jeudi 1 mai 2025

Bilan de lecture d'avril

 Bilan de lecture d'avril




Un bilan de lecture honorable, j'ai l'impression que je lis de plus en plus malgré un mois d'avril bien chargé.  Avril c'était 7 concerts, un opéra, un théâtre mais surtout le salon du livre de Paris , la magnifique remise du Grand Prix des blogueurs à Marie Vareille, un apéro littéraire avec Laurence Peyrin, la préparation du prochain café littéraire et de la lecture : 12 au total !  (graphique et petits formats parfois, ça aide !)

 Je suis presque en ordre dans la rédaction de mes chroniques, à améliorer le délai de parution mais c'est pratique d'en garder un peu sous le coude en prévision de week-ends bien chargés.  J'essaie de publier trois fois par semaine.  Parfois après une journée de travail, je vous avoue que j'ai plus vraiment envie d'écrans!

Assez de bla-bla,  on découvre tout cela ?


Je suis encore tombée sous le charme comme à chaque fois de la jolie plume poétique de Mathias Malzieu 




Un sujet difficile qui concerne plus de monde que l'on croît autour de soi : l'inceste abordé avec beaucoup de délicatesse, un livre à lire et partager pour briser les tabous !







Quinze nouvelles pour explorer le monde de demain ! J'ai vraiment beaucoup aimé. 





C'est elle qui a remporté l'édition du Grand Prix des Blogueurs 2024, un magnifique roman que j'ai trop tardé à découvrir.  Si vous ne connaissez pas, foncez les yeux fermés !



Une belle découverte grâce à Sarah Altenloh ♥, la plume de Laurence Peyrin rencontrée pour un apéro littéraire, deux beaux moments, la lecture et la rencontre .





En mode préparation café littéraire, j'ai découvert avec bonheur la plume de Linda Vanden Bemden 




Roman graphique touchant, Marc nous parle de sa femme mal voyante, de son quotidien et surtout de la force qu'elle a tiré de son handicap.  Je vous le recommande vivement !





La vie en maison de repos vue à travers les yeux de la petite-fille d'Angèle avec poésie et surtout jamais avec tristesse, positive attitude !  C'est super beau.



Dernière lecture pour la préparation de mon café littéraire, Eddy grandit mais la plume de Linda aussi, ce très court récit est une petite merveille à découvrir au plus vite !  ♥♥♥



Et si nous pouvions agir contre le temps et la vieillesse, c'est la thématique de ce roman graphique dystopique .





Troisième roman que je lis de Dominique Zachary, et comme toujours un bon moment ! Inspiré du vol de son petit bichon, partons à la découverte du Nord et de ses gens chaleureux .





A peine arrivé, déjà lu, le graphisme et la mise en page sont magnifiques, j'avais très envie d'en savoir plus sur la photographe Diane Arbus 





Un petit jeunesse sur l'apprentissage de la propreté mais aussi de ses peurs ! 






Comme à chaque fois, si la chronique est publiée il y aura le lien en cliquant sur la couverture.


Cette rubrique est mise à jour de manière mensuelle.



Quand il n'y en a plus, il y en a encore, je vous partage les dernière lectures de mon mari :



Une de ses passions : le cinéma, il a donc passé une nuit au musée Lumière en compagnie de Thierry Frémaux 






Son autre passion pour la musique lui a fait lire l'autobiographie d' Eddy Mitchell



C'est mon mari, passionné de musique qui vous partage son avis sur Paul , un livre qui permet d'en savoir plus sur la vie d'un des Beatles 




N'hésitez pas à partager en commentaires vos retours de lecture et remarque éventuelle sur ce bilan de lecture.  Lire c'est partager !

Belles lectures !

mercredi 30 avril 2025

Eddy Mitchell - Autobiographie

 Eddy Mitchell  -  Autobiographie







Le Cherche Midi
Parution : 07/11/2024
Pages : 240
Isbn : 9782749181738
Prix : 19.80 €

Présentation de l'éditeur


Nashville ou Belleville ? Tout l'univers d'Eddy Mitchell en un livre.

" Soudain, une nuit, sur la BBC, j'ai entendu "Rock Around the Clock' par Bill Haley & His Comets, qui allait changer ma vie. "

Pour la première fois, Eddy Mitchell se livre. Il se raconte et nous raconte ici sa vie, depuis le Belleville des années 1950 jusqu'à aujourd'hui. L'enfance, le Golf-Drouot, Johnny Hallyday et Jacques Dutronc, Les Chaussettes Noires, le rock, la scène et le studio, ses succès et sa traversée du désert, les plateaux de cinéma : tout y passe. On retrouve, dans ces mémoires pleins d'anecdotes savoureuses, le ton inimitable de " Monsieur Eddy ", ses passions et son enthousiasme, son humour et ses humeurs, sa liberté. Tout ce qui fait de lui une des personnalités préférées des Français.

Eddy Mitchell

Mr. Eddy naît à Paris en 1942. Après quelques détours par le Crédit Lyonnais, juste après son certificat d'études, il fonde le groupe Les Chaussettes noires, immédiatement signé par Barclay. Claude Moine s'appelle alors Schmoll, et les Chaussettes font un tabac, notamment avec la chanson Daniela.

Après son service militaire, Eddy Mitchell se consacre à une carrière solo. Son premier album, "Eddy in London", a été enregistré avec Jimmy Page, future Led Zeppelin, et comprend des reprises d'Elvis Presley, Gene Vincent, Bill Halley ou encore Eddy Cochran. La roue tourne pour le rocker : la fortune musicale d'Eddy Mitchell investit l'univers du western, qu'il francise sans en annuler l'atmosphère américaine. Du rock n' roll au rythm'n' blues, Eddy Mitchell se démarque singulièrement de l'univers yéyé propre au paysage musical français des sixties.

Dans les années 70, le bonhomme reste prolifique : "Sur la route de Memphis","La dernière Séance" en 1977. Il fête ses 20 ans de carrière avec l'album "Happy Birthday" en 1980, puis s'oriente vers le cinéma avec "Coup de torchon" de Bertrand Tavernier.

Du duo Vieille canaille enregistré en 1987 avec Serge Gainsbourg à son engagement en faveur des Restos du cour, Mr. Eddy est devenu un personnage populaire du rock et de la variété française.

De Nashville à Belleville, le rocker a semé quelques chansons nostalgiques ; il revient néanmoins en 1993 avec l'album "Rio Grande", qui s'écoule à 500 000 exemplaires. La suite : un éternel succès pour le "lonesome cowboy" Mitchell, qui continue d'enchaîner disques et tournées ("Jambalaya Tour" en 2007) sans perdre son esprit rock.

Source : Fnac


L'avis de mon mari

Claude Moine, alias Eddy Mitchell ou le Schmoll (Schmoll est une contraction de Schnock et Small) est né le 3 juillet 1942.

Il fut le chanteur des Chaussettes Noires et ses plus proches amis chanteurs étaient Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Eddy n’a pas sa langue en poche, c’est évident dans cette autobiographie particulièrement drôle, parfois acerbe voire méchante envers certains. Il n’hésite pas à tacler des cinéastes comme Mocky ou Ferreri. De plus ce qui est assez étonnant, il dit détester la façon dont les américains vivent. Il adore les Etats-unis et ses grands espaces mais déteste le Coca Cola et Mickey l’emmerde. Le plus intéressant réside évidemment dans toutes les anecdotes d’enregistrement de ses albums d’abord en Grande-Bretagne et ensuite aux Etats-Unis. Comment il a toujours réussi à rebondir dans sa carrière, aussi le succès de son émission ‘La Dernière Séance’. Ce livre se lit vraiment très vite tant il est passionnant. A presque 83 ans et un album récent sous le coude, Eddy est toujours là même si ses quelques dates de concert prévues cet été ont dû être annulées pour raison de santé.



lundi 28 avril 2025

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

 Ils ont rejoint mon Himalaya à lire 







De très belles réceptions cette semaine, on commence par un roman graphique qui me tente énormément.


Diane Arbus  Photographier les invisibles  -  Aurélie Wilmet






























Casterman
Parution : 07/05/25
Pages : 216
ISBN : 9782203292949
Prix : 29.95 €

Présentation de l'éditeur

La première biographie dessinée sur la célèbre photographe new-yorkaise.



Artiste majeure du milieu du XXᵉ siècle, Diane Arbus débute sa carrière comme photographe de mode mais développe peu à peu une démarche plus personnelle en prenant pour modèles des individus appartenant à des groupes marginalisés (travestis, handicapés, nudistes...) et en les montrant dans leur humanité plutôt que comme des bêtes de foire. Diane Arbus a redéfini les limites de ce qui peut être photographié, montré, exposé, et a contribué à la normalisation et à l’acceptation de ces identités atypiques. Malgré un rôle majeur dans l’histoire de la photographie, elle reste relativement méconnue en France et dans le reste de la francophonie. Cette biographie retrace son parcours professionnel mais aussi sa vie personnelle et amoureuse ainsi que la dégradation de sa santé mentale durant les dernières années de sa vie.


Un livre jeunesse pour les plus petits

Qui veut m'essuyer ?  -  Arnold Hovart





















Les arènes
Parution : 7 mai 25
Pages : 48
Isbn : 1037513932
Prix : 15 €
Lectorat : à partir de 3 ans

Présentation de l'éditeur

Les monstres font-ils toujours peur aux enfants ?
Non, parfois ce sont les enfants les pires cauchemars des monstres !



Un tout grand merci à Albin Michel éditions, trois découvertes de style différent, intriguée par le dernier Romain Puertolas

Ma vie sans moustache -  Romain Puertolas




























Albin Michel
Parution : 02 mai 2025
Pages : 304
EAN : 9782226502797
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur



« En février 2015, j’ai reçu une lettre d’Argentine dans laquelle une très vieille dame me disait avoir été la dernière cuisinière d’Hitler… après 1945 ! Elle m’invitait à la rencontrer. Bien entendu, cela m’a d’abord fait sourire. J’allais passer à autre chose lorsque, titillé, j’entrepris quelques recherches et découvris San Carlos de Bariloche, petite bourgade du nord de la Patagonie, où les habitants racontent que certains auraient côtoyé le dictateur nazi pendant plus de vingt ans… après la fin de la guerre.

Le doute se mit à germer dans mon esprit : et s’ils avaient raison ? Et si le Führer ne s’était pas suicidé le 30 avril 1945 dans son bunker berlinois ?

Il n’en fallut pas plus à l’enquêteur que je suis pour sauter dans un avion... »



Après Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès, Romain Puértolas, ancien capitaine de police, livre un nouveau « roman-quête » et mène une investigation qui nous entraîne dans une histoire aussi sérieuse qu’ubuesque.

Le procès de Mazan n'a pu laisser indifférent,  il inspire Claire Berest

La chair des autres - Claire Berest




















Albin Michel
Parution : 2 mai 2025
Pages : 224
EAN : 9782226503572
Prix : 18.90 €

Présentation de l'éditeur



« Trouver la bonne distance est une question qui vous obsède quand vous écrivez. Mais quand vous écrivez sur une tragédie réelle et non fictionnelle, advenue à d’autres, cette réflexion vous harcèle. Rien ne peut être parfaitement honnête, ni le proche ni le lointain.

Pour se donner le droit de parler de l’autre, la politesse serait de dévoiler d’où l’on parle. De faire corps, sans s’effacer. »



 Depuis toujours, Claire Berest ausculte le point de bascule de nos vies, que ce soit dans l’espace du couple ou dans l’espace social. En 2024, elle a suivi les audiences du procès des viols de Mazan pour Paris Match.

De cette expérience et de son obsession du fait divers, dans un subtil jeu de miroir entre introspection et enquête, elle signe un récit fascinant sur les coulisses du mal et sur une femme devenue l’emblème du combat féministe.


Grégoire Delacourt nous revient avec un récit intimiste

Polaroids du frère  -  Grégoire Delacourt





















Albin Michel
Parution : 02 mai 2025
Pages : 176
EAN : 9782226503374
Prix : 17.90 €

Présentation de l'éditeur


C’est ton prénom que je voudrais donner à ce livre.

C’est le silence autour de toi que je cherche à chambarder. Gaver de mots et d’images l’épouvante de l’effacement, jusqu’à effacer le mot effacement lui-même, car on dit que si un mot n’existe pas, la chose qu’il représente n’existe pas non plus.

Toutefois, il est curieux de constater qu’il n’existe pas de mot pour définir un frère qui a perdu son frère ; et je t’ai perdu. Alors les hommes font des livres à leurs frères morts comme on érige des mémoriaux aux inconnus dans les villages pour retenir leurs cendres.

La littérature est un vaste cimetière et j’y pioche ta place.

On termine par un premier roman

Débandade -  Camille Denant



















Academia
Parution : 12 mars 25
Pages : 158
ISBN : 978-2-8061-3835-4
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur

Hétéro : Paul ne peut plus honnêtement se revendiquer de ce mot. Il a perdu l’hétérosexualité comme on perd la foi, une feuille morte qui se détache à l’automne et tombe en silence sur le trottoir.
Il n’a jamais cru nécessaire de déclarer quoi que ce soit aux douanes du genre et du désir. À choisir, il préférerait ne pas être pédé. Alors, il se paie des moments d’abandon. Quelques billets pour une heure en compagnie de filles au grain de voix rauque, ces filles trans venues du Brésil pour se vendre aux Européens comme lui. Après la passe, il n’y a qu’à remonter le col de sa veste et rejoindre la normalité conjugale.
Un jour, il tombe sur Bianca. Elle est belle comme un camion, comme un orage. Paul ne le sait pas encore, mais il va bientôt devoir sortir de sa zone de confort.
Débandade est un roman qui parle d’identité et d’hétéronormativité, de sexe et de mort. Un requiem, en quelque sorte, pour une masculinité n’existant plus – à l’image de la Belgique où l’intrigue est ancrée – que par la force de l’habitude.


Belles lectures !

dimanche 27 avril 2025

Rue du premier film - Thierry Frémaux

 Rue du premier film  -  Thierry Frémaux















Stock
Ma nuit au musée
Parution : 11/09/24
Pages : 252
Isbn : 9782234093706
Prix : 19.90 €


Présentation de l'éditeur

« J’ai prévenu tout le monde, j’ai dit que j’allais traîner partout. On m’a montré comment fonctionne le complexe tableau électrique qui ressemble à un ready-made de Duchamp, on a coupé les alarmes et j’ai proposé qu’on avertisse le commissariat d’arrondissement : si quelqu’un les sonne pour s’émouvoir de la présence d’un rôdeur, que personne ne s’inquiète, ça serait moi. »

Depuis ce jour de juin 1982 où le jeune Thierry Frémaux a découvert la « Villa Lumière » dans le quartier de Monplaisir, à Lyon, il ne l’a plus jamais quittée. Passer une nuit à l’endroit où Auguste et Louis ont donné le coup d’envoi du cinéma mondial : l’opportunité tombait sous le sens. Une façon pour le délégué général du Festival de Cannes d’effectuer une déambulation passionnante et virtuose, de ramener au présent le passé de la rue du Premier-Film, d’exprimer sa dette et sa passion pour cet art si particulier qui donne à voir le monde en même temps qu’il l’imagine.


L'avis de mon mari



Si vous êtes un tant soit peu intéressé par le monde du cinéma, vous connaissez probablement le nom de Thierry Frémaux. Il est délégué général du Festival de Cannes, autrement c’est lui le patron du festival, celui qui décide de la sélection des films. Mais il est aussi depuis 40 ans le directeur de l’Institut Lumière à Lyon. Lyon est en effet le berceau du cinéma, là où les frères Lumière ont tourné leurs premiers films dont le fameux ‘La sortie de l’usine Lumière’ en 1895 .

Aujourd’hui dans cette rue du Premier-Film subsistent les hangars de l’usine ainsi que la Villa Lumière.

C’est là que se trouve ce très beau musée Lumière qui retrace donc les premiers pas du cinématographe.

Ma nuit au Musée est une collection dont le concept est de demander à une personnalité de se faire enfermer pour une nuit dans un musée. Thierry Frémaux a un peu choisi la facilité en passant la nuit…dans son propre musée !

Un livre très instructif rempli d’anecdotes sur le cinéma, sur ceux qui l’ont fait et sur les directeurs qui se sont succédé à l’Institut mais aussi sur l’histoire des frères Lumière.




samedi 26 avril 2025

La dernière allumette - Marie Vareille ♥♥♥♥♥

 La dernière allumette   -  Marie Vareille  ♥♥♥♥♥





















Charleston 2024
Le livre de Poche 37976
Parution : 02/04/25
Pages : 336
Isbn : 9782253251033
Prix : 8.90 €

Présentation de l'éditeur

Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde. De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère, dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique. Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme, Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule connaît vraiment son frère…

Alternant passé et présent, confessions et silences, jouant avec le temps, l’espace et la capacité de son lecteur à ressentir la tragédie en ne lui en donnant que progressivement les clés, Marie Vareille fait montrer la tension et réunit dans ce roman une foule de solitudes, dénonçant les violences familiales et l’enfance dézinguée autant qu’elle nous en console. Marine de Tilly, Le Point.


Marie Vareille







Marie Vareille est née en Bourgogne en 1985 et vit aux Pays-Bas avec son mari et ses deux filles. Elle est l’autrice de plusieurs best-sellers totalisant près d’un million de ventes dans le monde.

Son dernier roman, Désenchantées, paru en 2022 aux éditions Charleston et en 2023 au Livre de Poche, a remporté le Prix des lecteurs Système U, ainsi que le Prix des lecteurs de la librairie Lamartine. La Vie rêvée des chaussettes orphelines a reçu le Prix des lectrices Charleston 2020 et le Prix des Petits mots des libraires 2021. Ses livres sont traduits dans plus de dix pays.


Pour "la dernière allumette"  :
- Prix audiolib 2024 
- Grand Prix des blogueurs littéraires 2024



Mon avis

C'est avec ce livre que je découvre la plume de Marie Vareille, lauréate du Grand Prix des blogueurs littéraires 2024.  Quelle claque !  Quelle belle découverte !  Et dire que j'allais passer à côté !  Ce livre est juste incroyable, il faut absolument le lire.

On découvre Abigaëlle, recluse dans un couvent en Bourgogne depuis plus de 20 ans, muette, elle observe la vie de son grand frère, Gabriel Mancini qui lui rend visite deux fois par mois. 

Elle ne sait plus très bien ce qui l'a fait basculer, pourquoi elle est là, un drame c'est certain.   Elle se souvient, un enterrement, oui mais ne sait plus qui est mort ! C'est le trou noir, une mémoire en gruyère, un trauma.  Elle était enfant, douze ans et demi, elle se souvient de Gabriel son frère, son père et une boîte contenant une dernière allumette, une lueur d'espoir.

Le décor est planté, on comprend un drame, un trauma d'enfance. L'autre narrateur c'est Gabriel Mancini, il est devenu artiste, il dessine et publie des livres qui ont du succès.  C'est lors de la première de l'adaptation en spectacle qu'il va rencontrer Zoé Boisjoli qui va tomber sous son charme. 

Abigaëlle écoute son frère,  elle seule le connaît, elle sait de quoi il est capable et tremble pour lui.

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture si ce n'est que l'on parle ici des violences conjugales et domestiques et des traumas laissés dans l'enfance.  Des mains tendues, celles du docteur Hassan, de la voisine.  De l'amour et de l'amitié.

Un sujet très difficile traité avec beaucoup de finesse, délicatesse et même légèreté dans la plume de Marie Vareille.  On ressent dès le départ le malaise dans cette famille dysfonctionnelle, quelque chose ne tourne pas rond, c'est sombre, très sombre, la tension grimpe au fil des pages.  

J'ai beaucoup aimé la construction qui est parfaite, le retournement que l'on ne voit pas venir.  Quelle force, quelle claque !  J'ai aimé la narration à travers les yeux d'enfant et le journal d'Abigaëlle et jouant  sur d'autres temporalités.  On s'interroge aussi sur aujourd'hui avec la voix de Zoé. 

Ce roman est juste prodigieux, je suis heureuse d'être sortie de ma zone de confort et d'avoir fait cette belle découverte.

Un prix des bloggeurs 2024 amplement mérité, une petite pépite à découvrir.

Coup de ♥


Les jolies phrases

Le problème des mensonges, c'est qu'ils finissent toujours par avoir des conséquences.

Le pire arrivait sans préavis, au moment où on s'y attendait le moins.

Il noircissait les feuilles pour éclairer son âme.

Ce qui est bien avec les belles histoires, c'est qu'elles recouvrent de beauté les choses moches, comme un papier cadeau doré autour d'une grosse crotte de chien.  Et après, on peut faire semblant de croire qu'à l'intérieur il y a un super cadeau.

Parce qu'il avait des rides de tristesse sur son visage et ceux qui connaissent la tristesse savent qu'on a pas besoin de trouver dans les livres encore plus de chagrin que dans la vraie vie.

Mais j'avais oublié qu'on ne peut se sentir en sécurité nulle part, quand on a passé son enfance à être terrifié par ceux qui auraient dû nous protéger. 

Il avait ce regard bizarre qu'il a toujours quand il dessine : comme s'il voyait les choses et les gens de l'intérieur.  C'est le truc avec Gabriel : il dessine ce qui est invisible.  Il ne s'en rend pas compte, comme si ses doigts savaient des choses que son cerveau ignorait. 

S'il y a une chose que j'en ai retenue, c'est que tout le monde souffre un jour ou l'autre, c'est inévitable.  Les traumatismes font partie de la vie, mais un traumatisme n'est jamais une excuse valable pour mal se comporter.