mardi 8 octobre 2024

Brad Pitt Un coach pas ordinaire - Pascale Elices *****

 Brad Pitt Un coach pas ordinaire  -  Pascale Elices





















Librinova
Parution : 11/01/24
Pages : 103
Isbn : 9791040541585
Prix : 14.90 €

Présentation de l'éditeur

À Los Angeles, Brad Pitt s’entretient avec son agent. Celui-ci lui propose de tourner un nouveau film, qui promet d’être un chef-d’œuvre. Brad a pourtant une autre idée en tête, un projet qui l’obsède depuis des années. Alors qu’il est au sommet de sa gloire, il veut donner la réplique à une personne entièrement novice.

Aux grands maux, les grands remèdes : l’acteur se lance dans un immense casting pour réaliser son rêve. Quelques mois plus tard, six lauréats s’envolent pour le Maroc afin d’apprendre le métier d’acteur. Dans ce groupe éclectique, Brad trouvera-t-il la perle rare ?

Dans Brad Pitt, un coach pas ordinaire, Pascale Elices nous entraîne dans une aventure à la fois exaltante et émouvante, entre compétition et solidarité !


Pascale Elices



Pascale Elices travaille sur les dessins animés éducatifs « Hello Maestro...Il était une fois ». En juin 2020, tout bascule. Clémence, sa fille de trois ans, développe une grave inflammation du cerveau. En deux semaines, elle perd ses fonctions motrices et cognitives : manger, parler ou marcher devient impossible. La maladie, soudaine et violente, entraîne toute la famille dans un monde inconnu et nécessite une présence continue. Si les journées à l’hôpital sont rythmées par le passage des médecins, des infirmières ou des rééducateurs, les nuits la plongent dans un monde au silence oppressant. Il n’y a plus aucun bruit.

Une nuit, Pascale Elices rêve de Brad Pitt. Une apparition mystique. Elle engage avec lui une conversation plutôt anodine. Au réveil, ce souvenir la fait sourire. Cette apparition propulse l’esprit de l’autrice hors de cette chambre morne. Elle écrit auprès de sa fille, une histoire d’aventures avec Brad Pitt comme personnage principal.



L'avis de mon mari



Un petit livre écrit par l’auteure suite à un rêve lorsqu’elle était à l’hôpital au chevet de sa petite fille. Brad Pitt lui est apparu en rêve et elle a écrit ce récit imaginé mais qui pourrait aussi être tout à fait réaliste.

Brad Pitt dans la force de l’âge - 60 ans - décide de se lancer dans un projet un peu fou, réaliser un film sur sa vie en engageant un partenaire débutant à l’écran.

Brad tourne une vidéo de recrutement qui accumule des millions de vues et va générer des milliers de candidatures. Sa petite équipe est vite débordée mais met les bouchées doubles. Finalement une ‘short list’ de 6 candidats est établie et ceux-ci se retrouvent à l’invitation de Brad au Maroc pour une semaine de sélection.

Vous découvrirez le reste par vous-même. Brad Pitt est décrit comme quelqu’un de très humain qui abandonne son statut de superstar pour créer une belle connivence avec les candidats. Ceux-ci sont assez différents les uns des autres et plein de péripéties vont se dérouler sur ces quelques jours.

Un livre qui se lit très vite et bien qu’il ne soit que pure fantaisie est tout à fait crédible. Pourquoi Brad ne se lancerait il pas dans un tel projet?

Bravo pour ce moment de détente en attendant le prochain roman….


Sa note : 9/10

lundi 7 octobre 2024

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Ils ont rejoint mon Himalaya de la semaine





Wolfang le fantôme    -  Lenny Len




 














L'école des loisirs
Parution : 09/10/24
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Rosalind Elland-Goldsmith
Pages : 46
ISBN : 9782211338042
Prix : 15 €
Lectorat : à partir de 3 ans

Présentation de l'éditeur

Un fantôme qui préfère les fleurs, les gazouillis des oiseaux et les câlins aux arbres plutôt que les oubliettes et les grimoires effrayants… est-ce que ça existe ? Oui ! Son nom est Wolfgang et il vient d'être désigné par le célèbre Hubert le Puissant pour être son successeur dans le Château Lugubre. Le doux et bucolique Wolfgang va-t-il pouvoir changer de vie?

Dans le nez de la sorcière  -   Michel Van Zeveren



















L'école des loisirs
Pastel
Parution : 09/10/2024
Pages : 44
ISBN : 9782211236249
Prix : 13 €
Lectorat : à partir de 3 ans

Présentation de l'éditeur

C'est la première journée à l'école pour Petite Mouche. Maître Mouche enseigne à ses petites mouches à reconnaître ce qui est beau pour elles, les odeurs délicieuses des bouses de vaches…et c'est alors que Petite Mouche confond le nez d'une vache avec celui d'une sorcière ! Elle découvre un endroit magique, qui sent le vieux fromage, où l'on croise de fabuleuses créatures…


Pour les plus grands

Le crâne  -  Jon Klassen



















L'école des loisirs
Pastel
Parution : 9/10/24
Pages : 106
Isbn :  9782211332040
Prix : 15 €
Lectorat : 8/11 ans

Présentation de l'éditeur

Une nuit, Otilla s'est enfuie. Elle a couru longtemps à travers la forêt. Jusqu'à une maison isolée, où vivait un crâne. « Entre, a dit le crâne, je vais te montrer la maison ». Otilla a sympathisé avec son hôte, qui a lui aussi peur de quelque chose, quelque chose qui revient chaque nuit. La courageuse Otilla pourra-t-elle les sauver ?

Dans un autre registre 

Obsolète -  Sophie Loubière



























Belfond Noir
Parution : 01/02/24
Pages : 528
EAN : 9782714499806
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur

Convoquant tout autant le roman d’anticipation que la littérature de suspense, Sophie Loubière nous offre une plongée fascinante et terrifiante dans un monde rétrofuturiste visionnaire. Une œuvre totale par une grande voix du roman noir français.

La femme, un produit sans grand avenir ?


2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l’humanité s’est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout-recyclage.

Y compris celui des femmes.

Afin d’enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.

L’heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête. Mais qu’en est-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n’est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n’est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées…

Un polar pour changer de style

Le seul coupable  -  Jacques Saussey


























Fleuve noir
Parution : 10 octobre 24
Pages : 432
Isin : 9782265158245
Prix : 21.90 €

Présentation de l'éditeur

Quand plane l’ombre d’une erreur judiciaire…
 
Septembre 2024. Un incendie se déclare à proximité de la maison de Paul Kessler, dans le Var. Au bout de quarante-huit heures, la piste criminelle est établie et les enquêteurs identifient la responsable : une certaine Laurence Dumas qui réside dans le Rhône, à plus de trois cents kilomètres de là.

Immédiatement, la mémoire de l’ancien commandant de police le ramène à une affaire qu’il a traitée dix ans plus tôt. En effet, cette femme est la mère de Margaux, une jeune fille retrouvée assassinée près de Lyon en 2014. À l’époque, les investigations de son équipe ont conduit à l’inculpation de l’ex-petit ami de la victime. Mais toutes les certitudes de Kessler vont voler en éclats face à la colère et aux doutes de Laurence Dumas. Une question lui glace alors le sang : a-t-il pu commettre une erreur ?

Et celui que j'attendais, une plume que je veux découvrir

Pages volées  -  Alexandra Koszelyk



















Aux forges de Vulcain
Parution : 23/08/24
Pages : 300
ISBN : 9782373058222
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur


Quand des pages entières de votre vie vous ont été volées, comment faire pour les retrouver, si ce n’est les écrire ?

Les parents d’Alexandra meurent dans un accident de voiture alors qu’elle n’a que huit ans. Elle est recueillie avec son frère par sa tante. Tandis qu’elle grandit entre premiers amours et amitiés adolescentes, un immense vide demeure en elle. Qui est-elle ? L’orpheline ? L’Ukrainienne ? La jeune fille qui aime les histoires ?

Vingt ans plus tard, alors qu’elle revient en Normandie, elle entreprend une enquête sur ce qui a permis sa survie : la langue, la littérature et l’écriture.

Un récit poignant sur ces continents intérieurs que nous habitons et qui nous habitent.


Belles lectures à vous !

dimanche 6 octobre 2024

Bilan de lecture de septembre

Bilan de lecture de septembre 




Un mois de septembre bien rempli.  Quelques jours en Normandie, des sorties culturelles, le rendez-vous incontournable de Nancy, un café littéraire, cela m'a laissé moins de temps que prévu pour la lecture mais de belles découvertes, des conférences intéressantes et de belles rencontres dans le monde littéraire. 

Pourquoi le week-end est si court, je rêve de plus de temps pour lire ..  Vous aussi j'en suis certaine.




J'avais rencontré Abigail Assor lors de l'Intime Festival, je savais qu'elle serait à Nancy, j'ai donc découvert sa plume.  Un ravissement !




Il est un roman graphique que je voulais découvrir depuis un moment, il relate les tristes événements du massacre de Oradour sur Glane, un devoir de mémoire indispensable !




Une nouvelle plume de cette rentrée, en sélection pour plusieurs prix



Encore une découverte de Nancy et un coup de coeur de ma libraire



En préparation pour une rencontre, un premier roman belge


J'ai lu un jeunesse tout mignon



Pour terminer un joli graphique qui parle du couple et de l'amour




samedi 5 octobre 2024

La nuit de David - Abigail Assor ♥♥♥♥♥

 La nuit de David   -  Abigail Assor













Gallimard
La Blanche
Parution : 22/08/24
Pages : 192
ISBN : 9782073074263
Prix : 19.50 €


Présentation de l'éditeur

« Je n’ai pas dit : David, allez, s’il te plaît, c’est dangereux. David, on annule, s’il te plaît, écoute-moi, je crois qu’il ne faut pas le faire. Je ne l’ai pas dit. Peut-être que si je l’avais fait, nous serions toujours l’un près de l’autre aujourd’hui. Mais à dix ans, j’avais fait une promesse à mon frère et je voulais la tenir. Je l’aimais trop — l’aimer a bien été le drame de ma vie. »

Devenue adulte, Olive revient sur son enfance. Une maison sur les hauteurs du Loiret. En contrebas, le Loing dort, des trains grondent, et chaque jour, un petit garçon hurle, frappe et tente de s’enfuir. Elle observe son jumeau, inquiète. Par touches délicates, elle dessine une complicité fraternelle immense. Comment survivre à la cruauté de l’enfance ? Peut-être en devenant un train ou une grive. C’est l’espoir qu’Olive et David nourrissent jusqu’à cette nuit de leurs dix ans.
Dans ce roman sensible et déchirant, Abigail Assor explore les failles d’une famille face à l’univers impénétrable d’un garçon pas comme les autres.

Abigaïl Assor nous en parle






Abigail Assor est née en 1990 à Casablanca. En 2021, elle publie aux éditions Gallimard son premier roman, "Aussi riche que le roi", qui reçoit le prix Françoise Sagan 2022. 






Mon avis

Une maison haute dans le Loiret, une cour, un tilleul qui ombrage la maison, Olive et David, des jumeaux, inséparables, fusionnels, ils ne savent pas passer quelques instants l'un sans l'autre.  Ils sont complices et pourtant aux yeux de leur mère, si différents.

Olive est la fille parfaite, modèle, obéissante, la préférée. David est particulier, dans son monde, imprévisible, il peut se mettre à crier, devenir violent, il veut devenir un train.  

C'était un jeu au départ, devenir un train, cela devient un rêve, un but, une obsession, sa réalité.

A dix ans, Olive a fait une promesse à son frère, elle voulait la tenir, elle l'aimait trop c'est le drame de sa vie.   

Vingt ans plus tard, Olive revient sur cette nuit, sur son enfance, elle veut comprendre.

Le père absent, démissionnaire, la mère castratrice, dominante qui veut tout contrôler. Trop contrôler par peur ? Elle est continuellement aux aguets, écoute, surveille et oublie peut-être d'essayer de comprendre son fils, ses larmes, ses cris, ses crises d'asthme, sa violence, ses souffrances, sa différence.

Ce texte est magnifique, l'écriture est sensible, délicate, envoûtante.  Abigail Assor va au coeur des sentiments, dans la profondeur des êtres.  De courts chapitres, poétiques, un peu nostalgiques nous parlent du dysfonctionnement de la famille, d'amour et de folie.

Un récit magnifique rempli d'émotions que je garde en moi bien après la lecture.

A lire absolument !

Ma note : ♥♥♥♥♥



Les jolies phrases

Je l'aimais trop.  L'aimer a bien été le drame de ma vie.

David était mon frère et moi j'étais sa soeur, mais j'étais aussi sa frère et il était mon soeur : son prénom était mon prénom, son visage était mon visage et un fil invisible au-dessus de nous reliait nos deux corps et les faisait bouger comme deux marionnettes.  C'était nous, c'était comme ça. Après la nuit, ça l'était encore.  Pour moi, ça l'était à jamais. 

Maman disait toujours que la neige c'était mieux que le cinéma.  Elle disait que personne ne pouvait hurler sous la neige, car celle-ci rendait tout calme et reposé, et tout était alors parfait ; la voir ainsi qui tapissait tout, c'était ce qu'elle préfèrait.

Mais il n'y avait pas d'autre chose.  Mes os avaient poussé là-bas, dans l'enfance avec David.  Ils avaient à l'intérieur de moi imprimé un réseau, une carte du Loiret et de ses fleuves, un plan de notre maison haute, où, avant cette nuit de malheur, nous étions encore frère et soeur.  Devant maman, j'ai longtemps tenté de faire taire ses pensées obsessionnelles. Peut-être craignais-je qu'elle les lise.

mercredi 2 octobre 2024

Amiante - Sébastien Dulude ♥♥♥♥♥

 Amiante  -  Sébastien Dulude  ♥♥♥♥♥




























La Peuplade
Parution : 15 août 2024
Pages : 224
Isbn : 978-2-925416-17-3
Prix : 20 €


Présentation de l'éditeur



Thetford Mines, ville phare de l’industrie de l’amiante québécoise, été 1986. Steve Dubois, neuf ans, et le petit Poulin, dix ans, s’abandonnent aux plaisirs de l’amitié. La belle saison est rythmée d’aventures sur les hauts terrils et d’évasions à travers les paysages mi-forestiers mi-lunaires. Les journées des deux inséparables s’écoulent dans l’oisiveté et l’innocence, sur leurs vélos ou allongés dans leur cabane parmi les pins. Or, l’année 1986 est riche en tragédies, et l’une d’entre elles affecte le cours de la vie de Steve comme nulle autre. Cinq ans plus tard, on le retrouve en proie à son obsession : reconstituer son paradis évanoui.



Maniant une langue précise et sensuelle, Sébastien Dulude fait le récit d’une jeunesse fragile et inflammable dans un American Dream ouvrier en perte d’élan.



La mine, c’est la violence sur certains parents, puis la violence sur certains enfants ; la mine, c’est l’isolement des enfants, et l’isolement, c’est l’ennui, et l’ennui, c’est la violence qui m’a enlevé mon ami.



FINALISTE | Prix Wepler-Fondation La Poste
FINALISTE | Prix Première Plume
FINALISTE | Prix littéraire Le Monde 2024

Sébastien Dulude

Né à Montréal en 1976, Sébastien Dulude a grandi dans le quartier Mitchell à Thetford Mines de six à seize ans. Écrivain et éditeur, il est l’auteur de trois recueils de poésie dont ouvert l’hiver (La Peuplade, 2015). Amiante est son premier roman.










Mon avis

C'est un premier roman très intimiste, un récit initiatique d'une grande beauté que nous offre le québécois Sébastien Dulude.

Nous sommes à Thetford Mines, dans les Appalaches, une ville phare de l'industrie de l'amiante, le village d'enfance de Steve Dubois, 9 ans au début du récit.  Son père est chauffeur dans la mine, sa mère est soumise, dépressive.  Steve est seul, il roule dans sur son bicycle dans le quartier, un paysage particulier avec les dombes (terrils) et les pinèdes aux alentours.  Intrigué par un camion de déménagement, la famille Poulin s'installe.  Il va rencontrer le petit Poulin, le fils, Charlélie qui deviendra son meilleur ami, son inséparable.

Avec Charlélie, il fait les 400 coups, découvre son identité rejetée par le père, construit un refuge dans les pinèdes, une cabane.  C'est l'insouciance de l'enfance, les bonbons à la cerise, les jeux d'enfants, et les premiers émois de jeunesse.

Nous en sommes en 1986, année de mutiples catastrophes avant le drame qui se prépare.  Steve et Charlélie ont un carnet des catastrophes, ils semblent fascinés par la mort, ils collent les articles de presse, c'est l'hélico de Balavoine qui s'écrase dans le désert, la navette Challenger qui explose en plein vol, Tchernobyl ...

"Je me nourris du bon feu", la première partie sur l'insouciance de l'enfance, cette amitié exclusive qui permet d'oublier la violence de la mine, la violence du père et ses rapports compliqués avec ce fils qu'il semble ne pas aimer.

Le drame suite à un désaccord et cinq ans plus tard on retrouve Steve , dans la seconde partie "J'éteins le mauvais feu", c'est l'adolescence, fini l'insouciance, "amiante" c'est aussi l'ami qui hante Steve, le manque, le poids des regrets, la honte, la solitude, un autre apprentissage de la vie.  C'est aussi Starmania qu'il écoute en boucle, les souvenirs de l'amitié perdue.

Un texte d'une beauté extrême, savoureux car agrémenté du parler québecois.  L'écriture est poétique, sensible, délicate.  Elle est sensorielle, visuelle parfois brûlante et rude.

Amiante c'est aussi un très beau roman d'atmosphère.  Une très belle découverte de cette rentrée littéraire.

Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases

Nous nous marrions à ravir : j'étais du genre à ruminer mes obsessions, et lui à tenter à tout prix de concrétiser les siennes. Au fil des journées que nous passions désormais invariablement ensemble, j'ai appris que pour le petit Poulin, une cabane n'était jamais terminée, que pour le petit Poulin, un désir ne restait jamais inassouvi.

C'était quoi un meilleur ami, est-ce que j'ai une meilleure amie, est-ce que j'ai des amis, les garçons, les filles, ce sera qui, quand, Charlélie n'est pas dans la piscine où je nage, mon père n'entre plus dans ma chambre, je n'irai plus au bois. Aucune phase n'embrasse l'absence, ni l'instable.  Mon meilleur ami m'a dit salut et il est parti.  Il m'a donné un bracelet de fille que j'ai gardé caché.  Je ne veux plus porter tout ça, je veux m'envoler. 

La saison avait sécrété tous ses sucs. Le lourd feuillage des arbres bruissait de nonchalance, la faune était grasse. Tout semblait recouvert d’une infime brume de lait. Les vapeurs légères de nos corps transitaient dans l’air, échangées contre les caresses de la brise. La mine se taisait.

Le réservoir d’essence est toujours plein. Rien n’a brûlé. Comme cette ville, ma peine ne brûlera jamais. Elle survit aux coups, aux morts, à l’amour.

Avoir Cindy à mes côtés me donne l'impression d'avoir enfilé son perfecto de cuir noir, qui me procure toute l'assurance du monde.  Sa chaleur dans la chaleur m'est toujours parfaitement ajustée, un jet de lumière amie du creux du foyer, un éclat d'antre, une explosion bienveillante dans la mine.  

Si je ne crains plus un mort, pourquoi persisterais-je à en aimer un autre?  Je déteste, et aime, en vain.  Je ne m'habitue ni au manque ni à la sécurité.