dimanche 2 octobre 2022

Dix ans pour le blog cela mérite un petit concours !

 Dix ans pour le blog ! cela mérite un petit concours !





C'est le 21 septembre 2012, il y a dix ans que mon blog a vu le jour.  Créé à l'époque dans le cadre des "Matchs de la rentrée littéraire" de Price Minister.


Que de chemin parcouru, dix ans plus tard, c'est 1492 articles publiés, 819 187 pages vues.  

Tout cela c'est grâce à vous de plus en plus nombreux à me suivre; 1608 abonnés sur Facebook, 1690 sur Instagram. Merci aussi à mes nombreux partenaires; maisons d'éditions, auteurs, attachées de presse qui me font confiance et font grimper de façon virtigineuse ma PAL.

Je lis et rédige pour ce blog, c'est parfois exigeant, contraignant mais tellement enrichissant de partager avec vous car la lecture cela se partage avant tout.  C'est aussi l'occasion de vous rencontrer en vrai parfois, depuis un an j'anime des cafés littéraires, une autre façon de partager ma passion des mots avec vous.   J'aimerais tellement pouvoir lire plus mais il y a une activité professionnelle à temps plein et une vie culturelle riche et dense.

Pour vous remercier de votre fidélité je vous propose un concours 😍

L'envie de vous proposer deux de mes coups de coeur de la rentrée !

Merci à Gallimard, Julliard et Sarah de le permettre.


Il y a 3 exemplaires de chaque à remporter .





Cliquez sur la couverture pour lire ma chronique .


Que faire pour participer ?


Le concours sera accessible de trois manières :

-  via le blog en laissant un commentaire, le livre souhaité et vos coordonnées mail sous cet article

- via Facebook mais en laissant un commentaire sous l'article du blog et en invitant deux personnes à participer et en aimant les pages de Gallimard et Julliard.

- via Instagram (modalités spécifiques sur le post)

Le concours sera ouvert jusqu'au 9 octobre minuit pour la Belgique, France et Luxembourg.  Les comptes concours seront exclus.

Un tirage au sort aura lieu le 10 octobre prochain. 


Bonne chance à tou.te.s



samedi 1 octobre 2022

Une ascension - Stefan Hertmans

 Une ascension  -  Stefan Hertmans





















Gallimard
Du monde entier
Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
Parution : 13 janvier 22
Pages : 480Isbn : 9782072940996
Prix : 23 €




Présentation de l'éditeur

Se promenant dans sa ville natale de Gand un jour de 1979, le narrateur tombe en arrêt devant une maison : visiblement à l’abandon derrière une grille ornée de glycines, cette demeure l’appelle. Il l’achète aussitôt et va y vivre près de vingt ans.

Ce n’est qu’au moment de la quitter qu’il mesure que ce toit fut également celui d’un SS flamand, profondément impliqué dans la collaboration avec le Troisième Reich. Le lieu intime se pare soudain d’une dimension historique vertigineuse : qui était cet homme incarnant le mal, qui étaient son épouse pacifi ste et leurs enfants ? Comment raconter l’histoire d’un foyer habité par l’abomination, l’adultère et le mensonge ?

À l’aide de documents et de témoignages, le grand romancier belge Stefan Hertmans nous entraîne dans une enquête passionnante qui entrelace rigueur des faits et imagination propre à l’écrivain. Examen d’un lieu et d’une époque, portrait d’un intérieur où résonnent les échos de l’Histoire, Une ascension est aussi une saisissante plongée dans l’âme humaine.

Stefan Hertmans


















© Thomas Andenmatten


Ecrivain belge né à Gand en 1951. Stefan Hertmans enseigne au Stedelijk Secundair Kunstinstituut Gent et à l'Académie royale des beaux-arts de Gand (Haute École de Gand). Il dirige en outre le Studium generale jusqu'en octobre 2010. Il a également donné des conférences à La Sorbonne et aux universités de Vienne, Berlin et Mexico, à la Bibliothèque du Congrès de Washington et à l'University College de Londres. Il collabore à un grand nombre de magazines, dont Dietsche Warande en Belfort, Raster et De Revisor.

Il publie son premier roman, intitulé Ruimte, en 1981. Il est aussi l’auteur de poésies, de pièces de théâtre et de nouvelles, et signe de nombreux essais, notamment sur Walter Benjamin, Jorge Luis Borges, Marguerite Duras, Ernst Jünger, W.H. Auden, Martin Walser, D.H. Lawrence, Samuel Beckett, Hugo Claus, Peter Verhelst et Igor Stravinsky.

Il est le premier écrivain belge à avoir été sélectionné pour séjourner en 2000 dans la résidence d'écrivain Villa Marguerite Yourcenar à Saint-Jans-Cappel.

En 2003, il remporte le prix « La ville à lire » pour Entre villes : histoires en chemin (Steden. Verhalen onderweg, 1998). Il reçoit le prix de l'essai 2008 du Koninklijke Academie voor Nederlandse Taal- en Letterkunde pour Poétique du silence (Het Zwijgen van de Tragedie).

Son roman Guerre et Térébenthine (Oorlog en terpentijn) reçoit le prix triennal de la Communauté flamande en 2012 et, en 2014, le prix littéraire AKO.

Il est fait commandeur de l'ordre de la Couronne de Belgique en 2017. La même année il reçoit le Spycher: Literaturpreis Leuk (de) (Loèche, Suisse).

En 2020, il publie un roman-enquête sur la maison qu'il a longtemps habitée dans le vieux Gand (Patershol), et qu'il découvre tardivement avoir été, entre 1930 et 1950, celle de la famille de Willem Verhulst, V-Mann de la Gestapo, père d'Adriaan Verhulst.

Source : Wikipedia

Mon avis

En 1979, Stefan Hertmans fait l'acquisition d'une maison dans le quartier aujourd'hui branché de Patershol, Drogenhof à Gand.  Une maison laissée à l'abandon que nous allons visiter de fond en comble.

Il l'occupera 20 ans et apprendra par un livre "Zon van een 'foute' Vlaming" - fils d'un flamand fautif - écrit par son ancien professeur Adriaan Verhulst, qu'elle fut occupée par un SS flamand : Willem Verhulst.

Interpellé, Stefan va rassembler de nombreux témoignages; ceux des enfants Adriaan, Letta et Suzanne mais aussi de nombreux documents d'archives.  Il va rédiger une enquête impressionnante pour nous donner la lecture de ce "docu-roman".

L'écriture de Stefan Hertmans est vraiment très belle et agréable à lire, utile pour "digérer" toutes les informations. C'est un peu ardu au départ mais très vite, on est emporté par le style et l'écriture et on veut comprendre qui était Willem Verhulst.

Un drôle de gars qui a perdu un oeil enfant, sa mère aussi.  Victime de moqueries à l'école de la part des francophones de surcroît, est-ce cela qui le poussera à devenir plus tard un nationaliste ?

Il perdra sa première épouse Elsa, une juive allemande, ironie du sort.  Sa vie aurait-elle été différente si elle n'était pas décédée si jeune ?  
6 mois après sa mort, il épousera Mientje (Harmonia Wijers), une protestante hollandaise très croyante, pacifiste, serviable, toujours dévouée pour les autres.  Elle est horrifiée par le devenir de son mari, reste fidèle et dévouée, elle s'occupera des trois enfants.  

Très tôt, Wim intégrera les mouvements nationalistes flamands, euh plus exactement flamingants.  Il dira vouloir "défendre l'identité culturelle flamande".  Stop à l'enseignement francophone, à ces "Belgicistes" comme ils les nommaient.  Ses idées, son pays c'est vers l'Allemagne qu'il doit se tourner.

Il montera très vite les échelons de la hiérarchie, pour devenir "un héros de pacotille", un sacré froussard en fait, pourtant un des plus grands collaborateurs de Flandre durant la 2ème guerre.

Il deviendra entre autre, directeur de la radio-diffusion gantoise, chargé de la propagande, militant du DINASO, sur base de la culture, il pactisera avec l'ennemi, portera fièrement l'uniforme et la casquette à tête de mort, mettra dans son salon, 'la chambre mortuaire', le buste de Hitler sur la cheminée, deviendra un Waffen SS, espion de la Sicherheisdienst, dressera des listes et continuera à grimper dans la hiérarchie.

Ce livre m'a permis de mieux comprendre mon pays, l'origine linguistique de l'idée du séparatisme qui anime encore le Nord du pays. Comprendre la Flandre, sa réussite, son passé de collaborationnisme, l'Histoire avec un grand H.  Comprendre qu'à l'origine de la première guerre, l'enseignement était francophone, l'origine de la haine contre la langue française , contre la Belgique.

Un roman excessivement bien documenté, agrémenté de photos.  L'auteur reste neutre, ne prend jamais position, il expose les faits et les ressentis complexes de l'âme humaine.  Il me fait prendre conscience de la difficulté d'être femme, enfant, membre de la famille de collaborateurs, d'être partagé entre l'amour d'un proche et l'horreur de ses actes. et également de comprendre certaines rancoeurs toujours en vigueur.

Ma note : 9.5/10


Les jolies phrases

Ces Allemands, ils ne sont amicaux qu'en apparence.  Goethe n'a-t-il pas dit : "En allemand, on ment quand on est poli "?  Une discussion s'engage au cours de laquelle le vieux pasteur se montre implacable, triste et désemparé; il n'a rien de positif à dire sur Willem. Même sans se salir les mains, on peut commettre des crimes, rugit-il.


Mais tout uniforme la fait frémir. Comment dormir l'un près de l'autre quand les rêves de chacun ont suivi leur propre voie obscure ? La nuit est une crapule. Les enfants respirent d'une innocence qui humidifie légèrement leurs lèvres, ils balbutient des absurdités dans leur sommeil. Que fait de nous la guerre, cher pasteur Wartena? Pourquoi mon bien-aimé est-il un étranger dans mon lit ?



Plus je me plonge dans les mémoires d'Adri, plus je remarque les aspects qu'il n'a pas pu, ou pas voulu approfondir. Comme si la culpabilité était héréditaire et qu'il n'avait pas la force de porter le fardeau dont il s'était chargé : un fils aux épaules lestées du poids mort de son père. La douleur réside dans le silence entre les mots de son témoignage.


Pourquoi me fallait-il à tout prix voir cet endroit de mes propres yeux ? Peut-être la visite d'un lieu de souvenir, même si c'est celui d'autres personnes, est-elle une manière de laisser l'histoire s'apaiser.


J'ai toujours eu un faible pour l'odeur d' humidité et de délabrement dans les vieilles maisons. Peut-être parce que né peu après la guerre, j'ai dû encore traverser, en tenant la main de ma mère, des habitations endommagées par les bombardements, et que l'odeur de pierre humide et de moisi est devenue pour moi celle de la célèbre madeleine de Proust. Quand on est enfant et qu'on n' a pas encore de souvenirs, même l'odeur de délabrement est une source de bonheur.

Le présent s'évanouit, les bruits de la rue bruxelloise s'atténuent, les papiers font entendre un bruissement, devant moi s'ouvre un éventail en langue administrative alambiquée et derrière, comme à travers la poussière de l'Histoire qui s'envole, un homme vient à ma rencontre, il porte des lunettes avec un verre dépoli devant son oeil gauche, on ne le voit pas très bien dans l'obscurité mais on le sait, et il porte aussi un uniforme noir avec, par-dessus, le long manteau en cuir noir, il est deux heures et demie du matin et, suivi d'une dizaine de militaires tenant leur arme en joue, il tambourine à la porte d'un grand bâtiment sur le quai au Blé, un institut francophone, une enclave pour une caste en voie de disparition, mais c'est la nuit, personne ne le voit, de la brume s'élève du canal le long du bâtiment.   

Rien n'est plus funeste pour la joie de vivre que le sentiment secret de devoir toujours se justifier devant un juge intime qu'on ne connaît pas.  Il voit tout et condamne tout ; ce n'est jamais assez bien, on est toujours le perdant, quoi qu'on fasse ; il est insaisissable - il ressemble parfois à un ancien amour, puis à l'ami qui vous a trahi ou à la femme aux yeux perçants qui se moque de vous dans la pénombre ; tantôt le démon est rieur, ironique, se montre même patient face à vos imperfections, puis soudain vous parle, avec une immense condescendance, de ce que vous voulez éviter à tout prix, alors que c'est justement ce qui se passe, par votre faute en plus, votre grande faute, votre faute inepte, ineffaçable ; tantôt c'est un citoyen d'une élégance fatale qui vous tourne le dos parce que vous venez de faire quelque chose d'idiot qu'il est le seul à avoir vu; il vous guette quand vous ouvrez les yeux le matin et vous laisse vous endormir en haussant les épaules, parce que vous avez tout simplement fait ce que vous avez fait, sans savoir agir autrement. 


vendredi 30 septembre 2022

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

 Ils ont rejoint mon Himalaya à lire



Une petite semaine et voilà presqu'une arrivée par jour ...   Je vous montre ?

Adaptation d'un roman de Michel Bussi

On la trouvait plutôt jolie  -  Joël Alessandra


















Michel Lafon
Parution : 22 septembre 2022
Auteur :  Michel Bussi
Scénario et dessin : Joël Alessandra
Pages : 144
Isbn : 9782749946344
Prix : 22.95 €

Présentation de l'éditeur

À Port-de-Bouc, près de Marseille, Leyli Maal fait le ménage dans des hôtels pour subvenir aux besoins de ses trois enfants, Bamby, Alpha et Tidiane. Personne ne peut se douter que Leyli cache un lourd secret.
" –; Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
–; Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l'essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d'eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
–; Qui l'a lancé, ce sortilège ?
–; Vous. Moi. La terre entière. Personne n'est innocent dans cette affaire."

Un livre jeunesse à partir de 9 ans 

Esprit es-tu là ?  Le fantôme de Kervadec 

D'après le récit de Patricia Darré  -  Camille Le Souffaché et Fred Campoy


























Michel Lafon
À partir de 9 ans
Parution : 22 septembre 2022
Auteur : Patricia Darré
Scénario : Fred Campoy
Dessin : Camille Le Souffaché
Pages : 48
Isbn : 9782749945750
Prix : 13.95 €

Présentation de l'éditeur

Alicia est une adolescente comme les autres... À cela près qu'elle a un don très spécial : elle peut communiquer avec le monde invisible des esprits. Alicia est ce qu'on appelle une médium. En plus de son quotidien de collégienne, elle parle régulièrement aux morts, raccompagne des âmes errantes et va à la rencontre de fantômes dans des lieux hantés. Elle n'a pas choisi cette destinée...
C'est elle qui a été choisie. Une nuit, Alicia se réveille en sursaut après avoir encore fait un cauchemar. Elle sait que cette fois ce n'est pas un rêve comme un autre : c'est un appel au secours.

Alicia doit résoudre le mystère d'un spectre enragé en quête de vérité

Toujours chez Michel Lafon que je remercie

Une autre vie      -     Elisa Sagnelonge


























Michel Lafon
Parution : 29/09/2022
Pages : 320
Isbn : 9782749950211
Prix : 18.95 €

Présentation de l'éditeur

Professeure de français, Marie rêve de devenir écrivaine à succès. Prête à tout pour y parvenir, elle va jusqu'à commettre la plus effroyable des trahisons. Un an plus tard, au faîte de sa gloire littéraire, Marie fait face à des angoisses et des hallucinations qui pourraient bien porter le nom d'imposture et de culpabilité...


Quant à François, qu'elle a rencontré en dédicace, que signifie son obsession pour son premier roman ?


Un roman graphique qui ouvre l'appétit

La vie gourmande  -  Aurélia Aurita



















Casterman
Parution : 21/09/22
Pages : 368
ISBN : 9782203212398
Prix : 29.50 €

Présentation de l'éditeur


Une ode à la vie et aux plaisirs !


Dans cette nouvelle autobiographie culinaire, Aurélia Aurita relate ses expériences au Japon, dans les Vosges ou à Paris… Des cuisines d’un fast food à celles d’un trois étoiles, du marché en plein air aux brunchs du dimanche, d’histoires courtes en passions romantiques et amicales, l'autrice nous entraîne dans une quête épicurienne de sens et de sensations !

Et tout en empruntant les chemins du goût et de l'intime, Aurélia Aurita fait le récit d’un drame personnel : un cancer qui va bouleverser son quotidien… mais qui jamais ne triomphera de l’instinct de plaisir et de gourmandise qui circule tout au long du livre.

L'an dernier ma ville Wavre a été touchée par l'inondation de juillet, la librairie Claudine a pris une chouette initiaitve, ateliers d'écriture et la parution d'un receuil de témoignages pour en garder une trace.  C'était le lancement cette semaine et un exemplaire a rejoint ma PAL

Après le déluge Wavre, chroniques de l'inondation de juillet


























Academia
Parution : le 15 septembre 2022
Collectif - Dominique Costermans
Pages : 90
ISBN : 978-2-8061-0686-5
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

De mémoire de Wavrien·nes, on n'avait jamais vu ça : la Dyle qui déborde de plus de trois mètres par endroits, soixante rues et places inondées, plus de 1 600 bâtiments envahis par l'eau, 677 tonnes de déchets. Diane Platteeuw et Marie-Pierre Jadin sont libraires. De ce désastre professionnel et privé, intime et collectif, elles ont décidé de garder trace en sollicitant la mémoire des Wavrien·nes,  citoyen·nes ou acteur·rices de terrain.

Je viens de terminer la lecture de "Une grande actrice" dont je vous parle très vite que voici le petit dernier

Téo Malgré   -  Stefan Liberski



























On lit
Parution : 12 octobre 2022
Pages : 96
ISBN : 978-2-87560-161-2
Prix : 14 €

Présentation de l'éditeur

Teo Cappucci vit enfermé dans un immense appartement, autrefois grand cabinet d’avocats, déserté depuis des lustres. Ses souvenirs embués s’entrechoquent. Ils remontent parfois à l’enfance, pour aussitôt en redescendre selon les caprices d’une mémoire altérée. S'y mélangent une mère, une sœur, une gouvernante qui disparaissent une à une, sans qu’on sache bien ce qui leur arrive. Et le mystère plane tout au long de ce récit acéré, beckettien, tragi-comique.

On termine avec une brique , 625 pages ...

Le maître du Mont Xîn   -  Gérard Adam


















Meo éditions
Parution : 6 octobre 2022
Pages : 624
Ean : 9782807003507
Prix : 29 €

Présentation de l'éditeur

Deux femmes gravissent les pentes du Mont Xîn, où, au XIIe siècle, un couple d’amants philosophes a institué un rite faisant de l’érotisme une voie spirituelle. L’une est novice dans un monastère qui le perpétue sous la houlette d’un Maître vivant en solitaire dans son ermitage.

L’autre, Soyindâ, est à chaque étape assaillie par les souvenirs. Enfant «naturelle», pauvre, solitaire, ostracisée, elle a découvert la danse interdite aux femmes en imitant des animaux, le vent dans les branches, les remous du lac...

Elle a fugué, est devenue danseuse dans un faux temple voué aux ébats de riches débauchés, s’est faite moniale pour suivre son amie d’enfance, puis, défroquée, s’est lancée dans une brillante carrière de danseuse. Avant de se retirer dans l’anonymat, elle vient saluer une dernière fois le vieux Maître dont les jours sont comptés.

Roman d’aventure, de quête intérieure et de réflexion. Sur l’art, l’authenticité et ses dévoiements, la sexualité humaine, la spiritualité, l’emprise délétère des religions et des systèmes de pensée, l’inévitable sclérose de toute institution, la relativité de toute morale...

"Adam est un auteur qui ne se place ni au centre ni devant le monde, il se poste en bordure de celui-ci, comme on s’aventure au bord d’un gouffre, au risque d’y choir [...] [Il] fait à tout moment ressortir cette violence latente qui sous-tend la vie quotidienne [...] [une] attention sans complaisance, [une] objectivité sans froideur [...]" (Jacques De Decker, Le Soir.)

Ex-médecin militaire, coopérant au Congo, casque bleu en Bosnie-Herzégovine, Gérard Adam est l’auteur d’une vingtaine de romans et recueils de nouvelles. Également traducteur du bosno-croate, il est titulaire de plusieurs prix littéraires et a obtenu le prix international Naji Naaman pour l’ensemble de son oeuvre.


Belle semaine et belles lectures

mardi 27 septembre 2022

La grande balade de Petros - Dimitrios Mastoros - Angeliki Darlasi - Alki Zei

 La grande balade de Petros   -    Dimitrios Mastoros et Angeliki Darlasi




















Futuropolis
Parution : 4 mai 2022
Traduit (grec) par : Dimitrios Mastoros
Angeliki Darlasi et Dimitrios Mastoros
D'après l'oeuvre de Alki Zei
Pages : 168
Isbn : 9782754833868
Prix : 21 €

Présentation de l'éditeur


D'après l'œuvre d'Alki Zei, La Guerre de Petros

La grande balade de Petros est un témoignage historique et antifasciste, qui relate les aventures et les jours difficiles d’un gamin de 9 ans (Petros) et de sa famille pendant l’occupation allemande d’Athènes.
Le quotidien de la guerre, la terrible famine des grandes villes et les exécutions chroniques, mais également la résistance inventive d’une population qui n’a plus rien à perdre, sont racontés à travers le regard, les rêveries et les interprétations de ce petit garçon qui va être obligé de grandir trop vite…
Un récit d’enfance et d’apprentissage sans condescendance, mais avec de l’humour et de la tendresse.

Dimitrios Mastoros et Angeliki Darlasi adaptent ce classique de la romancière grecque Alki Zei, militante de gauche et membre active de la résistance sous l’occupation nazie.

Mon avis

Petros a 9 ans, son grillon est mort ce 27 octobre 1940. C'est la veille du premier jour de la guerre contre les italiens puis contre l'occupation allemande.

Il y a sa soeur Antigone qui veut plaire, son cousin Angelos qui part à la guerre, Yannis un résistant, Sotiris son ami et d'autres dont Léla, la fille de la concierge, opportuniste, tantôt avec les anglais, tantôt avec les officiers allemands.

Petros vit cette guerre sous son regard d'enfant, et à sa manière il veut agir lui aussi.

Quatre parties dans ce roman graphique qui parle de résistance, d'amitié, d'amour et de liberté.

1. Il refuse la situation et veut agir, participer à la résistance en crevant des pneus des véhicules allemands par exemple.

2. Il y a la débrouille, les écoles réquisitionnées, le froid et la faim. Sotiris fait la manche dans un monde où se cotoyent les italiens facistes et les grecs collabos.   Son grand-père devient voleur pour manger à sa faim.  La résistance s'organise avec le vieux fou en pyjama.  Petros fait le gué, écrit des slogans pour réclamer la soupe populaire.  Lorsque la grand-mère meurt, on préfère la jeter incognito au dessus du mur du cimetière, ne rien dire pour conserver les tickets de rationnement.

3. Gain de cause pour la soupe populaire pour les enfants et les vieillards.

4.  La liberté ou les représailles à savoir l'exécution sur la place publique.

Adapté du roman de Alki Zei, récit d'enfance et d'apprentissage de ce que le peuple grec a vécu.

Très intéressant. 

Ma note : 7.5/10




dimanche 25 septembre 2022

Interview Annie Lulu du 30 août 2022


 Interview  Annie Lulu du 30 août 2022



Un petit souvenir de Nancy en septembre 2022.


J'ai eu le plaisir de rencontrer Annie Lulu le 30 août dernier à l'occasion de la sortie de son dernier roman "Peine des Faunes".  Merci à Sarah d'avoir permis cette belle rencontre.


Nous avons discuté de ces deux magnifiques romans dont vous trouverez les liens vers mes chroniques en cliquant sur la couverture





Je vous invite à découvrir le podcast  sur soundcloud via ce lien



Annie Lulu se confie et nous parle entre autres :

- de la quête d'identité dans son premier roman, de la transmission , de la recherche d'identité de Nili, une jeune femme d'origine roumano-congolaise comme l'autrice.  Elle nous emmène vivre une quête initiatique à la recherche de ses origines de Lassi à Paris vers Kinshasa et Goma.  Nili qui parle à l'enfant qu'elle porte, à la vie qui arrive.   Au départ d'un poème, elle nous partage une voix féminine qui émerge et s'affirme.

- Annie nous parle de ce rêve réalisé qu'est l'écriture, des risques pris pour l'écriture, suivre sa voie et nous faire entendre des voix féminines , tout d'abord celle de Nili pour celles des femmes qui émergent dans le second roman 'Peine des Faunes'

-  Elle nous raconte qu'en quittant Nili qui à la fin de son premier roman donne la vie, elle la porte avec son second roman

- Dans "Peine des faunes" il est toujours question de transmission mais cette fois par les femmes, l'engagement politique du père "Lumumbiste" devient ici un engagement écologique pour la planète.  

Annie nous parle des thématiques qui lui tiennent à coeur, peut-être de façon inconsciente, que les épreuves de la vie sont souvent en lien avec les épreuves de l'histoire.  

Dans son dernier roman on traverse l'espace et le temps à travers 5 générations, 60 ans, on voyage de la Tanzanie à l'Ecosse.  Rébecca va faire confiance aux deux hommes de sa vie, son père et son mari.  Ceux-ci vont la trahir.  Génération après génération , il y aura le fil de la réparation, la recherche d'une émancipation individuelle.  

On parle de féminicide, chose absolument inadmissible en Europe de nos jours, il y a urgence absolue pour y mettre fin, il faut un changement radical de paradigme culturel à l'égard des femmes.  Cela passera par l'éducation de nos enfants car l'homme et la femme sont complémentaires, nous avons besoin les uns des autres.  il n'y a pas d'espèce dominante.  

Dans le roman, les femmes vont essayer de fabriquer un homme, un vrai, un bon, investi d'une mission de justice et de soif de réparation qui pourrait mettre fin aux violences envers les femmes.  La complémentarité est un atout. 


Il y a un lien entre la condition féminine et les violences sur les corps et la condition animale.

On parle du respect du vivant de la transmission de valeurs allant vers la vie, la réparation.

Pourquoi 'peine des faunes" et par faune au singulier ?  

La faune comprend les animaux que nous ne sommes pas.  Dans le roman la matriarche "Omra" incorpore les êtres humains. Elle nous parle d'une symbiose avec la nature.  Nous ne sommes pas des animaux mais des êtres culturels. Parler de la violence envers les animaux et du lien de la violence sur les corps des femmes est important. 


J'ai terminé en demandant à Annie lulu :


- Quel est le don de la nature qu'elle aimerait avoir ?   celui de donner la vie 

- Quel animal elle aimerait être ?   Elle l'est, lisez le roman ou écoutez l'interview vous comprendrez ☺

- Quel est le sentiment qui lui parle ?  L'espoir


C'est un peu compliqué de résumer notre entretien , le plus simple est de l'écouter c'est ici

Merci à Annie pour sa générosité, son sourire et son écriture magnifique. Découvrez ses romans sans tarder.