lundi 3 février 2020

Bilan de lecture de janvier 2020

Bilan de lecture de janvier

Beaucoup plus d'entrées en janvier que de lectures.

Salon de lire c'est libre à Paris donc un peu moins de temps pour lire et écrire mes articles, j'ai encore pris du retard de chronique.

Participation au challenge #belgestagram commencé ce 21 janvier, l'occasion de lire un pavé, c'est déjà ça.

Voici le bilan de janvier :

Une Bd belge en mode ligne claire qui nous raconte un pan de l'histoire de notre compagnie aérienne nationale la Sabena, son rôle lors de l'indépendance du Congo Belge



Je l'attendais avec impatience, un auteur que j'adore . Pas loin du coup de coeur.




C'était le coup de coeur du salon de Lire C'est Libre, un livre touchant, tout comme son auteur que j'ai eu la chance de rencontrer ) Paris.  Un coup de coeur.




Elle était également présente à Paris, une belle rencontre, je dois encore rédiger ma chronique sur ce très beau roman qui nous parle de Grégory/Gloria Hemingway


Une très belle adaptation en roman graphique de Pierre Lemaître,  après  "Au revoir là-haut" , Christian De Metter nous propose le second volet de la trilogie.  Si vous êtes impatient, le roman "Le miroir de nos peines" vient de sortir ches Albin Michel.




Il attendait depuis trop longtemps dans ma PAL, le challenge #belgestagram l'a fait sortir de ma Pal, un pavé passionnant qui nous parle des nouvelles technologies et de leurs dérives.  Un super bon moment de lecture.




Celui-là aussi attendait depuis bien longtemps dans ma PAL,  magnifique voyage aux îles de la Désolation croquées par Emmanuel Lepage.




Comme toujours en cliquant sur la couverture, vous avez accès à l'article si ma chronique est publiée.  Mise à jour mensuelle de la page.

Bon mois de février à vous.


dimanche 2 février 2020

Disparaître - Mathieu Menegaux

Disparaître  -   Mathieu Menegaux


Disparaître

Grasset
Parution : 08/01/2020
Pages :  216
EAN : 9782246822004
EAN numérique: 9782246822011
Prix  papier : 18 €
Prix numérique : 12.99€

Présentation de l'éditeur

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée.

Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Avec ce roman impossible à lâcher, Mathieu Menegaux rejoint ceux qui pensent que les histoires d’amour finissent mal, en général.


Mon avis

Cela commence fort, un peu comme un polar.

A Paris, une jeune fille tombe du sixième étage, "Tout se résume en trois temps; un cri, un bruit, une morte"  La porte était fermée de l'intérieur, un repas préparé pour deux, pas de traces de violence.  Tout porte à croire à un suicide mais on ne sait jamais...

A Nice, plage de la Fosse à Saint Jean Cap Ferrat, un corps a été rejeté du large sur la plage, ce qui est étrange c'est que le corps est complètement nu, complètement épilé, le bout des doigts brûlés... pas de traces de violence... impossible de savoir qui est ce corps... peu importe il s'agit certainement d'un suicide.

Le capitaine Grondin vient d'être affecté, cette affaire l'obsède complètement, il a envie de savoir et n'a pas l'intention de lâcher le morceau. Homicide ou suicide ?

Le décor est planté, une enquête ? , un thriller ?, pas vraiment le style de Mathieu Ménégaux ! Quoi que ?

Cela ne s'arrête pas à cela, l'auteur nous a habitué à la psychologie des personnages, à nous parler de problèmes de notre société, de l'être humain et c'est ce qu'il nous propose à nouveau.

Il nous parle avec brio de l'humain et de ses failles.

Etienne Sorbier est patron des activités France de Richter & Co, une banque d'affaires.  Il est marié à Ariane, a une fille Claire qui a quitté le nid.  Il a beaucoup sacrifié pour sa carrière, il est réglé pour le travail et y consacre tout en espérant toujours plus.  Il est impitoyable, il a la cinquantaine. Son souhait est de se rapprocher de sa fille et de renouer les liens pour gommer ses absences durant son enfance.

Esther est une jeune recrue venant de province, elle est engagée comme analyste et bosse comme une dingue pour son projet, elle sait qu'elle doit se donner sans compter au travail si elle veut évoluer, surtout ne pas flancher. Elle a l'âge de Claire.

Mathieu Ménegaux aborde ici les exigences du monde du travail, ses travers, un monde connecté 24h/24 sans frontières ni dans le temps, ni dans l'espace entre la vie privée et la vie professionnelle.  Il parle de la performance, du burn out mais aussi de l'équilibre à trouver pour éviter un suicide au travail... 

Autre sujet de notre société, le harcèlement, la frontière mince à ne pas dépasser, ses conséquences, me too, la culpabilité, la crise de la cinquantaine.

Ce que j'ai aimé dans ce roman c'est encore une fois, le détail des sentiments tant au masculin qu'au féminin, mais surtout les petites choses que l'on ne maîtrise pas et qui font que tout à coup tout bascule.

L'écriture est addictive, prenante, on sent la tension monter, même si un moment on présage de la suite, on veut comprendre pourquoi, comment.  Un livre que l'on ne peut lâcher avant la fin, une des marques de fabrique de l'auteur.

J'attendais ce roman avec impatience, je ne suis pas déçue du tout que du contraire.  Je vous invite à le lire ainsi que les trois précédents de cet auteur que j'adore.

Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases

Tout se résume en trois temps : un cri, un bruit, une morte.

Le client d'abord, toujours.Mais votre équilibre personnel vient juste après.

La quête d'excellence ne peut justifier une telle pression !

Il ne mérite pas de vivre , et mourir serait une peine trop clémente.  Disparaître.

Ses pas résonnent sur le carrelage, il remonte le col de sa veste et sourit bien malgré lui : le badge stipule "Camille Destombes".  Il imagine la vie d'un flic qui s'appellerait "Menottes", ou d'un magistrat nommé "Prison".

La tendance est là : dans un univers connecté vingt-quatre heures sur vingt-quatre, partout dans le monde, la frontière entre vie privée et vie professionnelle a volé en éclats.  répondre aux mails à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, sept jours sur sept, est devenu un standard.

Travailler, serrer les dents, rentrer, dormir.  Recommencer.  Jusqu'à ce que lassitude s'ensuive.

Le remords est-il amoindri par l'impression d'impunité, par la dissipation progressive des conséquences d'une mauvaise action.

Une jolie petite morale : mieux vaut réinventer son couple que tout envoyer valser, pour des futilités ou une aventure dont on se lasse aussi vite qu'on s'en est entiché.


Du même auteur j'ai lu et adoré

Mon avis en cliquant sur les couvertures

https://nathavh49.blogspot.com/2018/05/est-ce-ainsi-que-les-hommes-jugent.htmlhttps://nathavh49.blogspot.com/2018/07/je-me-suis-tue-mathieu-menegaux.htmlhttps://nathavh49.blogspot.com/2018/06/un-fils-parfait-mathieu-menegaux.html




samedi 1 février 2020

Léopoldville 60 - Patrick Weber/Baudouin Deville ♥

Léopoldville 60        -  Patrick Weber/Baudouin Deville  ♥





















Editions Anspach
Parution : 10/10/2019
Pages : 66
Scénario : Patrick Weber
Dessins : Baudouin Deville
Mise en lumières / Bérengère Marquebreucq
ISBN : 9782960210460
Prix : 14.50 €

Présentation de l'éditeur

Après « Sourire 58 », Kathleen est confrontée à l'histoire du 20e siècle. Embarquez à bord de « Léopoldville 60 ». Un thriller vintage entre l'Europe et le continent africain. À Léopoldville, les incidents et les sabotages se succèdent tandis que les puissances internationales songent déjà à l'après colonisation. La jeune Kathleen se trouve plongée au coeur d'une atmosphère de fi n de régime. Entre les aspirations légitimes du peuple congolais, l'angoisse des colons et les appétits des puissances étrangères, le Congo est au bord de l'implosion. Jusqu'au tragique pont aérien qui signe l'échec d'une décolonisation bâclée. Et parmi les trésors qui attisent les convoitises, l'uranium n'est pas le moindre !


Vintage Sabena "Belgium-Congo" Travel Poster | eBay  DC-3 Congo | SABENA - Aviation, Airplane en Plane
                                                       photo Jean-Pierre Van der Zanden

Mon avis

Kathleen Van Overstraeten était hôtesse à l'Expo 58 (voir Sourire 58) , son rêve était de devenir hôtesse de l'air à la Sabena (Compagnie aérienne belge de l'époque), c'est aujourd'hui chose faite. La voici sur son premier vol à destination du Congo Belge.

Elle compte y retrouver son amie Monique, dont les parents tiennent une pension de famille à Léopoldville.

C'est l'occasion de prendre le pouls là-bas car nous sommes en juin 1960, on parle de l'indépendance du Congo, elle aura lieu en effet le 30 juin 1960.  Des plans sont prévus pour du long terme afin d'organiser une transition en douceur mais des troubles éclatent, en cause notamment les richesses du sous-sol convoitées.

Complots, craintes des "blancs", retour forcé au pays pour les colons mais aussi une très bonne enquête de Kathleen et l'inspecteur Stout lui aussi de retour dans cet album.

Des réflexions sur le racisme, le colonialisme, les attitudes des entreprises, des politiques, l'exploitation des mines et l'implication des américains dans ce conflit.

Une ligne claire magnifique, un trait fin, réaliste.  L'album est complété par un dossier reprenant des documents de l'époque (photos, plans, témoignages).

Pour la belge que je suis, un zoom sur notre histoire sans parti pris, et surtout la mise en évidence du rôle humanitaire important de feu notre compagnie aérienne la Sabena et le rôle des Sabéniens.

C'est encore un coup de ♥



Kinshasa Then and Now: Leopoldville 1937 - Hotel Memling ...sabena belgian airlines

                                                                                   Source Sabena

Du même auteur j'ai lu et vous recommande

Cliquez sur la couverture pour aller à l'article

mardi 28 janvier 2020

Le rêve d'un fou - Nadine Monfils

Le rêve d'un fou  -   Nadine Monfils

Le rêve d'un fou

Fleuve éditions
Parution : 26/09/2019
Pages : 128
Isbn : 9782265116313
Prix : 14.90 €


Présentation de l'éditeur

Le hasard sème parfois un peu de poudre d’étoiles pour aller au bout de nos rêves.

Quand le destin s’est acharné sur lui, le Facteur Cheval aurait pu sombrer dans la douleur et le désespoir. Il a plutôt choisi de se lancer dans un pari insensé : construire de ses propres mains son Palais Idéal. Mais une étrange rencontre lors de ses tournées va donner un tout autre sens à son rêve.
Parce que la passion est la seule chose qui peut nous sauver.

En s’inspirant librement de la vie du Facteur Cheval, Nadine Monfils nous offre un roman émouvant comme un hymne à la liberté, la poésie, l’art, et la foi en ce qui nous dépasse.

Palais idéal — WikipédiaPostman Cheval’s ideal palace

Source 

Mon avis

Coup de coeur absolu pour ce roman de ma compatriote Nadine Monfils.  Quel bonheur de la retrouver dans un registre différent, pas de plume déjonctée cette fois, non, juste une plume poétique, magnifique, emplie de tendresse et de poésie. Un régal.

Le rêve d'un fou, c'est l'histoire d'un homme : Ferdinand Cheval.

Un homme marqué par la mort dès son plus jeune âge, il perd successivement sa maman, son papa, plus tard il perdra son premier fils, sa première femme et sa fille Alice à l'âge de 15 ans.  Pourtant cet homme se raccroche à la vie en réalisant ses rêves...  au sens propre comme au sens figuré.

C'est en effet dans un songe, à la mort de son fils que des images du Palais ont commencé à envahir sa tête.  "Rêver pour ne pas entrer sous terre avec lui"

il aime lire même s'il n'a pas beaucoup d'instruction.  Il découvre dans la revue "Le magasin pittoresque" les architectures lointaines.

Un jour, dans sa tournée car notre ami est facteur à Hauterives dans la Drôme, il trébuche sur une pierre étrange, c'est le 19 avril 1879, à la naissance de sa fille Alice. Il la met en poche pour l'observer, il en ramassera d'autres marchant inlassablement après des tournées de plus de trente kilomètres.  Il se mettra à construire sans plan, sans notion d'architecture, son palais des Songes, le palais idéal.

Il a mis 33 ans pour le construire, ce palais admiré par Picasso, André Breton et bien d'autres.  Un palais sauvé de la démolition et classé par Malraux en 1969.

Nadine Monfils fait parler le facteur Cheval, elle y intègre des textes venant de lui..;  Mais c'est un roman, la biographie est respectée mais idéalisée avec l'apparition d'un peintre Joseph et de sa fille.

Ce roman est un petit bijou.  Une pépite, on a envie de souligner et méditer presque toutes les pages.  Tendresse, amour d'un père pour ses enfants, réflexions sur la vie, sur la mort, le sens de l'art, le rêve  car le plus important est de rêver et d'atteindre l'inaccessible étoile (n'est-ce pas Jacques ?)
car oui c'est le rêve qui sauve nous dit Ferdinand Cheval

L'écriture n'est que poésie et douceur, philosophie. Ce roman est très court mais tellement riche en réflexions, émotions.  C'est beau..

Après la lecture, j'ai regardé le film et je n'ai qu'une envie, aller à Hauterives voir et ressentir la beauté des lieux et de ce palais.

Merci Nadine ♥!

Gros coup de ♥

Les jolies phrases

Comment survivre à la mort de ses enfants ? C'est bien la pire des douleurs.  Celle qui nous donne envie d'aller les rejoindre, de pleurer toutes les larmes de son corps et de perdre tout goût à l'existence, parce que cette mort-là n'est pas dans l'ordre des choses.  Nous sommes des arbres et chaque fois que meurt une personne qu'on aime, c'est comme si on nous coupait une branche.  Quand un enfant disparaît, elles tombent toutes d'un coup.

La passion, quelle qu'elle soit, nous sauve de tout.

Parce que tout peut disparaître.  Seule l'âme résiste au temps.

Les rêves, ça chasse les larmes.

Parfois, il vaut mieux rester avec ses rêves.  Parfois pas.  Pour le savoir, il faut les vivre.  Et une vie sans risques n'est pas une vie.  La peur...  C'est la pire des prisons ! Elle coupe les ailes.

Rêver pour ne pas rentrer sous terre avec lui.  Pour ne pas me noyer dans une vallée de larmes.

Les hommes sont pareils à des fourmis qui grouillent, s'entremêlent, se grimpent dessus et s'écrabouillent.  Des fourmis qui, de toute façon, ne tirent aucune leçon de la vie et continuent à reproduire les mêmes conneries, jusqu'au jour où la planète deviendra invivable.  On avait deux magnifiques cadeaux : la nature et l'amour.  Et qu'est-ce que nous, crétins d'humains, en faisons ?  Du gâchis. On piétine tout sans vergogne.  Et ceux qui ont du respect se font bouffer par les autres. Pourquoi un dieu aurait-il créé ça ?  Nous ne sommes que des rouages d'un mouvement perpétuel qui fait avancer et reculer les aiguilles invisibles d'une horloge inutile. Tic ! Tac ! Boum ! C'est ça le sens de  l'existence.

Qu'est-ce qu'une vie si on ne peut creuser son sillon soi-même ?

Nos pires ennemis sont ceux qu'on aime, parce qu'on a tendance à plier, à se courber, pour ne pas les blesser.  Conclusion, nous nous blessons nous-mêmes.

Je le répète, il faut TOUT faire pour réaliser ses rêves, quitte à échouer ! La seule chose qu'on peut regretter à la fin de sa vie, et c'est la pire : c'est de ne pas avoir essayé.

Nous sommes tous prisonniers de quelque chose, surtout de nous-mêmes.  Ce sont les pires barreaux à briser ! On peut fuir quelqu'un, mais pas soi.

Vis ta vie, la pire des prisons, c'est la peur.

Etre comme un sourire qui passe.  Parce que c'est quand même le plus beau cadeau que l'on puisse faire.  Que reste-t-il de nous quand nous ne sommes plus là, sinon le souvenir d'un coeur qui a donné plein d'amour ?  Le reste n'est que du vent.

Il arrive un âge où l'homme doit se faire à l'idée que sa force est dans son esprit et plus dans son corps.

Du même auteur j'ai lu

En cliquant sur la couverture accès à la chronique





vendredi 24 janvier 2020

Le fils de l'ours - Servais ♥♥♥

Le fils de l'ours   -   Servais

Le fils de l'ours - tome 1 - Le fils de l'ours

Editions Dupuis
Parution : 18/10/2019
Pages : 72
ISBN: 9791034737246
Prix : 17.50 €

Présentation de l'éditeur

Lorsque l'Empereur Charles III le Gros répudie sa femme Richarde en 880, elle retourne dans son Alsace natale suite à une vision. Là où une ourse gratte la terre pour enterrer son petit, elle devra construire une abbaye. Quelques années plus tard, l'abbaye d'Andlau sort de terre et sera liée à cet animal, roi des forêts.

Bien des années plus tard, en 1760, en plein coeur de la vallée de Munster, un village festoie. Le fils encore jeune du plus important fermier de la région ne laisse pas le coeur d'Eva et de Maria insensible. Ces jumelles, que tout oppose pourtant, le trouvent charmant. Mais le père du garçon ne voit pas cela d'un bon oeil et il interdit fermement à son fils de les côtoyer. Mais les interdits sont faits pour être bravés, et à 18 ans, il est difficile de penser au lendemain. Lorsqu'un ours est aperçu dans la vallée, les chasseurs décident de traquer la bête. Mais Eva compte bien le voir avant, d'autant qu'elle connaît la légende d'Andlau et souhaite rencontrer ce gigantesque animal pour de vrai. Maria, moins sereine, va la suivre bien malgré elle. Se noue alors sous les frondaisons et dans la montagne le destin entremêlé de ces humains et de ces animaux.



Présentation Le fils de l'ours - BD, informations, cotes

Mon avis

Servais avait depuis longtemps l'envie de dessiner l'ours. Il faut savoir que ces albums se nourrissent toujours de faits réels, de légendes.
C'est dans les Vosges, dans la vallée de Munster que le dernier ours a été abattu. La légende de Sainte Richarde à Andlau en Alsace et le conte de l'ours des Pyrénées étaient ses points de départ, son imagination fertile a fait le reste pour nous donner ce somptueux album.


Monsieur Sutter, un propriétaire agricole tue une ourse et ses deux petits, nous sommes en 1760. Une fête est donnée pour célébrer l'événement. Lors de cette fête, le fils Matthis, amoureux des jumelles Eva et Maria va avoir une aventure avec l'une d'elles, ce contre la volonté de son père car on dit que ces filles sont un peu sorcières, non fréquentables.


Eva et sa soeur au printemps suivant suivent les traces d'un ours, sans doute le mâle toujours en vie. Eva rentre dans la caverne de l'ours et disparaît au désespoir de sa soeur. Mais elles sont jumelles et Maria a un lien particulier avec sa soeur, elle épousera Matthis étant lui avoue-t'elle enceinte de lui...


Je ne vous en dis pas plus? il faut lire l'aventure pour découvrir le fils de l'ours... un Mowgli des temps modernes ?


La nature est comme toujours superbement dessinée tout comme l'ours. Le graphisme et les couleurs sont magnifiques. Laissez vous emporter par cet album où l'on apprend l'histoire du Mont Saint Odile et ses légendes grâce à l'imaginaire fertile de Servais.

Servais narre ici une légende alsacienne portée par un dessin évocateur et poétique. Une histoire tragique et sublime qui permet de saisir à quel point nos régions gardent encore bien des secrets.

Magnifique comme toujours.

♥♥♥