2 mois pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle depuis Cajarc et le Mas de Jantille. 2 mois et 1250 km, seule et le strict nécessaire dans un sac à dos. 2 mois pour se réapproprier l'espace et le mouvement entre deux confinements. 2 mois de marche, de réflexion et d'initiation. 2 mois pour questionner son rapport au corps, aux autres, à la nature.
Lili Sohn
Après des études en arts appliqués et arts visuels, Lili Sohn s’installe à Montréal où elle travaille en tant que graphiste dans le milieu du jeu vidéo. En 2014, suite au diagnostic de son cancer du sein, elle ouvre le blog « Tchao Günther » où elle raconte sa maladie avec humour et en couleur. Son premier album, La Guerre des tétons (Michel Lafon) est tiré de ce blog. En 2015, Lili se lance à plein temps dans la bande dessinée et l’illustration. En juin 2018 paraît Vagin Tonic, un guide décontracté de l’anatomie féminine. En 2019, animée par un grand changement dans sa vie, la maternité, Lili poursuit son étude des grands sujets féminins avec Mamas, petit précis de déconstruction de l’instinct maternel publié chez Casterman. Lili Sohn vit aujourd’hui à Marseille.
En route avec Lili Sohn
Mon avis
En novembre 2019, l'éditeur de Lili Sohn - hyperconnectée aux réseaux - lui suggère un projet sur les Chemins de Compostelle à réaliser sans téléphone ! L'occasion de se "désintoxiquer" des réseaux, de se prouver aussi qu'elle peut le faire seule.
Cela lui parle, ses parents l'ont fait, ils possèdent un gîte sur le site : le mas de Jantille.
Elle pense à la préparation physique, au matériel, aux chaussures à "entraîner", au fameux "crédentiale" - le passeport indispensable pour préparer le pélerinage, à fixer une coquille sur son sac à dos - le signe des pélerins.
Le covid passe par là et le départ est reporté au 1er septembre 2020. 45 jours de marche pour plus de 1250 kms.
On va vivre avec elle, non sans humour, la préparation et le voyage, les émotions, le vide, plus exactement comment s'approprier le vide et le silence, la marche, la fatigue et les rencontres.
On suit son parcours magnifique. On suit ses conseils et prend aussi conscience de l'empreinte humaine laissée sur le circuit.
Après le recentrement sur soi, le vide, le réconfort d'être ensemble, de se livrer facilement à des inconnus. Une expérience humaine forte.
C'est un voyage émouvant, très riche qui lui permettra de ralentir, d'être moins dans l'urgence du quotidien, retrouver la lenteur des choses, être autonome, s'épanouir et donner un sens à la vie, au bonheur !
Cela se dévore, les photos et dessins sont super chouettes. C'est super beau et cela donne envie de prendre le large, si pas avec ses chaussures de rando, dans la tête au moins !
Je suis fan, j'ai passé un excellent moment ♥
C'est un nouveau coup de ♥
Les jolies phrases
Être seule, sans aucun lien virtuel.
Ça n'a pas du tout été une parenthèse, plutôt un révélateur? Ce confinement ajoute un éclairage et une nécessité en plus à ma démarche. Le besoin de se réapproprier l'espace, la liberté de mouvement, l'envie de solitude, mais aussi de relations humaines, la lenteur, le vide, et les questionnements écologiques.
C'est un rapport à la nature réinventé qui m'ancre dans le concret, dans le "ici et maintenant". Il n'y a plus de montre au poignet pour donner un horaire strict désormais, c'est mon ressenti qui prime. Mon corps face à la faim, à la fatigue, au soleil qui se lève ou qui se couche, aux intempéries. je deviens ce que je fais.
Je veux sortir de ma zone de confort et trouver des sensations nouvelles. Je veux me déstabiliser dans cette zone non routinière et donc inconfortable parfois. Mais la douleur sera ma frontière. Ça sera la règle de mon chemin de Compostelle.
On ne se connaît pas, et pourtant on parle de choses très intimes. C'est fou comme on peut se confier facilement à des inconnus. Est-ce qu'il y a moins de jugements ? Je ne crois pas. Mais, il y a surtout moins d'implication, plus de spontanéité et moins de bagage.
Parler avec des inconnus, c'est aussi la possibilité de se réinventer. Je peux être qui je veux, au dosage que je veux. je peux changer tous les jours. Cette possibilité me permet peut-être même d'être encore plus moi-même, sans contrainte de coller à l'image que les gens qui me connaissent se font de moi.
La Peuplade Parution : 19 août 2021 Pages : 216 Isbn : 9782924898987 Prix : 18 €
Présentation de l'éditeur
Librement inspiré de la vie du peintre Francis Bacon, Tableau final de l’amour fait le récit d’une quête artistique sans compromis, viscérale, voire dangereuse. Dans une Europe traversée par deux guerres s’impose la vision d’un artiste radical dont l’œuvre entière, obsédée par le corps, résonne comme un cri. S’adressant à l’amant qui lui a servi de modèle – ce « petit voleur inexpérimenté » qui, en pleine nuit, s’est introduit dans son atelier –, le narrateur retrace les errances de leur relation tumultueuse. Avec ce roman, rappelant l’érotisme de Bataille ou de Leiris, Larry Tremblay poursuit son œuvre de mise à nu de l’être humain.
Il ne fallait pas peindre la surface des choses, mais ce qu’elle cachait. Ne pas peindre l’espace, mais le temps. Ne pas peindre ton corps, mais sa mort.
L'auteur
Larry Tremblay est écrivain québecois , metteur en scène, acteur et spécialiste de kathakali, danse-théâtre qu'il a étudiée lors de nombreux voyages en Inde.
Il a publié plus d'une vingtaine de livres comme auteur dramatique, poète, romancier et essayiste.
Grâce à une succession ininterrompue de nouvelles pièces (Leçon d'anatomie, Ogre, The Dragonfly of Chicoutimi, Le génie de la rue Drolet, Les mains bleues, Téléroman, Cornemuse, Le ventriloque, Panda panda, L'histoire d'un cœur…), son oeuvre est aujourd'hui reconnue au Québec et à l'échelle internationale.
En plus de sa production artistique, il enseigne le jeu et l'écriture dramatique à l'École supérieure de théâtre de l'Université du Québec à Montréal.
Mon avis
C'est un roman inspiré de la vie du très grand Francis Bacon, un peintre majeur dont l'oeuvre m'a toujours fasciné. Un peintre que l'on sent torturé, qui déstructure les corps, les rendant "mous", déformés.
Ce roman car c'est tout l'art de la plume de Larry Tremblay, est une fiction inspirée d'interviews de Bacon. Il met en lumière et en mots son art de peindre.
Écrit à la seconde personne du singulier, ce qui rend l'intensité encore plus forte, il s'adresse à George Dyer, personnage majeur de son oeuvre. Il nous permet de comprendre sa quête personnelle, artistique et amoureuse.
George Dyer est arrivé dans sa vie comme un voleur, une tentative de cambriolage qui se termine dans le lit de l'artiste. Il est celui avec qui il est en recherche, d'amour, de sexe, de violence , son modèle et au final son grand amour.
En partant des traumatismes de son enfance, de la violence des rapports avec son père et les hommes, on peut comprendre ce besoin de peindre, ses tableaux "torturés", lui qui enfant était rejeté et a beaucoup souffert.
En manque d'amour, son besoin de se détruire pour trouver la lucidité dans sa peinture.
Au fil du roman, on va découvrir une partie de son oeuvre, son processus de création et en parallèle de destruction. On suit également sa relation intense et complexe avec George Dyer jusqu'à sa disparition à deux jours de la grande rétrospective de Paris au Grand Palais.
C'est un texte à la fois cru et poétique, parfois déstabilisant tout comme les oeuvres du peintre. La plume est fluide et élégante, très belle. C'est une prouesse de mettre en mots tout l'art du peintre.
J'ai lu ce roman en admirant en parallèle les oeuvres du peintre et en relisant les faits majeurs de sa vie.
Á lire.
Ma note : ♥♥♥♥ 8/10
Les jolies phrases
Tu as ébranlé ma vie comme un coup de poing que je n'ai pas eu le temps de voir arriver.
J'ai su avant même de te connaître que je serais ta perte. J'avais besoin de ta déchéance pour peindre ce que j'avais dans le sang depuis les affres de mon enfance. J'étouffais.
Mais c'était de la chair d'enfant qui recevait la morsure des coups répétés. Et cette chair n'était pas en mesure de comprendre réellement ce qui se passait. Elle confondait le chaud et le froid, la douleur et le plaisir, elle les mariait, les fusionnait et accouchait d'une chose innommable, motte d'existence qui n'était pas tout à fait humaine.
Il ne fallait pas peindre la surface des choses, mais ce qu'elle cachait. Ne pas peindre l'espace, mais le temps. Ne pas peindre les corps, mais sa mort.
..Avoir été mon modèle avait constitué le seul accomplissement valable de ton existence. C'était ta plus grande fierté, tout le reste ne comptait pas. Ça te permettait de survivre, que des milliers d'inconnus à travers le monde regardent ton corps nu, déformé, tordu, vibrant, en slip, tourmenté, fracturé comme un miroir, cravaté, ta beauté coupée en deux, ouvert comme un oeil. Parce que tu avais le sentiment que toi aussi, tu pouvais les voir te regarder. Tu te sentais plus vivant dans mes tableaux que dans ta propre chair.
Du même auteur j'ai lu
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Le livre en papier Parution : 2022 Pages : 227 Isbn : 978-2-8083-1736-8 Prix : 18 €
Présentation de l'éditeur
Quentin est un lycéen de seize ans au caractère calme et au mode de vie sain. Il partage son temps entre sa passion pour le sport, des sorties entre amis et une scolarité sans accroc. Derrière cette apparence ordinaire se cache toutefois une personnalité atypique que la découverte inopinée d’un don pour le moins déstabilisant viendra révéler. Cette capacité hors norme aux multiples implications bouleversera ses habitudes, sollicitera à l’extrême son sens de l’empathie et le mènera à de nombreux questionnements.
"Une touche de science-fiction, un zeste de philosophie et une once d’introspection ". Voici quelques-uns des ingrédients de cette recette subtile aux parfums délicats.
L'auteur
Après avoir publié Loin des regards indiscrets en 2019, Nathan Delie, lauréat de plusieurs concours de textes, signe son second roman avec Hors de lui, une nouvelle histoire captivante dont il a démarré l’écriture à l’âge de vingt ans. Ce jeune auteur passionné de littérature poursuit ainsi un rêve très ancien.
Nathan Delie est un jeune auteur de 22 ans originaire de Wavre, il publie en auto-édition, son second roman "Hors de lui".
Quentin a 16 ans, un étudiant qui aime être avec ses amis et pratiquer du sport, la natation en particulier pour décompresser.
Ce matin, Liam, son meilleur ami est arrivé en retard à l'école, il avait l'air étrange. Quentin était préoccupé, inquiet et en le fixant intensément, s'est évanoui. Un étrange malaise durant lequel Quentin a vécu une expérience particulière.
Perturbé, il passe par la piscine pour évacuer son stress. Il va revivre sa journée par une rétrospection mentale pour essayer de comprendre ce qui s'est passé.
Peu à peu il va se rendre compte qu'il possède un don particulier, qu'il va peu à peu développer, apprivoiser, le rendre plus solitaire et l'éloigner de ses amis.
Don ou malédiction ? Intrusion dans des mondes intérieurs cela l'enrichit, lui permet de vivre des expériences, de sonder des cultures, de se sentir puissant mais jusqu'où aller ? Quelle barrière ne pas franchir? Quels choix effectuer ? Une expérience qui l'amène à l'introspection, à l'éthique, aux choses essentielles.
Je suis mystérieuse, ne peux en dire plus, à vous de le découvrir dans ce récit au style agréable, une plume érudite, bien construite. Il y a du rythme, un suspense ressenti qui fait tourner les pages car on a envie de savoir, la seconde partie est plus philosophique, un brin de science-fiction qui amène à un questionnement.
Un livre agréable à découvrir.
Une jolie phrase
De nombreuses bonnes idées valaient-elles plus qu'une seule erreur ?
Une petite semaine de vacances en famille dans la région de Saint-Malo, l'occasion d'augmenter un peu mon rythme de lecture. C'était l'occasion de commencer la découverte de la rentrée littéraire qui nous réservera de belles surprises.
En préparation à "L'intime festival" de Namur, sortir de ma Pal un roman québécois :
Une incontournable de la rentrée littéraire :
Une très belle découverte, un premier roman à découvrir au plus vite :
Il est originaire de ma ville , l'occasion de découvrir un auteur local, un livre en auto-édition
Voici un troisième livre de la rentrée qui parle de soeurs , je vous en parle à sa parution
Une merveille, un petit bijou, une pépite. ♥♥♥♥♥ Filez en librairie vous ne serez pas déçu !
Si vous ne partez pas c'est aussi l'occasion de voyager avec Lili Sohn et de partir sur les chemins de Compostelle.
En Grèce au début de la seconde guerre, c'est une autre histoire !
Un très beau premier roman de la rentrée, j'aime découvrir de nouvelles plumes.
Un roman graphique engagé pour la rentrée Futuropolis
Un gros coup de coeur avec ce très très beau roman de la rentrée ♥♥♥♥♥
Comme toujours, cette rubrique est mise à jour une fois par mois, en cliquant sur la couverture vous avez accès à l'article s'il a été publié.
Soixante printemps en hiver - De Jongh/Chabbert ♥♥♥♥♥
Dupuis / Aire libre
Tranche de vie
Parution : 20 mai 2022
Scénario : Ingrid Chabbert
Dessin : Aimée de Jongh
Pages : 120
Isbn : 9791034747375 Prix : 23 €
Présentation de l'éditeur
Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d'abord sous le choc, n'aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale... Mais cela suffira-t-il pour qu'elle assume sa soif d'un nouveau départ ? Et qu'elle envisage peut-être même un changement d'orientation sexuelle ? Oui, si l'amour s'en mêle. Ou pas...
Aimée De Jongh et Ingrid Chabbert composent la peinture subtile, touchante et moderne d'une crise de la soixantaine au gré d'un road movie impossible à lâcher avant sa conclusion. Un « Aire Libre » surprenant, osant traiter le tabou du changement de vie et d'orientation sexuelle...
Ingrid Chabbert
Ingrid Chabbert est née au siècle dernier, en 1978 précisément, en Aveyron. Elle a grandi au milieu des champs, des vaches et du chant des ruisseaux. Elle n'a pas fait de hautes études, elle aurait aimé pourtant... Elle a enchaîné les petits boulots, noircissant le soir ses carnets d'histoires pour enfants ou adultes. C'est un drame qui va lui donner l'élan et l'envie de croire en elle, avec le soutien sans faille de sa compagne.
Elle commence alors à adresser aux éditeurs jeunesse ses premières histoires. Très vite, ses premiers albums sont publiés et plus d'une centaine verront le jour.
Puis un jour, c'est le grand saut vers l'inconnu : raconter en BD un pan de son histoire et aborder le sujet si tabou du deuil périnatal. Écumes paraîtra aux éditions Steinkis et, quelques années plus tard, la version anglaise remportera à New York le Harvey Award du "Best European comic book".
À partir de là, les publications BD vont se multiplier avec, par exemple, l'adaptation du roman à succès d'Olivier Bourdeaut En attendant Bojangles (Steinkis), en jeunesse le dyptique Elma, une vie d'ours (Dargaud) ou encore Les amies de papier chez Bamboo.
Soixante printemps en hiver est sa première BD aux éditions Dupuis et elle espère qu'il y en aura d'autres. En tout cas, elle a encore plein d'histoires dans sa besace, que ce soit pour les petits ou les grands. Car ce qu'elle aime, c'est jongler, passer d'un monde à un autre ! Et elle le prouve dans sa vie privée également, car malgré des journées bien trop courtes, c'est 7j/7 qu'elle dirige une association de protection animale dans son département. Source : Dupuis
Aiméee de Jongh
Le travail de l'auteur de BD et animatrice Aimée de Jongh (Pays-Bas, 1988) a été publié pour la première fois dans le journal néerlandais Metro en 2012. Puis, en 2014, elle a publié son premier roman graphique : Le retour de la bondrée. Ce livre a connu un succès international et a fait l'objet d'un film. Depuis lors, Aimée De Jongh a travaillé sur plusieurs romans graphiques, notamment L'obsolescence programmée de nos sentiments (avec le scénariste Zidrou), Taxi ! et Jours de Sable. En France, Jours de Sable a été sa véritable consécration en tant qu'autrice de bande dessinée. Elle a remporté le Prix Atomium, le Japan International Manga Award et le Prix Des Libraires de BD 2022, mais est aussi la première autrice à décrocher le prix Ouest-France Quai des Bulles. En mai 2022, Soixante Printemps en Hiver, une collaboration avec la scénariste Ingrid Chabbert, est publiée dans la collection Aire Libre des Éditions Dupuis. Source : Dupuis
Mon avis
Magnifique , de jolis dessins et une histoire tout en tendresse !
Après 35 ans de mariage, le jour de ses 60 ans, Josy plante tout le monde devant son gâteau. Elle n'en peut plus de faire semblant. Elle étouffe. Il n'y a plus d'amour, juste de l'habitude. Son mari, ses enfants et petits-enfants la comprendront-elle? Elle prend la route dans un vieux van et reprend sa vie en main.
Elle va rencontrer Camélia et son petit Tom de 8 mois, vivant faute de mieux dans une vieille caravane sur une aire d'autoroute. Elle rencontrera aussi des femmes qui comme elles se sont libérées. Elle n'osera pas se laisser porter par ses choix..... vivre pleinement.
Je n'en dis pas plus. Cet album est touchant, émouvant, très juste aussi.
"Quand les vieux maris quittent leur femme, on les comprend, on leur trouve des excuses. Mais quand ce sont les femmes... Nous sommes les sorcières qui broient les coeurs et brisent les familles."
Le scénario d'Ingrid Chabbert est tout en douceur et finesse, dans la recherche de l'expression des sentiments. C'est en harmonie avec le dessin magnifique d'Aimée De Jongh, harmonieux tout en douceur et aux couleurs pastels. Les visages sont expressifs, représentatifs de sentiments et doutes vécus par les personnages. Les mots sont justes. C'est pudique, délicat.
Un joli tandem qui se complète et s'exprime à merveille, j'espère pouvoir le retrouver dans d'autres collaborations.
C'est beau, délicatesse et douceur également sur les corps veillissants ( je repense au magnifique "l'obsolescence des sentiments programmés" d'Aimée de Jongh en collaboration avec Zidrou) et aussi la rencontre de l'amour au féminin.
Lisez-le il est juste ♥♥♥♥♥
Les jolies phrases
Quand les vieux maris quittent leur femme, on les comprend, on leur trouve des excuses. Mais quand ce sont les femmes... Nous sommes les sorcières qui broient les coeurs et brisent les familles.
Si on pouvait prévoir, que ferait-on réellement ? Est-ce qu'on vivrait pleinement? Est-ce qu'on franchirait des ponts sans se soucier de l'autre côté ?