vendredi 2 février 2024

Sur la route de Shangri-La / Patrick Delperdange

 Sur la route de Shrangri-La    -    Patrick Delperdange




























Ecole des loisirs
Médium
Parution : 23/08/23
Pages : 176
ISBN : 9782211331555
Prix : 12 €
Age cible : 11-13 ans

Présentation de l'éditeur

À treize ans, Arthur connaît à peine son père, qui se fait appeler Jim et n’est présent dans son existence qu’en coup de vent. Alors, quand Jim propose d’emmener Arthur et sa soeur en week-end à Bruxelles, l’occasion est trop belle de pouvoir enfin lever un peu le voile sur son passé mystérieux et de nouer des liens jusqu’alors distendus. Mais à peine arrivés là-bas, Jim laisse Arthur et sa soeur tout seuls à l’hôtel et il disparaît, happé par son ancienne vie, à la recherche d’un certain Alex. Essayer de le retrouver dans la ville inconnue, c’est se mettre en quête d’un lieu imaginaire, merveilleux, où tout serait comme neuf, comme la mythique cité de Shangri-La.


Mon avis

C'est un roman s'adressant aux jeunes ados à partir de 13 ans que nous propose Patrick Delperdange .  

Arthur, presque 14 ans et sa petite soeur Lorraine viennent à Bruxelles en compagnie de leur père qu'ils ne connaissent pas vraiment bien. Ils espèrent que ce week-end leur permettra de lever des voiles sur le passé mystérieux de Jim, celui qui se nomme en réalité Jean-Marie Stalner, leur papa.  

Le week-end avait pourtant bien commencé malgré la pluie , mais comme à chaque fois, ils ne peuvent compter sur lui.  Jim prétextant une petite course les "abandonne" à l'hôtel.  Le temps passant, Arthur et Lorraine partent à la découverte de la ville mais rien ne se passe comme prévu.  La ville est hostile tout comme les gens qu'ils rencontreront.

Lorsque les choses ne vont pas bien, Arthur a pris l'initiative de se protéger dans sa bulle, dans un monde imaginaire, il va sur la route de Shrangri-La, un endroit où le temps s'arrête, un endroit merveilleux où les choses s'arrangent.

Arthur va vite se rendre compte que cela ne fonctionne pas dans la vraie vie et il va être confronté au monde réel.  Un roman initiatique, intimiste qui va emmener Arthur et Lorraine dans un monde rempli de dangers, une fausse intrigue policière bien ficelée qui parle aussi des secrets, de la sortie d'adolescence.

J'ai beaucoup aimé le rythme, à chaque fois que l'on croit que les choses vont s'arranger, de nouvelles intrigues arrivent, de quoi animer l'imaginaire.

Ma note : 8.5/10 


Les jolies phrases

Depuis que j'ai découvert son existence, c'était ce que je voulais.  Pénétrer  enfin dans cette ville où le temps s'était arrêté et où plus personne ne vous causait du tort. Où plus personne ne se préoccupait de votre sort. Où il n'arrivait jamais rien, ni en bien ni en mal.  Je n'avais qu'à fermer les yeux une fois pour toutes, et je partirais aussitôt pour Shangri-La.  Mes paupières étaient si lourdes que je n'arrivais plus à garder les yeux ouverts. 

On n'a plus rien dit, ni lui ni moi.  Mais j'avais l'impression qu'on se parlait en silence.  Le problème, quand on se parle en silence, c'est qu'on n'est jamais sûr que l'autre comprend bien ce que vous lui racontez.  et parfois, le silence en dit plus que les paroles.

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dimanche 28 janvier 2024

La guerre des Lulus - 9. Lucas / Hautière et Hardoc

 La guerre des Lulus -  9. Lucas     /  Hautière et Hardoc

















Casterman
La guerre des Lulus
Parution : 15/11/2023
Scénario : Hautière
Dessin : Hardoc
Pages : 64
Isbn : 9782203224278
Prix : 13.95 €


Présentation de l'éditeur




Séparés à l’issue de la guerre, les Lulus vont-ils parvenir à se retrouver ?


Avril 1919. En attendant la signature du traité de paix qui mettra un terme définitif à la guerre, Luce, Luigi et Lucien partent à la recherche des autres Lulus. Ayant appris, à La Haye, que le bateau qui devait emporter Lucas en Angleterre a coulé, les trois amis se rendent au château d’Eijsden. C’est dans cette grande bâtisse, transformée en centre d’accueil pour les enfants réfugiés des zones occupées, que Lucas a d’abord séjourné, à son arrivée aux Pays-Bas. Refusant de croire à la mort de ce dernier, les trois Lulus espèrent qu’après avoir survécu au naufrage, Lucas est retourné dans ce refuge. Là-bas, à leur grande surprise, à la place de leur ami, c'est une lettre qui les attend…


Mon avis

Une série que j'adore depuis le premier tome.  On continue à savoir ce que sont devenus les Lulus après la guerre.  C'est le destin de Lucas qui va être éclairci dans ce volume.

Lucas qui en 1918 a 14 ans, avait été accueilli dans un château orphelinat à Eysden.  
C'est là qu'il va rencontrer Marie, une petite fille qui ne se laisse pas faire mais qui est le souffre douleur d'un groupe d'enfants néfastes; Raoul, Léon et surtout Agnès qui les dirige.   En voulant protéger Marie, il va se les mettre à dos.

Lucas est bien décidé à partir, il aurait pris un bateau et celui-ci aurait fait naufrage...

Les autres Lulus, Luce, Luigi et Lucien refusent cette nouvelle et se rendent à Eysden en 1919, une lettre de leur ami les attend.

On n'est pas au bout de nos surprises.  C'est toujours aussi bien réalisé, mettant en avant l'amitié qui unit et caractérise les Lulus.

Ma note : 9.5/10


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La série vue par Hautière et Cuvillier







vendredi 26 janvier 2024

Le café où vivent les souvenirs - Toshikazu Kawaguchi

Le café où vivent les souvenirs -  Toshikazu Kawaguchi





















Albin Michel
Parution : 2 novembre 2023
Traduit du japonais par Géraldine Oudin
Pages : 256
EAN : 9782226480972
Prix : 18.90 €


Présentation de l'éditeur


La saveur du passé peut transformer le présent…

Sur le flanc du mont Hakodate, au nord du Japon, le café Dona Dona est réputé pour sa vue imprenable sur le port de la ville. Mais surtout, comme au café Funiculi Funicula, à Tokyo, il est possible pour ses clients d’y vivre une expérience extraordinaire : voyager dans le passé, le temps d’une tasse de café.

On y rencontre Yayoi, une jeune fille qui en veut à ses parents défunts d’avoir fait d’elle une orpheline ; Todoroki, un comédien qui se languit de son épouse et de leurs rêves communs ; Reiko, submergée par la disparition de sa sœur ; Reiji, qui réalise trop tard à quel point il aime son amie d’enfance… Autant d’âmes sincères et émouvantes qui, en retrouvant un pan de leur passé, apprennent à regarder le présent autrement et à envisager l’avenir avec plus de sérénité.

Avec sa voix singulière et le talent de conteur qui ont fait son succès dans le monde entier, Toshikazu Kawaguchi signe un nouveau roman plein de sensibilité et de finesse, aussi réconfortant qu’un bon café chaud.

Mon avis

C'est le troisième de la série et c'est avec celui-ci que je découvre l'écriture de Toshikazu Kawaguchi, j'étais vraiment curieuse de découvrir son univers. Il n'est pas obligatoire d'avoir lu les précédents.

Nous sommes ici dans l'Hokkaido, au Nord du Japon, au bord du Mont Hakodate au café "Dona Dona".
Ce café a une particularité tout comme son homologue le célèvre "Funiculi Funicula" à Tokyo, c'est qu'il permet à certains de ces clients de voyager dans le temps.  Mais attention il y a des règles à respecter, on peut en effet retourner dans le passé si la personne que l'on veut retrouver est déjà venue au Dona Dona, il faut pour cela s'asseoir à une place précise et revenir avant que la tasse de café ne soit froide !  Une dernière consigne et elle est de taille, il ne sera pas possible de changer le cours des choses.

On va suivre l'histoire de quatre personnes, Yayoi qui a juste une photo dans ce café, elle est en colère contre ses parents de l'avoir laissée orpheline à peine âgée de six ans, elle veut dire sa colère. Todoroki, un artiste qui a rendu réalité les rêves de son épouse disparue.  Reiko triste de la disparition de sa soeur et enfin Reiji qui s'en veut de ne pas avoir déclarer sa flamme à son amie d'enfance.

Quatre récits, quatre parcours de vie, tous touchés par la mort, par le deuil et les regrets.  C'est ce sujet qui est abordé avec beaucoup de sensibilité et de finesse.  La plume bienveillante de Toshikazu Kawaguchi apporte la sérénité et le réconfort comme une bonne tasse de café chaud.

Un joli voyage, un petit livre qui fait du bien, on oublie le reste et j'ai bien envie de sortir les autres tomes de ma PAL.

Les jolies phrases

L'indécision détruit les gens de l'intérieur.

L'être humain est capable de surmonter toutes les épreuves, mais ses peurs le paralysent parfois. Plus elles sont dévorantes, plus il s'affaiblit. Heureusement, l'espoir rend plus fort, il donne la force de croire en l'avenir.

Reiji comprenait maintenant à quel point les petites joies du quotidien étaient précieuses et combien il avait de la chance d'être entouré de personnes qu'il aimait. On repousse parfois des choses au lendemain  sans se rendre compte que demain ne viendra peut-être jamais. 

Je suis convaincue que la mort ne doit pas nous rendre malheureux. Personne n'y échappe. Si elle devait nous plonger dans le désespoir, cela signifierait que nous sommes tous destinés à errer sur cette terre comme des âmes en peine. Ce n'est certainement pas le cas. C'est pour vivre heureux que nous naissons.

mercredi 24 janvier 2024

Les mots de Maud - Jean Jauniaux

Les mots de Maud - Jean Jauniaux











Meo
Parution : octobre 2023
Pages : 116
Isbn : 9782807004115
Prix : 15 €


Présentation de l'éditeur



Tour à tour écrivain public, «nègre» pour des auteurs connus et faiseur de roman de gares à succès inspirés par ses errances nocturnes parmi les clochards, Jean-Baptiste s’est retiré à Saint-Idesbald, petite station balnéaire de la côte belge. Il se remémore sa gloire littéraire, mais aussi ses ateliers d’écriture et les milliers de lettres et discours qu’il a composés pour d’autres.



Les souvenirs de son enfance solitaire l’assaillent : mère très tôt décédée, père veuf et dépressif ne s’adressant à lui que par dictons interposés et mots qu’il lui faisait chercher dans le dictionnaire.



La demande formulée par Maud, une inconnue en fin de vie, de
collaborer à un livre ultime éveille la mélancolie de celui qui déplore tous ces mots qu’il a galvaudés. Elle met le « faiseur de livres » face à « la pire des fautes professionnelles : l’émotion ».


L'auteur







Photo : Christian Lambiotte

Jean Jauniaux est né en 1954 à Haine-Saint-Paul (Hainaut, Belgique). Il a a passé son enfance à Ecaussinnes d’Enghien, village situé au cœur d’une région en déclin économique. Après des humanités gréco-latines à l’Athénée Royal de Mons, il a effectué des études de traduction et d’interprétariat à l’Ecole d’Interprètes Internationaux de l’Université de Mons. Il a choisi d’y étudier les langues russe (« pour lire « Crime et châtiment » en version originale)et espagnole (il a consacré son mémoire de fin d’études aux adaptations de « Don Quichotte », un ouvrage de plus de 300 pages d’analyse et un répertoire de plus de 700 adaptations dans tous les genres : théâtre, radio, roman, opéra, musique etc). Il a ensuite effectué à l’Institut National des Arts du Spectacle, une licence en réalisation Film-Radio-Télévision, se spécialisant dans le documentaire de création et ce qui s’appelait à l’époque le « cinéma vérité ». Il a consacré son mémoire de fin d’études au cinéaste Jean-Jacques Péché et à ses émissions « Faits-Divers ». Il a été réalisateur d’émissions de télévision à la télévision belge (dans le service « histoire » notamment) et responsable de programmes européens de soutien à l’audiovisuel et à la culture.

Il écrit des nouvelles, romans et scénarios de bande dessinée et de films documentaires. Il se consacre au journalisme culturel, à l’animation d’une revue littéraire et de rencontres littéraires. Il organise des ateliers d’écriture de nouvelles et de formation à l’interview radio. Il a publié trois recueils de nouvelles et un roman.

En juin 2009, le Secrétaire Perpétuel de l’Académie de langue et littérature de Belgique, Jacques De Decker lui demande de devenir le rédacteur en chef de la revue littéraire « MARGINALES », revue créée par le poète et romancier Albert Ayguesparse en 1945.

« Entre les lignes » : De septembre 2006 à septembre 2011, il crée et anime l’émission généraliste « Entre les lignes », une heure consacrée à l’actualité à travers le livre, la littérature, les essais, les rencontres avec des écrivains, des essayistes, des acteurs du monde culturel et de la société. L’émission a été diffusée tous les dimanche de 9h00 à 10h00 sur deux radios de proximité en Communauté Française de Belgique.

Depuis janvier 2009, il anime avec son complice Edmond Morrel un blog « web-radio » consacrée au livre et composée d’interviews exclusives d’écrivains, d’essayistes et d’auteurs de bandes dessinées, de metteurs en scène, de scénaristes, d’acteurs du monde culturel. A ce jour, plus de 800 rencontres sont en ligne à l’adresse www.espace-livres.be avec des interlocuteurs aussi variés que Michel Serres, Jean d’Ormesson, Tahar Ben Jelloun, Ken Follett, Gisèle Halimi, Albert Jacquart, Eric Orsenna, Stefan Hessel, Jacques De Decker, Amin Maalouf, Anne Nivat, Chékéba Hachémi, Gérard Chaliand, Matthieu Ricard etc.

Source : Ker éditions

Mon avis

Merci aux éditions Meo de rééditer ce roman publié en 2008 aux éditions Luce Wilquin, l'occasion pour moi de découvrir la plume de Jean Jauniaux dans un très beau roman.

C'est l'histoire de sa vie qui le hante depuis qu'il est gamin, l'histoire de son enfance solitaire avec ses amis de papier qu'il nous livre ici.

Jean-Baptiste a tour à tour été écrivain public, "nègre" pour écrivain à succès.  Après avoir écrit 26 romandegares , âgé de 60 ans, il s'installe à Saint Idesbald, une petite station balnéaire de la côte belge.  
C'est la solitude qui prédomine malgré la célébrité de son double.  Il aimerait à présent,  écrire des romansvrai.

Il se plonge dans ses souvenirs, la disparition de Claire (sa maman) lorsqu'il avait 4 ans, la froideur de son père Armand qui s'était juré de lire la bibliothèque au complet pour combler son chagrin, imposant de ce fait le silence à Jean-Baptiste.  Lui donnant pour baillon à ses questions, un dictionnaire. 

C'est alors pour lui la découverte des mots, l'importance de l'alphabet,  des livres, le début de sa relation particulière aux êtres d'encre et de papier.   Ensuite, la naissance de l'écrivain.

Jean-Baptiste se plonge alors dans ses archives où l'on trouve : des phrases pour vivre, des lettres écrites à lui-même, des lettres fictives (outil de l'écrivain).  Il retrouve sa BOUEE : Boîte à Outils de l'Ecrivain Ecrivant ou encore en fonction des jours ,  Boîte à Outils de l'Ennivrement par l'Ecriture.

Dans les tiroirs de sa BOUEE, il y a la Bible (la vérité sur les personnages)  les pastels, les haïkus, carnets, instamatics mais aussi la rubrique Epistolia.  Epistolia et ses différentes correspondances dont celle échangée avec Maud qui fait le lien avec le titre de ce très beau roman. 

Tout prend son sens,  tout se lie , la quête de l'écriture du roman, la solitude de Jean-Baptiste et enfin l'accomplissement du deuil de son enfance.

Une très jolie plume, touchante, émouvante.  Les phrases sont simples, très poétiques.  C'est beau.

Ma note : 9.5/10


Les jolies phrases 

Les mots peuvent-ils s'approprier le vertige du silence ? Sans s'y engloutir ?  Sans y disparaître à jamais, avalés par le gouffre ? 

Ah ! tous ces être et avoir jetés à la poubelle, toutes ces répétitions qu'il éradiquait de ligne en ligne, de phrase en phrase, tous ces adverbes éléphantesques;  Ils rempliraient, à les faire dégorger tant et plus, des bibiliothèques entières !

Il n'espérait pas la rencontrer. Au contraire.  il savait que ce qui s'écrivait entre eux cesserait d'exister s'ils se voyaient, s'ils se parlaient;

Une dizaine de feuillets là où il en aurait fallu des milliers.  Comment dire à celle que l'on aime qu'aucun amour, aussi fort soit-il, ne pourra la sauver ?  Comment lui dire que, sous le poids d'un tel amour, la mort sera encore plus injuste, encore plus douloureuse ?  Comment lui dire l'absurde injustice de cette agonie annoncée qui survenait à l'exact instant où l'un et l'autre semblaient entrer dans la lumière des choses ? 

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dimanche 21 janvier 2024

La bête 2 - Zidrou - Frank Pé


La bête 2 - Zidrou - Frank Pé











Dupuis
Parution : 13/10/2023
Pages : 208
Scénario : Zidro
Dessin : Frank Pé
Isbn : 9791034738229
Prix : 35 €


Présentation de l'éditeur

Belgique, années 50. Un étrange singe jaune à pois noirs et à la queue démesurée s'échappe d'un cargo à Anvers pour s'enfuir vers Bruxelles. Là, la bête sauvage est recueillie par François, un gamin fan de faune, avant d'être attrapée par la fourrière. Mais le jeune garçon est bien décidé à libérer son nouvel ami et à l'emmener avec lui chez son père en Allemagne. Il ne sait pas que la bestiole fabuleuse est également convoitée par le professeur Sneutvelmans, un expert en cryptozoologie persuadé d'avoir mis la main sur le légendaire Cola-Cola !

Dans ce roman graphique en deux parties, Frank Pé et Zidrou rendent un magnifique hommage à l'animal fabuleux créé par Franquin.
Une aventure dont le cœur est l'amitié extraordinaire qui peut unir un enfant à un animal.


Zidrou








Né en 1962 à Bruxelles, Benoît Drousie, dit Zidrou, suit des études d'instituteur et enseigne durant six ans. Assez vite, sa plume le taquine. Il écrit des chansons pour enfants, s'essaie à l'écriture dans le journal Tremplin. C'est dans ce périodique que paraît une première version de "L'élève Ducobu", dessiné par Godi. En 1991, il fait ses débuts aux Éditions Dupuis en tant que scénariste pour De Brab dans le numéro spécial de Noël de Spirou. L'année suivante, il se lie avec Falzar et les compères commencent à écrire d'innombrables projets de scénarios. Pour De Brab, ils imaginent les tribulations de "Margot et Oscar Pluche", qui connaîtra une suite sous le nom de "Sac à Puces". Zidrou a le pied à l'étrier et il passe rapidement du trot au galop. À partir de 1993, il devient l'un des scénaristes les plus prolifiques du journal Spirou : animations, histoires courtes, gags, et bientôt des séries. Coup sur coup, il entame "Les Crannibales" avec Fournier , "Le Boss" avec Bercovici, "Tamara" avec Darasse. Aux Éditions du Lombard, "L'élève Ducobu" s'impose comme un véritable best-seller. Les tribulations de ce cancre sympathique, certainement inspiré par les années passées à enseigner, séduisent un très large public et révèlent Zidrou comme un gagman de choix. Dix ans après ses débuts, le scénariste a l'envie d'explorer des pistes plus adultes. Il écrit plusieurs scénarios, sombres, qui dans un premier temps ne reçoivent qu'un écho restreint. En 2009 et 2010, Dupuis publie deux recueils de ses nouvelles en bande dessinée qui remettent en lumière cette face méconnue de son inspiration. En 2010 toujours, Zidrou écrit pour Jordi Lafebre "Lydie" (chez Dargaud), une poignante histoire de famille qui est unanimement acclamée. Depuis cette réussite, Zidrou se partage entre des séries familiales humoristiques et des histoires plus tortueuses, parvenant toujours à ajouter beaucoup d'humanité à ses récits, quelque ce soit le genre abordé.



Après avoir été enseignant, Zidrou s'est tout entier consacré à l'écriture de scénario. Qui veuille faire rire ou qu'il souhaite émouvoir, c'est toujours avec le même appétit que le scénariste belge imagine des récits emprunts d'une forte humanité.

Source : https://www.dupuis.com/auteurbd/zidrou/120

Frank Pé




Né le 15 juillet 1956 à Ixelles, Frank Pé suit une formation artistique à l'Institut Saint-Luc puis au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Dès l'âge de 19 ans, il entame une collaboration avec Le Journal Spirou, signant par exemple, en 1977, le récit d'aventures exotiques Comme un animal en cage, sur un scénario de Terence – alias Thierry Martens, alors rédacteur en chef de l'incontournable hebdomadaire.

C'est pour ce même magazine qu'il crée ensuite Broussaille, personnage proposant un regard personnel, poétique et philosophique sur la nature. « Broussaille », réalisé avec le scénariste Bom, se déploie ensuite sur des albums devenus aussi mythiques que Les Baleines publiques, Les Sculpteurs de lumière, La Nuit du chat, Sous deux Soleils ou Un faune sur l'épaule... « Broussaille », publié de 1987 à 2003, a obtenu une douzaine de prix dont l'Alph'Art du public au festival d'Angoulême (1990). En parallèle, Frank développe, de 1981 à 1986, le personnage de L'Elan en mini-strips pour Spirou avant de créer le collectif « Entre Chats » (1989) pour les Éditions Delcourt avec des dessins de Franquin, Hausman, Wendling ou encore Cabanes.

À la demande de la ville de Bruxelles, Frank Pé réalise, en 1991, la première fresque du parcours BD, à deux pas de la Grand Place. En 1993, il ébauche la série Matsu pour l'éditeur japonais Kodansha. Le Japon devient alors un lieu d'inspiration et de visites répétées.

C'est en 1994 que sort le premier tome de la trilogie « Zoo », une histoire de plus de 200 pages, dans la prestigieuse collection Aire Libre. Accompagné du scénariste Bonifay, Frank va élaborer, pendant plus de 15 ans, l'univers animalier foisonnant d'un étrange zoo, dernier havre de paix dans la fureur de la Grande guerre. « Zoo », somptueuse réussite graphique où Frank clame tout son amour de la gent animalière, donne lieu à des centaines d'illustrations, de performances et spectacles dessinés, mais aussi d'expositions en tous genres.

Les expositions constituent d'ailleurs une grande partie de l'activité créative de Frank Pé, puisque l'Australie, les USA, Hong Kong et le Japon (notamment!) ont accueilli ses œuvres. En 2010, Frank participe ainsi à un spectacle dessiné dans le cadre de l'Exposition universelle de Shanghai. Cette même année il réalise la prestigieuse exposition « Frank Pé explore Mucha » au château d'Emines, qui sera ensuite montée à Prague. En public, lors de salons ou d'expositions, il s'est spécialisé dans la réalisation de fresques animalières improvisées en direct, parfois de grande taille, comme par exemple à Han, avec une œuvre de 23 sur 2,50 mètres... Régulièrement exposé à la Galerie Champaka (à Bruxelles) et à la Galerie du 9° Art (à Paris) Frank Pé a également été accueilli par les salons Brafa et Arts Paris. Ses œuvres sont en outre régulièrement proposées aux ventes Sotheby's, Christie's, Artcurial, et Heritage. Il a également créé des bronzes animaliers commercialisés par l'asbl Sur la pointe du pinceau.

Frank travaille également dans le domaine de l'animation. Engagé comme character designer par la Warner Bros américaine à partir de 1996, il travaille sur « Excalibur ». Il collabore ensuite avec Cartoon Film, à Berlin, sur les films « L'île mystérieuse » (« L'ours Plume » 2 ») et « Dodo ». En 2012 c'est avec nWave qu'il travaille sur « Robinson Crusoé ».

Autre flèche d'un carquois qui semble sans fond : Frank assouvit sa passion des animaux en collaborant régulièrement avec des zoos et parcs animaliers, dont le Parc Pairi Daiza pour lequel il a créé la scénographie de l'Indonésie et du parc à éléphants. Les Zoos de Vincennes, Montpellier, Amiens ou encore Anvers, ont également eu recours à ses services. A titre privé, Frank Pé a élevé par le passé nombre de reptiles et poissons de grande taille, dont 19 crocodiles ! Depuis quelques années, il travaille à la création d'un projet très personnel : l'Animalium, un parc animalier dédié à l'art animalier.

En bande dessinée, on doit récemment à Frank Pé une reprise des « Aventures de Spirou et Fantasio », intitulée La lumière de Bornéo, sur un scénario de Zidrou. Le même duo récidive en 2020 sur « La bête », un étourdissant album du Marsupilami ! Frank Pé sort cette même année une exploration ludique du Little Nemo de Winsor Mc Cay, toujours aux Éditions Dupuis, ainsi qu'un Art book - « Une vie en dessins » - aux Éditions Champaka.

Magicien du dessin, Frank Pé est de ceux qui vous font partir pour un étourdissant voyage dès la première page. Avec des œuvres devenues aussi mythiques que « Broussaille » (avec Bom) ou « Zoo » (avec Bonifay), l'auteur pourrait se reposer sur ses lauriers. Il préfère repousser sans cesse ses limites graphiques, se frottant à Spirou (La lumière de Bornéo), au Marsupilami (La bête) ou encore et à Little Nemo tout en réalisant de stupéfiantes fresques et expositions, où explose souvent sa passion des animaux.


Source : https://www.dupuis.com/auteurbd/frank/5

Mon avis

Attention coup de coeur absolu.

Voici le second et dernier volet de ce magnifique album signé Zidrou et Frank Pé.  Quel régal ! 
Zidrou au scénario et Frank Pé  rendent ici un magnifique hommage à Franquin et à son personnage le Marsupilami.

Souvenez-vous dans le premier volet, un drôle d'animal, un genre de singe jaune à pois avec une très longue queue s'était fait la malle d'un navire en provenance de Palombie.  Nous sommes à Anvers dans les années 50.  François Van Den Bosche, un petit garçon qui vit avec sa maman Jeanne, l'a recueilli, sa maison c'est un peu l'arche de Noé !!!  Il y a Marquis le marcassin, Zat le cheval alcoolique et maintenant ce drôle d'animal qu'il surnomme "Lange Staart" pour désigner sa longue queue ...

Fin du premier tome, "Lange staart" alias Marsupilami a été emmené à la fourrière pour rejoindre le zoo.

François ne l'entend pas de cette oreille.  Il veut le libérer et partir en Allemagne à la rencontre de son père.  François va avoir un renfort inattendu pour cette mission.  

Ses ennemis d'école, pas toujours sympas avec lui, le surnommant Franz le Boche à cause de l'absence de son père allemand ne sont peut-être pas si mauvais que ça.  

Commence alors une course poursuite burlesque à travers la Belgique :  Bora et le professeur Sneutvelmans qui veulent à tout prix récupérer le Marsupilami mais aussi Jeanne qui avec l'aide du tendre professeur Boniface ( tiens tiens il ressemble fort à Franquin lui !)  se dirigent vers un Bruxelles magnifique.

On y retrouve pour notre plus grand plaisir l'univers de Franquin,  c'est plein de clins d'yeux, au niveau du dessin, de l'univers, des personnages.  Bruxelles est magnifique, les trams, les magasins Waucquez, les personnages truculents. Frank Pé nous donne le meilleur, un univers qu'il s'approprie un peu, qu'il modernise tout en respectant l'état d'esprit des personnages. C'est du grand art.  Les dialogues ne sont pas sans reste , Zidrou nous régale avec des expressions "Brusselleires"  , rassurez-vous amis français, il y a un glossaire à la fin. 

C'est un magnifique album , un grand  format sur papier de qualité, les couleurs tendres d'Elvire de Cock complètent cette petite merveille.  

Une belle histoire d'amitié.

Immense coup de coeur.

Les jolies phrases

Le courage, Franz, parfois cela consiste à accepter les choses telles qu'elles sont.

Parce qu'on nous a fait souffrir, ça nous donne le droit de faire souffrir les autres ?



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Pour Zidrou, je l'adore  et j'ai vraiment lu beaucoup de titres, le plus simple, cliquez ici pour avoir accès vers tous les articles.