Bilan de lecture de février
Février se termine, c'était pour moi l'occasion d'un challenge personnel, une première participation à "Tournée minérale" autrement dit un mois sans alcool. Challenge réussi. Heureusement que mes lectures du soir s'accompagnent de thés et tisanes à cette période de l'année. ☺
C'était aussi le rendez-vous incontournable de l'année, à savoir la Foire du Livre de Bruxelles, tentations nombreuses et belles rencontres. Je rattrape mon retard de chroniques car 14 billets publiés sur le mois, un record.
Et puis, vous qui êtes de plus en plus nombreux à me suivre, on arrive tout doucement à 1000 personnes suivant régulièrement mon blog. Encore une petite quinzaine, et on y est avec un super concours en gestation.
Côté lectures : un total de 8 comprenant 2 albums, 4 belges, un classique. De très belles lectures et de nombreux coups de coeur.
C'est parti , comme à chaque fois lorsque mon billet est publié il vous suffit de cliquer sur la couverture et vous aurez accès à ma chronique.
J'avais apprécié le premier, c'est la suite et fin d'une belle saga de mon compatriote Jean-Louis Aerts, c'est mon premier coup de coeur, un joli bond dans l'Histoire ♥
Le seul roman graphique du mois une très belle découverte.
Un classique pour changer, une habitude à prendre peut-être ! Avant de lire la suite imaginée par Harold Cobert, la découverte de Bel-Ami. J'ai passé un agréable moment.
Merci à Armel Job pour l'envoi de son dernier roman, je vous le conseille vivement, il est juste parfait . Il faut absolument que je remonte les nombreux titres de l'auteur en veille dans ma PAL.
Une belle rencontre avec Stéphane et Nathalie à la Foire et des découvertes que je n'aurais sans doute pas fait par moi-même. Un livre convaincant.
Un joli cadeau, merci Emilie ! Kid Noize vous le connaissez sans doute en musique, voici le premier d'une série éponyme. Vraiment très intéressant .
Je l'attendais celui-là , sous le charme de sa plume avec son premier roman "Le festin du lézard", Florence Herrlemann nous revient dans un style tout à fait différent , un roman épistolaire absolument magnifique. Une pépite à découvrir de toute urgence.
Et pour terminer le mois, un autre coup de coeur ! Le pari était osé, imaginer la suite de "Bel-Ami" de Maupassant. Pari tenu avec brio ! Une belle description de la société de l'époque qui raisonne bien avec l'actualité. Le monde n'aurait pas tant changé !
Joli mois en somme, en route pour mars.
Belles lectures à tous. N'hésitez pas à commenter ou partager vos avis en commentaire sur le blog ou via la page fb
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vendredi 1 mars 2019
mardi 26 février 2019
L'appartement du dessous - Florence Herrlemann ♥♥♥♥♥
L'appartement du dessous - Florence Herrlemann ♥♥♥♥♥
Albin Michel
Parution : le 27 février 2019
Pages : 256
ISBN : 9782226436665
Dans le petit immeuble parisien du Marais où elle vit depuis des lustres, Hectorine voit d’un jour à l’autre l’appartement du dessous investi par une nouvelle voisine, Sarah. Pour lui souhaiter la bienvenue, la vieille dame dépose une lettre sur le pas de sa porte. Cette missive sera suivie de beaucoup d’autres, retraçant une traversée du XXe siècle incroyable, entre le Cabourg de La Recherche, le Berlin du IIIe Reich et le Paris d’après-guerre.
Mais pourquoi toutes ces lettres? « Un jour, vous saurez », promet la centenaire à Sarah qui se prend au jeu, intriguée par cette voisine invisible dont les confidences laissent percer l’aiguillon d’un douloureux secret…
Dans ce roman totalement insolite qui redonne vie et fraîcheur au genre épistolaire, Florence Herrlemann insuffle un véritable hymne à la vie, à la parole qui délivre et à la transmission entre générations. Ce voyage fascinant au cœur de l’Histoire nous rappelle aussi que l’amitié est le plus tendre des pactes.
L'autrice

Née à Marseille, Florence navigue entre Lyon, où elle vit, et Paris, où elle travaille. Premier bain artistique à 15 ans à Nice, avec trois ans de cours de théâtre. Plus tard, à Paris, ses rencontres avec de nombreux artistes lui permettent de "toucher" à la musique et à la sculpture avant de décider, en 2003, de passer derrière la caméra. Elle réalisera, entre autres, un film de sensibilisation à l'enfance maltraitée, diffusé par le Ministère de la Famille.
Le Festin du Lézard son premier roman est paru en avril 2016 chez Antigone 14
Albin Michel
Parution : le 27 février 2019
Pages : 256
ISBN : 9782226436665
Prix : 18 €
Présentation de l'éditeur
Dans le petit immeuble parisien du Marais où elle vit depuis des lustres, Hectorine voit d’un jour à l’autre l’appartement du dessous investi par une nouvelle voisine, Sarah. Pour lui souhaiter la bienvenue, la vieille dame dépose une lettre sur le pas de sa porte. Cette missive sera suivie de beaucoup d’autres, retraçant une traversée du XXe siècle incroyable, entre le Cabourg de La Recherche, le Berlin du IIIe Reich et le Paris d’après-guerre.
Mais pourquoi toutes ces lettres? « Un jour, vous saurez », promet la centenaire à Sarah qui se prend au jeu, intriguée par cette voisine invisible dont les confidences laissent percer l’aiguillon d’un douloureux secret…
Dans ce roman totalement insolite qui redonne vie et fraîcheur au genre épistolaire, Florence Herrlemann insuffle un véritable hymne à la vie, à la parole qui délivre et à la transmission entre générations. Ce voyage fascinant au cœur de l’Histoire nous rappelle aussi que l’amitié est le plus tendre des pactes.
L'autrice
Née à Marseille, Florence navigue entre Lyon, où elle vit, et Paris, où elle travaille. Premier bain artistique à 15 ans à Nice, avec trois ans de cours de théâtre. Plus tard, à Paris, ses rencontres avec de nombreux artistes lui permettent de "toucher" à la musique et à la sculpture avant de décider, en 2003, de passer derrière la caméra. Elle réalisera, entre autres, un film de sensibilisation à l'enfance maltraitée, diffusé par le Ministère de la Famille.
Le Festin du Lézard son premier roman est paru en avril 2016 chez Antigone 14
Mon avis
C'est avec joie que je retrouve la plume de Florence Herrlemann. J'avais adoré son premier roman dont l'écriture particulière m'avait emportée (c'est ici). C'est dans un style totalement différent qu'elle nous revient puisqu'il s'agit d'un roman épistolaire. La plume est toujours aussi belle, "happante", fluide, vive.
Je vous dis déjà qu'il s'agit d'un gros coup de coeur !
Nous sommes dans le quartier du Marais à Paris, dans un petit immeuble où vit depuis des lunes, Hectorine, une centenaire confirmée.
Lorsque Sarah emménage dans l'appartement du dessous, Hectorine pour lui souhaiter la bienvenue dépose une lettre sur le pas de sa porte. Une missive qui en appellera beaucoup d'autres...
Sarah, au départ réticente et ne comprenant pas cette démarche, suggère de lui rendre visite mais Hectorine refuse préférant l'échange épistolaire.
Hectorine est née à Berlin le 1er décembre 1913 - dans six mois elle fêtera ses 104 ans - d'une mère allemande et d'un père français. Dans ses courriers, elle raconte sa vie, son parcours, sa grand-mère Ma-Paule vivant à Paris, ses souvenirs de Cabourg, fief de Proust - clin d'oeil à plusieurs reprises avec les délicieuses "madeleines" d'Hectorine - "A la recherche du temps perdu"...
à la recherche de quoi ? Que veut-elle à Sarah ? "Un jour vous saurez, je vous le promets.."
Hectorine est passionnée de musique, de littérature et de son chat..
Peu à peu, Sarah entretient cette correspondance, elle se livre aussi, lui raconte son arrière-grand-mère, sa mère, le manque d'hommes dans la famille.
Une amitié épistolaire naît.. mais que veut vraiment Hectorine...
Un roman hors du commun qui nous parle d'amitié, de littérature, d'écriture, du poids des secrets, de la transmission entre les générations.
C'est magnifique, je l'ai dévoré en deux courtes soirées et aujourd'hui Hectorine et Sarah hantent encore mes pensées. L'écriture est vive et dynamique, fluide avec une pointe d'humour.
De lettres en lettres, les secrets se livrent.
C'est tendre, émouvant, ça remue. Je l'ai terminé les yeux mouillés face à tant de beauté et d'humanité.
Merci Florence , ta plume est juste magnifique. Une petite merveille d'émotion à découvrir d'urgence, alors foncez chez votre libraire préféré.
Ma note : immense coup de coeur
Les jolies phrases
Il faut avoir vécu pour se rendre compte que la vie et son éphémère beauté ne sont que ce qu'elles représentent dans l'immédiateté de notre conscience si tant est qu'elle soit éveillée, notre conscience.
Nous nous vidons tous de ce temps qui nous est imparti. Eh oui, une belle supercherie ! qui maintient dans l'illusion que l'incessant mouvement du balancier ne cessera jamais jusqu'au jour où, sans crier gare, il s'immobilisera à jamais. Alors nous disparaîtrons, car tout doit disparaître. Même les souvenirs s'éteignent, comme les étoiles.
Nous les vieux, les inutiles, les ruines, les vains, les finis, les usés, les démodés, les poussiéreux, les oisifs et pleure-misère. Nous, pleure-misère ? Pour la majorité d'entre nous, nous avons juste de quoi subsister en attendant notre fin prochaine. Nous les périmés, nous agrippant, pitoyables que nous sommes, à nos idées réactionnaires. Nous les vioques, les croulants décrépits, les fossiles délabrés, les usagés obsolètes. A vos yeux nous sommes pénibles et encombrants, râleurs, radoteurs, menteurs, orgueilleux, hâbleurs, nous octroyant des médailles, pleurnicheurs inconsolables, plaintifs, suintants et dégoulinants, semeurs sans complexe de puanteurs nauséabondes annonciatrices de la mort imminente. Car comble de tout, nous avons l'outrecuidance de vous jeter en pleine figure, de vous rabâcher, en espérant bien vous le mettre en tête, qu'un jour, vous aussi les jeunes, vous aussi vous serez vieux, ridés, malades, accablés, seuls, abandonnés et malheureux. Que vous aussi, vous y passerez !
L'imagination et le rêve m'ont toujours permis de continuer d'avancer sur ce champ de bataille qu'est le monde.
Nous avions franchi une autre dimension. L'humain s'avérait parfaitement inhumain, nous étions réduites à l'état de bêtes par des hommes et des femmes rendus totalement insensibles à nos souffrances : le mal devenait banal, comme l'explique très bien Hannah Arendt. Nous allions vivre un cauchemar sans issue, chaque jour recommencé. C'est à cette époque que je sus ce qu'était véritablement la peur.
Je sais combien l'ignorance des choses peut-être bien plus douce que la vérité.
La vie devint rapidement pénible. Un voile ténébreux avait recouvert Berlin, tout le pays, l'humanité entière. Nous marchions sur une route pavée de bonnes intentions, sans savoir qu'elle avait été tracée par le Diable en personne.
Nous portons en nous la mort autant que la vie, et ce , avec plus ou moins de talent, de courage, et d'inconscience aussi.
La vie s'épuisait telle la flamme fragile d'une chandelle, mais l'espace de quelques instants, cette naissance avait été comme un point de lumière dans les ténèbres.
Je suis amoureuse, Hectorine. J'ai dans la poitrine comme un lâcher de chevaux au galop qui auraient pris mon coeur pour les steppes de Mongolie. Ma cage thoracique est sur le point de céder, d'exploser. J'ai comme un phare planté dans le plexus qui irradie sa lumière au-delà des océans.
Du même auteur j'ai lu et adoré
Mon billet en cliquant sur la couverture

Je vous dis déjà qu'il s'agit d'un gros coup de coeur !
Nous sommes dans le quartier du Marais à Paris, dans un petit immeuble où vit depuis des lunes, Hectorine, une centenaire confirmée.
Lorsque Sarah emménage dans l'appartement du dessous, Hectorine pour lui souhaiter la bienvenue dépose une lettre sur le pas de sa porte. Une missive qui en appellera beaucoup d'autres...
Sarah, au départ réticente et ne comprenant pas cette démarche, suggère de lui rendre visite mais Hectorine refuse préférant l'échange épistolaire.
Hectorine est née à Berlin le 1er décembre 1913 - dans six mois elle fêtera ses 104 ans - d'une mère allemande et d'un père français. Dans ses courriers, elle raconte sa vie, son parcours, sa grand-mère Ma-Paule vivant à Paris, ses souvenirs de Cabourg, fief de Proust - clin d'oeil à plusieurs reprises avec les délicieuses "madeleines" d'Hectorine - "A la recherche du temps perdu"...
à la recherche de quoi ? Que veut-elle à Sarah ? "Un jour vous saurez, je vous le promets.."
Hectorine est passionnée de musique, de littérature et de son chat..
Peu à peu, Sarah entretient cette correspondance, elle se livre aussi, lui raconte son arrière-grand-mère, sa mère, le manque d'hommes dans la famille.
Une amitié épistolaire naît.. mais que veut vraiment Hectorine...
Un roman hors du commun qui nous parle d'amitié, de littérature, d'écriture, du poids des secrets, de la transmission entre les générations.
C'est magnifique, je l'ai dévoré en deux courtes soirées et aujourd'hui Hectorine et Sarah hantent encore mes pensées. L'écriture est vive et dynamique, fluide avec une pointe d'humour.
De lettres en lettres, les secrets se livrent.
C'est tendre, émouvant, ça remue. Je l'ai terminé les yeux mouillés face à tant de beauté et d'humanité.
Merci Florence , ta plume est juste magnifique. Une petite merveille d'émotion à découvrir d'urgence, alors foncez chez votre libraire préféré.
Ma note : immense coup de coeur
Les jolies phrases
Il faut avoir vécu pour se rendre compte que la vie et son éphémère beauté ne sont que ce qu'elles représentent dans l'immédiateté de notre conscience si tant est qu'elle soit éveillée, notre conscience.
Nous nous vidons tous de ce temps qui nous est imparti. Eh oui, une belle supercherie ! qui maintient dans l'illusion que l'incessant mouvement du balancier ne cessera jamais jusqu'au jour où, sans crier gare, il s'immobilisera à jamais. Alors nous disparaîtrons, car tout doit disparaître. Même les souvenirs s'éteignent, comme les étoiles.
Nous les vieux, les inutiles, les ruines, les vains, les finis, les usés, les démodés, les poussiéreux, les oisifs et pleure-misère. Nous, pleure-misère ? Pour la majorité d'entre nous, nous avons juste de quoi subsister en attendant notre fin prochaine. Nous les périmés, nous agrippant, pitoyables que nous sommes, à nos idées réactionnaires. Nous les vioques, les croulants décrépits, les fossiles délabrés, les usagés obsolètes. A vos yeux nous sommes pénibles et encombrants, râleurs, radoteurs, menteurs, orgueilleux, hâbleurs, nous octroyant des médailles, pleurnicheurs inconsolables, plaintifs, suintants et dégoulinants, semeurs sans complexe de puanteurs nauséabondes annonciatrices de la mort imminente. Car comble de tout, nous avons l'outrecuidance de vous jeter en pleine figure, de vous rabâcher, en espérant bien vous le mettre en tête, qu'un jour, vous aussi les jeunes, vous aussi vous serez vieux, ridés, malades, accablés, seuls, abandonnés et malheureux. Que vous aussi, vous y passerez !
L'imagination et le rêve m'ont toujours permis de continuer d'avancer sur ce champ de bataille qu'est le monde.
Nous avions franchi une autre dimension. L'humain s'avérait parfaitement inhumain, nous étions réduites à l'état de bêtes par des hommes et des femmes rendus totalement insensibles à nos souffrances : le mal devenait banal, comme l'explique très bien Hannah Arendt. Nous allions vivre un cauchemar sans issue, chaque jour recommencé. C'est à cette époque que je sus ce qu'était véritablement la peur.
Je sais combien l'ignorance des choses peut-être bien plus douce que la vérité.
La vie devint rapidement pénible. Un voile ténébreux avait recouvert Berlin, tout le pays, l'humanité entière. Nous marchions sur une route pavée de bonnes intentions, sans savoir qu'elle avait été tracée par le Diable en personne.
Nous portons en nous la mort autant que la vie, et ce , avec plus ou moins de talent, de courage, et d'inconscience aussi.
La vie s'épuisait telle la flamme fragile d'une chandelle, mais l'espace de quelques instants, cette naissance avait été comme un point de lumière dans les ténèbres.
Je suis amoureuse, Hectorine. J'ai dans la poitrine comme un lâcher de chevaux au galop qui auraient pris mon coeur pour les steppes de Mongolie. Ma cage thoracique est sur le point de céder, d'exploser. J'ai comme un phare planté dans le plexus qui irradie sa lumière au-delà des océans.
Du même auteur j'ai lu et adoré
Mon billet en cliquant sur la couverture
dimanche 24 février 2019
Kid Noize - L'homme à la tête de singe
Kid Noize
L'homme à la tête de singe Otocto-Kid Noize-Kid Toussaint

Dupuis
Parution : 25/01/2019
Pages : 64
ISBN: 9782800173955
Après le décès de sa mère et un déménagement, Sam traverse une passe difficile et éprouve un puissant mal-être que son père et sa soeur sont incapables de soulager. Sa rencontre abrupte avec un homme à tête de singe, au volant d'une Mustang de 1977, va bouleverser son destin.
Qui est donc cet étrange personnage signant ses tags du pseudonyme "Kid Noize" ? Jailli d'une autre dimension du nom de Nowera, ce livreur est là pour lui remettre un paquet qu'il a malencontreusement égaré. Un paquet qui détient la clef de l'avenir de Sam... Mais ami ou ennemi ? Pour le savoir, il faudrait déjà qu'ils remettent la main sur cette fameuse boîte...
« Ne perdez pas vos rêves de vue ! » Tel est le credo du DJ Kid Noize, à la fois auteur et protagoniste de cette histoire fantastique entre deux dimensions. Son univers singulier envahit la bande dessinée avec ce premier album déjanté, coscénarisé avec Kid Toussaint et dessiné par Otocto.
Osez poursuivre vos rêves !
L'auteur

Ceux qui l’ont vu ces dernières semaines réapparaître sur les réseaux sociaux ou en vrai à Bruxelles, Anvers, Paris, Casablanca, Tokyo ou encore Miami sont déjà au courant : Kid Noize est de retour pour le plus grand plaisir des amateurs de musique pop et électro, de vidéo mais aussi de bandes dessinées.
Les ados le savent : Kid Noize est bien plus qu’un musicien, DJ et producteur. C’est un personnage auquel ils s’identifient dans l’univers cosplay, du transforming et des super héros qui les réunit aujourd’hui.
Kid Noize est une fiction dans le monde réel, un héros venu d’un univers parallèle, le coffre de la voiture rempli d’objets venus d’un passé qui a pour but de leur rappeler qui ils sont vraiment.
La maison de Kid Noize est un véritable musée où s’accumulent ses collections de jouets anciens, vinyles, platines, DVD, jeux vidéo. Faites attention où vous mettez les pieds : ce serait trop bête d’écraser une figurine vintage de Yoda, un 45 tours dédicacé de Kraftwerk ou le stick USB de son dernier DJ set au Gathering de Tomorrowland.
Artiste pluridisciplinaire. Derrière une caméra, une platine de DJ, un synthétiseur ou une table de mixage, Kid Noize est aussi habile sur six cordes de guitare, une planche à dessin que sur l’écran plat d’un ordinateur.
Un artiste d’un genre rare mettant ses histoires en scène dans des albums habités par des sonorités aussi novatrices qu’innombrables.
L'homme à la tête de singe Otocto-Kid Noize-Kid Toussaint

Dupuis
Parution : 25/01/2019
Pages : 64
ISBN: 9782800173955
Prix : 12.5 €
Présentation de l'éditeur
Qui est donc cet étrange personnage signant ses tags du pseudonyme "Kid Noize" ? Jailli d'une autre dimension du nom de Nowera, ce livreur est là pour lui remettre un paquet qu'il a malencontreusement égaré. Un paquet qui détient la clef de l'avenir de Sam... Mais ami ou ennemi ? Pour le savoir, il faudrait déjà qu'ils remettent la main sur cette fameuse boîte...
« Ne perdez pas vos rêves de vue ! » Tel est le credo du DJ Kid Noize, à la fois auteur et protagoniste de cette histoire fantastique entre deux dimensions. Son univers singulier envahit la bande dessinée avec ce premier album déjanté, coscénarisé avec Kid Toussaint et dessiné par Otocto.
Osez poursuivre vos rêves !
L'auteur

Ceux qui l’ont vu ces dernières semaines réapparaître sur les réseaux sociaux ou en vrai à Bruxelles, Anvers, Paris, Casablanca, Tokyo ou encore Miami sont déjà au courant : Kid Noize est de retour pour le plus grand plaisir des amateurs de musique pop et électro, de vidéo mais aussi de bandes dessinées.
Les ados le savent : Kid Noize est bien plus qu’un musicien, DJ et producteur. C’est un personnage auquel ils s’identifient dans l’univers cosplay, du transforming et des super héros qui les réunit aujourd’hui.
Kid Noize est une fiction dans le monde réel, un héros venu d’un univers parallèle, le coffre de la voiture rempli d’objets venus d’un passé qui a pour but de leur rappeler qui ils sont vraiment.
La maison de Kid Noize est un véritable musée où s’accumulent ses collections de jouets anciens, vinyles, platines, DVD, jeux vidéo. Faites attention où vous mettez les pieds : ce serait trop bête d’écraser une figurine vintage de Yoda, un 45 tours dédicacé de Kraftwerk ou le stick USB de son dernier DJ set au Gathering de Tomorrowland.
Artiste pluridisciplinaire. Derrière une caméra, une platine de DJ, un synthétiseur ou une table de mixage, Kid Noize est aussi habile sur six cordes de guitare, une planche à dessin que sur l’écran plat d’un ordinateur.
Un artiste d’un genre rare mettant ses histoires en scène dans des albums habités par des sonorités aussi novatrices qu’innombrables.
Source : le site de Kid Noize
Le pitch en musique :
Si comme moi vous êtes belge, impossible de ne pas connaître Kid Noize, on connaît sa musique
(qui dépasse bien nos frontières par ailleurs ☺) ou du moins on a tous entendu parler de l'homme à la tête de singe.
Mais qui est-il ?
Voici peut-être l'occasion peu à peu de savoir qui se cache derrière l'homme à la tête de singe.
Il s'agit d'une nouvelle série chez Dupuis.
C'est le premier tome.
Sam rêve d'aller dans l'espace, le rêve de cet ado s'effrite depuis le décès de sa maman. Il a déménagé en compagnie de son papa et de sa soeur Violette et l'intégration dans la nouvelle école est plus que difficile, il est un peu la tête de turc et est désespéré.
Kid Noize, homme à la tête de singe lui, rêve de devenir DJ , une aspiration qui est encore loin de la réalité. Aujourd'hui il a pour mission de délivrer des boîtes, boîtes qui pourraient modifier le destin de celui qui les reçoit...
Sam et l'homme à la tête de singe se rencontreront et ...
Bienvenue dans cet univers onirique, fantastique où l'imaginaire est roi.
"Tout le monde a des rêves et tout le monde peut les atteindre, il suffit d'y croire ..."
Une belle découverte et une belle réussite, un très joli graphisme, des couleurs en harmonie avec l'histoire. Sam et l'homme à la tête de singe sont attachants.
C'est vraiment bien foutu, il y a du mystère qui s'éclaircit peu à peu.
J'ai vraiment hâte de lire la suite. Une série qui devrait donner aux plus jeunes le goût de la lecture.
Un super bon moment.
A lire en famille à partir de 9 ans.
Ma note : 9/10
Si vous hésitez encore , la bande annonce en image :
Le pitch en musique :
Mon avis
Si comme moi vous êtes belge, impossible de ne pas connaître Kid Noize, on connaît sa musique
(qui dépasse bien nos frontières par ailleurs ☺) ou du moins on a tous entendu parler de l'homme à la tête de singe.
Mais qui est-il ?
Voici peut-être l'occasion peu à peu de savoir qui se cache derrière l'homme à la tête de singe.
Il s'agit d'une nouvelle série chez Dupuis.
C'est le premier tome.
Sam rêve d'aller dans l'espace, le rêve de cet ado s'effrite depuis le décès de sa maman. Il a déménagé en compagnie de son papa et de sa soeur Violette et l'intégration dans la nouvelle école est plus que difficile, il est un peu la tête de turc et est désespéré.
Kid Noize, homme à la tête de singe lui, rêve de devenir DJ , une aspiration qui est encore loin de la réalité. Aujourd'hui il a pour mission de délivrer des boîtes, boîtes qui pourraient modifier le destin de celui qui les reçoit...
Sam et l'homme à la tête de singe se rencontreront et ...
Bienvenue dans cet univers onirique, fantastique où l'imaginaire est roi.
"Tout le monde a des rêves et tout le monde peut les atteindre, il suffit d'y croire ..."
Une belle découverte et une belle réussite, un très joli graphisme, des couleurs en harmonie avec l'histoire. Sam et l'homme à la tête de singe sont attachants.
C'est vraiment bien foutu, il y a du mystère qui s'éclaircit peu à peu.
J'ai vraiment hâte de lire la suite. Une série qui devrait donner aux plus jeunes le goût de la lecture.
Un super bon moment.
A lire en famille à partir de 9 ans.
Ma note : 9/10
Si vous hésitez encore , la bande annonce en image :
samedi 23 février 2019
Une drôle de fille - Armel Job ♥♥♥♥♥
Une drôle de fille Armel Job

Robert Laffont
Parution : 07 février 2019
Pages : 288
EAN : 9782221239872
Rien de plus paisible que la Maison Borj, boulangerie d’une petite ville de province belge à la fin des années 1950. Un foyer sans histoire, deux adolescents charmants, un commerce florissant : les Borj ont tout pour être heureux. Avec générosité, ils acceptent de prendre Josée, une orpheline de guerre, en apprentissage. Une drôle de fille, cette Josée. Épileptique, pratiquement illettrée, mais pourvue d’un don d’autant plus émouvant qu’elle n’en a aucune conscience : elle chante divinement.
Comment imaginer qu’une jeune fille aussi innocente puisse devenir celle par qui le malheur et la ruine vont s’abattre, telle une tornade, sur cette famille en apparence si harmonieuse ?
Une intrigue au suspense virtuose, une manière unique d’explorer au scalpel les sentiments inavouables, d’effeuiller les êtres jusqu’à révéler leur vérité la plus intime : grand romancier de l’âme humaine, Armel Job est ici au sommet de son art.
Mon avis
Direction Martfort, une petite ville de province dans les années 50. Nous sommes à la campagne et la famille Borj - Ruben et Gilda et leurs enfants Astrid et Rémi - famille sans histoire tient une boulangerie florissante.
Imaginez-vous, par l'odeur du pain chaud et des croissants, poussant la porte de la boulangerie pour y chercher une douceur le dimanche, une "gosette" aux pommes, un "éclair au chocolat" ou tout simplement "les pistolets" du dimanche matin.
Nous sommes le 13 septembre 1958, l'expo universelle bat son plein, Léopoldine Vandelamalle pousse la porte de la boulangerie, elle est responsable de l'oeuvre nationale des orphelins de guerre. Elle n'est pas ici comme cliente mais veut parler avec Ruben et Gilda .
Elle leur parle de Josée Piron, une jeune fille née en 42 tout comme leur fille Astrid, une adolescente de 16 ans orpheline de guerre qui a vu toute sa famille disparaître sous un bombardement à Houffalize. Josée a été traumatisée à l'époque et en a gardé quelques séquelles, elle est dirons-nous un peu "simplette", elle ne lit pas mais compte sans problème et est aimable. Madame Vandelamalle aimerait lui donner une chance dans la vie et souhaiterait que les Borj l'engagent comme apprentie vendeuse. Elle est travailleuse et souriante, une occasion pour Gilda de souffler un peu, elle l'aidera à la boulangerie et dans le ménage et tiendra compagnie à Astrid.
Sceptique au premier abord, la famille accepte. Josée débarque et Gilda se souvient et revit grâce à elle son adolescence, son arrivée dans la famille au même âge. Elle éprouve une certaine tendresse pour Gilda, une nostalgie en remettant au goût du jour ses vêtements remisés dans une malle au grenier. Josée utilisera la mansarde comme elle le fit par le passé. Cela réveille les souvenirs de Gilda.
Ruben quand à lui est un peu émoustillé, attiré vers Josée, il l'observe. Mais pourquoi ?
Une boîte de nuit ouvre ses portes dans le patelin d'à côté le 11 octobre 58, le Wigwam, c'est un événement à ne pas rater. Astrid convainc ses parents d'y aller, la condition est d'être accompagnée de Josée. Josée sera fascinée par la prestation live d'Henri Breyre qui reprend la chanson "Diana" en français, chanson que Josée chantera sans cesse... mais un incident survient lors de cette soirée, ce sera le début de rumeurs qui attiseront la curiosité des locaux.
La belle voix de Josée causera d'autres incidents et lui permettra aussi d'être repérée pour la chorale dirigée par le fils de la mère Michaux.
Nous sommes dans une petite ville de campagne, tout le monde passera à la boulangerie pour voir Josée, très vite elle sera l'objet d'une rumeur qui se répandra comme de la poudre, enflera , se déformera et changera à tout jamais le destin de la famille Borj. Je ne peux vous en dire plus si ce n'est que la maîtrise de ce thriller psychologique est parfaite.
Armel Job est au sommet de son art, il explore comme toujours l'âme humaine en profondeur. On vit avec lui cette période d'après guerre qui a encore beaucoup de secrets à dévoiler. Les descriptions des personnages, de l'époque, des intérieurs, de l'ambiance sont superbement rendues, c'est comme si vous y étiez. La langue d'Armel Job est savoureuse comme les pâtisseries des Borj, elle décrit à merveille et non sans humour les sentiments et les secrets des protagonistes.
Un roman qu'on ne lâche pas avant de l'avoir terminé, qui fait ressurgir les souvenirs du passé de Gilda. C'est du grand art comme à chaque fois, je pense que ce n'est pas pour rien que la page la plus lue de mon blog est un autre article sur un livre du même auteur "Loin des mosquées".
Magistral ! A lire sans tarder.
Merci Armel Job pour l'envoi de ce livre et votre confiance.
Ma note : Immense coup de coeur
Les jolies phrases
Les moments de grand bonheur sont si rares dans la vie qu'on les compterait sur les doigts d'une main. Après, lorsqu'on en recherche le souvenir, le plus souvent, ils se dérobent, ils n'en rétrocèdent que le regret. Pour qu'ils reprennent vie vraiment, il faut une coïncidence miraculeuse ou la puissance de certains rêves. Alors, parfois, on peut retrouver jusque dans sa chair les émotions enivrantes éprouvées dans ces jours heureux.
Le puzzle la détend, c'est ce qu'elle prétend. Quand elle cherche à emboîter les morceaux, elle ne pense plus à rien : le bonheur parfait pour la plupart des humains.
Un rockeur, Ruben et Gilda avaient vu ce que c'était : un énergumène qui se tortille comme si une souris s'était introduite dans sa braguette, au milieu de filles à moitié nues.
Lorsqu'une rumeur se répand, les personnes qui sont le moins au courant ce sont le plus souvent les personnes concernées. Déjà, Gilda était tombée des nues quand Saintvith lui avait appris qu'on jasait en ville à propos de Josée. Puis elle s'était imaginé que sa visite mettait un terme à l'affaire, qu'on n'en parlerait plus. Puisqu'il avait rétabli la vérité chez elle, elle était rétablie partout.
La seule faille de la rumeur, c'est que ses propagateurs, la plupart du temps, taillent un costume à des gens qui ne sont ni plus ni moins fautifs que bien d'autres. A force, il pourrait même leur venir des scrupules. Il s'agit de les étouffer. Rien de tel, à cette fin, que de se retrancher derrière la cause supérieure d'un innocent.
Les décisions des adultes obstruent son existence comme cette façade sa vue, c'est ce qu'elle doit penser.
L'ennui, c'est que la fin de l'amitié chez les filles n'est pas le retour à l'indifférence, mais le début de la haine.
Du même auteur j'ai lu et adoré
Vous aussi car c'est la page la plus consultée de mon blog chaque semaine depuis sa parution.
Cliquez sur la couverture pour lire l'article


Robert Laffont
Parution : 07 février 2019
Pages : 288
EAN : 9782221239872
Prix : 19,50 €
Présentation de l'éditeur
Comment imaginer qu’une jeune fille aussi innocente puisse devenir celle par qui le malheur et la ruine vont s’abattre, telle une tornade, sur cette famille en apparence si harmonieuse ?
Une intrigue au suspense virtuose, une manière unique d’explorer au scalpel les sentiments inavouables, d’effeuiller les êtres jusqu’à révéler leur vérité la plus intime : grand romancier de l’âme humaine, Armel Job est ici au sommet de son art.
Mon avis
Direction Martfort, une petite ville de province dans les années 50. Nous sommes à la campagne et la famille Borj - Ruben et Gilda et leurs enfants Astrid et Rémi - famille sans histoire tient une boulangerie florissante.
Imaginez-vous, par l'odeur du pain chaud et des croissants, poussant la porte de la boulangerie pour y chercher une douceur le dimanche, une "gosette" aux pommes, un "éclair au chocolat" ou tout simplement "les pistolets" du dimanche matin.
Nous sommes le 13 septembre 1958, l'expo universelle bat son plein, Léopoldine Vandelamalle pousse la porte de la boulangerie, elle est responsable de l'oeuvre nationale des orphelins de guerre. Elle n'est pas ici comme cliente mais veut parler avec Ruben et Gilda .
Elle leur parle de Josée Piron, une jeune fille née en 42 tout comme leur fille Astrid, une adolescente de 16 ans orpheline de guerre qui a vu toute sa famille disparaître sous un bombardement à Houffalize. Josée a été traumatisée à l'époque et en a gardé quelques séquelles, elle est dirons-nous un peu "simplette", elle ne lit pas mais compte sans problème et est aimable. Madame Vandelamalle aimerait lui donner une chance dans la vie et souhaiterait que les Borj l'engagent comme apprentie vendeuse. Elle est travailleuse et souriante, une occasion pour Gilda de souffler un peu, elle l'aidera à la boulangerie et dans le ménage et tiendra compagnie à Astrid.
Sceptique au premier abord, la famille accepte. Josée débarque et Gilda se souvient et revit grâce à elle son adolescence, son arrivée dans la famille au même âge. Elle éprouve une certaine tendresse pour Gilda, une nostalgie en remettant au goût du jour ses vêtements remisés dans une malle au grenier. Josée utilisera la mansarde comme elle le fit par le passé. Cela réveille les souvenirs de Gilda.
Ruben quand à lui est un peu émoustillé, attiré vers Josée, il l'observe. Mais pourquoi ?
Une boîte de nuit ouvre ses portes dans le patelin d'à côté le 11 octobre 58, le Wigwam, c'est un événement à ne pas rater. Astrid convainc ses parents d'y aller, la condition est d'être accompagnée de Josée. Josée sera fascinée par la prestation live d'Henri Breyre qui reprend la chanson "Diana" en français, chanson que Josée chantera sans cesse... mais un incident survient lors de cette soirée, ce sera le début de rumeurs qui attiseront la curiosité des locaux.
La belle voix de Josée causera d'autres incidents et lui permettra aussi d'être repérée pour la chorale dirigée par le fils de la mère Michaux.
Nous sommes dans une petite ville de campagne, tout le monde passera à la boulangerie pour voir Josée, très vite elle sera l'objet d'une rumeur qui se répandra comme de la poudre, enflera , se déformera et changera à tout jamais le destin de la famille Borj. Je ne peux vous en dire plus si ce n'est que la maîtrise de ce thriller psychologique est parfaite.
Armel Job est au sommet de son art, il explore comme toujours l'âme humaine en profondeur. On vit avec lui cette période d'après guerre qui a encore beaucoup de secrets à dévoiler. Les descriptions des personnages, de l'époque, des intérieurs, de l'ambiance sont superbement rendues, c'est comme si vous y étiez. La langue d'Armel Job est savoureuse comme les pâtisseries des Borj, elle décrit à merveille et non sans humour les sentiments et les secrets des protagonistes.
Un roman qu'on ne lâche pas avant de l'avoir terminé, qui fait ressurgir les souvenirs du passé de Gilda. C'est du grand art comme à chaque fois, je pense que ce n'est pas pour rien que la page la plus lue de mon blog est un autre article sur un livre du même auteur "Loin des mosquées".
Magistral ! A lire sans tarder.
Merci Armel Job pour l'envoi de ce livre et votre confiance.
Ma note : Immense coup de coeur
Les jolies phrases
Les moments de grand bonheur sont si rares dans la vie qu'on les compterait sur les doigts d'une main. Après, lorsqu'on en recherche le souvenir, le plus souvent, ils se dérobent, ils n'en rétrocèdent que le regret. Pour qu'ils reprennent vie vraiment, il faut une coïncidence miraculeuse ou la puissance de certains rêves. Alors, parfois, on peut retrouver jusque dans sa chair les émotions enivrantes éprouvées dans ces jours heureux.
Le puzzle la détend, c'est ce qu'elle prétend. Quand elle cherche à emboîter les morceaux, elle ne pense plus à rien : le bonheur parfait pour la plupart des humains.
Un rockeur, Ruben et Gilda avaient vu ce que c'était : un énergumène qui se tortille comme si une souris s'était introduite dans sa braguette, au milieu de filles à moitié nues.
Lorsqu'une rumeur se répand, les personnes qui sont le moins au courant ce sont le plus souvent les personnes concernées. Déjà, Gilda était tombée des nues quand Saintvith lui avait appris qu'on jasait en ville à propos de Josée. Puis elle s'était imaginé que sa visite mettait un terme à l'affaire, qu'on n'en parlerait plus. Puisqu'il avait rétabli la vérité chez elle, elle était rétablie partout.
La seule faille de la rumeur, c'est que ses propagateurs, la plupart du temps, taillent un costume à des gens qui ne sont ni plus ni moins fautifs que bien d'autres. A force, il pourrait même leur venir des scrupules. Il s'agit de les étouffer. Rien de tel, à cette fin, que de se retrancher derrière la cause supérieure d'un innocent.
Les décisions des adultes obstruent son existence comme cette façade sa vue, c'est ce qu'elle doit penser.
L'ennui, c'est que la fin de l'amitié chez les filles n'est pas le retour à l'indifférence, mais le début de la haine.
Du même auteur j'ai lu et adoré
Vous aussi car c'est la page la plus consultée de mon blog chaque semaine depuis sa parution.
Cliquez sur la couverture pour lire l'article
vendredi 22 février 2019
Par les écrans du monde - Fanny Taillandier
Par les écrans du monde - Fanny Taillandier

Seuil - Fiction & Cie
Parution : 16/08/2018
Pages : 256
ISBN : 978-2-02140130-1
Prix : 18.50 €
Présentation de l'éditeur
Dans l’aube à peine levée sur un lac proche de Detroit, aux États-Unis, un vieil homme insomniaque laisse successivement le même message à sa fille et à son fils : il va bientôt mourir. Elle est une brillante mathématicienne et travaille à calculer les risques dans une compagnie mondiale d’assurances dont le siège est au World Trade Center, à New York. Lui est un vétéran de l’US Air Force, il dirige la sécurité à l’aéroport de Boston. C’est le matin du 11 septembre 2001 et un jeune architecte égyptien, Mohammed Atta, a pris les commandes d’un Boeing 767.
Entre roman d’espionnage et méditation historique, entre western et fable dostoïevskienne, Fanny Taillandier propose de parcourir le labyrinthe cathodique d’un millénaire dont le spectacle, d’emblée, s’impose comme une énigme.
Mon avis
Seuil - Fiction & Cie
Parution : 16/08/2018
Pages : 256
ISBN : 978-2-02140130-1
Prix : 18.50 €
Présentation de l'éditeur
Dans l’aube à peine levée sur un lac proche de Detroit, aux États-Unis, un vieil homme insomniaque laisse successivement le même message à sa fille et à son fils : il va bientôt mourir. Elle est une brillante mathématicienne et travaille à calculer les risques dans une compagnie mondiale d’assurances dont le siège est au World Trade Center, à New York. Lui est un vétéran de l’US Air Force, il dirige la sécurité à l’aéroport de Boston. C’est le matin du 11 septembre 2001 et un jeune architecte égyptien, Mohammed Atta, a pris les commandes d’un Boeing 767.
Entre roman d’espionnage et méditation historique, entre western et fable dostoïevskienne, Fanny Taillandier propose de parcourir le labyrinthe cathodique d’un millénaire dont le spectacle, d’emblée, s’impose comme une énigme.
L'auteure nous en parle
On se souvient tous de ce que l'on faisait le 11 septembre 2001, impossible d'oublier ces images tournant en boucle sur tous les écrans du monde, nous montrant et remontrant encore les avions fonçant dans les tours du WTC.
C'est un récit fiction exigeant que nous propose Fanny Taillandier, mieux vaut entreprendre sa lecture reposé pour ne pas se perdre dans ce labyrinthe reliant les trois personnages centraux dont elle nous invite à suivre leur destin, ce à des époques différentes.
Chassé-croisés dans le temps et dans l'espace. Un roman bien documenté qui nous questionne tout le long du récit.
Lucy et William reçoivent le matin même un coup de fil de leur père leur annonçant qu'il va mourir.
Lucy est mathématicienne brillante, travaillant dans le haut de la tour sud du WTC chez Aon, une grosse compagnie d'assurances britannique. Son job, modéliser les risques. Lucy a une réunion très importante ce matin mais c'est des décombres du sous-sol du WTC qu'elle nous livrera ses réflexions.
Son frère William est responsable de la sécurité de l'aéroport de Boston d'où sont partis les avions. C'est un vétéran de l'Air Force, il interprétait les images des drônes lors de la mission Hope en Somalie. Il avait trop d'images dans la tête et avait démissionné suite à un syndrome post-traumatique.
Enfin il y a Mohamed Atta, celui qui a piloté l'avion qui s'est crashé dans les tours. Qui était-il vraiment ? C'est lui qui aurait coordonné les attentats, c'est sur ce jeune égyptien que pèsent les responsabilités.
Avec pas mal de documents, Fanny Taillandier nous expose la genèse de l'islamisme. Depuis la naissance du Hamas, de l'histoire de Ben Laden. Elle nous expose comment s'est peu à peu répandu le mal, insidieusement comme des métastases.
Réflexions intenses sur l'opération Hope en Somalie mais aussi sur ce qui est prévisible ou non. Peux-t-on anticiper en modélisant tous les risques ? Quel est le poids des images ? Ne voyons-nous pas ce que l'on veut bien nous montrer en passant à côté de l'essentiel ? Qu'en est-il de l'instrumentalisation des images ?
La construction est super bien faite. Au départ des méandres d'un labyrinthe se tissent nos réponses. C'est exigeant, mieux vaut je le répète le lire à tête reposée pour ne pas passer à côté car c'est vraiment passionnant et très intéressant.
Une fiction qui questionne comme je les aime.
Ma note : 8.5/10
C'est un récit fiction exigeant que nous propose Fanny Taillandier, mieux vaut entreprendre sa lecture reposé pour ne pas se perdre dans ce labyrinthe reliant les trois personnages centraux dont elle nous invite à suivre leur destin, ce à des époques différentes.
Chassé-croisés dans le temps et dans l'espace. Un roman bien documenté qui nous questionne tout le long du récit.
Lucy et William reçoivent le matin même un coup de fil de leur père leur annonçant qu'il va mourir.
Lucy est mathématicienne brillante, travaillant dans le haut de la tour sud du WTC chez Aon, une grosse compagnie d'assurances britannique. Son job, modéliser les risques. Lucy a une réunion très importante ce matin mais c'est des décombres du sous-sol du WTC qu'elle nous livrera ses réflexions.
Son frère William est responsable de la sécurité de l'aéroport de Boston d'où sont partis les avions. C'est un vétéran de l'Air Force, il interprétait les images des drônes lors de la mission Hope en Somalie. Il avait trop d'images dans la tête et avait démissionné suite à un syndrome post-traumatique.
Enfin il y a Mohamed Atta, celui qui a piloté l'avion qui s'est crashé dans les tours. Qui était-il vraiment ? C'est lui qui aurait coordonné les attentats, c'est sur ce jeune égyptien que pèsent les responsabilités.
Avec pas mal de documents, Fanny Taillandier nous expose la genèse de l'islamisme. Depuis la naissance du Hamas, de l'histoire de Ben Laden. Elle nous expose comment s'est peu à peu répandu le mal, insidieusement comme des métastases.
Réflexions intenses sur l'opération Hope en Somalie mais aussi sur ce qui est prévisible ou non. Peux-t-on anticiper en modélisant tous les risques ? Quel est le poids des images ? Ne voyons-nous pas ce que l'on veut bien nous montrer en passant à côté de l'essentiel ? Qu'en est-il de l'instrumentalisation des images ?
La construction est super bien faite. Au départ des méandres d'un labyrinthe se tissent nos réponses. C'est exigeant, mieux vaut je le répète le lire à tête reposée pour ne pas passer à côté car c'est vraiment passionnant et très intéressant.
Une fiction qui questionne comme je les aime.
Ma note : 8.5/10
Les jolies phrases
Et, parce que nous voulons tout voir, nous acceptons d'être vus. Nous acceptons donc un rapport politique de surveillance absolue. Nous admettons le pouvoir de la carte, alors qu'elle n'a que le pouvoir que nous lui donnons ...
C'est ça ! Le pré crime : arrêter les criminels avant qu'ils ne le soient, c'est exactement ce qu'on voudrait...
La mathématique devenait doucement l'horizon de compréhension du monde. Le risque était le nouveau nom de l'avenir.
A cette époque, il croit encore en Dieu, puisqu'il doute de lui-même.
Les cellules cancéreuses se métastasent au terme de multiples transformations qui chacune paraît anodine ; mais qui à la fin sont mortelles. Ce sont des mutations infimes, des erreurs légères de traduction. Par exemple : le mot traduit par "lutte" désormais se traduit par "guerre". Ça paraît anecdotique, mais peu à peu cela change tout. Le message ne touche plus les mêmes destinataires.
Car tout comme les radios, attestent les textes sacrés des lois très saintes validées par le Prophète que la paix soit sur Lui, mais en pire, les télés sont la porte d'entrée des démons dans les esprits, dans les sens, dans les foyers.
C'est ça ! Le pré crime : arrêter les criminels avant qu'ils ne le soient, c'est exactement ce qu'on voudrait...
La mathématique devenait doucement l'horizon de compréhension du monde. Le risque était le nouveau nom de l'avenir.
A cette époque, il croit encore en Dieu, puisqu'il doute de lui-même.
Les cellules cancéreuses se métastasent au terme de multiples transformations qui chacune paraît anodine ; mais qui à la fin sont mortelles. Ce sont des mutations infimes, des erreurs légères de traduction. Par exemple : le mot traduit par "lutte" désormais se traduit par "guerre". Ça paraît anecdotique, mais peu à peu cela change tout. Le message ne touche plus les mêmes destinataires.
Car tout comme les radios, attestent les textes sacrés des lois très saintes validées par le Prophète que la paix soit sur Lui, mais en pire, les télés sont la porte d'entrée des démons dans les esprits, dans les sens, dans les foyers.
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