée d’euros ?
Vibrant de colère et d’humanité, Tu mérites un pays raconte le parcours du combattant d’une exilée dans cette France où l’on n’est jamais tout à fait « assez français ». L’histoire, aussi, d’une émancipation, portée par une langue à la fois mordante et poétique, singulièrement puissante.

Merci à Sarah de "Auteurs Presse" de me permettre de découvrir la rentrée Julliard.  Un premier roman :

Du temps de ma splendeur  -  Aurélie Djian



















Julliard
Parution : 25 août 2022
Pages : 170
EAN : 9782260055419
Prix : 18 €


Présentation de l'éditeur

Tu vieilliras, ma fille, plus vite que tu ne le crois et tu en souffriras pour l’éternité. N’espère pas en moi une alliée qui te raconterait ses secrets de créature et se réjouirait de ta métamorphose. Non, ma fille, je ne te prêterai pas ma baguette magique, ma parure et mes paillettes, pas touche, même pas en rêve. La splendeur ne se partage pas si elle veut régner. Tu ne seras pas une femme, ma fille, tu n’hériteras pas d’une fierté en collier, facile à porter, tu devras conquérir ton sexe toute seule, à la force du poignet, ça fait mal, tu verras, plus mal que tu ne le crois. Tu sueras sang, salive, larmes et cyprine dans le désert, peuple élu abandonné, tu apprivoiseras seule ton destin singulier, armée d’une ardente patience. Je surveillerai de très près ta superbe et je n’hésiterai pas à te mettre des glaçons dans la culotte, comme les hommes, plus tard, pour éprouver ton courage. Tu apprendras seule à nager contre le courant, telle une truite sauvage et tu me remercieras d’en ressortir musclée.

Hâte de retrouver la jolie plume d'Annie Lulu

Peine des faunes   -   Annie Lulu



























Julliard
Parution : 25 août 2022
Pages : 320
Isbn : 9782260055037
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur

Peine des Faunes nous plonge dans la vie quotidienne d’une famille tanzanienne en 1986. Rébecca élève huit enfants. Sa fille aînée, Maggie, rêve d’étudier à l’université. Mais Rébecca entre en lutte contre une compagnie pétrolière sur le point d’exproprier les habitants de son village natal. Son départ précipité fait brutalement basculer le destin de Maggie et pose la première pierre d’une tragédie familiale s’étirant sur cinq générations.
De la Tanzanie des années quatre-vingt à l’Écosse contemporaine, Peine des Faunes est une ode poétique à la fragilité de la condition humaine et un urgent plaidoyer pour le vivant. Tissant ensemble les thématiques féministe et environnementale, Annie Lulu brosse une galerie de portraits de femmes inoubliables, dont le combat pour la liberté et la justice finira par être récompensé.

Du côté de chez Mialet Barrault

Disparaître  -   Lionel Duroy



















Mialet Barrault
Parution : 24/08/2022
Pages : 300
Isbn : 9782080253569
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

À l’âge où il est d’usage d’envisager un repos bien mérité, Lionel Duroy a choisi d’enfourcher son vélo et de s’en aller vers ces endroits qui l’ont toujours fasciné : la Roumanie, la Moldavie, la Transnistrie… et peut-être Stalingrad. Il avait l’idée de rouler sans autre projet que de jouir du plaisir d’exister, jusqu’à s’épuiser, pour finalement passer seul et sans cérémonie de l’autre côté. Disparaître. Il l’a tenté, mais la vie est un roman qu’il a fini par écrire.


Autre titre qui me tente beaucoup

Les vertueux    -    Yasmin Khadra




























Mialet Barrault
Parution : 24 août 2022
Pages : 544
Isbn : 9782080257949
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur



Algérie, 1914. Yacine Chéraga n’avait jamais quitté son douar lorsqu’il est envoyé en France se battre contre les « Boches ». De retour au pays après la guerre, d’autres aventures incroyables l’attendent. Traqué, malmené par le sort, il n’aura, pour faire face à l’adversité, que la pureté de son amour et son indéfectible humanité.

Un roman majeur dans l’œuvre de Yasmina Khadra et une plongée surprenante dans l’Algérie de l’entre-deux-guerres.

On termine les réceptions rentrée avec Genèse éditions et une auteure belge

Même pas mort !  -  Véronique Sels



















Genèse éditions
Parution : 07/09/22
Pages : 256
Isbn : 9782382010211
Prix : 22.5 €

Présentation de l'éditeur



Peut-on être à la fois peintre et truand ? Dessinateur prodige et voleur de tableaux ? Maître de la provocation et amoureux de la tradition ? C’est pourtant ce que risque de découvrir cet homme qui se réveille un beau matin à Casablanca. Qui est-il ? Il ne le sait pas mais comprend rapidement que le danger rôde. Il doit fuir…

Librement inspiré de la vie du peintre Stéphane Mandelbaum, assassiné à l’âge de vingt-cinq ans, le roman traverse trois continents et un siècle d’Histoire, des migrations économiques et politiques des Juifs de Pologne dans les années 1920 à nos jours.

Chez Casterman le 17 août prochain :

Passeport     -   Sophie Glock

























Casterman
Parution : 17 août 22
Pages : 312
Isbn : 9782203228672
Prix : 24 €

Présentation de l'éditeur


Les parents de Sophia ne sont pas se qu’ils prétendent être…


Parents murés dans leurs non-dits, déracinement, inconfort du statut d'expat… Sophia ressent intuitivement que quelque chose de trouble se joue dans la cellule familiale. L'année de ses 17 ans, fraîchement débarquée dans un nouvel État d'Amérique latine, elle va tenter de vivre une adolescence normale.

« On pourrait avoir du mal à s’identifier à une ado dont la famille a de tels secrets, mais Sophia réussit à nous plonger dans son monde. C’est un livre qui touche au cœur, une vraie réussite. »
TILLIE WALDEN - Autrice acclamée de Dans un rayon de soleil et Spinning

Envie de donner un coup de pouce à un auteur de ma région

Hors de lui     -    Nathan Delie


























Le livre en papier
Parution : 2022
Pages : 227
Isbn : 978-2-8083-1736-8
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

Quentin est un lycéen de seize ans au caractère calme et au mode de vie sain. Il partage son temps entre sa passion pour le sport, des sorties entre amis et une scolarité sans accroc. Derrière cette apparence ordinaire se cache toutefois une personnalité atypique que la découverte inopinée d’un don pour le moins déstabilisant viendra révéler.
Cette capacité hors norme aux multiples implications bouleversera ses habitudes, sollicitera à l’extrême son sens de l’empathie et le mènera à de nombreux questionnements.

"Une touche de science-fiction, un zeste de philosophie et une once d’introspection ". Voici quelques-uns des ingrédients de cette recette subtile aux parfums délicats.


Belle surprise de la part de Futuropolis

Nijinski  l'ange brûlé   -   Dominique Osuch



















Futuropolis
Parution : 08/06/22
Pages : 264
Isbn : 9782754825733
Prix : 28 €

Présentation de l'éditeur

En sept années fulgurantes, Vaslav Nijinski est devenu un mythe. Il est à la danse ce que Picasso est à la peinture : il a ouvert les portes de l’art contemporain, brisé les règles esthétiques dans un élan de génie créatif, et provoqué par cet acte délibéré un changement irréversible.
Dominique Osuch revient sur la vie de ce danseur étoile et chorégraphe russe d’origine polonaise, « proto punk » qui dans les années 1910 a attiré les personnalités artistiques les plus en vue, inspiré jusqu’à Charlie Chaplin avant de sombrer dans la folie.

19 janvier 1919, Vaslav Nijinski se meurt. Ses souvenirs viennent le hanter… Il se souvient de son enfance, de son frère handicapé Stanislas, de son père danseur qui les a abandonnés tout petits, de sa mère danseuse qui a sacrifié son art pour élever ses trois enfants. Il se souvient de ses camarades à l’Académie de Danse Impériale... et des folles nuits de Saint-Pétersbourg, de ses amours tumultueuses avec le prince Lvov, avec Diaghilev. Il se souvient de la première tournée parisienne des Ballets russes, de L’Après-midi d’un faune, sa première composition chorégraphique, de ses rencontres avec Jean Cocteau, Marcel Proust et Auguste Rodin, tous trois amoureux à leur manière de sa grâce, de sa face d’ange, de son corps d’athlète. Il se souvient de son mariage en Argentine avec la hongroise Romola de Pulszky, de la répudiation de son mentor Diaghilev, de Till l’Espiègle, sa dernière composition pendant la « Grande Guerre », et de Charlie Chaplin venu l’applaudir à Los Angeles.
Il ne dansera plus jamais. Ce soir, Nijinski est entré en fusion avec Dieu, qui lui a brûlé les ailes.

Je termine par un merveilleux cadeau. Merci Antonio pour cette petite pépite.

Jours de sable  -  Aimée de Jongh





























Dargaud
Parution : 21/05/2021
Pages : 288
Isbn : 9782505082545
Prix : 29.99 €

Présentation de l'éditeur



Washington, 1937. John Clark, journaliste photoreporter de 22 ans, est engagé par la Farm Security Administration, l'organisme gouvernemental chargé d'aider les fermiers victimes de la Grande Dépression. Sa mission : témoigner de la situation dramatique des agriculteurs du Dust Bowl. Située à cheval sur l'Oklahoma, le Kansas et le Texas, cette région est frappée par la sécheresse et les tempêtes de sable plongent les habitants dans la misère.

En Oklahoma, John tente de se faire accepter par la population. Au cours de son séjour, qui prend la forme d'un voyage initiatique, il devient ami avec une jeune femme, Betty. Grâce à elle, il prend conscience du drame humain provoqué par la crise économique. Mais il remet en question son rôle social et son travail de photographe...

Après Le Retour de la bondrée (Prix Saint-Michel du meilleur album) et L'Obsolescence programmée de nos sentiments (en collaboration avec Zidrou, Prix d'argent du Japan International Manga Award), Aimée de Jongh signe un récit émouvant, inspiré par des faits historiques et nourri par un séjour sur place.


Belles lectures à vous