mercredi 4 novembre 2020

Bilan de lecture d'octobre

Bilan de lecture d'octobre


Un joli bilan pour octobre au total dix lectures que voici. Un gros coup de coeur celui de ma compatriote Alia Cardyn "Mademoiselle Papillon"  ♥♥♥♥♥.


Une petite merveille à découvrir d'urgence.  Un magistral hommage aux infirmières! 




Magnifique roman graphique qui permet de comprendre la réalité des enfants migrants.  A lire !



Voici le second et dernier volet de "Détox"  déconnexion complète  possible pour vous ?



Lu grâce à Babelio et Masse critique



Un très beau roman graphique qui reprend une légende bretonne




On peut se replonger dedans car il se passe lors du premier confinement, du van Cauwelaert pur jus !



Ici aussi écrit pendant le premier confinement, j'ai partagé avec mon fils une lecture scolaire pour mieux vivre ces choses imprévisibles.




Un peu de détente avec les souvenirs d'enfance de Soledad Bravi , souvenirs universels.




Finir le mois avec une petite pépite, un livre qui fait du bien. C'est magnifiquement écrit, je vous le recommande.  Une auteure à soutenir en auto édition ♥♥♥



Voilà un mois qui se termine pour un autre avec une semaine de congé prévue de quoi je l'espère se recharger les batteries et avancer danq ma gargantuesque pile à lire.



Comme toujours si ma critique est publiée, il suffit de cliquer sur la couverture pour avoir accès à l'article.


Mise à jour mensuelle. 


Belles lectures, prenez soin de vous.

mercredi 28 octobre 2020

Détox livre 2 l'acceptation Jim & Gallo

 Détox 2    L'acceptation      Jim &Antonin Gallo


Bamboo   Grand Angle
Parution : 30 septembre
Scénario : Jim
Dessin : Antonin Gallo, Jim
Pages : 88
Isbn : 978-2-81897-536-7
Prix : 16.90 €


Présentation de l'éditeur

“Il y a-t-il une vie sans la 4G ?”

Matthias d’Ogremont est un Parisien ultra-connecté, ultra stressé... Sur un coup de tête, il décide de tracer la route et de partir en stage DÉTOX. Ce bourreau de travail se retrouve alors en terrain hostile… en pleine nature… Perte de repères, résistance, colère, abandon… Si on s’arrête, est-ce que le monde s’arrête ? DÉTOX est le récit passionnant d’un homme au bord du burn-out, qui va tenter un décrassage forcé. C’est la nécessité de ralentir la course, de s’accorder une pause, une respiration… Mais si d’un claquement de doigts on se prive de toutes nos urgences artificielles, que reste-t-il à vivre ? Quelles peurs se réveillent ? Et quel sera le chemin vers l’acceptation ? Pendant dix jours : pas d’ordinateur. Pas de téléphone. La nature jusqu’à perte de vue. Courage.

Jim


Jim, de son vrai nom Thierry Terrasson, est né en 1966.

Diplômé de l’école de bandes dessinées d’Angoulême, il intègre un studio d’animation (Média 6) en temps que storyboarder.

Jim publie sous les noms de Téhy des récits de genre fantastique et sous le nom de Jim des comédies principalement axées sur les rapports amoureux.



Incontournable du 9ème art, Jim a publié plus de 90 bd et romans graphiques, et vendu plus d'un million deux cents mille albums : Une nuit à Rome (meilleur album 2013 au festival international de Nîmes), Petites Éclipses (Shérifs d’Or, prix Chambéry 2007), Une petite tentation (prix RTL avril 2013), L'invitation, Tous les défauts des mecs...

Plusieurs de ses romans graphiques sont actuellement en cours d’adaptation cinéma : Une nuit à Rome coécrit avec Jacques Malaterre, mais aussi L’invitation réalisé par Michael Cohen, Petites Eclipses réalisé par Sylvain Monod…

Parallèlement, Jim développe des scénarios originaux, Le mariage d'Emma et moi, Un week-end à Londres, Les femmes de mes amis (également coécrit avec Jacques Malaterre). Réalisateur de nombreux courts métrages, (George, diffusé sur Canal +, Sci-fi, 13ème rue…) le tout dernier court achevé produit par In Efecto, Vous êtes très jolie mademoiselle, vient d’être sélectionné au Short film Corner de Cannes 2013.

Jim a également écrit avec l’humoriste Cartouche le one-man show : Les hommes sont des femmes comme les autres et la pièce de théâtre L'invitation.


Antonin Gallo



Antonin Gallo est illustrateur et auteur de bande dessinée. Après deux baccalauréats (Scientifique spé Math et Littéraire spé arts) ainsi qu’un DEUG en arts plastiques, il préfère l’autodidaxie et travaille dans l’illustration pour quelques multinationales. En parallèle, il mène à terme des projets personnels d'édition qu’il expérimente dans la narration numérique le monde de Minito et à l’ombre du cerisier

Source  Grand Angle

Mon avis

Souvenez-vous Antonin, intox du travail, a soudainement rejoint ce stage de détox de dix jours suite au décès de son assistante.  Lui aussi a tout pour faire une crise cardiaque.

A son arrivée au stage il est dans le déni le plus total.

On le retrouve en pleine nature.  Notre bon Matthias, le rebelle, la grande gueule va petit à petit se faire au jus de romarin, au jeûne et malgré son égoïsme, sa marque de fabrique, son dos qui lâche... il va progressivement prendre conscience d'un trauma de son enfance. Mais avant d'en arriver là... vous ne serez pas au bout de vos surprises, il y aura des rencontres un peu "particulières".

On est dans le registre de la comédie mais pas tant que cela en fait, ce récit n'est-ce pas pour révéler ce que l'on est chacun?  Nous avons tous besoin de lâcher prise, de prendre du temps, ce que l'on ne fait pas toujours en général.  Arrêtons de courir et lâchons prise !

C'est parfois un peu loufoque, drôle mais juste.  J'ai aimé le graphisme magnifique et les couleurs tendres, orangées.  Un chouette album qui termine ce dyptique.

Les jolies phrases

Ah, l'ironie... rabaisser par le rire toute idée nouvelle plutôt que de se laisser questionner.. la belle couardise du vingt-et-unième sièle ...

Finalement la nature loin de la nature humaine... c'est encore ce que je préfère.

Le corps aime l'attention qu'on lui porte... La maladie entre quand tu n'es pas dans ton corps, si tu habites trop le passé et le futur.

On ne choisit pas son avenir... mais on choisit nos habitudes, et nos habitudes décident de notre avenir.

Des mêmes auteurs j'ai lu

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dimanche 25 octobre 2020

Il a rejoint mon Himalaya à lire



Il a rejoint mon Himalaya à lire




Un seul livre cette semaine, un livre très attendu. J'espérais le rencontrer au Festival Iris Noir malheureusement annulé pour les raisons que l'on connaît (Covid :-( )







Impact Olivier Norek























Michel Lafon
Parution : 22/10/2020
Pages : 350
Isbn : 9782749938646
Prix : 19.95 €

Présentation de l'éditeur


Par le lauréat du Prix Maison de la presse, Grand prix des lectrices de Elle - policier, Prix Le Point du polar européen

Face au mal qui se propage
et qui a tué sa fille

Pour les millions de victimes passées
et les millions de victimes à venir

Virgil Solal entre en guerre,
seul, contre des géants.


Belle semaine à tous.

BELGIQUES - Michel torrekens

 Belgiques - Michel Torrekens
















Ker Editions
Parution : 21 octobre 2020
Pages : 132
Isbn : 9782875862778
Prix : 12 €

Présentation de l'éditeur


Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est
un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues… Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d’une Belgique : celle de l’auteur.
Trois recueils sortiront chaque année. Trois recueils et donc trois auteurs.

Sommaire

L’homme de Spy
Diable rouge un jour, diable rouge toujours
Sémira, née le 25 décembre 1999
Le roi, le journaliste et l’homme-léopard
Mort d’un roi
Un jour, mon père viendra
Un père à la mer
Une soirée en enfer
La vie ratée de Johnny
Place des Palais
Nationale 4
Gembloux, ma planète
Un divorce à la belge
Academia (Belgica)
Bye, bye, Belgium

L'auteur














Photo Zellige éditions

Né à Gembloux où il vit, Michel Torrekens est journaliste et auteur. Il publie régulièrement dans "Le carnet et les instants", revue présentant en autres le monde littéraire belge.

Bibliographie :


L'herbe qui souffre, Mémor, Bruxelles, 1997
Foetus fait la tête, L'Age d'Homme, Lausanne, 2001
Le géranium de Monsieur Jean, roman, coll. Vents du Nord, Zellige, 2012
Papas, nouvelles , coll. Vents du Nord , Zellige, 2016
L'hirondelle des Andes  , Coll. Vents du Nord, Zellige , 2019

Il a obtenu le Prix Saga Café du meilleur premier roman francophone qui récompense un premier roman francophone.


Mon avis

Gembloutois, navetteur, Michel Torrekens donne lui aussi sa vision de la Belgique dans cette collection "Belgiques" chez Ker éditions, où carte blanche est donnée à un auteur sur ce qui représente notre plat pays.

A travers une série de nouvelles et de courts récits, Michel Torrekens nous fait réfléchir, prendre du recul sur notre passé, il se projette dans l'avenir, dans un monde sans frontières, une utopie.  Il rêve de changement, d'intégration.

A la frontière entre fiction et réalité, il nous propose des histoires aux chutes insolites et inattendues.

Ses thèmes les plus récurrents : la monarchie, la royauté, l'architecture, les trains... notre passé, notre patrimoine, nos musées, l'art et bien entendu le pouvoir des livres.

Il nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, de Spy et son célèbre "Homme", en Afrique, à Matongé, Mons, Rome en résidence d'écritures.

Il nous parle de sa ville , Gembloux, la cité aux trois clés, ses coutelliers, son beffroi et sa N4 illuminée de vitrines particulières.  

On visite avec lui quelques musées ; celui de Spy, des sciences naturelles, l'Africa Museum, le musée des arts anciens.  On y rencontre Verlaine et Rimbaud, Johnny et un très bel hommage à Jacques Dedecker.

Un très beau voyage , une jolie plume liant le réel et l'imaginaire. Une très belle découverte pour voir notre pays sous d'autres facettes.

Ma note : 9/10

Les jolies phrases

Amour toujours, eh oui, il était un indécrottable romantique.  Il souriait intérieurement : l'amour n'a pas d'âge et il rajeunit ses adeptes.  Á cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq ou soixante ans, tomber amoureux plonge dans un état originel, une aube des temps, une nouvelle naissance, une jouvence.  Pourquoi tomber d'ailleurs alors que l'on s'envole, que l'on est emporté dans une autre dimension et que tout semble possible?  Le contraire absolu d'une chute.

Son père lui parlait souvent de ce roi qu'il avait vu naître et grandir, de ce fils orphelin, de cet enfant triste qui voulait être comme "les garçons d'en face", de ce prince exilé par l'ennemi, de cette époque terrible où l'opprobre subi par son père fut lavé par le fils, de ce roi sans héritier, déshérité par la nature.

Tout passe sauf le passé.  J'étais perplexe.  Sachant que le futur devient le présent et que le présent glisse dans le passé, cette phrase nous incitait à penser que rien ne se passe, alors que tout, dans ma vie, m'incitait à penser le contraire. 

Le plus important dans la vie , c'est l'enfance.

Même le sexe n'est pas égal.  Pour les bourses moins fournies, une maisonnette plus simple destinée à la conciergerie à l'origine ?

À défaut de l'amour qui ne se commande pas, ni ne se décrète, elle aura obtenu la vérité, vérité juridique, légale, officielle.  Sa vérité.

Un ami m'a un jour dit que le hasard n'était finalement que ce que nous voulions bien en faire.

La réalité mondiale ressemblait au scénario d'un film catastrophe ou d'une dystopie romanesque.  L'épidémie tuait moins que la faim, chaque jour et depuis toujours, songeait Iblis, mais pour la première fois, le monde paniquait.

Les humains étaient rendus à la vérité de leurs existences, à leur matérialité, à leur fragilité.

Quand les musées rouvriraient-ils ? Quel sens une peinture ou une sculpture avait-elle s'il n'y avait plus personne pour l'admirer? Les artistes créeraient-ils encore sans possibilité d'exposer leurs réalisations? Façonnaient-ils leurs oeuvres pour eux-mêmes ou pour un public?  

La fin d'un homme, c'est la fin d'un monde et pour lui, la fin du monde. 

Tout était écrit depuis longtemps dans le Brueghel l'ancien mais les hommes avaient désappris à lire.

Du même auteur j'ai lu

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mercredi 21 octobre 2020

Un papillon sur la banquise - Brigitte Guilbau ♥♥♥♥♥

 Un papillon sur la banquise  -   Brigitte Guilbau

















Lilys Editions
Parution : octobre 2020
Pages : 210
ISBN : 9782930848976
Prix : 19 €

Présentation de l'éditeur



Frédérique part pour l’Afrique avec la dernière lettre de son fils Manuel. 

Pourquoi s’envole-t-elle au pays des maisons sans adresse ?

Pour que les mots du mal qui la ronge sortent enfin.

Elle a appris trop tard le harcèlement qu’il vivait dans son établissement scolaire. Elle ignorait que le cauchemar commençait pour lui dès le réveil et que l’horreur prenait l’apparence de ses copains de classe. Que faire lorsque ces lieux de savoir et de vivre ensemble que sont les écoles deviennent ceux qui nous tuent ?

L'auteure
















« Petite fille, née en hiver d’un père d’origine bretonne et d’une mère ardennaise, j’ai affiché très rapidement un caractère trempé. Enfant, je voulais devenir Chef Apache, puis, en comprenant les spécificités ethniques et donc les limites à mes souhaits, j’ai voulu être cow-boy (genre Danse avec les loups ou Little Big Man). A l’adolescence, je voulais partir avec le Commandant Cousteau. Trente années après St Germain des Prés, je revendiquais l’Existentialisme… Aujourd’hui, je suis professeur de cours philosophiques. Active et engagée, mes objectifs pédagogiques et mes travaux d’écriture sont tous tournés vers la réflexion humaniste, certains avec force et désespoir, d’autres avec l’ironie propre aux vrais sensibles, mais toujours avec le même dénominateur commun : la condition de l’Homme, ses espoirs et ses doutes. Cet engagement citoyen m’a valu la reconnaissance de mes pairs avec le prix de la Fondation Reine Paola pour l’enseignement, le prix de la CommunautéFrançaise de Belgique et le prix Condorcet-Aron. En 2003, j’ai été Namuroise de l’Année et reconnue « Enseignant Entreprenant ». Certaine que les actes prévalent sur les paroles, j’affiche une attitude résolument anti-tartuffe en disant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une face de Carême pour défendre la vie car défendre la vie c’est l’aimer. J’apprécie cette réflexion de Zola qui dit qu’il faut savoir où on veut aller, que c’est bien…mais que c’est encore mieux de montrer qu’on y va et il m’arrive d’ajouter « Tu veux du bonheur? Donne du bonheur… »

Source Lilys éditions

Mon avis

Je découvre enfin la plume de Brigitte Guilbau, l'une des auteures phares de la maison d'éditions belge Lilys, et je peux d'ores et déjà vous dire qu'elle mérite bien le surnom que l'on lui donne "agitateur de neurones" car elle suscite du questionnement à la lecture de son roman.

Frédérique part pour l'Afrique sans adresse avec la dernière lettre de son fils.  Elle est dévastée suite au décès de son fils.  Comment ne pas l'être ?  Comment  imaginer la douleur de perdre un fils ?   Manuel avait 17 ans, il semblait fort, résistant, il semblait tout accepter mais peut-on tout accepter ?  Non, bien sûr.

Un moment il tient, mais sur la durée c'est impossible, victime de harcèlement, il préfère passer de l'autre côté.

Comment une mère peut-elle accepter cela ?  Frédérique décide de faire vivre aux harceleurs ce que son fils a subi.. oui mais cela veut dire passer de l'autre côté de la barrière.

Je vous l'ai dit, Brigitte Guilbau n'est pas agitateuse de neurones pour rien, on s'interroge sur la place du doute, sur la relation mère-fils, sur l'amour filial, la maternité, sur notre société, les réseaux sociaux, ses dérives, sur ce qu'il faut faire ou non pour être accepté par les autres.  Qu'en est-il du comportement des harceleurs et du vécu des harcelés, sur la relation du dominant-dominé. 

Multitudes de sujet proposés, dont le deuil.  Ce n'est pas pour rien qu'un dossier pédagogique accompagne ce livre si on le souhaite.  Un récit destiné à mon sens aux jeunes de 15/16 ans.

Brigitte Guilbau écrit magnifiquement bien.  Son écriture, on la ressent au fond du coeur, au fond des tripes.  C'est fluide, l'écriture est percutante, tranchante remplie d'empathie et de résilience.

Se lit très vite.  Je suis heureuse d'enfin avoir lu cette plume belge de talent.

Merci lily's.

Ma note : ♥♥♥♥♥


Les jolies phrases

Elle se dit que se battre contre le malheur, ça pourrait ressembler à du bonheur.

Vous les Blancs, le temps vous tue.  Vous n'arrêtez pas de lui courir derrière en espérant trouver quelque chose que vous ne nommez pas parce que vous ne savez pas ce que vous cherchez.

On fait les meilleurs fanatiques avec ceux qui ne doutent pas, ne l'oublie jamais.

Douter est un acte de la pensée, et penser, c'est exister.  Au coeur même du doute s'affirme donc une réalité très simple qui s'appelle la liberté.

Douter, c'est oser dire qu'on est fragile et qu'on peut se tromper.

Montrer qu'on doute et qu'on réfléchit est une preuve d'intelligence.

S'ouvrir pour enfanter, c'est vivre une explosion.  Perdre cet enfant, c'est imploser.

À force de ne pas parler, on finit par se taire.

Le bonheur, c'est quand vos pensées, vos paroles ou vos actes sont en accord.

On ne se donne jamais en spectacle quand on montre ses émotions.  C'est quand on les cache qu'on se donne en spectacle.

Parce que l'amour, se disait-elle, quand il n'a plus de puissance et de raison d'être, c'est comme bouffer du carton en disant que c'est du steak.  C'est dégueulasse, et on se demande si finalement on a, un jour, eu quelque chose dans son assiette.

Le monde semble ainsi fait, se dit-elle, morose : chacun est d'accord sur le fait qu'il est impératif qu'il change pour survivre et être plus équitable, mais personne ne veut modifier ses comportements ; tout le monde vante le partage, mais personne n'accepte de fractionner ses petits avantages ; tout le monde veut la justice mais recherche des privilèges.

Le bonheur n'existe qu'en nous, et nulle part ailleurs.  Nous avons beau courir pour le trouver dans des instants fugaces avec les autres, s'il ne croît pas en nous, il est un leurre.  La porte ne s'ouvre que de l'intérieur.