lundi 7 mars 2022

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

 Ils ont rejoint mon Himalaya à lire



Beaucoup d'arrivées dans mon Himalaya à lire sur ces deux dernières semaines.

On commence par les graphiques . Rivages lance une nouvelle collection : Virages graphiques. J'ai déjà lu le premier titre  dont je vous parle très vite, voici le second :


Les représentants    -   Vincent Farasse-David Prud'homme- Alfred-Anne Simon-Sébastien Vassant














Payot-Rivages
Virages Graphiques
Parution : 2 mars 2021
Pages : 160
ISBN: 978-2-7436-5571-6
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

Cinq tableaux, se déroulant tous un soir d’élection présidentielle. Vincent Farasse entrelace l’intime et le politique avec beaucoup de finesse et d’humour. Deux couples qui s’affrontent au sujet de leurs enfants, amoureux, fugueurs (1995) ; un homme et une femme décidés à profiter d’un week-end à deux à la campagne, qu’un voisin bien curieux vient bousculer (2002) ; une fratrie qui se réunit (et se déchire) autour d’un père tout juste décédé (2007) ; un homme qui cherche, au bord de la mer, à faire revivre un amour disparu (2012) ; une femme qui attend dans une chambre d’hôtel qu’un futur ministre la rejoigne (2017)… A? travers chaque e?lection, et a? chaque fois par le biais d’une histoire intime, fictionnelle, les auteurs nous offrent une photographie de l’e?poque, de son arrière-plan.


Chez Futuropolis, lauréat du Prix Raymond Leblanc 


La promotion    -   Victor Pellet


























Futuropolis
Parution : 2 mars 2022
Pages : 128
ISBN : 9782754830072
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

Léo, 26 ans, a passé son enfance dans un foyer d’accueil à Bruxelles. Il travaille maintenant dans une station-service situé à quelques kilomètres de la capitale. Il fait ce travail depuis qu’il a quitté le foyer à l’âge de 18 ans. Il vit avec Souade, sa copine, qui travaille dans les assurances et qui vient d’obtenir une promotion qui lui permettrait de partir travailler dans le sud de la France. Mais Léo n’a ni l’envie ni le courage de quitter sa ville, son appartement et son travail.
La situation devient de plus en plus tendue au sein du couple et Léo voit son quotidien se désagréger doucement. Sa rencontre avec une famille Rom, installée dans un camp à côté de l’aire d’autoroute où il travaille, va le pousser à avancer.

Le premier roman graphique de Victor Pellet, lauréat du Prix Raymond Leblanc de la jeune création pour ce projet. Un récit auquel le travail au crayon et le sens du cadrage de l’auteur apportent une grande douceur et une grande lisibilité.

Merci aux éditions Le Lombard et à Antoine du Coin Livresque 

La dame blanche  -   Quentin Zuttion



















Le Lombard
Parution : 14 janvier 2022
Pages : 208
Isbn : 9782803679973
Prix :  22.50 €


Présentation de l'éditeur

Infirmière à la maison de retraite « Les Coquelicots », Estelle jongle entre
les soins, les parties de cartes et les morts solitaires. Mais comment faire face aux derniers sommeils et aux rêves inachevés ? En tissant des liens forts et intimes avec ses résidents, la jeune femme pourrait perdre pied
et prendre goût à une liberté dangereuse…

Chez Casterman  deux parutions  Johan De Moor ,  humour tout d'abord 

Dessins d'humeur   -    Johan de Moor


























Casterman
Parution le 09 mars 2022
Pages : 256
Isbn : 9782203215856
Prix : 29 €

Présentation de l'éditeur


Les dessins humoristico-philosophiques de Johan De Moor enfin rassemblés!


Rien n’échappe au regard acéré de Johan De Moor. À travers ses dessins de presse, il compose un panorama lucide du monde actuel sans craindre d’en souligner les absurdités et injustices. Des techniques picturales variées et mixtes renforcent l’impact de ses créations inventives et percutantes. Quelques planches réalisées avec Gilles Dal pour la revue Pandora complètent l’ouvrage et montrent la variété de la production de cet étonnant artiste contemporain.

Dans un autre registre du même auteur :

Les sauvages animaux  -   Johan de Moor / Stephen Desberg




















Casterman
Scénario : Stephen Desberg
Dessin : Johan De Moor
Parution : 09/03/22
Pages : 88
ISBN : 9782203191068
Prix :  19 €

Présentation de l'éditeur


Good Times, Bad Times.


Au cœur des années 70, le manager Peter Grump raconte comment il a mené Les Sauvages Animaux au faîte de la gloire. Malgré le génie incontestable de ces animaux-rockeurs, son rôle a été capital, ne fût-ce que pour imposer un minimum de discipline dans la folie la plus totale. Gérer les groupies et les ruptures, effrayer les promoteurs véreux, rembourser les équipements de studio bousillés, redécorer les chambres d’hôtels défoncées quand les nuits leur avaient donné le blues – ou quand le blues leur avait donné le groove, autant de tâches relevées haut la main par Grump! À chaque dérapage, il trouve une solution, improvisant au bord de chaque précipice financier la légende saturée, glorifiée, érotisée d’un rock égoïste, parfois infantile, mais monstrueusement électrifiant.

Un nouveau roman pour Mélissa da Costa

Les douleurs fantômes  -  Mélissa da Costa



















Albin Michel
Parution : 2 mars 2022
Pages : 448
EAN : 9782226461292
Prix : 19.90 €

Présentation de l'éditeur


Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ? Un rendez-vous à la croisée des chemins qui leur prouvera qu’on peut se perdre de vue, mais pas de cœur… Et qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie et être heureux.

L’amour des autres, le goût du bonheur, la guérison des blessures passées : après le succès de Je revenais des autres, Melissa da Costa nous fait partager, avec délicatesse et sensibilité, une formidable histoire d’amitié et de vie.

Deux titres à paraître dans une maison d'éditions que j'aime beaucoup : L'iconoclaste

Pourquoi pas la vie      -    Coline Pierré



























L'iconoclaste
Parution : 17 mars 2022
Pages : 400
Isbn : 9782378802769
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

Imaginer une destinée heureuse à la poétesse Sylvia Plath qui s’est suicidée en 1963, pour en faire l’emblème des combats féministes d’aujourd’hui.


Un destin tragique
Durant l’hiver 1963, à Londres, Sylvia Plath, jeune poétesse virtuose, vit seule avec ses deux enfants. Séparée de son mari, Ted Hughes, un poète de renom, dont la carrière a toujours primé sur la sienne, tiraillée entre son rôle de mère et son désir de liberté, elle ne cesse de tomber malade. Un matin, rongée par la solitude et le désespoir, elle met sa tête dans le four et meurt, intoxiquée par le gaz. Elle avait trente ans.

Une femme qui fait le pari de la vie
Coline Pierré choisit de renverser son destin : sous sa plume, Sylvia Plath est sauvée in extremis. Au fil des quatre saisons qui structurent le roman, la poétesse retrouve le goût de l’écriture, impose au père de ses enfants la garde alternée, suit une thérapie et participe à un projet fou : l’adaptation de son unique roman, La Cloche de verre, inspiré de sa dépression, en comédie musicale. Avec cette mise en scène radicalement joyeuse et libre, elle signe sa revanche sur la vie.

Un emblème des combats féministes d’aujourd’hui
Sylvia Plath est le symbole d’une vie empêchée par les contraintes qui pèsent sur les femmes, même si elle a toujours été habitée par une insatiable frénésie d’écrire. Ce roman répare une injustice en la libérant du joug masculin et en lui permettant de donner libre cours à sa puissance créatrice.

Un peu de patience pour le second titre qui sera disponible à partir du 7 avril 2022


Café sans filtre   -   Jean-Philippe Blondel



















L'iconoclaste 
Parution : 7 avril 2022
Pages : 288
Isbn : 9782378802844
Prix : 20 €

Présentation de l'éditeur

Après des semaines de confinement, le Tom's rouvre ses portes.  Ils sont tous là : Jocelyne, l'ancienne propriétaire du café, partie à la retraite mais qui n'arrive pas à quitter les lieux, José le serveur qui rêve d'ailleurs, et Fabrice, le nouveau patron.

Les clients passent, déposant sur les tables des rires et des confidences.  Des vies se nouent et se dénouent.  Assise au fond de la salle, Chloé observe, carnet et crayon en main.

Croquant ce petite théâtre du quotidien, Jean-Philippe Blondel signe une merveille de roman, plein d'humanité, qu'on referme le coeur léger et le sourire aux lèvres.

On continue avec les auteurs de Belgique.  Il est rare qu'un homme nous plonge dans l'intime et le désir de paternité.  

Un enfant de toi   -   Dimitri van Sprang


























Editions Merci les Livres
Parution : 12/01/2022
Pages : 232
ISBN978-2-38355-097-6
Prix : 17 €

Présentation de l'éditeur

Après quatre tentatives de fécondation in vitro avortées, la nouvelle tombe : Adrien est déclaré stérile. Alors que son couple est mis à l’épreuve, le jeune architecte rencontre Flore, une artiste avec qui il imagine une relation passionnelle. Le rêve et le réel se mélangent alors dans une expérience onirique et initiatique qui permettra à Adrien de traverser les épreuves de son infertilité.

C'est le gagnant du prix Polar de la Foire du Livre de Bruxelles 2022

Les mots des morts  -   Olivier Hecquet




























Ker éditions
Parution : 9 mars 2022
Pages : 144
Isbn : 9782875863157
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

Dans la pièce, rien ne traînait, hormis quelques papiers sur le sous-main. Une bibliothèque parfaitement ordonnée occupait un mur entier. L’éditeur gisait dans un fauteuil, les bras pendant de part et d’autre des accoudoirs et la tête retombée sur la poitrine. Une balle au cœur avait taché de sang la blancheur de sa chemise. La secrétaire gisait au sol. Sa longue chevelure noire abandonnée s’étalait sur le parquet, en parfait accord de texture et de ton avec sa robe de velours.

Un auteur que j'aime beaucoup , heureuse de le retrouver

Hôtel de guerre  -   Jean-Luc Outers




















Gallimard
Collection L'infini
Parution : 3 mars 2022
Pages : 192
ISBN : 9782072944239
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

« L’air frais s’engouffrait dans la pièce glaciale et, m’approchant de la fenêtre, je sentis le vide béant sous mes pieds. Sarajevo plongée dans l’obscurité s’étendait au loin. Comme l’imposait le couvre-feu, on ne distinguait aucune lumière scintillant au cœur de la ville. J’imaginai le cours lent de la rivière et au-delà les cimes des montagnes enneigées. Hormis le souffle timide de la brise, quelques rares tirs de snipers et d’éphémères boules de feu explosant sur la colline, le silence enveloppait la nuit. Je me sentais au cœur des ténèbres l’hôte minuscule d’une planète inhabitée, astre au milieu des astres dont l’unique mouvement était désormais la rotation dans l’infini de l’univers. »

Un écrivain séjourne à l’Holiday Inn, l’hôtel où sont regroupés les journalistes du monde entier durant le siège de Sarajevo. Il y retourne vingt-cinq ans plus tard, hanté par le souvenir d’Anna, une anesthésiste romaine rencontrée dans un hôpital.

Caroline Lamarche nous revient avec deux titres , un chez Gallimard

La fin des abeilles   -   Caroline Lamarche



















Gallimard 
La Blanche
Parution : 10/03/2022
Pages : 208
ISBN : 9782072961021
Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur

« — Il serait temps que je meure, sinon je vais vous fatiguer.
— C’est toi qui te fatigues : tu ne t’ennuies pas, toute la journée à ne rien faire ?
— Je ne m’ennuie jamais. Quand je n’aurai plus rien à faire, je deviendrai enfin bonne. »

Une nuit, la narratrice rêve que sa mère, handicapée et malvoyante, parcourt à pied dans l’obscurité les cent kilomètres qui les séparent. Ce rêve inaugure un temps durant lequel, dans la « grande et brave maison » où la mère voudrait mourir parmi les siens, se renoue un lien ambivalent mais tenace. Cinq ans plus tard, la presque centenaire assumera avec courage la nécessité de son placement dans un établissement de soins. Cet exil se doublera du confinement imposé par la pandémie, la voix de la mère au téléphone constituant l’unique vecteur de sa révolte. La mort l’emportera sans qu’elle ait pu revoir ses enfants. Mais ce qu’elle a voulu faire de sa fin offrira une lumineuse consolation au désarroi familial.

Une nouvelle collection chez Cot Cot  éditions , collection jeunesse, on y retrouve Caroline Lamarche pour le premier numéro

Mille arbres   -  Caroline Lamarche - Aurélia Deschamps















Cot cot cot éditions
Collections : Combats
Parution : 31 mars 2022
Pages : 80
Isbn : 9782930941264
Prix : 13.5 €

Présentation de l'éditeur

À l’origine de Mille arbres, une pièce radiophonique écrite par Caroline Lamarche pour France Culture il y a une quinzaine d’années.

Une future autoroute menace la vallée. Pour sauver un tilleul séculaire, François et son amie Diane rejoignent, d’une manière originale, le combat des riverains contre ce projet destructeur.



Le roman est suivi d'une postface sur les zones à défendre.
____

COMBATS – UNE NOUVELLE COLLECTION DE ROMANS ENGAGÉS : COMBATTRE MAINTENANT POUR CONSTRUIRE DEMAIN

Mille arbres est un roman à destination des 9-15 ans.

Des thèmes d’actualité autour de l’économie, de l’écologie, de la société (diversité, genre…) pour réfléchir à aujourd’hui, donner envie de s’engager et de construire un lendemain qui chante.


Le second titre est signé Aliénor Debrocq


Bulldozer   -    Aliénor Debrocq- Evelyne Mary



















Cot cot cot éditions
Collection Combat
Parution : 31/03/22
Pages : 76
Isbn : 9782930941394
Prix : 13.50 €


Présentation de l'éditeur



Bien avant ma naissance, on appelait Détroit “Motor City”. C’était la capitale de l’automobile, du progrès ! Aujourd’hui, des quartiers entiers sont démolis. Les habitants, menacés d’expulsion. Alors, j’ai décidé d’agir…

Roman suivi d'une postface sur Détroit, ville en décroissance démographique et économique.


samedi 5 mars 2022

Café littéraire du 31 mars 2022 avec Armel Job

 Café littéraire du 31 mars 2022 avec Armel Job




Je suis très heureuse de vous annoncer que mon prochain invité du café littéraire de la bibliothèque Maurice Carême de Wavre sera Armel Job.


Courte bio :










Sur Liège lettres on y lit ceci le concernant :


Armel Job est né en 1948 à Heyd (Durbuy) en Belgique dans une famille modeste imprégnée de l’ancienne culture wallonne. Son père fut matelassier ambulant puis marchand grainetier.

Il accomplit ses études secondaires comme élève interne dans la section gréco-latine du séminaire de Bastogne. Il est licencié-agrégé de philologie classique de l’université de Liège.

Il enseigne le grec et le latin pendant vingt ans, devient directeur de son école avant de quitter l’enseignement pour l’écriture. Il est romancier attitré des Éditions Robert Laffont (Paris). Il est également l’auteur de plusieurs pièces de théâtre. Il crée en 2012 le Prix Horizon du deuxième roman francophone décerné aujourd’hui par plus de deux mille lecteurs. Il est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Nous découvrirons son univers et en autre son dernier roman 


Un père à soi

Dans quel engrenage sommes-nous entraînés lorsque les circonstances de la vie nous poussent à modifier des faits trop têtus ? Un père à soi explore avec une virtuosité époustouflante les effets, parfois terribles, de nos arrangements avec la réalité.

Une belle complicité, une entreprise paysagiste prospère, deux grands enfants à l’université : tout sourit à Alban et Lydie Jessel. Jusqu’à ce coup de téléphone d’une jeune inconnue, un soir, alors qu’Alban ferme son bureau. Sans en parler à son épouse, à qui il dit pourtant tout, Alban accepte de rencontrer la jeune femme. Elle lui explique avoir accompagné les derniers jours d’une certaine Michelle. Et exécuter sa dernière volonté : Michelle voulait qu’Alban sache, après sa mort, que sa vie durant elle n’avait jamais aimé que lui…

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Alban n’a aucun souvenir de la moindre Michelle. Quoique… Peu à peu, presque malgré lui, il se remémore ce bref épisode amoureux de sa jeunesse qu’il pensait avoir oublié, et dont les conséquences sur sa vie, la vie de sa famille et celle de son étrange messagère vont remettre en question tout ce qu’il a, croyait-il, construit de plus solide.


Mais aussi

Le bon coupable

Un dimanche d’été à l’heure de la messe, un village désert. Un homme en état d’ébriété qui le traverse au volant de sa jeep et s’en va finir sa course dans une rivière, non loin de là. Une Jaguar rutilante qui emprunte le même trajet à vive allure. Un accident sans témoins. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un second suspect potentiel – au-dessus, lui, de tout soupçon.

La soixantaine débonnaire, Carlo Mazure mène une vie de patachon assez misérable. Tout l’inverse de Régis Lagerman, procureur de son état, jeune fonctionnaire ambitieux, promis à un bel avenir. Deux hommes que tout oppose et dont les destins vont pourtant se confondre.

Le bon coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques cruels dont Armel Job s’est fait une spécialité. Sur les traces de Mazure et de Lagerman, il nous propose une nouvelle et déconcertante parabole du pharisien et du publicain.



Modalités pratiques

C'est le 31 mars prochain à 19h.

Adresse du jour: Bibliothèque Maurice Carême 
                            Rue de l'Ermitage 65
                            1300   Wavre

Parking à proximité (La Sucrerie)


C'est gratuit mais il faut s'inscrire en envoyant un petit mail à l'adresse suivante : bibliocareme@wavre.be ou de téléphoner au 010/230415

Au plaisir de vous y retrouver nombreux j'espère !

 

vendredi 4 mars 2022

Toucher la terre ferme - Julia Kerninon

 Toucher la terre ferme   -   Julia Kerninon






















L'iconoclaste
Parution : 6 janvier 2022
Pages : 128
Isbn : 9782378802752
Prix : 15 €

Présentation de l'éditeur



Devenir mère et rester femme : entre bonheurs et tempêtes, le récit d’un cheminement intérieur.

Le sentiment d’une noyade…

À 30 ans, Julia Kerninon devient mère, « une situation qui, si je l’avais tellement désirée, ne cessait de me dépasser ».
La maternité, synonyme de bonheur dans le regard des autres, lui semble un « cercle de feu ». Elle raconte sans détour l’impression de perdre pied, la difficulté à trouver sa place, le poids des contraintes. « J’ai pensé à fuir. »

… jusqu’à toucher la terre ferme

Tandis qu’elle avance à tâtons dans cette nouvelle vie, les souvenirs reviennent, comme un appel au large. Les amours passionnels, les nuits de liberté, l’écriture sans entrave, les vagabondages sans fin. Julia Kerninon décrit les tempêtes intérieures, et cette mue progressive de la jeune femme en mère, jusqu’à atteindre l’autre rive, où tout se réconcilie.

Le regard d’une romancière qui excelle à sonder l’intime

L'auteure
















Julia Kerninon est née en 1987 à Nantes, où elle vit. Elle est docteure en lettres, spécialiste de littérature américaine. Elle s’est fait remarquer dès son premier roman, Buvard (2014), qui a reçu notamment le prix Françoise-Sagan. Trois livres vont suivre aux Éditions du Rouergue, dans lesquels elle affirme son talent et déroule son principal thème de prédilection, la complexité du sentiment amoureux.

Mon avis

Un petit livre qui parle de la maternité mais aussi et surtout des tempêtes intérieures pour l'accepter.

Julia nous décrit la mise au monde du premier, un accouchement brillant, le point de basculement entre sa vie d'avant et celle de mère.

Elle nous décrit l'avant, sa liberté, qu'elle ne veut en rien sacrifier, oublier.  On rentre dans l'intime, ses amours , plus exactement la recherche du véritable amour mais aussi cette envie de toujours être libre et de pouvoir lire.  Continuer à trouver le bonheur dans ses livres et l'écriture !

Les livres si importants, qui la sauvent, la protègent. 

Ne pas oublier la femme que l'on a été, et que l'on reste même si la maternité transforme.

Je ne sais pas pourquoi mais, cette rage, ce désir vital d'écrire et de trouver sens dans les livres m'ont fait penser à Annie Ernaux dans un registre tout différent car on y parle d'avortement,  je parle de sa rage, ce besoin d'arriver à ses fins dans "L'événement", pour pouvoir étudier et écrire.   Il me semble y trouver une filiation entre les deux femmes.

Ce petit livre est une belle déclaration à la liberté, au père de ses enfants, à ses enfants et aux livres.

De nombreuses citations d'auteurs chers à son coeur jalonnent l'écrit : Rainier Maria Rilke, W.  Faulkner, Ted Hugues et bien d'autres.  

C'est personnel, authentique, puissant.  Une plume lyrique, délicate, sensible, magnifique qui vous emmène au coeur de l'émotion.

Le plus important dans tout ça c'est qu'en devenant mère, elle cesse d'être un enfant mais pas un écrivain.

Ma note : 8.5/10



Les jolies phrases

...Toutes les mères étaient encore, quelque part dans le secret de leur tête, la personne qu'elles avaient été auparavant, parce qu'on ne change pas vraiment au fond. 0n devient plus intensément soi-même.

J'ai compris le lien de vie et de mort que j'avais noué avec l'enfant et son père.  J'ai compris qu'il n'y aurait pas de retour, seulement des échappées. Que pour la première fois j'avais vraiment pris une décision.


...toutes les mères étaient encore, quelque part dans le secret de leur tête, la personne qu'elles avaient été auparavant, parce qu'on ne change pas vraiment, au fond.  On devient simplement plus intensément soi-même.

Je me revois là, si ignorante, incapable de comprendre qu'une vie se vit une seule fois, qu'il n'y a pas de deuxième chance.

L'amour, je sais, c'est l'inconfort.  L'amour, c'est être sans cesse aux aguets.  C'est avoir peur d'être quittée pour un mot de trop.  C'est essayer de se maîtriser. 

En riant, je file retrouver mes camarades dans le jardin, nous buvons beaucoup, pieds nus dans la chaleur douce de la terre sous l'herbe, nous parlons des filles que nous avons été et dont nos enfants ne savent rien, ces filles que nous sommes encore et dont nos maris ne savent rien, dont nul ne se souvient sinon les deux autres qui nous font face. 

Si peu d'années sont passées et me voici la mère de deux enfants, pour toujours.  Il n'y a pas de mots pour dire combien j'ai changé, mais il n'y en a pas non plus pour décrire la solidité de l'ancienne moi cachée dans la nouvelle, dure comme un noyau de pêche.

...elle s'était écriée, Le bébé arrive, et je me souviens du soulagement qui m'a saisie, de savoir qu'une telle douleur était ça, l'arrivée d'une nouvelle personne sur terre, la naissance de quelqu'un, parce que ça semblait la seule chose suffisamment extraordinaire pour faire aussi mal. 



Du même auteur, j'ai lu

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à mon article







jeudi 3 mars 2022

Bilan de lecture de février

Bilan de lecture de février 


Un joli bilan au final pour le mois le plus court de l'année.  11 lectures, retour au roman graphique.  J'essaie de suivre avec mes chroniques.  Deux rencontres en préparation pour mars : Valérie Cohen le 17 mars chez Filigranes et Armel Job pour un café littéraire le 31 mars.




Comme toujours , mes chroniques seront dispo après publication de la chronique.  Il suffit de cliquer sur la photo pour avoir accès à l'article.  Rubrique mise à jour de manière mensuelle.


La maternité, ça chamboule une vie, Julia Kerninon nous raconte.




Magnifique roman graphique, les couleurs  sont magnifiques, album indispensable !




Plus je le lis, plus j'apprécie Philippe Besson.





Du belge, à déguster sans modération !




Magnifique !




Un jeunesse vraiment top !



Roman graphique très original, il aborde la danse entre autre



Magnifique en noir et blanc,  Frans Masereel à l'origine du roman graphique .




On parle souvent de l'emprise et des pervers narcissique mais rarement au féminin . 



J'ai passé un bon moment avec le ramasseur d'étoiles, un conte des temps modernes !
 Rivages  lance un collection graphique ;  Virages graphiques  




 

Belles lectures !

lundi 28 février 2022

Paris-Briançon - Philippe Besson

 Paris-Briançon        -      Philippe Besson





















Editions Julliard
Parution : 6 janvier 2022
Pages : 208
Isbn : 9782260054641
Prix : 19 €


Présentation de l'éditeur

Le temps d’une nuit à bord d’un train-couchettes, une dizaine de passagers, qui n’auraient jamais dû se rencontrer, font connaissance, sans se douter que certains n’arriveront jamais à destination. Un roman aussi captivant qu’émouvant, qui dit l’importance de l’instant et la fragilité de nos vies.

Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit no 5789. À la faveur d’un huis clos imposé, tandis qu’ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l’intimité et la confiance naître, les mots s’échanger, et les secrets aussi. Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l’époque, des voyageurs tentant d’échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges. Ils l’ignorent encore, mais à l’aube, certains auront trouvé la mort.
Ce roman au suspense redoutable nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres fortuites, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.

L'auteur







Crédit photo:
©Maxime Reychman

Philippe Besson est un écrivain, scénariste et dramaturge. En l'absence des hommes, son premier roman, publié en 2001, est couronné par le Prix Emmanuel-Roblès. Depuis lors, il construit une œuvre au style à la fois sobre et raffiné. Il est l’auteur, entre autres, de Son frère, adapté au cinéma par Patrice Chéreau, L'Arrière-saison (Grand Prix RTL-Lire), Un garçon d’Italie et La Maison Atlantique. En 2017, il publie Arrête avec tes mensonges, vendu à plus de 120 000 exemplaires, couronné par le Prix des Maisons de la Presse et Un personnage de roman, portrait intime d’Emmanuel Macron, alors engagé dans la campagne présidentielle. Il revient à l'autofiction en 2019 avec Un certain Paul Darrigrand puis Dîner à Montréal​. Ses romans sont traduits dans vingt langues.

Un tango en bord de mer, sa première pièce en tant que dramaturge, a été jouée à Paris près de 200 fois en 2014 et 2015 au Théâtre du Petit Montparnasse.
Il a également multiplié les collaborations avec le milieu du cinéma et de la télévision, ayant notamment écrit le scénario de Mourir d'aimer (2009), interprété par Muriel Robin, de La Mauvaise rencontre (2010) avec Jeanne Moreau, du Raspoutine interprété par Gérard Depardieu, et de Nos retrouvailles (2012) avec Fanny Ardant et Charles Berling.



Mon avis

En voiture pour l'Intercités 5789.  Nous sommes fin avril, à Paris, les voyageurs s'installent à bord du train de nuit qui reliera Paris à Briançon.  Départ prévu à 20h52, onze heures de voyage pour arriver en principe à 8h18 à Briançon.

Je dis bien en principe car l'auteur nous averti d'entrée de jeu qu'ils n'arriveront pas tous à destination.

Dans ce huis clos ferroviaire il y aura :  Alexis, un médecin généraliste du 14ème originaire de Briançon, Alexis, un sportif blessé au ménisque qui a loupé son TGV, Julia, une mère de famille fuyant la violence conjugale accompagnée de ses deux enfants, Serge un VPR proche de la cinquantaine, Catherine et Jean-Louis, un couple de jeunes retraités mariés de longue date, cinq étudiants en psychologie et un certain Giovanni Messina nous prévient l'auteur.

C'est un roman choral ou par le biais de courts chapitres apportant du rythme et une dynamique, on va en quelques pages à peine très vite comprendre le passé, la vie et ce qui anime chaque protagoniste.

Passer la nuit dans un train, ça rapproche.  On se livre plus facilement à des inconnus, c'est plus simple de partager ses doutes, sa souffrance mais aussi cela permet de se découvrir pour certains et de se rendre compte qu'il ne faut certainment pas s'arrêter aux apparences ou à sa première impression.

Besson nous présente un petit roman sociologique en somme.  Il décrit magnifiquement bien l'atmosphère, la promiscuité et nous présente des personnages sincères et attachants.

C'est un court et agréable voyage pour le lecteur, la plume est légère, sensible, teintée d'humour et de tendresse. Les phrases sont simples, courtes.  Les pages tournent, la tension monte au fil des pages car on sait qu'ils n'arriveront pas tous indemnes.  On veut les garder mais la fatalité, les hasards de la vie en ont décidé autrement. 

J'ai vraiment passé un agréable moment, un auteur que j'apprécie de plus en plus.

Ma note : 9.5/10


Les jolies phrases

Souvent, la vie se décide sur presque rien, une rencontre, une opportunité, une promesse.

Sa mère lui a fait remarquer un jour que les gens qui se tiennent à l'écart sont ceux qui redoutent d'être démasqués. 

Ça sert, trente-sept ans de vie commune (et même un peu plus), ça sert notamment à connaître l'autre par coeur, à repérer une contrariété dans un plissement du regard, une inquiétude dans le frottement nerveux des mains, un tracas dans une certaine façon de se mettre à l'affût ou une incapacité à fixer son attention. Il a compris, mais que peut-il faire ? Rien.  Les fêtards ne vont pas se muer en enfants de choeur parce qu'il leur ferait les gros yeux et Catherine ne va pas croire que tout ira bien juste parce qu'il le lui affirmerait. C'est cela aussi être un couple depuis longtemps, ne pas commettre ce qu'on ne peut pas tenir, et c'est cela prendre de l'âge, admettre ce contre quoi on ne peut pas tenir. 

Quand on ne vous a pas appris l'assurance, les bévues ne sont pas rares.  Et quand on vous a effrayé, dominé, vous risquez de perdre l'équilibre. 

Ceux qui vous racontent qu'on est un enfant-roi parce qu'on est un enfant seul se gourent.  On est d'abord un enfant seul. 

Que s'est-il donc produit pour qu'elle accepte d'ouvrir une brèche, qui plus est, devant un inconnu ?  Il ne lui faut qu'une poignée de secondes pour trouver la réponse ; l'homme du train est un inconnu.  Il est beaucoup plus facile de se confesser devant une personne qui ne sait rien de vous, qui ne vous jugera pas, qui n'osera pas, qui ne vous délivrera pas de conseils, qui ne s'y sentira pas autorisée, c'est comme parler au vent, ou parler à la mer du haut d'une falaise. 

Quelquefois la tristesse ça nous rattrape, d'ailleurs souvent ça nous rattrape quand juste avant on a été joyeux, comme s'il y avait un prix à payer.

Le silence s'est installé, sans qu'on soit capable de déterminer si sa texture est celle de l'embarras ou de la complicité. 

Je ne sais pas si je sais.  Je crois que je ne veux pas savoir.  

Je préfère leur mentir, à tous, parce que c'est plus facile, ou moins difficile.  Et pour leur mentir, je dois commencer par me mentir.  Vous comprenez ?  Je préfère jouer le jeu.

Le mensonge, parfois, est moins périlleux que la vérité nue.  L'aveuglement, parfois, vaut mieux que la lumière crue.  Les regrets sont moins corrosifs que les remords. 

Du même auteur j'ai lu

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à l'article